Sommaire des 4 verites N°265 Samedi 3 juin 2000
Malgré quelque 17 années d'ostacisme et de bourage de crâner les électeurs de droite n'en démordent pas : ils sont toujours et même de plus en plus largement favorables à l'entente à droite! lls ne considèrent pas du tout que les thèmes développés par Jean-Marie Le Pen méritent le bûcher !
Telle est la conclusion qu'il convient de tirer de l'enquête de la SOFRES, pour R.T.L, et « Le Monde », qui a été largement commentée au début de cette semaine.
Les données brutes de cette étude sont impressionnantes: 59% des Français pensent qu'il y a trop d'immigrés en France, 73% estiment qu'on ne défend pas assez les valeurs traditionnelles, 64 % disent qu'il faut donner plus de pouvoir à la police... Ces résultats veulent dire au moins deux choses: les valeurs dites de droite sont partagées par l'immense majorité des électeurs de droite, toutes formations confondues, et même par une bonne partie des électeurs de la gauche! On comprend mieux dans ces conditions pourquoi la question de l'immigration, de son contrôle et de sa limitation, n'a jamais été soumise au peuple par référendum, comme elle l'a été plusieurs fois en Suisse.
On réalise ainsi le caractère très relatif de notre démocratie...
Les 1000 personnes interrogées entre le 16 et le 18 mai pour ce sondage ont également été appelées à répondre à des questions sur les alliances entre les partis politiques de droite. Sans complexe, les électeurs DL et RPF sont favorables à des alliances avec le FN à 57 et 59 %. Plus timides, les sympathisants UDF et RPR y seraient réfractaires à 72 et 67 %.
Mais il faut savoir que toute enquête d'opinion touchant au Front National doit faire l'objet d'un « redressement ». Compte tenu de la diabolisation du FN, la moitié seulement des personnes interrogées par téléphone disent la vérité tandis que les autres préfèrent répondre « correctement ».
L'alliance avec le FN est devenue un tel tabou que, quand plus de 30 % des personnes interrogées disent explicitement vouloir le lever, cela signifie qu'une nette majorité y serait en fait plutôt favorable.
L'entente à droite triomphe partout: en Espagne, en Italie, en Autriche ! L'exception française existe, mais elle ne correspond pas aux voeux profonds des électeurs.
La fausse droite n'a pas de légitimité démocratique !
Le livre de Roland Hureaux- publié il ya un an - est un ouvrage neuf et il le restera quand des ouvrages « prêts à lire » (et prêts à jeter aussitôt lus) auront depuis longtemps rejoint le fond des poubelles !
Hureaux nous parle de l'Europe comme d'une création politique. Il nous parle de totalitarisme aussi, et ce n'est pas un hasard : la construction européenne, entreprise au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale aux fins de créer un grand marché, donc à des fins économiques plutôt libérales, a fini par dériver vers la politique, et, quand bien même nombre d'européens ne le voient pas, cette dérive est d'essence totalitaire.
Aux racines de tout totalitarisme, dit Hureaux, il y a une idéologie, et une idéologie européenne s'est mise en place, subrepticement, élément par élément, « en pièces détachées ».
Une idéologie par définition, poursuit Hureaux, n'admet pas la contradiction, et l'idéologie eu ropéenne n'admet plus désormais la contradiction : on est pro-européen ou on est anti-européen.
Margaret Thatcher, taxée d'anti-européenne tout le temps où elle a essayé de promouvoir une autre vision de l'Europe en sait quelque chose. Une idéologie, continue R, Hureaux, a toujours raison puisqu'elle est par essence la vérité. Les tenants de l'idéologie européenne ont, à les entendre, toujours raison.
Exemple: au moment de la création de l'euro, ils disaient que l'Euro serait une monnaie forte et deviendrait une monnaie de réserve. Ils avaient raison, bien sûr. Aujourd'hui, l'euro est une monnaie faible et n'est pas une monnaie de réserve, mais ils ont encore et toujours raison.,
Pour qu'une idéologie devienne un totalitarisme, poursuit Hureaux, il lui faut une bureaucratie: la Commission de Bruxelles est devenue la seule institution technocratique non élue à régenter un ensemble de pays continuant à se proclamer démocratiques...
Une idéologie, peut-on ajouter, a toujours une dimension constructiviste. La monnaie européenne est sans doute le plus bel exemple de constructivisme à l'état pur qu'il ait été donné d'observer en Europe : pour la première fois, une monnaie n'allait pas naître d'une économie, non, une économie allait naître d'une monnaie qui obligerait à faire les ajustements nécessaires à marche forcée.
Avez-vous rencontré un européen ? Moi, non. Je rencontre par contre des Allemands, des Français, des Anglais, des Néerlandais...
On parle déjà d'échec de l'euro. On peut parler d'échec de l'implantation de l'idée d'identité européenne. Les disparités fiscales, sociales, les différences subsisteront.
Quand des tensions et des mécontentements surviendront, il se produira sans doute ce qui se produit lorsque les idéologies se cognent trop fort contre la réalité : un effondrement qu'on peindra aux couleurs d'un réaménagement.
On sortira alors de cette idée obsessionnelle et malsaine de rivaliser avec les États unis pour s'apercevoir que nous ne sommes pas en rivalité avec les États unis, mais dans un monde où le capitalisme démocratique occidental est minoritaire et entouré de dogmatismes haineux face auxquels les occidentaux ont plutôt à s'allier qu'à s'affronter. On verra qu'une petite puissance concurrentielle est souvent davantage porteuse de performances économiques qu'une grande puissance aux allures de baudruche fantasmée. On relira Hureaux et on comprendra alors que l'idéologie européenne aura été le plus coûteux et le plus douloureux chemin pour aller vers le respect des peuples et des individus et vers l'efficacité économique.
En 1997, l'iFRAP* découvre que l'ANPE subventionne son comité d'entreprise, l'ADASA (Association pour le Développement des Activités Sociales de l'ANPE), à hauteur de 100 millions de francs par an soit l'équivalent d'un mois de SMIG par agent . Il demande que lui soient communiqués les comptes en vertu du droit de tout contribuable de connaître la destination defonds publics et de la loi de 1978 sur le secret administratif qui limite le refus de communication de documents à des cas précis.
Sur refus de l'ADASA, l'iFRAP saisit la CADA (Commission d'accès aux documents administratifs), une émanation du Conseil d'État chargée de trancher les lit19es concernant la non communication, qui décide en faveur de l'iFRAP.
Mais l'ADASA reste sourde et l'iFRAP est donc contraint d'intenter une action auprès du Tribunal Administratif de Paris qui a seul les moyens d'obliger l'ADASA à s'exécuter.
Cette action, intentée le 21 Juillet 1997, a été tranchée en faveur de l'iFRAP par décision du Tribunal Administratif en date du 3 mars 2000.
Elle a condamné l'ADASA à communiquer les documents demandés sous peine d'une astreinte de 500 francs par jour de retard - ce qui a été suffisant pour que l'ADASA délivre les pièces demandées - et à verser à l'iFRAP une indemnité de 10.000 francs pour couvrir les frais.
Les risques d'avoir à payer l'astreinte sur une période longue si le jugement était confirmé en appel ont apparemment été suffisants pour que l'ADASA ne traîne pas l'iFRAP en appel et au Conseil d'État.
La décision du tribunal établit clairement qu'une association loi de 1901 - qui est le statut de l'ADASA - ne saurait faire écran à l'application de la loi de 1978 sur la communication des documents administratifs sous prétexte qu'elle est une association et non pas une administration, à partir du moment où cette association apparaît comme un démembrement du service public. L'ADASA est en effet chargée de gérer pour le compte de l'Etat une série de services tels que tickets-restaurants, colonies de vacances, etc.. Preuve de ce démembrement, un représentant de l'Etat siège à son conseil avec un droit de veto sur l'emploi des fonds provenant de la subvention.
*ifRAP Institut français de recherche sur les administrations publiques, 8 rue d'Uzès, 75002 Paris
A l'heure de la nouvelle économie, de la révolution de l'information,de l'intégration économique internationale toujours plus poussée, la France est l'un des pays développés qui tarde le plus à transformer sa politique économique et dont la performance est comparativement la plus faible. Nous vivons une période de mutations qui appelle des réformes profondes au-delà de la gestion économique courante,au jour le jour.
Les entreprises mettent en oeuvre de telles politiques de restructuration qui commencent à porter leurs fruits. Mais inversement, les gouvernements de la "gauche-droite" qui se succèdent au pouvoir cultivent l'immobilisme et se justifient en affirmant que les réformes nous sont imposées par les seules exigences de l'extérieur (celles de la "mondialisation" ou de la volonté de Bruxelles) et qu'elles vont nécessairement faire souffrir les Français qui en sont conscients et par conséquent les rejettent. Il faudrait donc céder le pouvoir de décision aux autorités supranationales qui obligeront les Français à consentir les réformes.
Et en particulier se fondre dans un super-Etat de dimension continentale que l'on nous présente comme plus efficace par nature et qui serait susceptible d'obliger la France à se réformer malgré elle.
Cette présentation est totalement trompeuse. Elle sert en réalité d'alibi à nos dirigeants conservateurs, de droite comme de gauche, pour freiner le mouvement aussi longtemps que possible et différer la réorganisation de l'Etat qui est la dé de la prospérité future du pays. Ce sont en effet l'organisation et l'efficacité de l'Etat qui sont en cause. Et les défenseurs du statu quo ne sont pas les Français en général, qui ont tout à gagner d'une efficacité accrue des pouvoirs publics qu'ils financent avec leurs impôts, mais bien une fraction de la classe des fonctionnaires-politiques qui refusent les efforts que les salariés du secteur concurrentiel ont déjà accepté.
Or, un Etat efficace, compétitif, est indispensable à la croissance de l'économie nationale. Il est le complément nécessaire de l'activité des entreprises privées dont il amplifie la productivité: sécurité des biens et des personnes, ordre public, éducation et recherche de qualité, infrastructures abondantes, prélèvements obligatoires limités et politique sociale généreuse et bien ciblée, sont caractéristiques d'un Etat bien géré et d'une société prospère qui favorise l'entrepreneur et la croissance.
Un Etat compétitif n'est pas l'adversaire de l'activité économique privée, il en est la condition et le complément.
A l'inverse, un Etat trop lourd, qui se disperse dans une multitude de tâches annexes et prélève toujours plus d'impôts, néglige ses fonctions essentielles et découragela croissance en pénalisant le niveau de vie de chacun.
L'hypertrophie réglementaire et fiscale décourage les entreprenants et affaiblit l'investissement et la production qui émigrent alors vers des économies plus dynamiques. C'est pourquoi un Etat efficace est indispensable à la croissance. Mais cela exige une vigilance constante, une redéfinition périodique des tâches et des objectifs, une restructuration des activités conduisant à abandonner les moins utiles pour se recentrer sur l'essentiel : en un mot, la réforme.
La question fondamentale de la politique économique française est donc celle de la définition des contours de la réforme d'une part et, d'autre part, celle de sa possibilité : est-il possible de réformer l'Etat pour replacer la France sur un sentier de forte croissance ?
L'Etat doit ressaisir ses fonctions essentielles et renoncer aux activités annexes que des entreprises privées peuvent assurer mieuxque lui.Aujourd'huilesprélévements obligatoires sont plus élevés que dans presque tous les pays développés (Danemark et Suède exceptés) et pour un niveau de service pas meilleur que chez nos voisins. La réglementation administrative atteint dans des entreprises existantes de s'épanouir et encourager la création d'entreprises nouvelles, autrement que par des subventions ou la mise en place d'institutions publiques supplémentaires.
Les moyens sont connus. Les analyses ont été faites à de nombreuses reprises par divers auteurs. Il faut réduire le périmètre et les prélèvements du secteur public, de façon à le renforcer pour la production des services que lui seul peut rendre aux Français.
Il faut donc, en priorité, achever la privatisation des entreprises individuelles et commerciales.
"L'Etat reste assis sur un tas d'or ", avec ses participations sans justification dans France Télécom, Thomson multimédia, Renault, Aerospatiale Matra, la CNP, Thomson CSF, Air France, le Crédit Lyonnais et Bull.
Il faut ensuite réformer les notre pays, selon l'OCDE, un niveau plus élevé que dans tous les autres pays membres (Perspectives économiques, décembre 1999). Par suite, l'investissement et la création d'entreprises y sont plus faibles. Il s'agit en conséquence d'alléguer le double fardeau fiscal et réglementaire pour permettre à l'activité organismes vieillis des quasi monopoles, conçus il y a plus d'un demi-siècle,qui gèrent l'assurance maladie et les retraites. Ce sont les sources principales de l'alourdissement des prélèvements obligatoires dans les dernières décennies. Cette réforme doit se faire sans remettre en cause les transferts sociaux en faveur des plus faibles revenus qui caractérisent le système actuel de santé, tout en introduisant des marges de choix pour la couverture d'assurance et la concurrence entre les fournisseurs d'assurance maladie, publics et privés.
Pour les retraites, il est de l'intérêt de tous, retraités comme actifs, de diversifier les modalités d'obtention des ressources, c'està-dire d'introduire une large part de capitalisation choisie,à côté des régimes de répartition. La France est le seul pays qui néglige presque complètement la capitalisation pour ne retenir presque exclusivement que la répartition dans un système public obligatoire. Il faut encourager les jeunes actifs à accumuler une épargne choisie, grâce à un allègement fiscal compensant la double charge qu'ils vont subir dans les prochaines années : payer pour les retraités plus nombreux dans le système de répartition actuel et constituer pour eux-mêmes une retraite future que leurs successeurs, moins nombreux, ne pourront payer en répartition. Il faut également profiter de l'aubaine des recettes des privatisations, pendant que les cours boursiers sont élevés, pour constituer un vaste fonds de réserve destiné aux financements des retraites par répartition dans les années difficiles qui s'annoncent.
L'Etat doit, lui aussi, participer à l'effort général de recherche d'efficacité et d'économie. La meilleure façon d'y parvenir est de se donner une contrainte en terme d'évolution des dépenses : par exemple ne plus augmenter, pendant une législature, les dépenses publiques en termes réels, et procéder à des réallocations entre ministères et administrations au sein de cette enveloppe globale fixe pour répondre aux besoins nouveaux.
Toute dépense nouvelle doit être financée par des suppressions de dépensesanciennes.
Avec la croissance économique que l'on peut ainsi obtenir, le pourcentage des dépenses publiques dans le PIB devrait baisser d'une dizaine de points en six ou sept ans, nous ramenant des 54 °é actuels aux 45 % de l'Union européenne.
Dans le même temps, l'Etat doit saisir l'opportunité de moderniser sa gestion de ses personnels.
Un rapport récent du Plan montre que la moitié des agents de l'Etat partiront à la retraite d'ici à 2012.
Or la France est le pays développé qui a le plus de fonctionnaires en pourcentage de sa population. De même le Plan « juge que la stabilité des effectifs del'Etat serait à terme difficilement supportable » (Les Echos, 11 -12 février 2000). Il faut donc ne remplacer qu'une fraction de ceux qui partent, par exemple un sur deux. Ce qui aurait pour effet de réduire les dépenses sans licenciements et serait l'occasion de réembaucer selon un statut contractuel de droit commun, ce qui réintègrerait les personnels de l'Etat dans le statut général de tous les autres salariés.
Dans ces conditions, il devrait être possible de réduire sensiblement les prélèvements obligatoires, au même rythme que les dépenses, sans aggraver les déficits.
Avec un Etat plus léger, se consacrant à l'essentiel, des prélèvements ramenés au niveau de ceux de nos voisins, la France pourrait retrouver la voie d'une croissance forte en retenant ses entrepreneurs, grâce au nouveau dynamisme de la création d'entreprise et de l'investissement.
Mais une telle réforme est-elle politiquement possible ?
Plusieurs indices montrent qu'une telle réforme ne va pas à l'encontre des souhaits des Français mais correspondrait bien à leurs attentes sans déterminer de résistance sinsurmontables.
Notons tout d'abord que des réformes aussi radicales ont déjà été entreprises :
En France pour ce qui est des budgets militaires : les effectifs ont été réduits de deux cinquièmes en 13 ans, le coût de fonctionnement a été abaissé d'un cinquième en cinq ans tandis que l'organisation a été complètement refondue en quatre ans.
A l'approche des municipales, les maires des grandes villes ont décidé, dans leur majorité, de baisser les taux des impôts locaux (Les Echos, 10 avril 2000).A l'étranger, plusieurs pays ont, dans les derniéres années,réduit le niveau des dépenses publiques en pourcentage du produit national, alors même que leur niveau de départ y était sensiblement moins élevé qu'en France.
Soulignons aussi que lorsque l'on demande leur opinion aux Français, ils se prononcent en faveur de la réduction des dépenses et des impôts.Ainsi,dans une enquête commandée parl'hedomadaire The Economist, posant la question « Voulez-vous que les dépenses publiques soient augmentées, quitte à payer plus d'impôts ? »,les Français sont ceux qui répondent de la façon la plus négative, avec plus de 70 % des sondés qui repoussent cette proposition,très loin devant les EtatsUnis l'Allemagne ou les Pays-Bas (The Economist,18 mars 2000).
Dans le même sens, le directeur des études politiques de l'organisme de sondage BVA note que désormais « l'électorat de gauche a rejoint celui de droite sur le thème de la décrue fiscale » (Le Figaro, 10 février 2000).
Nous arrivons donc à un point de retournement de l'opinion. La réforme de l'Etat commence à être comprise et acceptée. Les Français comprennent que l'Etat dépense globalement bien assez et qu'il doit maintenant faire des efforts importants pour produire de meilleurs services, et des services essentiels, à moindre coût. Il doit devenir plus efficace, améliorer (comme les autres entreprises), sa productivité. L'administration publique doit, elle aussi, devenir compétitive.
C'est la tâche principale de la politique économique dans les prochaines années. Elle ne sera pas accomplie sous la pression de Bruxelles ou par la fusion dans un très grand état européen. Elle résultera d'une rencontre en profondeur entre les aspirations des électeurs et la volonté déterminée et le courage de nouveaux responsables politiques..
Avec la grâce d'Allah tout puissant nous sommes devenus les maitres et les seigneurs de Paris.Je me demande pourquoi tu hésites à venir nous rejoindre.
Toi tu travailleras et tu seras considéré. Ta femme et tes enfants viendront te rejoindre. Tu verras, c'est très intéressant, les allocations familiales surtout lorsque tu as 10 à 15 enfants.
Attention, une seule de tes femmes sera considérée comme légitime,les autres seront inscrites comme célibataires ayant charge de famille, pour les lois sociales, c'est très intéressant.
Tu mettras tes femmes au travail, pas longtemps, juste le temps qu'il faut pour pouvoir toucher les allocations de chômage. Elles tiendront ton ménage et elles iront pointer.
Sois sans crainte, ce n'est pas difficile et cela ne prend presque pas de temps, une dizaine de minutes parce qu'il faut faire la file à cause de tous ces étrangers (les Dupont, les Durand, etc.) qu'il faut quand même faire passer. Lorsque nous serons au pouvoir, on créera des guichets pour eux. En attendant, comme c'est les Français qui paient, il faut se montrer patient.
Les Français vénèrent les saints. C'est une bonne chose, bien entendu, Allah veille sur nous. Depuis que nous sommes ici, nous avons un peu adopté les coutumes locales et nous avons aussi notre saint. Saint Dicat est bon, fort et puissant et nous protège contre les étrangers.
Il arrange tout. Si tu oublies de pointer, tu t'adresses au saint Dicat. Il porte toujours deux noms: CGT et CFDT mais cela ne fait rien, cela s'arrange toujours.
Au saint Dicat CGT il y a des employés arabes. Ils doivent aussi servir les Français, mais c'est provisoire, car ceux-ci ne font aucun effort pour apprendre l'arabe, sauf pour les chiffres qu'ils ont adoptés depuis des siècles.
Ce qui prouve que l'Arabe a toujours raison et qu'il est dans son droit.
N'hésite donc plus, viens avec tes femmes et tes enfants, frères et oncles.
Ne t'inquiète surtout pas d'être malade avec la nourriture des Français (ils mangent des merguez de porc) car il y a la moutouelle. Tu travailles six mois et puis... tu es malade et tu touches de la moutouelle, et avec les allocations familiales de dix gosses, tu peux très bien vivre et pour rester en forme, tu vas travailler au noir.
Si ta femme doit accoucher et qu'il n'y a pas de place à l'hôpital, ne t'en fais pas. On va ailleurs, c'est quand même l'Assistance publique qui paie. Si un gosse tombe malade ou une de tes femmes non légitimes, ce sont encore les Français qui paient.
Alors tu vois que ta présence est indispensable et qui sait si tu ne seras pas élu au futur conseil des zimigrés ?
Viens vite, nous t'attendons très nombreux, car Jospin nous promet pour bientôt le droit de vote. Nous avons fichu les Français hors d'Algérie, pourquoi n'en ferions-nous pas autant ici ?
Quand il a pris le pouvoir en 1997, notre premier ministre socialiste s'est trouvé confronté à d'importants problèmes : chômage, Education Nationale et retraites. Il semble qu'il ait eu, au départ, l'intention de les résoudre.
Pour le chômage, Martine Aubry a bénéficié d'une grande chance: la reprise économique est arrivée en même temps qu'elle. Elle a pu ainsi essayer de nous faire croire que c'est sa loi sur les 35 heures qui a réduit le chômage. En fait, ne correspondant pas à la réalité économique actuelle, cette loi est rejetée à la fois par le patronat et par les syndicats. Elle est responsable d'un nombre important de grèves, Il est possible qu'elle ait procuré quelques emplois, mais il est certain que, malgré la baisse importante du nombre des chômeurs, le nombre des Rmistes et le nombre des chômeurs peu qualifiés augmentent. Une augmentation du SMlC de 11,6 % augmente automatiquement le nombre des exclus.
Pour l'Education Nationale, pendant deux ans, Claude Allègre a parlé de "dégraisser le Mammouth", Il en a aussi beaucoup discuté avec les syndicats, Quand il a enfin décidé de passer à l'action, il a rencontré un mur infranchissable: les électeurs de la gauche plurielle se sont mis en grève, Immédiatement, le premier ministre a mis à la porte son ministre de l'Education Nationale. Il devenait urgent de ne plus réformer : on vote dans 2 ans.
Du fait des évolutions démographiques et économiques du pays, le système de retraite par répartition adopté par la France en 1945 ne peut plus durer: nous vivons tous de plus en plus vieux, nous avons de moins en moins d'enfants et la mondialisation expose nos entreprises à la concurrence internationale. Il faut donc associer la répartition à la capitalisation. Pratiquement tous les pays ont donc réalisé cette association. Mais, notre premier ministre a préféré faire étudier ce problème par de savants experts et pendant deux ans, il n'a pas eu besoin de prendre une décision. Une fois le rapport remis, notre premier ministre a essayé de passer aux actes.
L'électorat de la gauche plurielle étant totalement allergique au mot "capitalisation", on a décidé de ne rien faire avant les élections.
Dans ces trois domaines, essentiels, de notre vie, des mesures capitales et de bon sens s'imposaient depuis 3 ans.
La mondialisation est là, nos frontières sont ouvertes et notre Etat doit, comme nos entreprises, devenir compétitif.
Pendant 3 ans, on nous a amusés avec le Pacs ou les 35 heures, gadgets qui plaisent à l'électorat de la gauche plurielle. Mais, quand il s'agit de prendre les mesures essentielles qui rendent la France compétitive, on les reporte à plus tard, car elles déplaisent à l'électorat qui croit encore au marxisme.
Pour lutter contre le chômage, il ne faut pas augmenter les contraintes qui pèsent sur nos entreprises, il faut, au contraire, les réduire. Pour dégraisser le Mammouth, il ne faut pas y introduire des milliers d'emplois-jeunes, mais il faut y introduire la concurrence. Pour avoir de bonnes retraites, il ne faut pas donner des avantages fiscaux aux ménages homosexuels, mais il faut les accorder aux familles de 3 enfants. Il ne faut pas se contenter de la retraite par répartition, il faut lui associer la retraite par capitalisation.
Trois ans à contre-courant et deux ans d'immobilité, c'est très long.
Le quinquennat n'est ni un problème, ni la solution
Alain Dumait
Le scénario politique exposé dans notre chronique du 8 avril ("changement de donne politique") semble se mettre en place, avec d'inévitables retards, et les habituels délais et atermoiements.
Mais plus personne ne doute que nous aurons bientôt un référendum sur le quinquennat.
Ensuite, la question sera de savoir si Chirac s'applique la réforme à luimême. On le voit mal terminer son septennat comme si de rien n'était, comme si la réforme de la durée du mandat présidentiel n'avait pas eu lieu, et se représenter ensuite pour un mandat de cinq ans...
C'est donc tout le calendrier électoral qui risque d'être bousculé, les consultations n'ayant pas lieu alors dans l'ordre où on les attend (municipales, législatives puis présidentielles) mais dans un ordre inverse, et autrement plus logique, politiquement s'entend : présidentielles, puis législatives, puis municipales, éventuellement décalées de trois mois, comme en 1995.
Cette réforme du quinquennat peut s'apprécier de différentes façons.
La vie politique va en être affectée. Il suffit de se livrer à un exercice de réécriture de l'histoire récente. Giscard, battu en 1981, aurait sans doute été réélu en 1979.
Et Mitterrand, réélu en 1988, aurait sans doute été battu en 1986...
Le risque de présidentialisation existera, à partir du moment où il y aura càincidence entre les mandats présidentiels et législatifs. Mieux vaudrait alors que ce soit un vrai régime présidentiel, avec séparation des pouvoirs et irresponsabilité de l'exécutif devant le Parlement, sur le modèle américain. Le Premier Ministre deviendrait alors une sorte de simple directeur général du Président de la République.