ACCUEIL
CETTE SEMAINE
ARCHIVES
ACHAT de LIVRES
 
ALAIN DUMAIT
GUY MILLIÈRE
BERNARD TREMEAU
 
LES LIENS
LE COURRIER
LE JOURNAL
LES DESSINS
RESSOURCES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHIFFRES SIGNIFICATIFS 

LE PEN

 Selon un sondage CSA, JeanMaie Le Pen se classerait en troisième position si des élections présidentielles avaient lieu aujourd'hui. Il obtiendrait 8,5 %, contre 25 % pour Lionel Jospin et 33 % pour Chirac

VACHE FOLLE 


Selon une extrapolation des premiers résultats du dépistage lancé en Bretagne par le ministère de l'Agriculture, il pourrait y avoir en France environ 1200 animaux contaminés par la maladie de la vache folle...

TÉNOR 

.
L'ex-femme de Luciano Pavarotti a finalement accepté le divorce, moyennant une indemnité de trois cents millions de francs,
une ferme en Italie et plusieurs appartements, dont un à Monaco et un autre à New York...
Avec sa nouvelle femme, qui est son ex-secrétaire, le ténor devra
vivre d'amour et d'eau fraîche.


CONCORDE 


Huit jours après l'accident de son Concorde, écrasé à Gonesse dans le Val d'Oise, le 25 juillet dernier, Air France a reçu une indemnisation de 2l5 mil-
lions de francs. Mais les familles des victimes réclament maintenant à la Compagnie plus de cinq milliards de francs...
L'origine de l'accident est maintenant parfaitement déterminée : le DC10 de la compagnie Continental Airlines qui a décollé quelques minutes avant le Concorde a malencontreuse-
ment laissé sur la piste une pièce métallique de 43 cm de long provenant du capot de l'un de ses inverseurs de poussée. Un pneu du train d'atterrissage de Concorde éclata ...

 

FAITS DIVERS 

 

DSK 

Jack Lang, pour plaire à son ami DSK, avait décidé de créer tout exprès pour lui une chaire d'économie politique à l'ENA.
C'était avan t le vaudeville de la cassette...

PUCES

 Roland Moreno a gagné son pari : il avait promis un million de francs à celui qui parviendrait à lire le code confidentiel de trois
cartes bancaires à puce et personne à ce jour ne s'est présenté...


MODELE

 Alors que les contribuables français se saignent pour subventionner de pseudos artistes de l'art officiel, le gouvernement de droite autrichien se prépare à troquer l'actuel système d'aides aux artistes contre des déductions d'impôts aux acheteurs, favorisant ainsi les vrais talents.

MOSCOU

 Un nouveau règlement intérieur de la Douma interdit de fumer dans l'hémicycle. Mais boire est autorisé...

PÉTROLE

 Après le Maroc et son gisement de pétrole, c'est au tour de l'Égypte de découvrir une manne providentielle. La société italienne Edison et le groupe gazier britannique BG ont en effet découvert un gisement de gaz au large du delta du Nil.

HANDICAPÉS
Seules quatre stations de métro parisien sont accessibles aux handicapés...

 

 

 

MEDIAS 

L'ÉVÉNEMENT 

 Georges Ghosn, le patron de Fronce-Soin vient de relancer l'Événement, l'ancien magazine de Jean-François Kahn, sous la forme d'un supplément de fin de semaine. Laurent Neuman, qui le dirige, vient de Marianne. ..

PORTAIL 


L'ancien patron du service des sports de Fronce 2 vient de lancer un nouveau portail Internet consacré au sport, nommé sporever.fr.
Vive la francophonie !

CINÉMA 

La part de marché du cinéma français est remontée à 15,7 % durant l'été dernier, contre... 7,6 lors de l'été 1999. Le cinéma
américain devant se contenter de 82,1 % de part de marché.


COMMERCE 
selon un sondage américain réalisé auprès de l 500 commerces de centre-ville, 16,4% de ces
magasins ont déjà recours à lnternet pour vendre des produits. Ces mêmes magasins ont ainsi pu connaître une hausse moyenne de 12,8 % de leurs ventes totales.


MODE

Selon une étude publiée par U5AToday, un style vestimentaire décontracté le Friday Wear, très prisé par les internautes de siliconValley) déteint défavorablement sur la qualité du travail. En réaction, les branchés new-yorkais ont lancé la mode du Dress-up Thursday (jeudi très habillé)...

REBELLES 
« Le principe de la publicité est de tout recycler, y compris les rebelles » (Frédéric Beigbeder, écrivain, ancien publicitaire).

 

 

SIC

 INTELLIGENCE 

« Si on ne peut pas réfléchir en cinq ans, c'est qu'on n'a pas de dispositions naturelles >,. (Jacques Chirac).
Si ic'est lui qui le dit

AVEU


" En vingt-sept ans de vie parlementaire, ce que j'ai compris c'est qu'on ne servait à rien " (Raymond Forni, président de l'Assemblée Nationale).

POLITIQUE 

" La politique ne doit surtout pas être un métier " (Jacques Douffiagues, ancien ministre).

 EURO 

" Nous avons été pessimistes sur l'euro depuis le début. L'euro risque de tomber assez vite vers les 80 cents"i (Karen Parker, chef
stratégiste sur les devises de la Chase securities,New-York)

TIBET
« Avant 1959, quand le Dalai Lama gouvernait le Tibet, le régime qu'il pratiquait était le servage.
Les tibétains, qui représen- taient 95% de la population, n'étaient pas considérés comme des êtres
humains, mais plutôt comme des bêtes de somme, ayant tout simplement la faculté de la parole  (Wu Jianmin, ambassadeur
de Chine en France)...

FERMETÉ 

" Dans ce conflit (sur le prix des carburants ), Jospin et Blair ont tous les deux  adopté une posture de fermeté, mais le premier Ministre britannique s'y est tenu et s'est donné deux mois de
réflexion pour négocier, ce qui peut lui permettre de trouver la réponse la plus globale et donc la plus adaptée." ( Jean-Marie Bockel, député-maire PS de Mulhouse).

 

 

 

Les 4verites N°276 du 30 septembre 2000

 Sommaire:

Recevoir la version complète du journal par la poste

Les politiciens français passent aux aveux?
 Jean Rouxel  

  
Sans attendre les prochains et inévitables rebondissements de l'affaire Méry-Strauss-Kahn, il est utile de faire
d'ores et déjà le point des aveux enregistrés tels qu'ils ont été publiquement reconnus par les principaux intéressés.

 . En disant à la télévision, le 21 septembre que, dans cette affaire, "on dissertait sur des faits invraisemblables qui ont eu lieu  il y a plus de quatorze ans ", Jacques Chirac a tout simplement reconnu les faits qui lui sont reprochés et pour lesquels il sait aussi qu'il bénéficie d'une immunité complète confirmée l'année dernière par le Conseil constitutionnel.
. .Les porte-parole autorisés du parti socialiste et du RPR, qui sont actuellement les deux principaux partis politiques français, ont tous reconnu que les commissions sur le marché public étaient le mode de financement courant et habituel de leurs organisations, au moins jusqu'en 1990. Dans ces conditions, on est fondé à penser qu'aucun marché public, à Paris
comme ailleurs, n'échappait à leur vigilance,..

 . S'agissant de l'affaire dans l'affaire, à savoir le volet Strauss-Kahn, on apprend qu'un inspecteur des impôts, après un passage au cabinet du président de la Commission des finances de l 'Assemblée nationale, est devenu avocat d'affaires. Qu'il négociait directement avec celui qui était devenu ministre des Finances, le dossier fiscal de ses clients, remettant en guise de remerciement une cassette compromettante pour le parti adverse.

Au moment de cette transaction, Dominique Strauss-Kahn était non seulement le tout-puissant ministre des Finances de 
Lionel Jospin mais également le candidat déclaré de son parti à la mairie de Paris. C'est pourquoi les juges avaient de bonnes raisons de ne pas le croire quand il leur a dit qu'il ne s'intéressait pas aux HLM de la capitale. Il s'y intéressait si peu qu'ayant d'abord reçu une copie de la fameuse cassette, il s'est fait remettre quelques mois plus tard l'original !

.Pour faire chanter Chirac, Jean-Claude Méry, de son vivant, par l'intermédiaire de son avocat, a donc traité avec le parti socialiste. La preuve : DSK a avoué avoir dit à son ancien collaborateur que la publication de la confession de
l'ex-promoteur était sans doute "prématurée".

Droite libérale et gauche collectiviste

Jean-Marie Vilain

L'homme est un animal sociable ». Depuis que cette opinion a été émise, nous avons l'un des sophismes sur lesquels est bâti le socialisme. 

« L'homme est un animal sociable » signifie bien que l'homme, pour se développer et évoluer, a besoin des autres hommes. 
À part quelques ermites, chacun de nous, loin de la sainteté, a besoin de se sentir entouré. La solitude est source de nom-
breuses dépressions nerveuses. Nos ancêtres, les homo sapiens, vivaient déjà en « groupe ». Ce groupe était « dirigé » par le plus « costaud », le meilleurs chasseur, ou le plus « imposant », comme dans les hordes animales. C'est la loi du plus fort. C'était là une nécessité pour survivre. On est plus fort, en groupe, contre l'adversité. Aujourd'hui encore, nous avons besoin du « soutien » des autres lors d'une maladie ou d'un deuil. Nous aimons être entourés lors d'une fête, d'un mariage.
L'enfant, quoiqu'en dise Rousseau, qui avait abandonné les siens, a besoin de sa famille (déjà une petite société) pour
croître et être éduqué.
Nous avons donc besoin les uns des autres, c'est vrai, personne ne le conteste.
Mais est-ce une raison pour prétendre que nous ne pouvons vivre que les uns sur les autres, comme un troupeau ?
Certainement pas.
La société doit être un soutien pour chacun, à la demande. La société doit être au service de l'individu et non pas l'individu au service de la société.

Chacun de nous, devenu adulte, doit pouvoir faire des choix personnels, c'est-à-dire vivre LIBRE .
Voilà la pierre d'achoppement entre droite « libérale » et gauche « collectiviste ».

Dans une société primitive, où tout est à faire, le groupe est une bonne solution pour unir les forces et les moyens. Le but de
l'évolution des sociétés humaines doit être de donner plus, mais donner plus à chacun, à chaque unité de cette société. Cette société permet alors de rendre sa liberté à chacun, à chaque individu qui, en devenant libre, devient responsable (et la responsabilité anoblit l'homme, comme disait Bachelard).
Les socialistes, les collectivistes ont une peur bleue de cette liberté d'autrui. Tout devient donc légitime à leurs yeux pour priver « les autres » de liberté: on rajoute des lois aux lois, des règlements aux règlements, des taxes aux taxes... et des fonctionnaires aux fonctionnaires, pour asseoir une autorité tout a fait artificielle et illégitime. L'étude des statistiques
sur le QI (quotient intellectuel) montre que dans nos sociétés la moyenne générale est à 100, alors que l'individu n'est reconnu « intelligent » qu'à partir de 110-l20. Donc si on obtient le soutien des sots (et surtout des ignorants),
on est assuré d'une majorité dans un système basé sur la dictature de 50,5 % d'électeurs contre 49,5 %. On en est à la loi du plus fort (en nombre de suffrages exprimés).
N'est-ce pas là un retour à l'état primitif pour ne pas dire sauvage?

Les Rois de France, pour protéger les limites (marches) du royaume donnaient au plus « gros bras » local le titre de marquis. Ce marquis, flatté, devenait un soutien et un propagandiste de son souverain-suzerain.
Aujourd'hui, l'ENA est une fabrique de "petits marquis » de la République. Ne comptons pas sur eux pour servir les membres de la nation, leur but est d'imposer le culte de « leur » démocratie, de « leur » système étatique, donc collectiviste, pour perpétuer leurs privilèges et ceux de leurs employeurs: les chefs de partis « politiquement corrects », et « localement cumulards ».
Rien ne change en France, à part le nom des profiteurs.

CAFE - PHILO de Droite
 
animé par  Jean-Pierre Pagès-Schweitzer
le dernier jeudi de chaque mois
de 19h à 23 h 
 
Restaurant P.M 2, place Saint-Michel  75006 Paris
( Métro Saint Michel )

 26 octobre 2000

Guy Millière  dans un débat l'opposant à  Patrick Gofman

"Le complot américain mythe, délire ou réalité ?"

Petite histoire fiscale: voiture ou télévision

Bernard Trémeau
 
La redevance de télévision et la vignette automobile rapportent à l'état à peu près les mêmes sommes.
Quand il n'était pas Ministre des Finances, Laurent Fabius avait annoncé que la gauche risquerait de perdre les élections si elle n'arrivait pas à baisser les impôts. Il est devenu Ministre des Finances, son prédécesseur ayant voulu contraindre les employés de son ministère à abandonner quelques privilèges.
Actuellement Laurent Fabius est Ministre des Finances. Il annonce des baisses d'impôts. 
Notons au passage que les baisses proposées sont inférieures aux augmentations des rentrées fiscales engendrées par
la reprise de l'économie. Les sommes prélevées par l'État ne diminuent donc pas, mais au contraire, elles augmentent.
Pour de multiples raisons, techniques et sociales, notre Ministre des Finances avait pensé tout d'abord supprimer la redevance de télévision, 
Cette redevance est l'impôt dont le prix de prélèvement est le plus élevé. Il exige le service de 1200 personnes, coûte plus d'un milliard à prélever et rapporte peu. C'est aussi l'impôt qui semble le plus fraudé. 98 % des Français disposent de la télévision quand on fait des enquêtes d'opinion, mais il semble que fiscalement, ce chiffre soit bien inférieur. On ne le connaît malheureusement pas. Avec Intemet et le branchement de l'ordinateur sur le réseau, il est possible d'avoir maintenant chez soi des centaines de programmes sans payer de redevance. Pour s'opposer à la fraude, il faudrait que les inspecteurs puissent contrôler systématiquement l'intérieur de toutes nos maisons. Le gouvernement qui se lancerait dans une
telle opération risquerait de ne pas satisfaire pleinement son opinion publique...
De plus, la redevance est la même pour tout le monde. Le riche comme le pauvre payent la même somme. La personne
âgée, disposant souvent d'une petite retraite, paye autant que le jeune ménage dans le vent disposant d'un poste pour papa, un autre pour maman et un troisième pour l'enfant. (Ceux qui déclarent ne rien gagner sont cependant dispensés de la rede-
vance). Cet impôt n'est pas progressif comme l'impôt sur le revenu, il n'est même pas proportionnel aux revenus comme la
CSG. Cet impôt est donc, sur le plan de la « justice sociale » l'horreur de l'horreur.

Pour toutes ces raisons, il aurait été normal que notre nouveau ministre des Finances supprime la redevance.

Mais finalement Laurent Fabius a choisi de supprimer la vignette automobile. Les buralistes qui prélèvent la vignette ne
coûtent que 200 millions à l'Etat. Avec l'obligation de carte grise, la vignette peut difficilement être fraudée. Et si vous circulez sans vignette, vous serez immédiatement repéré par les gendarmes, en particulier aux péages des autoroutes.

La vignette est un impôt progressif les grosses voitures étant bien plus taxées que les petites.
Les personnes ayant de faibles revenus, donc possédant une voiture un peu vieille, ou les personnes âgées condamnées à ne
plus conduire, ne payent pas de vignette.

La vignette est sur le plan de la « justice sociale » un petit bijou bien répartiteur.

Bien que tous les jours notre gouvernement nous répète, inlassablement, qu'il est particulièrement attentif à tout mettre
en oeuvre pour obtenir plus de justice sociale dans le pays, il décide de conserver la redevance, source d'injustice, et de supprimer la vignette, source de justice : un vrai gag.
Une explication vient à l'esprit : l'emploi des 1200 personnes qui collectent la redevance est un des privilèges intouchables de notre Administration. Si le ministre y touche, c'est la guerre. Instruit par ce qui est arrivé à son prédécesseur, notre Ministre des Finances a prudemment préféré la vignette à la redevance. Qui décide de l'impôt en France ? 

   

Salut les artistes !

Nous nous moquions des républiques bananières, de nos chers voisins transalpins, mais déjà, nous avons eu un aperçu de nos prouesses artistiques avec Monsieur Tapie et feu François, et maintenant, c'est le thriller. Plus besoin d'aller voir Robert de Niro au cinéma. Nous économisons 50 francs sur les pépettes que nous versons à l'Etat. Quelle veine pardi !

Ils ont une reconversion toute trouvée à Hollywood car la presse américaine dit qu'ils ne peuvent plus représenter la République.

Direction Hollywood ! Good Luck !

Rosy Oudart, Paris 7eme

 

Le courrier des lecteurs du 30 septembre 2000 

 à la page du courrier des lecteurs

Impression d'un voyage de 45 jours en Europe
Nicolas Courteille
 

J'ai passé 45 jours sur les routes d'europe. Je vous livre quelques impressions de ce voyage.

O En Allemagne pas plus qu'en Italie, les paysages périurbains n'ont pas été défigurés, voire anéantis par les grandes
surfaces, les Bricorama, Carrefour, Continent et consorts.
Le petit commerce a pu subsister. On peut faire le plein dans une petite surface intégrée au paysage pour quinze marks
comme je l'ai fait en Forêt noire.
Je me souviens avoir approché Salamanque en Espagne, une des plus belles villes du mondes, sans avoir vu une pancarte, un
Carrefour ou autre immondice visuel. En Espagne, d'ailleurs, Aznar réussit à mener à bien sa révolution conservatrice.

L'Europe est belle loin de la France

O En Europe, il n'y a pas non plus d'émeutes urbaines. Nous payons le prix d'une politique d'immigration démentielle. J'ai
entendu des italiennes dans un train entre Bologne (ville admirable) et Florence qui, de retour de Paris, faisaient état de la peur que leur inspirait l'hexagone. La France fait peur, elle n'est pas considérée comme un pays européen, mais comme une
Amérique du pauvre, un Brésil au rabais, une Afrique du Nord au sens faible. En Bavière, la loi des chrétiens-sociaux qui ont fait de ce land un paradis vert pur est inflexible avec les rejetons déchaînés,..

O La forêt est en meilleure santé en Allemagne qu'en France, où la punition du ciel de l'hiver dernier n'a pas eu les
conséquences spirituelles qu'elle aurait du avoir. On quitte l'autoroute gratuite (deux fois moins d'accidents là-bas qu'en France), recouverte de belles limousines et de breaks familiaux, et l'on gagne des splendides lacs et forêts. La campagne toscane est aussi paradisiaque que dans les tableaux du moyen âge. À ce propos, d'ailleurs, qu'aurait été la
France sans Rome, les germains, les templiers de Jérusalem et l'Angleterre ? Ce qu'elle devient aujourd'hui...

O La population de ces pays d'Europe est encore un peuple.
Magnifique peuple italien, élégant et raffiné, entouré de palais, et qui défile le long des viali à l'heure estivale de la passeggiata. Peuple heureux de vivre, croyant et pratiquant (trois fois plus de jeunes au jubilé de Rome qu'à Paris il y a trois ans) : j'ai assisté à une messe à Florence où le prêtre citait Léon Bloy. Un curé pourfendait Sharon Stone dans le journal" La Nazione : pendant que vous tourniez " Basic Instinct " sans préservatifs, nos missionnaires sauvaient les Africains atteints du sida... De même dans les journaux centristes italiens, on n'hésite pas à citer Evola ou Nietzsche lors d'une expédition himalayenne. 
En Bavière et en Autriche, les murs des maisons ou des restaurants s'ornent de gigantesques crucifix. A Ischgl en Autriche,
bourg de 500 habitants, l'église était pleine. Une fête familiale en costumes traditionnels rassemblait la famille d'une Gasthaus, Je me rappelais mes bons moments lors de ma découverte de l'Amérique où je voyais aussi des populations souriantes, 
courtoises, prêtes à me secourir, y compris dans les quartiers noirs. Car les noirs américains sont plus heureux que les nôtres, comme les indiens anglais sont plus heureux que nos maghrébins. Notre patrie de l'antiracisme est paradoxalement haie par ceux qu'elle fait mine de célébrer. Et, je le dis comme le le pense, elle mérite de l'être, dans sa tartuferie et sa lâcheté.

Parfois classé comme « extrémiste » en France, je me suis senti « modéré » ou 
« conservateur » dans tons les autres pays d'Europe



O En Allemagne comme en Italie, l'essence est moins chère. En bordure d'autoroute, elle est à sept francs le litre. Le chantage des grandes surfaces en France a été destructeur du tissu urbain et social, que l'on a reconstitué
dans ces glauques centres commerciaux. La terre française a été aussi anéantie par l'industrialisation touristique ; mais pas la terre italienne, où l'on sent encore le souffle de Goethe ou de Byron.
L'immobilier est par contre plus cher. Et pour cause. A Saint-Étienne, Limoges, Toulon, et dans des dizaines de villes de France, on peut se loger pour 3000 du mètre carré, parce que ces villes ne valent plus rien : chômage, insécurité, laideur de l'urbanisme, mauvaise humeur, tout a concouru pour faire de la France un désert. En Italie, l'immobilier reste à dix mille francs du mètre, un peu plus en Allemagne. La France ne vaut rien en Province.
On comprend mieux l'idéologie du fric et du net en France : pour fuir l'enfer, mieux vaut être milliardaire.

Ce que je voudrais simplement dire, c'est que je n'ai pas vu des pays extrémistes ou psychopathes. J'ai vu des pays normaux, où l'on boit un café glacé à six francs (sienne) et pas à trente comme à Paris, où l'on mange un plat de pâtes dans un restaurant luxueux pour dix marks, des pays où l'on est aimable, souriant et pieux, des pays où l'on protège sa ville et la
nature, des pays où l'on respecte si bien la loi qu'on n'y voit jamais de policiers.
En sortant de France, où l'on m'avait convaincu que l'Allemagne était foutue depuis la Réunification (alors qu'elle
vient de connaître une magnifique révolution conservatrice) et que l'Italie était devenu le pays le plus cher d'Europe (on se
loge très bien pour 300 francs en face du Dôme de Florence), je pensais être un extrémiste. C'est ce qu'on m'avait fait entendre.
J'y reviens en modéré ; je suis de centre-droit allemand ou italien, conservateur américain (et même démocrate : Lieberman,
le possible futur vice-président américain, juif orthodoxe, a un discours libéral et moral extraordinaire). 

La RATP: un symbole

Olivia Milloz

http://www.ifrap.org/

Le soixante-neuvième dossier de l'iFRAP (institut Français de Recherche sur les Administrations publiques), qui
vient de sortir, est consacré à la RATP A priori, sans doute, beaucoup de nos lecteurs considéreront que,
s'agissant de la Régie Autonome des Transports Parisiens, et demeurant en province, ils ne sont pas spécialement concernés. Erreur : car la RATP bénéficie de subventions de l'État, à hauteur de 4,5 milliards de francs, ce qui fait que tout contribuable français participe, bon gré mal gré, à son budget.
Les recettes directes du trafic de la RATP ne lui procurent que 35 % de ses ressources. Les autres, elle les doit à des subsides qui, outre ceux de l'État, proviennent de la région Ile-de-France, des départements concernés et aussi
de toutes les entreprises franciliennes appelées à payer entre 1 % et 2,5 % de leur masse salariale pour équilibrer les comptes de cette entreprise publique.
Cela veut dire qu'au-delà d'une apparence d'équilibre, les comptes de la RATP font apparaître un déficit de l'ordre de 10 milliards de francs par an !
Or - et c'est tout l'intérêt de l'étude de l'iFRAP - un tel déficit, contrairement à une idée reçue, n'est pas du tout inéluctable. Il n'y aurait pas de déficit, ou en tout cas, il serait d'un autre ordre de grandeur si les agents de la RATP n'étaient pas des super privilégiés :

- avec des salaires au moins 20% supérieurs à ceux du privé ;- avec des horaires d'ores et déjà plus proches de 30 heures par semaine que des 39; - avec un âge de départ à la retraite moyen de 53 ans et 6 mois alors que c'est 61 ans et 10 ans
dans le privé ; - avec des retraites en moyenne 60% plus élevées que dans le privé.
L'absentéisme, le nombre des jours de grève, sont d'autres critères qui permettent de rapprocher la gestion de la RATP plutôt de celle de la fonction publique que celle du secteur privé. Pour ne rien dire du Comité d'entreprise qui emploie 450 salariés permanents, 1000 saisonniers, qui disposent d'un budget de 380 millions de francs par an et qui possède des
châteaux, des parcs et une trentaine de centres de loisirs. À la RATP, le Comité d'entreprise bénéficie en
effet d'un subventionnement égal à 3 % de la masse salariale ! 

Certes, dans tous les pays du monde, la gestion des systèmes publics de transport en commun est un problème difficile. Les
Japonais sont ceux qui sont allés le plus loin dans la voie de la privatisation. Aujourd'hui, les deux grandes sociétés de transports publics de Tokyo sont en meilleure santé financière que la RATP.
Même un journal comme "La Vie du Rail", pourtant très proche des monopoles publics français de transport, a dû récemment en convenir.

Juridiquement, la RATP est un monstre. socialement, elle fonctionne en faveur de 40 000 employés privilégiés. Son dernier
investissement, la ligne Météor, a coûté quatre fois plus cher que prévu initialement. C'est un scandale. Il faut qu'il cesse. Les solutions s'appellent : concurrence et privatisation.

 plus d'infos sur le site de l'iFRAP: http://www.ifrap.org/

 

 Propositions parlementaires

.Jean Artuis, 55 ans, sénateur UDF de la Mayenne, propose d'instaurer une loi sur le fincancement des syndicats. "On l'a bien fait pour les partis politiques".

.Eric Doligé, député RPR du loiret, propose d'instaurer un double affichage des prix de vente des produits pétroliers: hors taxes et toutes taxes comprises

 Louis Souvent, 68 ans, sénateur RPR du Doubs, propose une loi dont l'application permettrait d'identifier clairement le chocolat pur beurre de cacao.

Jean Bizet, 53 ans, sénateur RPR de la Manche, propose d'élargir encore les possibilités d'intervention des sociétés d'économie mixte ( dont le patrimoine représente déja 520 000 logements ) ...

L'engrenage de la servitude
 
Guy Millière

Etant interpellé encore, et peut-être davantage que d'habitude (les 4 Vérités hebdo du 23 septembre), il me faut répondre.

 l. Il est effectif que parler de génocide quant aux indiens d'Amérique est plus qu'excessif. Le nombre précis d'indiens à l'arrivée des premiers blancs a été établi par les historiens les plus sérieux à un million et demi d'individus. Ce chiffre qui semble faible s'explique par le mode de vie des indiens alors: ceux-ci étaient nomades pour la quasi-totalité d'entre eux
et vivaient sur un mode paléolithique. Les Indiens ont ensuite reflué jusqu'en 1895, date d'instauration de la politique indienne
définitive des USA. Un bilan montre que ce reflux a été fait d'escarmouches, de guerres quelquefois, de maladies essentielle-
ment. On peut parler de tragédie à la rigueur, pas de génocide, à moins de faire perdre aux mots toute signification. Les colons n'ont jamais eu l'idée d'exterminer qui que ce soit. Ils étaient des européens comme ceux qui me lisent, et voulaient mieux vivre, c'est tout. Une civilisation élaborée l'a emportée sur des peuples primitifs et a occupé des territoires
presque vides. C'est ce que Rome a fait en Gaule. C'est ce que la France bien plus tard a fait en Algérie. C'est ce que les Boers hollandais ont fait en Afrique du Sud.
Chacun sait qu'avant Rome, les Gaulois étaient une peuplade primitive, et sans Rome les premiers éléments de civilisation n'auraient pas pénétré ce qui est aujourd'hui la France. Sans la France, l'Algérie serait restée un désert peuplé de 
bandes primitives de nomades et de pillards. Sans les Boers, l'Afrique du Sud ne serait pas le pays le plus prospère du continent africain et serait resté dans la situation de chaos qui caractérise l'Afrique noire en général.

2. La guerre de Sécession. Les états du Sud n'étaient pas riches en 1860, Ils étaient arriérés, dépendaient de l'industrie du nord, et subissaient la crise des prix sur les marchés du coton. Les neuf dixièmes des plantations étaient lourdement endettées. Les gens du Sud par ailleurs n'étaient pas libéraux, mais se réclamaient du conservatisme aristocratique
anglais. Les conflits entre nord et sud n'ont cessé de monter autour de la question de l'esclavage. C'est au Nord que les positions abolitionnistes se sont développées autour de gens tels William Lloyd Garrison ou Charles Sumner, et
Lincoln s'est présenté sur un programme abolitionniste. Le Sud a voulu rompre unilatéralement le contrat qui le liait au gouverne-
ment fédéral lors de l'élection de Lincoln, il a formé sa propre armée et attaqué l'armée fédérale. La guerre de Sécession a été une guerre de principes, une guerre d'éthique. Le Nord ne comprenait pas le Sud car les gens du nord 
n'admettaient pas l'esclavage. Les noirs ont joui d'une égalité de droit au nord après la guerre. Les difficultés d'intégration économique des noirs n'ont rien eu à voir au nord avec une discrimination politique.

3. Je suis enfin en fondamental désaccord avec l'affirmation selon laquelle j'énonce une grossière contre-vérité en disant que 
sans les États unis, nous serions à la merci de l'islamisme. Je reviendrai sur ce sujet en critiquant le livre d'Alexandre Del Valle.

J'ajouterai seulement ici que penser que la puissance européenne ait jamais pu faire peur aux États unis est ne rien comprendre à ce que sont les États unis d'Amérique et ne pas craindre le ridicule.
L'Europe n'a, par ailleurs, pas besoin des États unis pour se trouver déstabilisée, elle sait se déstabiliser toute seule, et n'a besoin de personne pour prendre le chemin du déclin, hélas! Ceux qui voient des conspirations partout feraient bien de discerner que les théories de la conspiration évitent de se poser des questions sur ses propres faiblesses... Que parler
positivement des Etats Unis fasse problème en France ne fait que montrer que la France est en train de sombrer: un pays fier de lui et sûr de lui ne connaît ni jalousie, ni aigreur, ni ressentiment.

4, Pour finir, je n'écris que pour donner à penser à ceux qui me lisent. Je peux me faire tranchant, mais je ne m'autorise à parler que de sujets que je connais très précisément, et j'inciterais volontiers mes divers contradicteurs à rechercher humblement la connaissance plutôt que l'opinion.
Je parle aussi, au nom de valeurs bien précises qui sont celles de mon maître Friedrich Hayek: liberté de l'individu, droit,
respect pour l'être humain, libre entreprise. Ce qui me préoccupe est qu'en France et en Europe, les
engrenages de la servitude viennent broyer peu à peu liberté et dignité jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un champ de ruines. 

Le 24 septembre, les Français ont dit aux politiciens: "Partez!"
 
Alain Dumait
 
Dimanche dernier la réforme constitutionnelle portant passage du septennat au quinquennata été adoptée avec moins de 19% des voix par rapport au nombre des électeurs inscrits. On ne connaît aucun autre pays au monde où une modification
de la Constitution pourrait être adoptée dans de telles conditions !
Jusqu'au dernier jour de son existence, on s'est gaussé de la IVe République dont la constitution n'avait été adoptée que par moins d'un tiers des électeurs de l'époque. Une nouvelle réforme constitutionnelle s'impose, avant toute autre : décider qu'aucune réforme constitutionnelle ne pourra être adoptée qui n'ait recueilli au moins 50% des suffrages exprimés. C'est le bon sens.
C'était, dés dimanche soir, la judicieuse proposition de Charles Pasqua, dés le surlendemain reprise par le sénateur de gauche, Jacques Pelletier.

Mais le scrutin du 24 septembre n'a pas seulement été marqué par une grève du vote pratiquée par près de 70% des
électeurs, il l'a surtout été par une grève du zèle qui a amené près de 2 millions d'électeurs à se déplacer pour déposer dans l'urne un bulletin blanc ou nul :16,2% des suffrages exprimés ! Ce résultat, encore jamais vu dans toute l'histoire des consultations électorales de notre pays, est d'autant plus remarquable qu'aucune grande formation politique
n'avait prôné un tel vote. sur les quatorze panneaux officiels, tels que fixés par le Conseil constitutionnel, seul le mouvement Chasse Pêche Nature et Tradition allait explicitement dans ce sens. C'était également le choix d'un grand
nombre d'associations, non seulement de Contribuables Associés (Les Quatre Vérités hebdo du 16 septembre) mais aussi de beaucoup d'autres, dont l'objet va de la  défense des harkis ou des pieds-noirs à des questions plus particulières voire d'ordre régional ou local.

En tout cas, ce mot d'ordre n'avait été véhiculé par aucun grand média. Aucune reprise à la télévision, aucune reprise à la
radio, et seulement quelques maigres échos dans la presse écrite plutôt en province qu'à Paris.
Le succès inimaginable de cette opération réussie de détournement de référendum montre donc qu'il est possible de mobiliser l'opinion en dehors et malgré le silence unanime des grands médias. 
Bien sûr, les Français souhaitaient être interrogés sur d'autres questions.
Le premier Ministre a cru devoir dire, dès le dimanche matin, que le taux d'abstention s'expliquait par l'absence d'enjeu. Il
entend par là l'enjeu politique que comporte en général toute consultation populaire, à savoir la victoire de l'un sur l'autre, le succès d'un camp contre l'autre, le maintien ou le retour au pouvoir d'une faction ou d'une autre. Il y a un enjeu évident à l'occasion des élections présidentielles et c'est pourquoi les Français y participent dans la proportion moyenne, depuis 1965, de 75% des inscrits.
Néanmoins, Lionel Jospin a tort : ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas d'enjeu politique que les Français ont spontanément et
doublement fait la grève des urnes, c'est parce la question posée était dérisoire par rapport à toutes celles qui constituent les
débats importants de notre société. Car personne ne doute que, si on avait interrogé les Français sur l'Euro, sur les 35 heures, sur l'immigration, sur les impôts... ou même sur la réforme du service militaire ou bien encore sur l'engagement
de la France au Kosovo... les débats auraient été autrement plus passionnés et la participation plus élevée.
Les politiciens, jamais à cours de mauvaises explications, disent également : "C'est parce que les résultats étaient connus d'avance". Cet argument ne tient pas : le même jour, 24 septembre, les électeurs suisses étaient consultés pour la sixième fois sur un projet de loi tendant à limiter à 18% le nombre des immigrés dans ce pays. 63% des électeurs ont voté
contre la proposition. Ce que les sondages laissaient clairement entendre avant le vote. Et ce sont néanmoins plus de 40% des électeurs qui se sont déplacés, sachant très bien, eux aussi, que les jeux étaient faits.

Les politiciens français feraient mieux d'entendre le message du 24 septembre : les Français ne veulent plus d'eux ni de leurs tours de passe-passe. Qu'ils s'en aillent !