Création de l'Institut de Géopolitique des Population

L'institut de géopolitique des Populations ( siége provisoire, 20 rue D'aguessau, Paris 75008 ) a été crée le 7 février 2000 à l'initiative de Jacques Dupaquier, membre de l'institut de France et de moi-même. Son objet est d'éveiller la conscience du grand public aux conséquences, fort probablement dramatique - on le voit déjà pour les retraites - des grandes évolutions démographiques de notre temps, vieillissement dépeuplement et immigration massive. Pour surmonter l'indifférence ou la méfiance des médias, il faut être crédible, c'est à dire rigoureux. Ce que nous nous efforçons d'être. Si vous êtes convaincu qu'il ne faut pas rester passifs, vous pouvez nous aider en vous abonnant à notre revue ( 200 fr par an ) qui est notre seul ressource

Yves-Marie Laulan, vice président délégué

Les 4verites N°268 du 24 juin 2000

 Sommaire:

Éditorial de Jean Rouxel:......... Changer d'ère ? Oui, mais sans eux !

Michel Bain:...................... Harkis: Bouteflika a insulté les Français !

Marcel Boisot:. Nouveaux boat-people: l'Occident n'y est pour rien !

Votre opinion nous intéresse............................Courrier des lecteurs

Marc Rosi:........................................ Communisme et mondialisation

Guy Millière:......................................... Cuba des touristes complices

La chronique d'Alain Dumait:...... L'immigration doit être libre, Mais ...

 (a venir ) 

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"Changer d'ère" Oui mais sans eux !

Éditorial de Jean Rouxel
Page Jean Rouxel

    La parentèle entre le RPR et le parti socialiste a encore une fois été illustrée par le fait que la formation dite gaulliste a du renoncer à utiliser son nouveau slogan, "Changer d'ère", par ce que celui<1 aval déjà été retenu par le candidat socialiste à la Mairie de Paris...
Les débats parlementaires sur le quinquennat, aussi pauvres soient-ils, - les adversaires du projet dans les deux partis ayant été priés fermement, sous menace de non-réinvestiture, de rester coits -, font apparaître la même identité : seuls les
esprits les plus libres, ou ayant leur vie politique pour l'essentiel derrière eux, ont pu se permettre de dire tout haut ce que tous pensent tout bas. Robert Badinter ou Jacques Delors pour le PS, Raymond Barre ou Pierre Mesmer pour l'UDF et le RPR disent exactement la même chose : il s'agit d'une réforme de circonstances, sans intérêt véritable, ne répondant pas aux problèmes les plus graves du moment. Donc une réforme inopportune.
    Et, au-delà des images et des expressions, fruits d'une culture, on est également amenés à constater que l'idéologie est fort voisine: avec l'un comme avec l'autre, la socialisation fait chaque jour des progrès!
Comme si ces deux formations politiques, s'étant choisies comme soi-disant adversaires privilégiés, se faisaient sans cesse la courte échelle !
On l'a bien vu avec la fiscalité, le RPR Alain Juppé renforçant en 1995 l'impôt sur la fortune en le déplafonnant, fier d'aller plus loin dans la coercition. Mais on le voit dans beaucoup d'autres domaines: hier le logement dit social, l'assurance dite sociale, et aujourd'hui le téléphone dit social, c'est-à-dire vendu à un prix différent en fonction des revenus des consommateurs.
La devise du communisme existait bien avant Marx. C'était : "de chacun selon ses capacités ; à chacun selon ses besoins1".
C'est celle qui préside au nivellement par la base, celle de l'échec économique et du déclin des nations. C'est celle du PS- comme du RPR. Non pas bien sûr des sympathisants de ce mouvement, mais de leurs dirigeants auto-proclamés.

Harkis: la honte et l'hypocrisie

Michel Bain

   Oui, en France, il y a une catégorie de sous citoyens qu'un chef d'État étranger en visite officielle chez nous peut insulter sans que notre gouvernement s'en émeuve et ne prenne tout aussitôt les mesures diplomatiques appropriées.
   M. Bouteflika peut venir parader chez nous et demander de l'aide.
Pur produit du FLN politique (car nul ne l'a jamais rencontré dans les djebels au temps de la "guerre d'Algérie"), il a sa part de responsabilités dans la ruine de son pays depuis l'indépendance et n'a pas les mains plus propres que les autres caciques qui se sont partagés les richesses du pays.
   Venu pour demander l'aide financière de la France et une importante augmentation des visas au profit d'algériens souhaitant s'expatrier dans notre pays, il traite les harkis de "collabo" et indirectement la France de "fasciste". Dans ces conditions, pourquoi aider les tueurs et les poseurs de bombes ?
  Il y a chez nous de très nombreux algériens ayant la double nationalité, française et algérienne, qui ont participé à la guerre d'indépendance de l'Algérie : devons-nous les renvoyer de l'autre côté de la Méditerranée ?
  Cette guerre était une guerre civile.
Beaucoup de pays ont su tourner la page:l'Espagne, l'Afrique du Sud, le Chili et d'autres.
   Mais il est vrai qu'un pays sans profondeur historique (38 ans d'âge, c'est bien peu) et un dirigeant à la légitimité douteuse ne se retrouvent que dans le mythe d'une indépendance arrachée à la France "des colons et du grand capital".
   Dans ces conditions, les harkis ne sont plus des hommes ayant opté librement pour la France mais des "hommes de main" à la solde des "grands colons" ou dévoyés par l'armée française...
   "De Dunkerque à Tamanrasset, 55 millions de Français", tel était l'espoir des harkis comme des "pieds-noirs" ou des militaires français. Le général de Gaulle et le peuple français en ont décidé autrement...
Et les harkis qui l'ont pu, ont fui avec femmes et enfants l'Algérie nouvelle où leur unique avenir était la mort ou la déportation.
Cette communauté française, peu instruite et déracinée, n'a pas eu l'accueil et l'attention qu'elle méritait.
   Écartelée entre un discours proclamant "ils ont des droits sur nous" et une réalité plus sordide, elle s'est trouvée en butte au mépris des métropolitains comme des Algériens résidents en France.
   Personne, ou bien peu, n'a eu le courage de leur dire qu'ils devaient se prendre en mains et recommencer une nouvelle vie.
 Parmi eux, ceux qui l'ont compris, ont de belles familles et peuvent être fiers de la réussite de leurs enfants.
Trop nombreux sont ceux qui ont lié leur avenir à des aides ponctuelles, à l'assistanat et au clientélisme politique.
Pour les Français, les harkis sont un reproche vivant de leur lâcheté et de leur indifférence; pour les Algériens, les témoins d'une guerre perdue par le FLN sur le terrain.
   Il ne leur reste qu'un bien : la fierté d'avoir servi la France et l'honneur de lui être resté fidèle... mais même cela leur est
contesté.

L'occident comme bouc émissaire

Marcel Boisot

Ce n'est pas tant le fait que 58 personnes aient récemment péri dans un camion frigorifique qui crée le scandale et suscite l'émotion, ce sont les conditions et les motivations qui s'y attachent qui alimentent le noyau du débat.
Immédiatement, les sapeurs-pompiers de la morale et du bien penser se sont précipités sous les feux des médias pour attiser (encore un peu plus) notre mauvaise conscience. Il arrive un moment où l'absurde tétanise la raison et il faut mobiliser une bonne dose d'objectivité pour permettre à l'analyse de surmonter, sans trop de risques, les remparts du « politically correct ».
Mais, qu'en est-il, au juste, de la responsabilité de l'Europe de l'Ouest que l'on cherche à nous faire endosser?
 

l - Rappelons que le terme « clandestin » contient l'idée de contourner la loi en secret et peut-on admettre que contourner la loi n'est pas immoral ?

 2 - La racaille des transporteurs mafieux, à mettre dans le même panier que cambrioleurs, « drug-dealers » etc., mérite la peine maximum, 3 - Les frontières sont des passoires (depuis toujours) et les douaniers ne peuvent être tenus pour responsables.

4 - Faut-il considérer l'Europe de l'Ouest comme responsable?
L'Europe est composée de communautés (les pays), chacune dotée d'un système socio-politico-économique lentement élaboré par leur histoire respective.
Or, toute communauté est, en principe, responsable d'elle même, chacune devant faire face à une multitude de problèmes complexes, et le niveau de vie qui a été atteint dans cette partie du monde, n'est imputable qu'aux qualités manifestées par ses habitants et non à quelque privilège du destin.
Ainsi, le devoir de solidarité, n'étant issu d'aucune dette, ne s'exerce que dans le cadre de ses propres valeurs, obéissant à un principe de tolérance et d'ouverture qui atteint ses limites là où commence la nécessité.
L'Europe ne peut donc accueillir toute la misère du monde, faute de quoi, elle succomberait rapidement à la misère elle-même.

5 - Alors quel est le responsable ?


La réponse est tellement simple qu'elle en est abstraite.
Puisque chaque communauté à moins qu'elle ne soit colonisée - est responsable d'elle même, il faut se tourner vers les gouvernements qui, par choix idéologique (le communisme), incompétence et corruption ont été incapables d'instaurer un régime adéquat assurant à leurs populations prospérité et bien-être. 5e pose alors la question de savoir dans quelle mesure les citoyens sont responsables de leur gouvernement?
De toute façon, l'histoire des peuples montre d'une manière éloquente que l'émigration est toujours signe de l'échec des gouvernements, c'est-à-dire manifestation du désespoir des gouvernés.

Le courrier des lecteurs, a sa propre page

Vous y trouverez : 

Kosovo- A.Binet ; 

Colonel Fabien -Guy Decker ;

 Hillary donne l'exemple- Francis Patteyn, 

Municipales à Paris - Robert Pellereï

Multi-récidiviste -Carl Wetlesen; 

Chirac et Jospin un couple d'anesthésistes - André Haselbauer

Démographie - Guy Petibon

 

Vox clamantis in deserto
 
Marc Rosi
page Marc Rosi

MA. Griotteray dénonce régulièrement chaque semaine dans le Figaro Magazine les inepties des mesures prises par le gouvernement Jospin, mesures en trompe-l'œil qui sont de véritables bombes à retardement; M. J. F Revel nous fait une démonstration magistrale et exemplaire de la supériorité du Libéralisme sur le Socialisme; il démontre
à l'occasion que le socialisme ne survit que grâce aux richesses engendrées par le libéralisme. Déjà, en 1946, M. Kravchenko avait attiré l'attention sur les horreurs du communisme; puis,en 1974 M.Gaucher nous décrit le travail de sape du parti communiste français ; en 1997 M. Courtois et son équipe nous rappellent le bilan catastrophique du socialo-marxisme tant sur le plan économique que sur le plan humain, ce qui est plus grave; enfin vient de paraître, traduit de l'allemand, l'ouvrage de M. Nolte qui nous met en garde contre le communisme qui ne peut que susciter la résurgence d'une réaction d'une violence au moins égale. Ainsi, ils sont quelques unes à tirer la sonnette d'alarme, mais il n'y a aucun écho de la part des politiques qui se veulent de droite et encore moins de la part des médias qui n'arrêtent d'encenser les membres du gouvernement
Ainsi la France glisse inexorablement vers un communisme diffus par le truchement de la mondialisation. Le gouvernement avec ses « lois scélérates » veut nous concocter un « magma » de société sans passé, ni avenir: ce passé dont on a tronqué tout un pan important de notre histoire; ce passé est sans cesse remis en question, contesté; il fait l'objet de « repentances » inexplicables et injustifiées « Pardon au monde entier d'avoir été la France »;
quant à l'avenir, il est essentiellement orienté vers la jouissance physique et matérielle. Tout cela mène à la destruction de notre société ! Mais n'est-ce pas le but principal du communisme?

Les socialistes font de l'expérience table rase !


Il serait temps que les Français comprennent qu'un pays n'a pas d'ami mais des alliés du moment, lls ne se doutent pas que leur pays est riche et par conséquent convoité. Ce fait n'est pas nouveau, il a été l'une des causes de la guerre de Cent Ans. Mais le monde s'est
élargi ; la convoitise ne vient plus des seuls pays européens mais de continents éloignés, généralement les plus pauvres, pauvreté accentuée par leur adhésion au socialisme. M. Bouteflika, qui ne manque pas de culot, après avoir expulsé et exterminé les éléments dynamiques de l'Algérie, demande que les français reviennent ! C'est bien avouer son incapacité de rétablir la prospérité d'antan. Il n'a qu'à prendre exemple sur son voisin Tunisien, M. Ben Ali qui, en
adhérant au système libéral a fait littéralement décoller économiquement son pays! N'en déplaise à ses détracteurs !
Les socialistes d'aujourd'hui sont aussi aveugles sinon plus que nos pères à qui l'on a reproché de ne pas avoir lu Mein Kampf; pourtant les socialistes de l'époque savaient très bien ce qui se passait Outre-Rhin, mais ils ont fait la sourde oreille préférant donner dans la démagogie en mettant l'accent sur les congés payés! Aidés naturellement par les communistes qui cachaient leur trahison derrière le masque du pacifisme. Nos actuels socialistes n'ont pas tenu compte de la leçon, ils agissent de même en faisant la sourde oreille; ils ne veulent pas entendre les appels à la violence des Hezbollahs et autres
Ayatollas qui crient que la « terre ne sera conquise que par les armes ». En attendant le « grand soir », ces fous d'Allah placent leurs pions dans toute l'Europe, aidés par les inévitables communistes et autres troskistes qui se réfugient encore une fois derrière le masque de l'antiracisme. et du pacifisme.
Il serait temps que les Français comprennent que le sort d'une nation ne peut être mis entre les mains d'utopistes et de révolutionnaires. Les guerres civiles sont les pires des fléaux car elles détruisent les structures d'une société et
engendrent généralement une dictature. Mais « vox clamantis in deserto » 

Cuba: des émotions inoubliables pour les touristes

 

Guy Millière

quelques jours encore et l'affaire Elian Gonzalez sera oubliée. Il y a si longtemps que les dictateurs marxistes savent que les Occidentaux ont la mémoire courte et oublient un événement pour peu qu'il ait eu lieu voici plus de trois mois et que d'autres événements, déclarés importants par ceux qui font l'opinion, soient venus occuper le devant de l'horizon.
Ce qui occupe le devant de l'horizon aujourd'hui, ce sont les vacances. En France, comme en d'autres pays développés, sont apparus sur les panneaux réservés à cet effet pour des affiches immenses. Des photos de femmes souriantes et dansant frénétiquement la salsa alternent avec des gros plans de rutilantes vieilles voitures américaine3 des fifties. Le slogan s'inscrit en gros : « Cuba, terre d'émotions inoubliables ». Les touristes qui se rendront dans un grand hôtel occidental auront des émotions, c'est sûr:
plages de sable fin et température tropicale toute l'année, dans la ville ou le village proche de l'hôtel cinq étoiles des filles prêtes à se vendre à la semaine pour le prix dérisoire d'une place de cinéma à Paris, des hommes si amicaux avec quiconque leur offre le café..., des musiciens joyeux et des gens dont les yeux étincellent comme si vous leur offrez un trésor parce que vous leur refilez votre vieux T-shirt. C'est merveilleux
un pays ruiné: avec quelques francs, une petite poignée de dollars et des vêtements bons
pour la poubelle, vous pouvez avoir la sensation d'être le père Noël ou mère Teresa en personne. C'est merveilleux un régime totalitaire: personne pour ronchonner ou critiquer. Ceux qui ont osé croupissent en prison ou sont morts agressés dans un coin sombre ou meurent de leurs blessures. C'est tout ce qu'ils méritaient sans doute...
Les sensations des touristes français et européens qui se rendront à Cuba l'été prochain seront inoubliables, c'est sûr.
Certains, la plupart, rentreront en se disant qu'ils ont été généreux, qu'ils ont apporté un peu d'argent frais à un peuple pauvre, qu'ils auront fait une bonne action face à l'infâme blocus américain dont, c'est sûr, on leur aura parlé tous les jours.
Ceux qui se seront payé une prostituée en solde pour la semaine seront sûrs eux aussi d'avoir bien agi i la prostituée les aura tellement remercié de leur générosité et leur aura tellement répété que le sexe est Ii bre à Cuba, et même que c'est la seule distraction à la portée de tout le monde...
Aucun d'eux ne pensera que, pendant qu'eux, Européens, s'amusaient, à quelques kilomètres de là, dans des camps ou des prisons, des cubains mourraient ou souffraient de tortures et de sévices divers pour avoir prononcé le simple mot de liberté. Aucun d'eux ne se dira
que ceux qui leur sourient dans les bars doivent le faire sous peine d'apparaître comme des opposants à éliminer aux yeux
d'une police politique omniprésente.
Aucun ne prendra la peine de regarder les statistiques anciennes et de constater qu'il y a quarante ans, Cuba était un pays développé, le plus développé d'Amérique latine, et que la chute vers la misère a été vertigineuse, non à cause d'un embargo (qui ne concerne que le commerce Cuba/États-Unis), mais à cause de la politique d'un homme monstrueux qui, non content de disposer de tous les pouvoirs, a systématiquement détruit l'économie de son pays, interdit l'entreprise privée, et continue à prélever 95 % de ce que touchent les employés d'hôtels occidentaux implantés pour tenter de survivre à l'effondrement de URSS... Un
employé d'un club occidental pour lequel ce club verse 3000 F recevra au mieux 75 F de Castro.
Des sensations inoubliables en effet...
Si un jour, les Cubains redeviennent libre, ce que je souhaite comme tous mes amis cubains de Little Havana, (Floride - USA), que penseront les cubains libres de ceux qui, saisissant l'opportunité de vacances peu chères, auront apporté leur obole au maintien de la dictature ? Que penseront 'ils de ceux qui auront pris la propagande pour la vérité, l'apparence de bonheur pour le bonheur et les putains juste adolescentes pour des jeunes filles qui voulaient de toutes façons être putains ? .

D'autres articles sur Cuba et l'affaire Elian Gonzales sur la Page de Guy Millière

L'immigration doit être libre. Mais à la condition que soient toujours respectés les droits de propriété légitimes ...
 
Alain Dumait
Page Alain Dumait

L'émigration, en tout cas quand elle est massive, est toujours, a toujours été, la preuve patente et en même temps la sanction d'un échec. C'est le vote par excellence : quand, par millions, ou par dizaines de millions , les Chinois, les Vietnamiens, les Cubains, les Allemands de l'Est, les Africains, les Algériens, et beaucoup d'autres, émigrent, quittent leur pays, avec ou sans leurs familles, sans même savoir où ils se rendront, dans quelles conditions ils pourront survivre, quand ils sont prêts à tout pour partir à tout plutôt que de rester chez eux où ils sont nés, mais où ils meurent littéralement de faim, on est obligé de chercher une explication, au moins satisfaisante pour l'esprit. Car le phénomène est tout sauf naturel. Ce qui l'est, en tout cas chez les peuples sédentaires, c'est bien au contraire de vivre et de grandir là où l'on est né.
Les exemples cités plus haut ont entre eux un point commun :
les individus fuient des régimes totalitaires qui, avec plus ou moins de cynisme ou de sophistication, ont tous pour but de les exterminer.
Le problème est donc moins les immigrés, ceux qui essaient de se sauver, à l'égard desquels on ne peut qu'avoir de la compassion, que ces régimes politiques dirigés par des fous et des crapules.
Et pourtant, nos propres dirigeants passent leur temps à leur faire des courbettes ! Au lieu d'intervenir dans les affaires intérieures de l'Autriche, on ferait mieux de s'immiscer dans celles de Cuba ou de la première dictature africaine venue !...
Ceci étant dit, hic et nunc, le grand débat qui, au-delà, des médias, agite l'opinion, est celui de savoir s'il convient ou non d'accueillir à bras ouverts toute la misère du monde dont on sait non seulement qu'elle est grande mais qu'elle va croissant ?
C'est, en gros, la thèse défendue par les Nations Unies, la plupart des organisations internationales et spécialisées qui en dépendent, et par un nombre non négligeable de politiciens américains, européens et français. Sans que l'on puisse déterminer si une telle politique résulterait d'un choix véritable ou bien de la simple acceptation d'une fatalité, d'un comportement consistant à faire contre mauvaise fortune bon coeur.
Remarquons tout d'abord que les pays relativement développés de l'Europe occidentale - qui semblent avoir été choisis comme devant être le réceptacle « naturel » privilégié de ce transfert massif de populations - ne peuvent tout simplement pas accueillir au cours des vingt prochaines années les 150 millions d'immigrés que de beaux esprits apatrides leur destinent. Non pas que ce soit intrinsèquement insurmontable mais simplement, avant toute autre considération, parce que nos économies réclament de la main-d'œuvre qualifiée et non plus des manœuvres à tout faire.
La poursuite d'une immigration sans contrôle au cours des vingt prochaines années serait inéluctablement pour nos pays une cause majeure de déclin économique.
Disons ensuite que l'émigration, surtout quand elle est clandestine (et en Europe, l'immense majorité des émigrés commence par être des clandestins) pose immédiatement des problèmes graves de sécurité. Or, la sécurité est justement ce que les gouvernements doivent s'efforcer de fournir en priorité à leurs citoyens...
Affirmons enfin que si, pour une part, les émigrés qui viennent chez nous des quatre coins du monde, le font parce qu'ils sont à le recherche d'un travail, beaucoup d'autres sont plutôt à la recherche d'allocations sociales. Si les Kurdes
qui quittent la Turquie par milliers chaque semaine sont plus nombreux de l'autre côté de la Manche que de ce côté-ci, c'est tout simplement parce que côté anglais on leur verse des allocations plus importantes !
Seuls les principes du libéralisme peuvent permettre de trouver une solution digne et efficace aux problèmes de l'immigration dont, l'importance politique devient chaque jour plus grande. Chaque individu doit évidemment être libre d'aller et de venir. Seuls les dictateurs prétendent retenir leurs sujets à l'intérieur de leurs frontières. Mais la liberté de chacun s'arrêtant là où commence celle d'autrui, selon l'heureuse expression de notre Déclaration des droits de l'homme, une personne émigrée ne peut, en droit, s'installer durablement quelque part qu'à la condition de respecter les droits de propriété légitimes qui préexistent à son arrivée et dont la défense sourcilleuse doit constituer le socle juridique et moral de nos sociétés. Ce qui exclut évidemment toute immigration à la charge de la collectivité, c'est-à-dire à la charge des contribuables.