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Berlusconi:
un modèle pour la droite !
Jean Rouxel
Les partis politiques français sont en
morceaux. Tous, sans exception. A gauche comme à droite.
Même Robert Hue , lors de la dernière fête de l'Humanité a dû raser les
murs. Les écologistes sont divisés en trois tendances, qui
s'ajoutent à d'autres courants. Au parti socialiste, avec le retour de mauvais sondages pour
Jospin, les rivalités reprennent le dessus.
Laurent Fabius est toujours en embuscade.
A droite le désordre est plus complet encore. Il y a eu la scission du Front national, la liquidation du RPF, l'anarchie au RPR. La contestation au sein même
des équipes dirigeantes a maintenant gagné l'UDF et DL, formations dont les parlementaires, pour sauver leurs mandats, ne veulent pas entendre parler des ambitions présidentielles de leurs chefs du moment, François Bayrou et Alain Madelin.
Le paysage politique français n'a jamais été aussi dévasté. Plus aucun
dirigeant ne semble avoir la moindre autorité. Pour les élections municipales qui
auront lieu dans cinq mois, les cas de dissidence se multiplient. Les appareils, à Paris ou ailleurs, ne sont plus en mesure d'imposer qui que ce soit. C'est l'anarchie.
on a pourtant à faire à des organisations qui disposent, grâce à l'argent public, de moyens importants. Plus de cinq cent cinquante millions de francs chaque année pour les partis politiques
subventionnés, sans compter des remboursements de frais de campagne largement calculés.
C'est ainsi qu'au RPR les recettes provenant des dons et des cotisations de militants représentent à peine 10 % du total. Michèle Alliot-Marie a pu oser dire que c'est faute de moyens financiers qu'elle avait limité sa campagne
pour le "oui" au référendum du 24 septembre à deux ou trois modestes réunions...
Pour reconstruire une force politique, que ce soit en France ou ailleurs, aujourd'hui comme hier, il faut, dans l'ordre, une stratégie, des hommes nouveaux, un projet.
La seule stratégie efficace est celle de la plus large entente. Cela vaut pour la gauche, comme François Mitterrand l'a hier démontré.
Cela vaut pour la droite, comme Berlusconi le démontre sous nos yeux de l'autre côté des Alpes.
Les hommes nouveaux n'apparaissent que lorsque les anciens se retirent, qu'ils le fassent de leur plein gré ou contraints et forcés. Les politiciens français restent trop longtemps en poste.
Le premier point d'un projet politique susceptible de rallier à la droite une majorité d'électeurs devrait donc porter sur le statut des élus et aboutir à réduire sensiblement les possibilités de
renouvellement des mandats.
Pour le reste, quelques idées simples suffiront. on pourra reprendre utilement les enseignements du premier ministre espagnol Aznar comme ceux du leader italien Silvio Berlusconi.

La
fausse droite, premier ennemi de la droite !
- Jean D'Orgeix
Dans le courrier des lecteurs du 30 septembre, Monsieur André de La Porte écrit :
"Votre publication est intéressante mais excessive et parfois absurde-Vous vous
trompez d'ennemi. Pour moi, l'ennemi, ce sont les socialistes et leurs alliés.
Inutile de les aider en affaiblissant la droite ».
Cher Monsieur, nul plus que moi ne considère le socialisme-marxiste comme l'ennemi numéro 1, que nous devons combattre en priorité.
Seulement, dans tous les pays du monde, à toutes les époques, quand un général en chef va de défaites en défaites, provoque dans les rangs de ses alliés naturels, des affrontements en proclamant des exclusions, quand ce général en chef, tant dans ses propos que dans ses actes, va au-devant des thèses de l'ennemi au point que flotte un parfum de trahison, ce général en chef est limogé. Pour vaincre, il faut d'abord être bien commandé. Sans crainte de se
tromper, on peut être convaincu que tant que Jacques Chirac et ses équipiers dirigeront la
"droite" française, celle-ci ne reviendra jamais au pouvoir.
Voilà un général qui :
1) Alors qu'il avait une énorme majorité à l'Assemblée, presque toutes les présidences des régions et les 3/4 des mairies françaises, ce général, soudain, pour des raisons aussi obscures que tortueuses, dissout l'Assemblée et provoque la totale défaite en rase campagne de ses troupes.
2) Alors que l'ennemi groupe toutes les forces possibles (sans hésiter à s'allier avec les camarades communistes dont
les partis ont massacré au cours du XXeme siècle plus de 80 millions de personnes), face à cette coalition, le général en chef, lui, n'hésite pas à
"se tromper d'ennemi", proclame le "Front républicain" allant des communistes au RPR pour combattre...
le Front National, qui lui, n'a tout de même assassiné personne.
Depuis 1986, si le Front National n'avait pas été exclu de toute alliance électorale, jamais, au grand jamais, la gauche n'aurait gardé le pouvoir. Le Front National aurait 10 à
l5 députés.., et alors ? Sans doute est-il préférable d'avoir au Parlement les inconscients (sur le plan politique) de Madame Voynet et de Monsieur Mamère, et au pouvoir l'ex-stroskiste Jospin et la passionaria Aubry.
3) II est tout de même incroyable que les bons électeurs, eux vraiment
de droite, du RPR, accepte depuis tant de temps d'être, pardon du mot que je vais employer, et je le dis tristement car ma sympathie va justement à ces électeurs...
Mais, comment acceptent-ils d'être cocufiés de la sorte ?
La vérité, Monsieur de La Porte, est que des hommes foncièrement de gauche ont pris les commandes des partis de droite. Pourquoi ? Mais parce que tous les footballeurs ne peuvent pas jouer dans la même équipe. Il en est de même pour les politiciens qui
sont des professionnels de la politique. À une époque, où l'arrivée de la gauche au pouvoir semblait très problématique, il était plus rentable d'entrer dans une formation proche du pouvoir (Jacques Chirac au cabinet de Georges Pompidou, par exemple).
Seulement, leur "sensibilité de gauche" existe toujours.
Alors, cher Monsieur de La Porte, "l'ennemi c'est le socialisme"... Absolument d'accord.
Mais, pour le vaincre, il faut d'abord débarrasser la vraie droite de ses taupes marxisantes qui, incroyablement, la
"dirigent" .
Le plus grand problème, il est vrai, c'est "QUI ?" ... Qui, comme général en chef ? Car toute cette fausse droite est gangrenée, à la fois par le professionnalisme politicien, et la formation socialiste reçue à l'Ena.
Mais pour vaincre...
d'abord... nettoyons les écuries d'Augias.
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Benoîte Taffin
président de Femmes-Liberté Paris
vous invite à la conférence donnée par
Pascal Salin,
professeur d'Economie à L'université Paris
Dauphine
Sur le Thème:
" Libéralisme le
véritable humanisme"
- Mardi 7 novembre 2000 à 18h précises
- Mairie du 2e arrondissement
- 8, rue de la Banque, 75002 Paris ( métro Bourse).
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| Confirmez votre présence au
01.42.65.12.03 |

La
descente aux enfers de l'euro
- Bernard Trémeau
Depuis sa naissance, l'euro, perd régulièrement de sa valeur. Les possesseurs de capitaux préfèrent donc le dollar à l'euro. Mais, vendredi 22 septembre, les banques centrales sont intervenues. Elles ont vendu du dollar et ont acheté de l'euro : le cours de l'euro a immédiatement remonté.
Quel est l'avenir de l'euro?
Une première question doit être posée : l'euro était-il surévalué à sa naissance ? La réponse est certainement oui. En effet, dans les années qui ont précédé la naissance de l'euro, et sous l'influence de la mondialisation se mettant en place, les financiers américains ou
japonais ont investi massivement dans la zone euro, alors que les financiers européens investissaient alors peu en dollars. Le cours de l'euro est donc monté. Depuis la naissance de l'euro et dans le cadre des restructurations consécutives à la mondialisation, le phénomène inverse a lieu: les financiers européens investissent en dollars, alors que les financiers américains ou japonais ont cessé d'investir en euros: les cours de l'euro baissent.
Ces deux comportements successifs peuvent expliquer à eux seuls la chute passée du cours de l'euro.
Les restructurations rendues nécessaires par la mondialisation étant en voie d'achèvement, les variations des cours de l'euro
issues des mouvements de capitaux devraient cesser.
Mais il existe une deuxième raison de voir l'euro faible : la croissance de l'économie américaine est bien supérieure à celle de l'économie européenne. Le PIB américain avance deux fois plus vite que le PIB européen : 5 % contre 2,5 %.
Quand un financier désire investir, il place ses capitaux dans l'entreprise qui galope, et non pas dans celle qui trottine. Cette rapide progression du PIB américain est consécutive à des investissements bien plus importants aux USA qu'en Europe, en particulier dans les nouvelles technologies. Ces investissements américains
induisent une augmentation annuelle de 5,5 % de la productivité alors que la masse salariale totale n'augmente que de 4,5 % aux USA:cette situation n'est pas inflationniste, elle est au contraire déflationniste.
L'Europe investit beaucoup moins :
9 % de son PIB, contre 15 % aux USA. La France, en contraignant les entreprises à payer 35 heures comme 39, induit une augmentation salariale de 11,6 %. Nous sommes dans une situation inflationniste.
Le cours de l'euro devrait continuer à baisser.
Il existe enfin et surtout une raison politique évidente de continuer à voir l'euro faible. Les
responsables politiques des USA ont compris les mécanismes de l'économie de marché, alors que les responsables politiques européens, français tout particulièrement, croient encore aux théories marxistes et égalitaristes. La richesse d'une nation vient de certains hommes, les entrepreneurs, et des capitaux mis à leur disposition.
Quand on pénalise fiscalement les entrepreneurs, ils s'en vont. Ce ne sont pas les jeunes diplômés américains qui s'installent en Europe.
Ce sont les jeunes diplômés européens qui s'installent aux USA. Et sans entrepreneurs, c'est le
sous développement pour tous. Quand on pénalise fiscalement les capitaux, les capitaux fuient. Les joueurs de football français choisissent une résidence fiscale à
l'étranger, ce ne sont pas les joueurs de football étrangers qui choisissent une résidence en
Franc sans capitaux, c'est le sous développement pour tous.
Même en n'étant ni entrepreneurs ni financiers, les Français ont tous intérêt à demander à leurs hommes politiques d'attirer dans leur pays les entrepreneurs et les capitaux, et non pas de les chasser par des mesures égalitaristes d'un
autre siécle.
Les cours de l'euro vont alors bondir. Sinon, la descente aux enfers continuera...
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Lu pour vous
BAROUD, pour une autre vie
par Pierre Chassin
Pierre Chassin, fils du général d'armée Lionel Chassin,
l'un des protagonistes du 13 mai 1958, retrace dans ce livre
son itinéraire depuis le drame de l'OAS jusqu'à sa
participation à la guerre civil Congo avant de se réfugier
sur l'océan ou il fut le premier Français à traverser
l'Atlantique sud en solitaire sur un petit voilier de sept
mètres.
On peut donc être diplômé de Sciences-Po à Paris et
devenir un sacré baroudeur.
Le récit est autobiographique. Il est y véridique. Et en
plus il est remarquablement écrit. A la lettre C de l'index,
on sera surprise d'y retrouver le nom de Jean-Pierre
Chevènement. C'était bien avant qu'il n'adhère au Parti
Socialiste ...
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Pierre Chassin
Baroud
pour une autre vie
Préface de Georges Fleury
- OAS - Congo
- Atlantique Sud en solitaire
- Jean Piccolec
365 pages, 160 F
( non disponible sur Alapage.com)
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- Retraites:
la loi du silence est brisée !
- Claude Reichman
- Page Claude Reichman
Chirurgien urologue, le docteur Gérard Maudrux vient d'être élu président de la Caisse autonome de retraite des médecins
français, une des plus importantes caisses de retraite de France avec
170 000 affiliés et 9 milliards de francs de cotisations annuelles.
Cette caisse est dans une situation particulièrement difficile,
puisque l'un des trois régimes de répartition qu'elle gère est pratiquement en faillite, alors qu'il sert prés de la moitié de leur pension aux médecins retraités. Partisan
convaincu - et de longue date de la capitalisation, le Dr Maudrux est devenu un des hommes
qui comptent le plus en France, car ce qu'il va faire à la tête de la caisse de retraite des médecins va
être suivi à la loupe par tous les responsables politiques et sociaux de notre pays, qui savent parfaitement, même s'ils ne l'avouent jamais, que tout le système de retraite français n'est pas en meilleur état que celui des médecins et qu'il va à la
catastrophe- C'est dans ces conditions que le Dr Maudrux vient de publier un livre qui est une véritable bombe, puisque pour la première fois y sont révélés dans toute leur ampleur les incroyables
privilèges dont jouit la nomenklatura étatique française.
Les Français, écrit Gérard Maudrux, « ne connaissent pas la vérité.
On leur ment tous les jours et les menteurs comme souvent ne sont pas les payeurs, au contraire.
Ils croient être au pays de la Liberté, de l'Égalité, de la Fraternité mais ils ne sont qu'au
Royaume de l'Inégalité et sans aucune Justice ni Liberté. Ils se croient au pays des Droits de l'Homme mais subissent une dictature administrative, dirigée par "une technocratie de droit divin,
une caste qui organise ses propres privilèges et les perpétue", pour reprendre la phrase de Michel Godet. » Et cette technocratie, du plus petit jusqu'au plus grand, du moussaillon au
commandant, ne s'est pas oubliée dans la distribution des faveurs. Au
point que si celles-ci n'existaient pas, « la France n'aurait pas accumulé 5000 milliards de dette, les déficits annuels correspondant chaque année au seul surcoût des
privilèges.
Comment cela a-t-il été possible ? Fort simple : il suffit de faire le calcul de ce surcoût en rapportant les pensions des fonctionnaires et des bénéficiaires des régimes spéciaux à la retraite qu'ils toucheraient dans le régime général, aux mêmes conditions que les autres salariés. « Les pensions des fonctionnaires et des régimes spéciaux pèsent près de 400 milliards (pour près de 600 milliards pour
l'ensemble des autres Français). Ils touchent en partant un tiers de plus, soit 120 milliards. Partant plus tôt, la durée de retraite est de 50 % supérieure, soit encore 120 milliards.
L'indexation différente leur assure une retraite de 30 % supérieure après 20
ans soit 15 % en moyenne sur toute la durée de la retraite, soit 60 milliards. Ainsi si les fonctionnaires et autres régimes spéciaux étaient soumis aux mêmes règles que les autres citoyens, leur retraite
coûterait 150 milliards au lieu de 400, l'équivalent de l'impôt sur le revenu, que l'on pourrait supprimer-Si les Français étaient tous égaux.
Accablant, n'est-ce pas ? Et cela continue ainsi, sur toutes les tares du système français de retraite, au long des 300 pages du livre ! Au moment de
proposer des solutions, le Dr Maudrux s'appuie sur les grands principes, au premier rang
des celui d'égalité. « Il faut traiter tous les actifs, tous les futurs retraités, tous les retraités, delà même manière, nul ne
peut s'y opposer. À travail égal, salaire égal. À salaire égal, cotisation égale. À cotisation égale, retraite égale. Toute réforme qui ne
repose se pas sur ces principes simples sera contestable, contestée et refusée.
Comment accomplir cette véritable révolution ?" "Un seul moyen paraît capable d'emporter l'adhésion et de
s'imposer aux corporatismes : le référendum". Une chose est sûre
en tous cas : à cette consultante électorale, la participation sera massive !
- Gérard Maudrux
- Retraites: le mensonge permanent
- Les belles Lettres
- 305 pages, 110 F
- commander
avec Alapage.com

- Proche-Orient:
ce qui sépare la civilisation de la barbarie
- Guy Millière
- page
Guy Millière
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A l'heure où j'écris ces lignes, nul ne peut encore
savoir sur quoi déboucheront les événements violents survenus en
Israël au cours des premiers jours d'octobre. Ce que l'on peut savoir, par contre, est que l'information transmise par les médias français
est une fois de plus, gravement tronquée. J'aimerais néanmoins attirer l'attention de ceux qui me lisent sur quelques points:
1. Il serait utile de rappeler que, s'il y a eu un Israël dans l'Antiquité, il n'y a jamais eu de Palestine. De la conquête romaine qui détruisit la souveraineté juive à l'empire ottoman, la région eut le simple statut de province. C'est à la suite du démembrement de l'empire ottoman que la région passa sous mandat britannique, Ses plus anciens habitants sont juifs. Les arabes sont arrivés plus tard, en conquérants, et ont vécu à côté des juifs, ceux-ci ayant le statut de dhimmi, citoyens de second rang en terre d'islam.
C'est au cours des années 1920-30 que les choses commencèrent à changer: des juifs immigrèrent en toute légalité contractuelle, mais avec le but de recréer un état juif indépendant, démocratique, ouvert. Les Arabes virent émerger en leur sein des leaders nationalistes, islamistes, fanatiques, racistes.
2. Lorsqu'il fut question de mettre fin au mandat britannique, il fut décidé, à l'ONU, de la
création de deux états, Israël et la Palestine. L'un devait être
juif l'autre arabe. Mais il était prévu que les juifs pourraient être citoyens de Palestine et les arabes citoyens
d'Israël. Israël vit le jour parce que les juifs acceptèrent. La Palestine ne vit pas le jour parce que les Arabes n'acceptèrent pas et préférèrent tenter de jeter tous les juifs à la mer.
Israël ne chassa pas un seul Arabe. Tous les juifs, par contre, furent chassés des territoires arabes de ce qui était censé devenir la Palestine. Les guerres de 1948, 1967 et 1973 ont toutes été déclenchées par les arabes, et toutes perdues par eux.
Israël n'a cessé ensuite de proposer territoires et aides contre la paix. Seul Sadate accepta le principe, et il le paya de sa vie.
3. L'OLP d'Arafat est issue directement du nationalisme et du national-socialisme arabe le plus sectaire. Elle fut pendant l'essentiel de son histoire une organisation terroriste, inféodée à l'Union Soviétique.
L'effondrement de cette dernière explique, pour l'essentiel, les accords d'Oslo. Depuis,
Israël n'a cessé de faire des concessions, jusqu'aux discussions de Camp David l'été dernier.
4. La réalité présente est que 95 % du territoire palestinien (Gaza, Cisjordanie) est sous autorité palestinienne, et que donc la quasi-totalité de la population palestinienne est
gouvernée par l'OLP. La réalité est qu'Israël a tout accordé :
même, récemment, semble-t-il, que Jérusalem Est soit capitale de l'Etat palestinien. Un seul problème fait obstacle. Arafat exige un passage sous souveraineté palestinienne de l'ensemble de la ville de Jérusalem.
Ce qui est, bien sûr, impensable :
Jérusalem est une ville sacrée pour les Chrétiens, les Juifs et (de façon moins claire) pour les Musulmans. Chacun sait qu'aujourd'hui, sous contrôle israélien, l'accès de tous à ses lieux
saints est possible. Chacun sait qu'avant 1967, lorsque les dits lieux saints étaient sous contrôle arabe, les juifs n'y avaient pas accès. Et les
Israéliens ont de très bonnes raisons de penser que si la ville devenait palestinienne, les juifs n'y seraient pas bienvenus...
Israël réagit avec fermeté, face à des gens qui veulent la destruction
d'Israël et des Israéliens et qui, à l'évidence, préfèrent le meurtre à l'esprit d'entreprise, et le goût du sang au respect des autres. C'est logique et légitime. Le monde occidental semble ne pas comprendre cette fermeté : c'est moins logique, moins légitime, et le signe inquiétant de ce qu'on ne sait plus en Occident ce qui sépare la civilisation de la barbarie.

- Celui
qui sait dire, mais qui ne sait pas faire !
Alain Dumait
Le temps passe. Jacques Chirac aura 68 ans le mois prochain. Ce n'est pas vieux certes. Mais, dans la mesure où il a commencé sa
carrière politique en 1962, comme chargé de mission au Cabinet de Georges
Pompidou, alors premier Ministre, cela fait de lui, avec 38 ans de carrière, un politicien ancien.
Ses qualités humaines, qui se sont arrondies et polies au fil du temps, ne sont contestées par personne. Contrairement à son prédécesseur, il est apte à comprendre toutes les catégories de Français, à parler avec eux sur un
pied d'égalité et même, souvent, amicalement.
Mieux - et ses adversaires l'ignorent souvent - Jacques Chirac est aussi (comme un certain nombre de ses anciens
condisciples de l'ENA) une brillante machine intellectuelle. Il comprend à peu près tout : les
hommes, les situations, les dossiers. Il sait même ce qu'il conviendrait de faire. Et souvent il le dit, plutôt bien.
Quelques exemples récents ou plus anciens me viennent aussitôt à l'esprit.
C'est excellemment qu'au soir du référendum du 24 septembre, il a déclaré que les Français voulaient être davantage consultés sur toutes sortes de questions qui les intéressent vraiment... C'est à juste titre qu'en 1995 il a développé le thème de la fracture sociale pour constater que, loin de diminuer, les inégalités avaient tendance à augmenter, en particulier celles qui résultent des interventions intempestives de la puissance publique, celles qui sont du domaine de la face soviétique de la société française...
Dès le premier jour de la funeste cohabitation de 1986, Jacques Chirac, avec beaucoup de lucidité, avait vu que, dans l'intérêt du bon fonctionnement de nos institutions, il ne fallait surtout pas qu'elle durât plus de trois mois...
Maire de Paris depuis 1977, il observa avec juste raison que le nouveau statut adopté par les socialistes à la fin de 1982 conduirait à l'impuissance de la municipalité à partir du moment où un certain nombre d'arrondissements seraient conduits par des élus d'une couleur différente de celle du Maire de la capitale.
On pourrait prendre beaucoup d'autres exemples. C'est ainsi que, concernant la gestion des finances publiques, Jacques Chirac a toujours tenu, en privé ou en petit comité, des propos démontrant son sens de la
rigueur.
Bref, Jacques Chirac est quelqu'un qui sait et qui sait dire. Le drame est simplement, apparemment, qu'il ne sait ni faire, ni faire faire...
C'est lui qui avait promis de consulter les Français sur l'euro ou sur l'Éducation nationale. Il a été amené à les consulter sur le quinquennat... Avec lui, les privilèges de la fonction publique, principale source de la fracture sociale contemporaine, n'ont fait que croître et embellir...
Très hostile à la cohabitation, il en est devenu le symbole, cohabitant déjà avec V.G.E. entre 1974 et 1976, cohabitant avec François Mitterrand, entre 1986 et 1988, laissant Edouard Balladur cohabiter entre 1993 et 1995, cohabitant avec Lionel
Jospin depuis 1997... Quant au statut de Paris, qui demain rendra la capitale de la France ingouvernable, que ne l'a-t-il modifiée quand il en avait le pouvoir...
Ce n'est que pendant la période 1995-1997, dans la foulée de son élection à la présidence de la République, avec la légitimité et l'autorité qui procèdent de cette situation, qu'il a pu mener la politique qu'il souhaitait. Il vaut mieux dire « qu'il aurait pu » car le choix d'Alain Juppé (de fait, son directeur de Cabinet depuis 18 ans) comme premier Ministre, l'engagea immédiatement dans une impasse avec le choix calamiteux de l'augmentation de la fiscalité, en particulier ces deux points de TVA ressentis par tous les Français comme des coups de règle sur les doigts, alors qu'ils attendaient, et qu'ils souhaitaient pour la majorité d'entre eux, des réductions des dépenses publiques et des coupes sombres dans le train de vie de l'État.
En mai 2002, Jacques Chirac sera au milieu de sa 70e année.
Tout donne à penser qu'il briguera alors un nouveau mandat présidentiel de cinq ans. Un éventuel succès nous emmènerait jusqu'en 2007. Tant qu'il sera là, la reconstruction de la droite française sera sans doute impossible. Tous les électeurs de droite ne le pensent pas, mais de plus en plus nombreux sont ceux qui osent le dire.
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