CHIFFRES SIGNIFICATIFS 

Rollers

À Paris, les équipées de rollers du vendredi soir et du dimanche après-midi, rassemblent respectivement 20 000 et 15 000 participants en moyenne.

 Internet

Sur la toile, les sites pornographiques sont en pleine expansion. Il suffit de taper « sexe » ou « porno «, sur un moteur de recherche comme Altavista, pour pouvoir accéder à 14 531 000 pages pornographiques différentes, dont 173 000 en français…

 En ligne

Aux Etats-Unis, 27 % des internautes ont réalisé au moins un achat en ligne au cours des trois dernier mois. En France ils ne sont que 7 %. Mais 13 % disent avoir eu l’intention de le faire et 19 % y songent…

 Trafic

20 % de l’héroïne saisie en 1999 sur le territoire américain avait été importée d’Asie centrale par des groupes mafieux albanais du Kosovar.

Les Etats-Unis payent cher leur bévue anti-serbe…

Cumul

Les préfectures du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont autorisé par arrêté les bénéficiaires du RMI demandeurs d’emplois à cumuler leurs prestations sociales avec un salaire de vendangeur saisonnier. Une première brèche dans un système absurde…

 Malte

L’Ordre souverain de Malte, ainsi dénommé depuis 1530, compte 11 000 membres à travers le monde.

 

 

 

 

 

 

 

FAITS DIVERS 

 Référendum

Dans les colonnes du Figaro, Alain Griotteray, maire de Charenton-le-Pont, Val-de-Marne, appelle à voter « non » au référendum du 24 septembre.

 Chevènement

À l’Hôtel Matignon, on s’attend maintenant à ce que Jean-Pierre Chevènement soit candidat à la prochaine élection présidentielle…

 Chine

Les camps de « rééducation » sont toujours en activité en Chine. 10 000 membres du mouvement du Fa Lung Gong, qui compterait quelque 70 millions d’adeptes, y ont été envoyés depuis un an.

 Suicide

La Suisse est le seul pays d’Europe où le suicide assisté (par des associations comme Exit ou Dignitas) est autorisé pour des malades incurables, volontaires et conscients. Des étrangers peuvent en profiter… 

Suisse

Après le Luxembourg, la Suisse est le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre d’immigrés : 19,2 % de la population. Un référendum proposant un plafond d’immigrés limité à 18 % est organisé ce mois-ci. 

Culture

Chaque année, la surface des sols cultivés en France se réduit comme une peau de chagrin. Depuis sept ans, ce sont 720 000 hectares qui ont disparu de la carte et, bientôt, moins de 50 % du paysage sera constitué d’espaces agricoles.

 

 

 

 

 

 

MEDIAS 

 Football

Il y aurait eu un milliard de personnes à travers le monde devant leurs postes de télévision pour regarder la finale de la Coupe de l’Euro 2000.

 JT

Gérard Holtz, nouveau présentateur du 13 heures de France 2, a du pain sur la planche : son journal ne recueille que 19,7 % d’audience, contre 51,9 % pour celui de J.-P. Pernaut sur TF1. À 20 heures l’écart est moindre : 19,7 % pour Claude Sérillon et 41,3 % pour PPDA.

 Pub

Les investissements en publicité vont encore augmenter de 8 % cette année pour atteindre le niveau mondial record de 332 milliards de dollars. Sur Internet, le rythme d’augmentation est de 30 % par an…

 Branchés

Une étude menée dans quinze pays européens estime qu’il y a déjà 108 millions d’internautes, sur 318 millions de personnes de plus de 15 ans. Les champions sont les Suédois. Les cancres sont les Portugais. Les Français sont en dessous de la moyenne…

 Larousse

L’édition 2001 du petit Larousse illustré (210 F) est tiré à un million d’exemplaires. Une campagne de 15 millions de F de publicité l’accompagne.

 Audiovisuel

La domination US se renforce chaque année inexorablement. La balance commerciale des échanges de programmes entre les États-Unis et l’Europe sera bientôt déficitaire de près de 10 milliards de dollars…

 

 

 

 

SIC

 Modernité

« S’il s’agit d’amuser la galerie par une multiplication de joutes électorales sans conséquences, pourquoi mégoter ? Un mandat d’un an, comme pour Miss France serait encore plus démocratique et à coup sûr plus rigolo » (Charles Pasqua, à propos du quinquennat)

 Droite/gauche

« Le clivage droite-gauche ne recouvre plus rien d’autre que les intérêts électoraux des uns et des autres. mais comme les contradictions sont bien plus fortes à l’intérieur de chaque camp qu’entre les deux camps, ce clivage est désormais aussi fragile qu’un barrage de papier » (William Abitbol, député européen RPF).

Au plan parlementaire, c’est vrai. Au plan de l’opinion publique, c’est faux. Au regard du bon fonctionnement d’un système soi-disant démocratique, c’est grave !

 Impôts

« Je suis favorable à l’impôt sur le revenu. C’est le cordon ombilical de la citoyenneté. Même les revenus très modestes et les chômeurs devraient payer au moins 50 F d’impôt » (Marc Blondel).

 Jovial

« Fidèle à Jospin, jovial, Daniel Vaillant a-t-il la carrure pour endosser l’uniforme de patron de la police ? » La question posée par tous les médias avant la nomination surprise du nouveau Ministre de l’intérieur demeure dans tous les esprits du monde politique….

 Corse

« La Corse, c’est un peu comme une femme qui a mauvais caractère mais elle est tellement belle qu’on lui pardonne beaucoup de choses » (Michel Sardou).

 

 

 

 

 

 

Les 4verites N°274 du 16 septembre 2000

 Sommaire:

Recevoir la version complète du journal par la poste

Détournement du référendum du 24 septembre: mode d'emploi

Éditorial de Jean Rouxel
 

Plus de 60 % des Français auraient à ce jour l’intention de ne pas aller voter le 24 septembre prochain, pour répondre à la question qui leur est posée conjointement par Jacques Chirac et Lionel Jospin à propos du raccourcissement de sept à cinq ans de la durée du mandat présidentiel.

Comme on les comprend ! Certains sont attachés au septennat, dont on leur a dit pendant des années et des années que c’était la clef de voûte de nos institutions, d’autres sont favorables au quinquennat mais pour autant, ne peuvent certainement pas considérer qu’ils s’agit de la question politique la plus importante du moment.

La question qui intéresse, qui concerne et même qui passionne les Français, tout le monde la connaît : c’est la baisse des impôts, la réduction des dépenses publiques, le remboursement de la dette, le financement durable des retraites. Bref, une réforme fiscale qui soit, non pas à la fois dérisoire et démagogique comme celle de Laurent Fabius, mais une vraie réforme durable, donc fondée sur des principes justes, acceptables par tous les Français.

En allant voter le 24 septembre, tous les Français ont la possibilité de faire savoir au trio complice Chirac-Jospin-Fabius qu’ils veulent une telle réforme des impôts, tout de suite, et rien d’autre.

Ils peuvent le faire savoir en mettant dans l’urne non pas le bulletin « Oui » ou le bulletin « Non » mis à leur disposition par la propagande officielle mais à la place le bulletin proposé à tous les Français par Contribuables associés (copie page 4).

Bien sûr, les bulletins de vote de Contribuables associés seront comptabilisés parmi les blancs et nuls, mais si les centaines de milliers de bulletins identiques à celui-ci se retrouvent dans le fond des urnes le 24 septembre, cela ne passera pas inaperçu. Ce sera un message clair et fort adressé à tous les politiciens.

Cette campagne est légale, contrairement au blocage des routes et des dépôts d’essence.

Elle est civique puisqu’elle incite les Français qui pensaient s’abstenir à aller voter. Elle est opportune car, qui ne l’entend, la révolte fiscale gronde.

Et elle est politique : les Français veulent être consultés plus souvent. Mais sur les questions qui les concernent vraiment et non pas sur des broutilles.

Le 24 septembre, nous pouvons, nous tous, modestes citoyens, détourner le référendum constitutionnel pour en faire la consultation que nous voulons et que nous attendions. Aujourd’hui, nous pouvons, si nous le voulons, nous mobiliser pour obtenir une vraie baisse des impôts. Une autre fois, nous le ferons sur l’Europe ou le contrôle de l’immigration comme cela se fait couramment en Suisse.

Le 24 septembre, allez voter pour vos idées !

Jean  Rouxel

http://www.contribuables.org

Autriche: un peu de bon sens

Guy Millière

 Depuis un peu moins de huit mois un gouvernement autrichien auquel participent des amis de Joerg Haïder est au pouvoir. À ce jour, aucun signe d’invasion de la Pologne ou de la Tchéquie ne s’est dessiné. Nul pogrom n’a été signalé à Vienne ou dans une autre ville d’Autriche, nulle loi ou proclamation xénophobe n’a vu le jour. Haïder lui-même s’est placé en retrait de la scène politique de son pays. Pourtant, l’ostracisme à l’égard de l’Autriche a duré tout ce temps, et les autorités françaises en ont été le fer de lance…

Est-ce parce que les dirigeants européens redoutent une remontée du nazisme ou du fascisme ? Non, bien sûr. Même le politicien le plus ignare sait que fascisme et nazisme ont presque totalement disparu de la carte politique de l’Europe depuis plus de cinquante ans. Alors, de quoi s’agit-il ? Tout simplement de l’avancée d’un néo-totalitarisme européen.

Depuis longtemps les communistes et les socialistes usent et abusent des mots nazisme et fascisme pour discréditer leurs adversaires. Désormais cet instrument de discrédit est utilisé par la quasi-totalité de la classe politique européenne. Il y a officieusement, et parfois officiellement, une liste de thèmes tabous à ne plus aborder pour un politicien européen sous peine d’ostracisme. Il y a, en parallèle, un lexique de mots et un catalogue d’attitudes qu’il est impératif d’aborder, qu’on se dise de gauche ou de droite.

N’évoquez pas la peine de mort. Sinon pour dire que vous êtes contre. Résolument contre. Et n’oubliez surtout pas d’ajouter que George W. Bush, gouverneur du Texas, et peut-être futur président des Etats-unis est un boucher, symbole de la barbarie américaine.

Ne parlez de l’immigration que pour dire que plus l’Europe sera métissée et pluriculturelle, plus elle sera grande et belle.

Ne parlez pas, même à mots couverts des valeurs irremplaçables de la civilisation occidentale, ou on cherchera dans votre arbre généalogique si vous avez des liens de parenté avec Adolf Hitler.

Si vous osez dire qu’il y a, selon toute apparence, une sur délinquance arabo-musulmane en France, vous aggraverez définitivement votre cas et vous serez aux portes de la prison.

Et si vous ajoutez que les immigrés s’intégreraient mieux si on leur montrait qu’ils ont des raisons d’être fiers de devenir européens et s’intègrent sans doute plus mal parce que, dès l’école, on ne cesse de leur parler de la « culpabilité coloniale » de l’Europe, vous pourrez sentir monter à vos narines l’odeur humide des cachots.

Autres tabous par excellence : le refus de l’Europe technocratique qui vous vaudra le label d’anti-européen ringard ; la proclamation d’une nécessité de baisser fortement les prélèvements obligatoires ou de la nécessité corollaire de supprimer les procédures de redistribution sociale : dites un seul mot sur ces sujets et on vous accusera de faire partie de la plus abominable des sectes, la secte néo-libérale.

Vous pouvez par contre dire que le communisme a été un bel espoir pour l’humanité : on vous trouvera ouvert et on vous saura gré de ne pas rappeler sans cesse que le communisme a inventé les camps de concentration et a été la matrice de tous les totalitarismes du siècle. Après tout, des communistes siègent au gouvernement en France, et vous ne voudriez tout de même pas les indisposer avec vos propos malséants ! Vous pourrez parler de justice sociale et d’acquis sociaux, c’est, comme on dit dans la gauche branchée très tendance. Ajoutez quelques phrases sur les périls de la mondialisation, vous pourrez ainsi acquérir l’aura d’un penseur profond.

N’évoquez pas, mais alors là, surtout pas, la pusillanimité et le cynisme de dirigeants européens qui, tout en condamnant l’Autriche au nom d’accusations infondées, ont fait montre de la plus extrême bienveillance vis-à-vis de gouvernements, eux, vraiment et viscéralement anti-sémites, tels les gouvernements syriens ou iraniens. Ne posez pas de questions sur les aides accordées par l’Union Européenne à des dictateurs en exercice tels Fidel Castro, aux fins que ceux-ci se maintiennent au pouvoir et continuent à étouffer leur peuple. Ne posez pas de question non plus sur les tapis rouges déroulés partout en Europe sous les pieds de criminels tels Jiang Zemin. Vous passeriez aussitôt pour un immonde personnage, indigne d’être européen.

Peut-être vous accorderait-on l’asile politique en Autriche. Peut-être vous expulserait-on immédiatement vers l’Amérique du Nord.

La taxe Tobin : on contre-attaque

Bernard Trémeau
page Bernard Trémeau

 

Dans les années 1970, alors que les économies étaient encore essentiellement nationales, et que le contrôle des changes existait pratiquement partout, un économiste de renom, Tobin, avait proposé de taxer les mouvements spéculatifs de capitaux. Tout capital à destination spéculative franchissant une frontière aurait été taxé. Le produit de ce nouvel impôt aurait permis d’aider les pays en voie de développement.

Ce nouvel impôt plaît aux économistes keynésiens qui pensent qu’en matière économique l’ordre ne peut venir que d’une action de l’État. La taxe se serait opposée aux mouvements spéculatifs. Elle plaît aussi aux marxistes : les méchants capitalistes sont pour eux des ennemis qui exploitent les pauvres travailleurs. Taxer les capitaux rétablit la « justice sociale ». Elle plaît enfin aux démagogues de tout poil, car beaucoup d’électeurs croient encore qu’un impôt prélevé sur un autre n’appauvrit que l’autre. Les « capitalistes » étant en principe peu nombreux, proposer de les taxer, c’est s’attirer le vote de la masse des électeurs. C’est donc électoralement payant.

La création d’une telle taxe s’est heurtée immédiatement à deux difficultés techniques majeures. Elle exige d’abord que tous les pays du monde l’appliquent. Le pays qui taxe les mouvements de capitaux les chasse, alors que le pays qui ne les taxe pas les attire : sans capital, pas d’investissements, pas d’outil de travail performant, donc le sous-développement et la pauvreté. Elle exige ensuite que l’on définisse avec précision ce qui est un déplacement « spéculatif » de capitaux. C’est strictement impossible. Seule la taxation de tous les mouvements de capitaux aurait pu en pratique être mise en place. L’idée de la taxe « Tobin » a donc été abandonnée.

Trente années plus tard, en l’an 2000, nous vivons chaque jour un peu plus la mondialisation de l’économie. Le contrôle des changes est progressivement abandonné par tous les pays. Des milliards de dollars, de livres ou de francs franchissent chaque heure les frontières. De banque à banque, d’entreprise à entreprise, de particulier à particulier. Par lettre de change, par fax ou par Internet. Actions, obligations ou entreprises changent de main tous les jours. Les capitaux circulent maintenant aussi librement entre la France et l’Allemagne qu’entre la Bourgogne et l’Alsace.

Taxer de tels mouvements de capitaux devient fascinant pour ceux qui y croient, ou font semblant d’y croire. Dans un tel contexte, une association, « Attac », a été créée en France. Elle fait pression sur le gouvernement pour que la France pousse le monde entier à créer ce nouvel impôt. Cette association regrouperait 26.000 adhérents.

Comme l’électorat de la majorité actuelle croit encore aux idées de Keynes et de Marx, le Ministre des Finances est obligé d’écouter « Attac ». Il reçoit ses délégués, prend une position favorable pour la taxe, et fait immédiatement faire une étude technique par ses services. Hélas, trois fois hélas. La réponse quasi immédiate des services du Ministère des Finances est défavorable à la taxe. Notre pauvre ministre ne pourra pas la défendre, malgré toute son envie de le faire.

Mais Attac ne désarme pas. Elle accuse même le ministre d’avoir un peu vite sorti de ses cartons des obstacles techniques ou diplomatiques infranchissables. La pression continue. Une suggestion vient alors à l’esprit. Notre ministre étant favorable à la taxe Tobin et la France étant divisée en 21 régions, pourquoi ne pas taxer les mouvements spéculatifs de capitaux entre ces régions, entre la Bourgogne et l’Alsace par exemple, et utiliser le produit de la taxe pour développer les régions qui en ont besoin, la Corse par exemple ?

Quand on voit l’énergie et l’argent qui sont dépensés pour aller à reculons, on arrive parfois à croire que le bon sens a quitté une partie de notre pays.

Fondons « Contre-Attac ». Exigeons un impôt de moins, pas un de plus…

Quelle récup’

Un observateur attentif de la vie politique hexagonale a rappelé à juste titre qu’il y a un fort décalage entre les dirigeants verts, ex-gauchistes et déchaînés, et l’électorat vert, plutôt « snob ». La gauche n’inclut donc pas seulement la gauche caviar mais de surcroît, elle inclut la gauche pas encore parvenue au caviar mais « snob ». Cela doit déplaire assurément à Monsieur Chevènement, ni branché « caviar », ni « snob ».

Rosamund Oudart, Paris – 75

 

Le courrier des lecteurs du 16 septembre 2000 

 à la page du courrier des lecteurs

Cette semaine:

Les Pauvres ! - Marc Fievet

Souverainisme - Quéval Pierre

Vous avez dit "démocratie" ? - Marcel Boisot

Concordre et aéroports de Paris - Marc F, Lannezen

Génocide - Etienne Alizon 

Anecdote vécue - Victor Sidoine

Essai de lexique marxiste

Bernard Comyn (Arques – 62)

 – Argent propre : celui des fonctionnaires.

Argent sale : celui des commerçants.

Assassin : vieille brute intellectuelle aux 100 millions de morts. La gauche aime le sang. Le tueur peut compter sur elle.

Commerçant : Personnage non fréquentable à pressurer fiscalement.

Contradiction : se souvenant des premiers chrétiens dévorés par les lions, les premiers marxistes offrent à leurs adversaires la guillotine ou une balle dans le crâne. La culture marxiste n’aime pas la contradiction. Le non-marxiste est donc un réactionnaire, un nazi ou un demeuré, jamais un intellectuel ni un penseur.

Convivialité : elle règne dans une réunion d’hommes de gauche qui ont levé le coude sans modération aux frais du contribuable. Les hommes de gauche se réunissent souvent.

Discours : celui de l’homme de gauche annonce de nouvelles mesures en faveur des plus démunis et remercie les fonctionnaires pour leur dévouement.

Droite molle : Vieux fonctionnaires diplômés de l’ENA ralliés par souci de carrière et de retraite à la gauche à qui ils offrent leur précieuse collaboration. Ils font ainsi de l’opposition constructive.

Émotion : le sentiment de l’homme de gauche quand il parle à la télé de ses origines modestes et de ses parents travailleurs exploités.

Fisc : ensemble des bureaucrates chargés de financer le marxisme.

Fonctionnaire : individu non courageux souvent en vacances sinon occupé à remuer de la paperasse et à préparer sa retraite. Moins attiré par l’effort que par le marxisme.

Gant de velours : solidarité, justice sociale, service public, convivialité.

Main de fer : mise en demeure, majoration de 10 ou 20 %, redressement, contrainte par corps, saisie-vente aux enchères des biens du contribuable pas assez solidaire.

Intellectuel : se croit intelligent mais il est seul de cet avis, se dévoue à la propagation du marxisme.

Marxisme : religion née de la pègre en France en 1789 devenue religion d’état, l’État étant l’idéal du marxiste idéal qui le remplit d’émotion. Jour saint le 14 juillet.

Massacre : Employé par les premiers marxistes (Robespierre, Staline) pour diminuer le nombre de mécréants. Remplacé aujourd’hui par l’action de l’intellectuel qui a l’avantage de préserver la matière fiscale.

Partage : le marxiste partage son émotion, son idéal et l’argent du contribuable (le sien étant en Suisse).

Pays étranger : pays qui ne profite ni de la compétence de nos dévoués fonctionnaires, ni des bienfaits de notre fisc. L’homme de gauche se prononce pour un marxisme sans frontière mais le pays étranger n’a pas l’air de comprendre, surtout la Suisse.

Penseur : cerveau marxiste non concerné par la fuite des cerveaux vu qu’il n’est pas demandé hors de France.

Progrès : tout ce qui favorise le marxisme. Le marxiste est un homme de progrès ou progressiste (on a le choix).

Suisse Autriche Lichtenstein : pays non progressistes ne jouissant pas de la faveur de l’homme de gauche, bien qu’il puisse avoir un compte en Suisse, et même une résidence pour le cas heureusement peu probable d’élections défavorables.

Cuba, Corée du Nord : pays honorés de l’approbation du même homme.

Tolérance : le marxiste y a droit.

Rigueur de la loi : applicable au non marxiste.

Vertus ringardes : courage, honnêteté, politesse.

Vertu nouvelle : pédérastie

Péchés mignons : vulgarité, lâcheté, vol, trahison, culte de la fripouille, complicité de meurtre, falsification de l’histoire, vandalisme, viol, racket.

Péché grave : la fraude fiscale. La lettre anonyme au fisc pour dénoncer un fraudeur est une action de progrès. L’homme de gauche tolère tout sauf la fraude fiscale. N’abusons pas de sa bonté.

Victimes ou famille de la victime quand c’est la victime d’un assassin et que la victime n’est plus là : gens encombrants qui ne comprennent pas les valeurs de la gauche.

Les choses ont un prix et un seul !
 
Bernard Piard
 

Les politiciens détestent le marché, qui fixe les prix de toute chose et procède, sans bureaucratie inutile, à une juste répartition des biens, des services et des richesses en fonction des mérites de chaque individu. Car le marché a un grave défaut : il se passe des services des politiciens. Il n’a pas besoin d’eux. C’est pourquoi ceux-ci n’ont de cesse de le supprimer.

On a vu, avec l’expérience mortifère de l’Union soviétique et des pays sous sa tutelle, ce à quoi aboutissait la suppression pure et simple des mécanismes de marché. Aussi, ailleurs, les politiciens s’y prennent-ils autrement. Ils disent respecter le marché mais prétendent qu’il faut concevoir des exceptions.

« Le marché c’est très bien, mais pas pour la santé, pas pour les produits culturels, pas pour les biens de première nécessité, pas pour le logement, pas pour le prix des carburants… ».

Ces exceptions au marché, défendues ou admises par tous les politiciens sont spécialement en vogue chez les plus marxistes d’entre eux. Pour eux les prix naturels n’existent pas. Ils sont faits pour être manipulés. Ils tiennent l’économie pour un grand jeu de bricolage !

La part des prix réglementés dans une économie mesure avec exactitude son niveau de collectivisation.

À cet égard force est de constater que, depuis vingt ans, la collectivisation a beaucoup progressé en France. Un secteur comme celui du logement sera bientôt majoritairement aux mains des monstres juridiques que sont les sociétés d’économie mixte et les organismes HLM.

Apparemment, cette collectivisation semble recueillir un soutien populaire. La blague de l’exception culturelle française passe bien auprès de l’opinion. Et le monstre de la Sécurité sociale est tenu par un grand nombre de nos compatriotes comme un acquis social qu’il convient de défendre.

Pourtant, à certaines occasions, l’opinion se manifeste bruyamment et massivement contre les manipulations des prix.

C’est sans doute l’un des sens de la révolte qui s’est développée la semaine dernière contre le Gouvernement a propos des prix du carburant.

Certes, la fiscalité pétrolière est énorme. Sur certains produits la taxe dépasse 80 %. Mais on peut en dire autant d’autres produits, comme le tabac ou les alcools.

Ce qui a certainement contribué à la colère des consommateurs, c’est l’inégalité qui résulte de la réglementation des prix des produits pétroliers. Le même litre de gas-oil est vendu à des prix très différents selon l’usage qui en est fait, par un pêcheur, un agriculteur, un automobiliste, selon qu’il s’agit d’un carburant ou d’une énergie domestique.

Or, un produit donné, à un endroit donné doit avoir le même prix pour tout le monde. C’est ça la justice et pas l’inverse ! Les Français l’ont compris pour le fuel. Que ne le comprennent-ils pas pour la Sécu ou le logement social…

 

Courrier  

Les Etats-Unis et l'Islam

« Sans les Etats-Unis, nous serions demain à la merci de l’islamisme […] », écrit Guy Millière dans Les 4 Vérités du 9 septembre. Ce n’est pas l’opinion d’Alexandre Del Valle* selon qui la diplomatie américaine pousse l’Union Européenne à faire le lit de l’Islam dans les Balkans. L’« hégémonie bienveillante » des États-Unis chercherait à perdurer en empêchant l’apparition de concurrents en Asie et en Europe, notamment en retardant l’émergence de l’Europe comme puissance géopolitique. L’opinion américaine serait divisée entre des universitaires conscients que l’islamisme est la menace fondamentale pour l’Amérique et pour l’Europe occidentale et slavo-orthodoxe, et les Administrations américaines qui s’obstinent à poursuivre la stratégie pro-islamique inaugurée pendant la guerre froide pour affaiblir la Russie soviétique. Les pays d’Europe occidentale, dont la diplomatie est à la botte de Washington (Bosnie, Kosovo, Tchétchénie…), s’opposent à nos cousins slaves, et favorisent des asiatiques islamisés, nos ennemis séculaires, notamment les Turcs musulmans dont l’entrée dans l’Union Européenne est soutenue vigoureusement par les États-Unis.

Acheter Guerre contre l'Europe avec Alapage.com

 Jean Gérardin, Sardon – 63

La droite où l'on n'arrive jamais
 
Jean-Cristophe Mounicq
 

On aimerait pouvoir disserter consciencieusement sur le quinquennat. Mais au fur et à mesure que l’on se rapproche du scrutin, le désintérêt des Français ne cesse de croître. Le quinquennat ne requinque rien. Et pour cause. Les partis politiques, à commencer par ceux de droite, ayant failli à leur mission première, organiser le débat sur les vrais sujets, notre démocratie n’est plus que virtuelle. Engluées dans de pitoyables rivalités personnelles, et surtout incapables de se retrouver sur une ou deux idées communes (moins d’impôts, plus de sécurité), les droites – démocrate-chrétienne, libérale, gaulliste et nationaliste – sont mortes. Sans droite, pas d’alternance à la gauche. Sans alternance réelle, les urnes perdent leur intérêt. Les combats se transportent dans la rue. C’est là que les catégories socioprofessionnelles viennent réclamer. Comme, en face, elles n’ont jamais que des énarques sans vision ni courage, les démonstrations de force, c’est-à-dire de capacité de nuisance, paient. Même si elles paient dans des proportions très différentes : ce n’est pas demain la veille que les routiers, les paysans ou les taxis obtiendront des conditions de travail, de salaire et de retraite équivalentes à celles des fonctionnaires…

Avec Jospin, la France a atteint un nouveau sommet de nullité politique. Sa « géniale » méthode – écouter, dialoguer, arbitrer – n’est que le paravent de son immobilisme sur les réformes structurelles (retraite, éducation, fiscalité) dont nous avons besoin. Il ne construit rien. Il cède. D’abord aux lubies gauchisantes et absurdes d’Aubry, des Verts et des communistes : 35 heures, emplois-jeunes, couverture maladie universelle, régularisation des immigrés, augmentation des minima sociaux. Toutes mesures aux conséquences catastrophiques : pénurie de main- d’œuvre, multiplication des conflits sociaux, augmentation des dépenses publiques, immigration supplémentaire, assistanat généralisé, tensions ethniques et violences en tout genre. Il a également cédé à ses alliés, les syndicats, qui, en France, ont pour seuls adhérents des fonctionnaires (et pas les plus brillants, selon Claude Allègre) : rejet de la refondation sociale et des fonds de pension, arrêt des réformes à Bercy et à l’Éducation nationale, augmentation du nombre des fonctionnaires, maintien de leurs privilèges.

À force de céder sur tout, Jospin a fragilisé sa majorité (mécontentement des Verts), perdu ses poids lourds (Allègre et Chevènement) et poussé les Français dans la rue. Quel retournement : les Français qui se disaient heureux à 90 % au mois de juillet sont 88 % en septembre à soutenir les grèves et le chaos qui les gêne pourtant. La hausse du prix du pétrole leur fournit une incroyable occasion de manifester leur ras-le-bol. Le ras-le-bol des contribuables pressurés. Le ras-le-bol des forces vives de la nation qui entretiennent toute la machine économique et sociale. Quel spectacle : les artisans, les commerçants, les restaurateurs, les médecins, les professionnels du BTP viennent renforcer les barricades des camionneurs, agriculteurs, VRP, caristes, ambulanciers et autres taxis. Les camionneurs s’épuisaient. Les paysans sont arrivés avec leur logistique, leurs tentes, leurs produits du terroir. Des commerçants, des artisans, qui ne peuvent jamais manifester ni se mettre en grève, contrairement aux fonctionnaires, en ont profité. Ils sont montés sur les barricades apportant du pain et des croissants.

Ils réclament une baisse de la TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers), de la TVA mais aussi de la taxe professionnelle et des charges sociales. Le message est limpide : moins d’impôts et de charges. C’est une jacquerie fiscale qui aurait pu aller loin si elle n’avait été reprise en main par les syndicats patronaux. L’énarque Ernest-Antoine Seillières s’est empressé de siffler la fin de la partie, donnant ainsi un coup de main, plus ou moins volontaire à son camarade de promotion Lionel Jospin. Le président du Medef a par là même ravivé la fracture entre les grands et les petits patrons, les parisiens et les provinciaux. La FNTR et la FNSEA lui ont emboîté le pas. Les manifestants se sont satisfaits de miettes : trois ridicules milliards. Fabius en avait lâché 120, dix jours plus tôt. Et l’État nous en prend 400 de plus par an, depuis que Jospin est arrivé. Trois petits milliards : un montant logique. Les vraies réductions d’impôts sont impossibles puisque ce gouvernement ne veut pas réduire les dépenses publiques. Comme les dépenses publiques servent à entretenir sa clientèle électorale, il est vain d’attendre un changement d’orientation.