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Gauche
plurielle: déjà trois ans de perdus pour la France !
Jean Rouxel
Beaucoup
d'observateurs ont déjà remarqué le changement de météorologie politique qui s'applique à Lionel Jospin et à sa majorité de gauche plurielle. Les communistes
ruent davantage dans les brancards Dominques Voynet mise à part les écologistes
semblent incontrôlables. Et l'affaire Dominique Strauss-Khan met l'ensemble du parti dans l'embarras. Le 24 septembre dernier, moins d'un électeur socialiste sur trois, ou sur quatre, est allé voter et il n'a pas toujours dit oui...
Mais peu d'observateurs ont noté le changement plus radical encore de la météo économique.
Jusqu'à la rentrée, c'était « Tout va très bien, Madame la Marquise ».
Aujourd'hui, les perturbations sont quotidiennes. Quand ce n'est pas la chute libre de l'euro ou le renchérissement du prix du pétrole brut, c'est l'annonce d'une hausse du nombre des demandeurs d'emploi (en juillet), celle d'un ralentissement de la consommation des ménages qui oblige l'INSEE à revenir sur ses perspectives de croissance (pour le deuxième trimestre de l'année en cours). C'est une résurgence de l'inflation (près de 2% d'augmentation des prix sur douze mois). Une rentrée marquée par de violentes tensions sociales en particulier dans les services publics.
Ce sont suffisamment d'éléments pour rappeler au gouvernement que la croissance est toujours fragile, en particulier dans un pays qui a cru, depuis de trop longues années, pouvoir s'affranchir des nécessaires réformes économiques de structure.
C'est maintenant que la gestion démagogique des finances publiques par les socialistes, depuis trois ans, va montrer au grand jour ses funestes conséquences. Car, au moins en valeur absolue, la dette de l'État continue à augmenter. Le nombre de fonctionnaires aura augmenté de quelque trente mille postes sur les années 2000 et 2001.
L'écart se creuse entre nos partenaires européens qui gèrent bien leurs finances publiques, et qui ont profité des bonnes années pour rembourser la dette et réduire la part des dépenses publiques dans le revenu national et nous, à peu près seuls représentants du genre dans l'Union européenne, qui prétendons, au nom d'une singulière exception, pouvoir durablement faire marcher ensemble prospérité et collectivisation.
L'heure de vérité approche. Elle coïncidera avec les prochaines échéances électorales majeures, législative et présidentielle. Jospin devrait se faire du souci. Mais, heureusement pour lui, il y a Chirac...

Les
racines mystiques d'Internet
- Un livre de Nicolas Bonnal
-
Nicolas Bonnal, vient de faire paraître aux Éditions Les
Belles Lettres un nouvel ouvrage intitulé : "Internet, la nouvelle voie initiatique"
.
Essayiste - il est notamment l'auteur chez le même éditeur d'un essai sur l'état de la France intitulé
" Le coq hérétique" Nicolas Bonnal a une formation de philosophe et d'historien (il est agrégé d'Histoire). C'est un spécialiste de l'univers de mythes et des symboles.
C'est donc tout naturellement qu'il inscrit l'examen du phénomène Internet auquel il a procédé, dans la continuité du projet technologique de l'Occident, initié dès le xvie siècle.
Au siècle des lumières, le rêve des humanistes était déjà, en effet, un monde sans frontières,
ouvert aux savoirs et aux échanges, pour tous les êtres humains. Avec Internet, c'est fait !
Internet remplace le vieux monde comme l'Amérique a remplacé le Vieux Continent.
Le propos de Nicolas Bonnal n'est pas de participer au débat qui oppose ceux qui se réjouissent de cette révolution et ceux
qui la critiquent ou qui la craignent, ceux qui chantent les méritent du réseau des réseaux et ceux qui en dénoncent les dangers.
Il consiste à éclairer la part d'irrationnel, de magique ou de surnaturel qui accompagne l'explosion
internet comme toutes les révolutions technologiques. Car toujours, plus l'homme développe le paradigme rationaliste, plus ses racines
s'enfoncent dans les mythes ancestraux, voire même la magie noire.
Toutes les révolutions ont secrété leurs mythes. Le mythe de Cain et d'Abel correspond à la révolution néolithique.
Prométhée enseigne les rudiments de la technique issue de la découverte du feu. Le mythe de Faust coïncide avec la découverte de l'imprimerie... Mais
Internet n'a pas encore suscité un mythe universel de cette sorte.
Pourtant, sur la toile, les signes et les références symboliques se sont déjà multipliés. Le
www, ou worldwideweb, correspond au nombre 666 puisque la lettre hébraïque, ou arabe d'ailleurs, waw, est la sixième lettre de l'alphabet.
C'est à une revue symbolique de tous les aspects et de tous les termes couramment utilisés sur Internet que nous convie Nicolas
Bonnal. Tout est passé au filtre de l'histoire des mythes occidentaux. Non seulement les sigles utilisés mais également les objets eux-mêmes. L'écran de l'ordinateur renvoie au miroir magique de Blanche-Neige, les miroirs étant depuis l'Antiquité
les instruments de devins et des sorciers. La navigation sur le Web ressemble à la chute d'Alice au pays des Merveilles. Et le nomadisme de l'internaute peut être rattaché à celui du peuple de Moise.
À partir d'Internet, Nicolas Bonnal nous invite à un voyage mystique et gnostique.
À noter tout spécialement, à la fin de l'ouvrage, un glossaire reprenant les principaux termes évoqués et a na lysés tout au long de l'ouvrage, d'AOL à Yahoo, en passant par e-mai1, Net et
web. .
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Référendum: Le NON en Filigrane
Selon l'institut CSA, les catégories
socioprofessionnelles qui ont le plus voté lors du
référendum sur le quinquennat auront été les cadres, les
retraités et les "autres inactifs", soit la part la
plus sensible au politiquement correct ( cadres ) et la plus
docile ( retraités, "autres inactifs") de la
population française. Ce qui laisse à penser qu'une
participation massive aurait conduit à la victoire du
"non".
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Le
mythe du cartel industriel
- Bernard Trémeau
" Les cartels se multiplient la répression s'accroît"
titre le "Monde Economie" du 26 septembre.
Pour les économistes dirigistes (keynésiens), le cartel est une façon détournée d'obtenir un monopole permettant de se mettre hors concurrence, donc de vendre plus cher ce que l'on produit. Les consommateurs sont lésés, tandis que les profits des entreprises augmentent. Il faut alors que le pouvoir politique intervienne et rende le cartel illégal. Marlo Ponti, notre commissaire européen, est formel :
"Les cartels sont les cancers de l'économie de Marché... En détruisant la concurrence, les cartels pénalisent sévèrement nos économies et nos consommateurs". Et le pouvoir politique, en grand défenseur du consommateur, s'oppose aux cartels. La commission de Bruxelles vient d'infliger une énorme amende de1,14 milliards de francs à plusieurs banques françaises qui s'étaient accordées pour ne pas se concurrencer sur certains produits.
Pour les économistes libéraux, le cartel est un contrat, c'est-à-dire un accord à durée limitée passé entre des entreprises, pour vendre un produit précis à un prix donné. Cet accord ne peut porter que sur un produit uniformisé et il évite une guerre des prix. Il procure donc une certaine stabilité des emplois. Il se fait nécessairement à un prix assez proche du
"juste" prix car, s'il se fait à un prix trop élevé, il se trouverait immédiatement une entreprise qui vendrait ses produits à un prix plus bas, donc détruirait l'accord signé par le cartel, que
cette entreprise soit située en dehors du cartel ou qu'elle provienne du cartel, en rompant au besoin le contrat. De plus, si une entreprise fabrique un produit nouveau de meilleure qualité, remplaçant le produit sur lequel portait l'accord, le cartel est automatiquement détruit.
Quand la concurrence sort par la porte, elle revient immédiatement par la fenêtre: bien qu'il n'y ait actuellement que 2 producteurs d'avions dans le monde, ils n'ont pas formé de cartel et la concurrence est très vive
entre eux...
La concurrence, vrai et seul défenseur du consommateur, est toujours là, sauf si une contrainte s'y oppose.
Cette contrainte peut être d'origine privée. Elle est maffieuse.
Un gang peut imposer aux producteurs de biens ou services l'obligation de respecter certains prix, certains territoires ou certains types de production. Tout exploitant de machines à sous qui n'accepte pas les contraintes imposées est physiquement éliminé du Marché. Les guerres de gangs sont pratiquement toujours des guerres interdisant la concurrence. Quand la contrainte d'origine maffieuse
s'oppose à la concurrence, c'est que l'Etat ne fait pas son travail.
Mais la contrainte peut aussi être d'origine étatique. L'État impose par une décision politique un certain comportement économique. L'OPEP est un cartel de pays producteurs de pétrole fixant l'offre de produits pétroliers à un niveau
suffisamment bas pour que l'excès de la demande provoque une hausse des prix, Si les états n'intervenaient pas, les producteurs de
pétrole fourniraient du pétrole à un prix nettement inférieur, car la concurrence entre pétroliers est une réalité de tous les
jours.
L'éducation ou les soins hospitaliers sont en France des cartels regroupant sous une règle politique compliquée le public et le privé. La concurrence étant éliminée par l'État,
les consommateurs d'un service "gratuit " payent en général le double du juste prix pour un service médiocre.
Le pouvoir politique en créant de tels cartels commet un abus de pouvoirs. Que ceux qui en doutent lisent le dernier livre de Claude Allègre
"Toute vérité est bonne à dire"...
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Seguin a gauche toutes
Edifiant, le livre-programme de Philippe
Seguin. Aux Parisiens, l'icône du journal Marianne propose un
conseils des jeunes dans chaque arrondissement ( on imagine
les propositions des jeunes jeunes du XIXe ! ), une
"force urbaine de protection" de 3000 agents pour
assurer des tâches de prévention et de sécurisation
complémentaire" ( comme si la prévention n'était
déjà pas trop à l'honneur), une "carte culture"
offrant un accès privilégié aux musées et spectacles
municipaux (aux frais des contribuables ) et enfin, une
"mairie du XXI arrondissement pour tous les
ressortissants européens. Vous venez de découvrir le
programme du candidat "de droite".
A.Y
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Le courrier des lecteurs du
6 septembre 2000
à la page du courrier des
lecteurs
- Une
répuplique de fonctionnaires
- Jean-Yves Queinnec
- Agriculteur biologiste
Notre pays est devenu "une république de fonctionnaires" dirigé par une
"junte administrative". Sur 25 millions de citoyens français de 18 à
60 ans, nous comptons 6,2 millions de fonctionnaires;six millions d'exclus et deux millions d'absents du
travail au quotidien.
Pas besoin de sortir de l'ENA
pour constater qu'à peine dix millions "d'actifs productifs" font vivre dans la plupart des cas mieux qu'eux, cinquante millions
"d'ayants droit", dont les 6,2 millions de fonctionnaires et assimilés par des prélèvements obligatoires sur la richesse nationale.
Je ne mettrais pas tous les fonctionnaires "dans le même sac";
je pense au personnel hospitalier qui 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 veillent sur notre santé.
Nos enseignants, "les vrais", "non pollués" par la politique, qui font leurs devoirs dans des conditions parfois difficiles dans nos banlieues; à ceux qui font face aux pressions de leurs collègues
"absorbés" par la politique plus que par les études de nos enfants !
Je pense aussi aux secrétaires administratives d'accueil qui sont aux contacts avec les administrés et qui doivent faire face aux mécontentements légitimes dues aux incompétences, incohérences de leurs supérieurs hiérarchiques.
Aux agents de la fonction publique qui, dans la grande majorité, pour de bas salaires, oeuvrent
au quotidien pour notre service public (Poste, EDF, Télécom, collectivités locales et territoriales, police, gendarmerie...).
Je rendrai un jugement beaucoup plus sévère à l'encontre des hauts fonctionnaires de l'État
français qui, au quotidien, usent et abusent de leurs pouvoirs en se donnant tous les droits d'ingérence sur le patrimoine humain, économique, social, moral, écologique, privé.
La Politique Agricole Commune est une ingérence parmi tant d'autres de
"l'État Franco-Français" sur la propriété privée.
Les aides compensatoires aux agriculteurs ne sont, en fait, que des compléments de prix.
Le prix du kilo de blé était de 1,15 F en 1980 pour 0,63 F aujourd'hui, alors que les coûts de mécanisation, de fertilisation, des services, des cotisations sociales
ont été multipliés par 2,5, et les impôts directs et indirects par 4 en 20 ans.
Ce ne sont pas les 2 000 F d'aides compensatoires par hectare de céréales mis en avant par nos technocrates qui vont combler ce manque à gagner constant.
Ces "aides vexatoires" ne sont acquises qu'après avoir répondu à des questionnaires administratifs
"tordus et pervers" instruits par des fonctionnaires de la DDAF et de l'ONIC du même genre.
"L'overdose administrative technocratique" n'a que trop duré et il est urgent d'y mettre un terme.
Je tirerais aussi "à boulets rouges" sur les magistrats de l'ordre judiciaire et administratif
qui, au quotidien, couvrent, protègent, confortent les hautes trahisons, les forfaitures et les
magouilles de nos hauts fonctionnaires, de nos politiciens dont la plus grande partie est issue
"du même milieu" fonctionnarial qui détruisent nos entreprises, nos familles, notre dignité.
" Les loups ne se mangent pas entre eux " c'est bien connu.
Les comportements assassins des banquiers, des organismes de protections sociales, des impôts, des syndicats ouvriers sur le petit et moyen patronat découragent tout esprit d'initiatives personnelles.
Ces lois sont votées par nos députés et sénateurs dont les 2/3 sont issus de la fonction publique, nos hauts et moyens fonctionnaires détournent, contournent et font leurs lois,
"nous, petits peuples, subissons !".
"Petits juges" ce n'est pas en emprisonnant nos syndicalistes patronaux que vous mâterez la révolte latente (José Bové,
Jean-Pierre Cappelle...). Une justice moyenâgeuse.
Le fait de laisser les fonctionnaires être éligibles est une erreur, car ils sont juges et parties, c'est l'État dans l'État !
Seuls les citoyens français salariés et non salariés, retraités, étudiants issus du secteur privé devraient avoir le droit de s'exprimer aux suffrages universels.
Cette mesure éviterait bien des dérives. Mais, comment faire
passer cette loi, puisque nous sommes une République au pouvoir des fonctionnaires?

Deux abominations m'indisposent. Il y a des communistes au gouvernement. Il y a des écologistes au
gouvernement. Vous me direz qu'il y a aussi des socialistes. Je sais. Et les socialistes me répugnent également, soyez en assurés. Peut-être même, et je vous le concéderai volontiers, sont-ils plus dangereux et plus abjects que communistes et écologistes réunis dès lors qu'ils feignent hypocritement de respecter les principes du
droit, de la démocratie et de la justice-Je dirais néanmoins qu'ils sauvent les apparences, et que dans une époque où les apparences ont une
grande importance, c'est déjà beaucoup.
Les communistes, eux, ne sauvent pas les apparences. Dans d'autres pays que la France, ils ont choisi de se débarrasser du mot ignoble, communisme, pas en France. Les communistes français sont communistes et fiers de l'être.
Dans les municipalités communistes françaises, le nom de Lénine, père spirituel de Joseph Staline, de Adolf Hitler et de Pol Pot, continue à désigner des avenues et le nom de Maximilien de Robespierre, père spirituel de Lénine, désigne des rues ou des squares faisant planer sur les emplacements susdits une odeur atroce de sang séché et de cadavre. Se réclamant toujours du communisme, les communistes français
n'ont, de surcroît, renoncé à rien et continuent à véhiculer le rêve immonde d'une révolution soviétique porteuse d'espoirs pour le genre humain et d'un Fidel Castro défenseur de la cause du peuple cubain. On peut certes se
dire, à titre de consolation, que si les communistes octogénaires peuvent bénéficier de l'indulgence qu'implique la sénilité, les communistes plus jeunes sont destinés à court terme à n'être que de pathétiques et risibles inadaptés sociaux.
Rien, par contre, ne sert de consolation avec les écologistes. La plupart d'entre eux sont jeunes (de vingt à cinquante ans), la plupart d'entre eux sont sincères, apparemment intelligents, et croient néanmoins aux risibles stupidités qu'ils profèrent. La totalité d'entre eux s'est placée au service d'une entreprise de falsification des faits dont le but apparent est la préservation de la nature, mais le but réel l'instauration d'un totalitarisme new look. Comme l'écrivait voici
quelques années mon ami David Horowitz, auteur de plusieurs livres remarquables, dont The Politics of Bad Faith (La politique de la mauvaise foi) : dites n'importe quoi concernant un
"prolétaire", vous courrez le risque de trouver un ouvrier pour vous rire au nez. Dites n'importe quoi concernant la nature et elle ne pourra pas vous répliquer. La nature ne répliquera effectivement pas à ceux qui parleront d'effet de serre et de réchauffement global, et elle ne pourra pas leur dire que sans effet de serre il n'y aurait pas de vie sur
terre, elle ne pourra pas leur dire non plus qu'aucune donnée scientifique ne montre qu'un réchauffement dû aux activités humaines s'opère.
La nature ne répliquera pas à ceux qui parlent de trou dans la couche d'ozone sans jamais expliquer
comment et pourquoi de l'ozone se crée sans cesse dans les régions équatoriales et tropicales et se détruit lors des phases hivernales au-dessus des pôles... Des gens dont les connaissances scientifiques relèvent de l'analphabétisme parleront à la radio ou à la télévision sous prétexte qu'ils sont
"verts". Ceux qui savent, ceux qui mènent des recherches scrupuleuses ne seront pas invités à dire ce qui est. Les propos apocalyptiques sont toujours plus "vendeurs" que des propos sensés et des gens qui parlent de trains qui déraillent sont toujours plus
"porteurs" en termes d'audience que des gens qui disent banalement que les trains arrivent à l'heure. Et peu importe si, dans la réalité, les trains déraillent
rarement.
Les civilisations qui se suicident voient toujours se lever de faux prophètes qui cherchent à conduire vers la négation et la haine de ce qui fit que ces civilisations furent grandes. C'est la haine de la civilisation occidentale et la haine de la conception occidentale de l'être humain qui ont guidé les communistes au cours de ce siècle, avec le succès que l'on sait: plus de cent millions de morts et plus d'un milliard et demi de personnes réduites à l'esclavage. Ce sont les mêmes haines, simplement recyclées, qui guident les écologistes en cette fin de siècle. Peut-on encore espérer que le bilan de l'écologisme au cours du vingt et unième siècle ne sera pas aussi accablant que celui du communisme au vingtième siècle.

- Le
budget de l'État sert aussi à gagner les élections. Ou à
essayer ...
Alain Dumait
Il y a une quinzaine de jours, juste après l'épisode des barrages routiers provoqués par la colère des professionnels, générée par le racket fiscal auquel le gouvernement se livre depuis longtemps à l'égard de tous les utilisateurs de carburant, Lionel Jospin a eu cette phrase, que je cite de mémoire :
« ce que l'État prend il le rend! il ne garde rien. Il redistribue tout ! » On pourrait bien sûr lui faire observer qu'il y a inévitablement un peu de perte en ligne... Certains mauvais esprits penseront immédiatement aux commissions occultes sur les marchés publics... D'autres pourraient faire observer que le coût de la gestion de cette redistribution est particulièrement élevé
en moyenne, la collecte des impôts coûte plus de 2 % de ce qu'ils rapportent. Les organismes sociaux ont des frais de
fonctionnement un peu plus importants. Et les frais généraux de l'ensemble de services de l'État et des autres collectivités publiques oscille, semble-t-il, entre 5 et 15 % des montants qui figurent à leur budget.
Mais, pour les besoins du raisonnement, admettons un instant que l'État, tel qu'il est idéalisé par un socialiste comme Lionel Jospin, redistribue en effet la totalité de ce qu'il prélève. Il n'en demeure pas moins qu'il le prend dans la poche des uns pour le mettre dans la poche des autres, Car, comme un grand économiste l'a dit avant moi, l'argent public termine toujours, en effet dans des poches privées.
C'est pourquoi il convient d'observer très attentivement à qui profite, au final, l'argent public, c'est-à-dire l'argent des contribuables redistribué par l'État, car il n'est pas possible de
se contenter dans cette matière du discours officiel qui voudrait que cet argent soit donné aux plus pauvres, aux plus faibles, aux plus jeunes, aux plus vieux, aux plus méritants. D'ailleurs, même si cela était vrai, on voit bien qu'il y aurait déjà matière à beaucoup de conflits. Par exemple, une société doit-elle plutôt subventionner les plus jeunes ou les plus vieux ? On a, à l'égard de ceux-ci, quand ils sont tombés dans l'indigence, un devoir de dignité et de solidarité. C'est certain. Mais l'aide aux familles et par l'intermédiaire de celles-ci aux plus jeunes de nos concitoyens n'est pas discutée non plus...
Quand on regarde attentivement les initiatives publiques génératrices de toujours plus de distribution, on s'aperçoit qu'elles bénéficient à des catégories de personnes qui sont rarement électoralement neutres. C'est ce qui a pu faire dire à des politologues américains que l'argent public servait principalement aux politiciens pour acheter les voix dont ils ont besoin pour se faire réélire.
La chose ne date pas d'hier.
Sans doute est-ce déjà par pure démagogie que l'empereur romain Vespasien promit à ses concitoyens s'il se faisait élire, de couvrir la ville de Rome d'édicules qui aujourd'hui portent son nom...
Comme les citoyens électeurs ont des raisons d'être blasés, les hommes politiques ont dû perfectionner leurs techniques pour acheter leurs voix.
Aujourd'hui, la plus répandue est celle du billet de 500 F coupé en deux. La moitié est donnée tout de suite, l'autre moitié sera donnée après les élections.
C'est ainsi que Laurent Fabius, tout comme Alain Juppé, conçoivent la réforme fiscale:
on l'annonce aujourd'hui, on commence à la mettre en oeuvre demain, et elle
n'aboutira que si les Français votent correctement. De même pour les 35 heures: on met en oeuvre la réforme tout de suite, mais on ne la financera complètement que plus tard. Les questions délicates sont reportées aux calendes électorales. L'affaire des retraites ne sera remise sur la table qu'après 2002.
seules, certaines catégories d'électeurs sont aujourd'hui en mesure d'obtenir un paiement comptant de la part des politiciens. C'est ce qui vient de se passer avec les enseignants :
40 % des nouveaux fonctionnaires de l'État, en 2001, seront des nouveaux fonctionnaires de l'Éducation nationale, dont le budget est cette année encore en forte augmentation, au point de frôler les 400 milliards de F. Les socialistes ne pouvaient pas lésiner : après les
propos reçus comme une déclaration de guerre par les intéressés qui furent tenus par Claude Allègre, Lionel Jospin et Jack Lang devaient payer leur repentance à l'égard des syndicats d'enseignants, sans l'appui desquels le
PS ne serait plus que l'ombre de lui-même, Le coup du billet de 500 F coupé en deux, c'est bon pour les
gogos!
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