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Immigration
et insécurité: le grand tabou !
Jean Rouxel
Les Français, comme d'autres, sans doute, ont
toujours été friands de faits divers. En ces temps d'augmentation
galopante de l'insécurité
urbaine, ce devrait être pain béni pour les médias.0n pourrait
s'attendre à ce que nos journaux consacrent de pleines pages tous
les jours aux agressions et aux cimes qui se perpétuent sans interruption
dans les cités ou les transports en commun. Quelle ville, quelle région,
est aujourd'hui épargnée?
Or, c'est tout l'inverse. C'est seulement en lisant attentivement les pages de nos quotidiens que l'on entrevoit la vérité.
À Paris, certaines lignes de métro, à certaines heures, sont devenues la chasse gardée de nouveaux apaches.
Le règlement du Préfet de police qui interdit par exemple la mendicité et l'accès de toute personne accompagnée d'un animal est en permanence bafoué.
En moins de dix ans, les "cités de non-droit" ont été multipliées par dix. La population, directement concernée, atteint, au moins, entre deux et trois millions de personnes.
À Nice, les "vols à la portière" (un individu ouvre la porte d'une voiture bloquée dans un embouteillage et s'empare, sous la menace d'une arme, des sacs à main, sacoches ou mallettes...) dépassent maintenant 200 par mois. Un policier confie au correspondant du journal Le Figaro.
"Les
voleurs ont entre 16 et 19 ans. 0n les connaît à peu près tous. Quand on les arrête, ils sont relâchés quelques heures plus tard avec une simple citation à comparaître ultérieurement...
".
En Seine-Saint-Denis, les voyous ont accaparé les salles de cinéma UGC de Rosny et de Noisy-le-Grand pour en faire leurs lieux privilégiés d'affrontements entre bandes rivales.
C'est une conséquence, évidemment imprévue, de la carte d'abonnement illimité à 98 F par mois...
Dans 99 % des cas, les auteurs de ces violences sont des jeunes, de plus en plus jeunes (souvent moins de 16 ans, moins de 14 ans...), issus de l'immigration, légale ou clandestine. Non pas parce qu'ils sont immigrés mais parce qu'ils sont marginaux, non intégrés.
Ils n'ont de culture que celle de la rue.
Si les médias se taisent, ou se font discrets, c'est à cause du tabou de l'immigration. Toute proposition de restriction à l'accueil sans condition des immigrés est en effet tenu comme un signe de racisme. Donc comme un délit
Alors que notre législation, en théorie, interdit toujours l'accès de notre territoire à toute
personne dépourvue de titre en bonne et due forme.
Comment voulez-vous qu'on puisse lutter contre un ennemi si on n'a pas le droit de le désigner?

Notre
ennemi de l'intérieur
- Alain Foucart
Acheter: "La France aux ordres d'un cadavre"
de Maurice Druon
Le temps de se priver d'un ou deux mauvais films à la télévision et on aura lu, sans doute d'un seul trait, le dernier livre de Maurice Druon
"La France aux ordres d'un cadavre".
Le cadavre en question, avertit d'emblée l'auteur, est celui de l'URSS. Et, au-delà, celui du communisme.
La thèse se résume ainsi: les
instructions données de Moscou
au parti communiste, à ses compagnons de route, à ses courroies de transmission, à la CGT et à tous les autres relais dont il dispose dans notre société, continuent à faire largement la loi dans notre pays.
Cela est vrai depuis 1920. On l'a vu au moment du front populaire et de son Gouvernement, qui n'a pourtant duré que onze mois, mais qui a mis en oeuvre un ensemble de mesures dont les effets désastreux ont été durables et ont contribué à la débâcle de 1940. Pendant la guerre, le parti communiste a été, tour à tour, l'allié de l'occupant nazi puis un partenaire exalté et dangereux dans le camp des vainqueurs. Après la libération, ce fut le statut général de la fonction publique promulgué par une loi signée Maurice Thorez. Puis la mise en place de la syndicalocratie, avec ses trente mille emplois fictifs ! dont personne ne parle. Ce furent les nationalisations, machines à fabriquer de nouveaux permanents, de nouveaux combattants du désordre social. Ce fut la co-gestion introduite à la direction générale des impôts. Le nivellement institutionnalisé dans une éducation nationale étatisée comme nulle part ailleurs dans le monde...
Pactiser avec
l'ennemi Intérieur
ou le combattre
Comme l'indique Maurice Druon, dans son avant-dernier chapitre:
"L'inventaire complet des ravages causés par l'importation des théories et méthodes
soviétiques n'a pas encore été dressé". Mais peu de milieux, peu d'activités, peu d'institutions en sont indemnes.
L'ancien ministre des affaires culturelles du deuxième cabinet de Pierre Messmer, 1973-1974, ne
fait qu'évoquer la domination marxiste sur la culture et les médias. Mais il ose dire qu'à la télévision, publique ou privée, ce sont toujours les syndicats qui décident des engagements, des salaires, des horaires et des conditions de travail. Quand une grève est déclenchée par la CGT, c'est toujours au délégué de ce syndicat qu'on donne la parole en premier.
Bien sûr, on aurait aimé, en plus, trouver dans ce petit livre, un plan d'action, des conseils pratiques pour demain. Mais c'était beaucoup demander à ce cher académicien de
quatre-vingt deux ans (dont la biographie au Who's Who rappelle qu'il a été avec son oncle, Joseph Kessel, le co-auteur, en 1943, à Londres, du Chant des partisans).
Ici, il faut se contenter d'un constat. Il est cuisant.
Margareth Thatcher, appelait "ennemis de l'intérieur" les syndicats rouges qui prétendaient, avec leurs grèves, dicter leur loi au pays. Si on a bien compris Maurice Druon, la France est un pays qui obéit à son ennemi de l'intérieur.

Carte
scolaire: une machine inégalitaire
- Bernard Trémeau
L'Éducation Nationale vient de mettre au point la carte scolaire 2001 en créant de nombreux postes alors que le nombre des enfants scolarisés diminue.
Les paléontologues sont des savants spécialisés dans l'étude des fossiles laissés par l'évolution des espèces.
Ils croyaient que les mammouths ou les dinosaures avaient totalement disparu depuis longtemps. Or on a découvert en France un animal préhistorique encore vivant: l'Éducation Nationale. On avait d'abord cru qu'il s'agissait d'un mammouth.
Mais il semble, selon les derniers renseignements obtenus, qu'il s'agit plus probablement d'un dinosaure.
Au départ l'idée de carte scolaire semblait généreuse : permettre à tous les enfants de France, sans exception, d'avoir le même accès à l'enseignement. On a mis en place un vaste service public d'enseignement, gratuit et obligatoire, un monopole d'État.
Pour ne pas réveiller la guerre scolaire, on avait cependant laissé à côté de lui un enseignement dit
"privé". En fait, cet enseignement privé ne pouvait pas survivre économiquement : il a signé des contrats le liant à l'État. La totalité de l'enseignement est ainsi devenue un oligopole d'État. Mais ce petit résidu de liberté ne plaisait pas à la gauche. Quand elle est arrivée au pouvoir en 1981, elle a essayé de nationaliser l'enseignement privé pour créer un vrai monopole. Cette tentative de nationalisation a été un fiasco, car les Français sont descendus dans la rue.
Le système pourrait peut-être fonctionner si tous les hommes étaient identiques. Mais les hommes sont tous différents les uns des autres. Il y a de bons et de mauvais pâtissiers, de bons et de
mauvais médecins. Les Français peuvent encore choisir leur pâtissier ou leur médecin.
Ils payent en effet leurs gâteaux avec leur argent et ils payent leur médecin avec l'argent qu'ils ont été obligés de donner à la Sécurité Sociale.
L'État a donc décidé de ne pas les contraindre à utiliser tel pâtissier ou tel médecin. L'État respecte ainsi les choix des Français dans des domaines aussi importants que l'alimentation ou la santé.
Fabrique d'illettrés
II n'en est pas de même dans l'éducation Nationale, où il y a aussi de bons et de mauvais professeurs, de bons et de mauvais établissements scolaires. Avec le monopole d'État, nous ne pouvons pas choisir le bon professeur ou le bon établissement scolaire. Car si
nous étions libres de choisir, certains cours seraient sans élèves et
d'autres en auraient 40. Certains
établissements seraient vides et d'autres seraient surchargés. La carte scolaire est donc là,
nécessairement là. Sans elle, l'excellence des uns serait révélée, tout comme la médiocrité des autres. Nos
enfants sont assignés à telle résidence scolaire, comme on est assigné à résidence dans toute dictature digne de ce nom-Tous les mauvais professeurs sont maintenus professeurs à vie : il sort actuellement du système français d'éducation 10 % d'illettrés Certains Français ont trouvé leurs petites
parades. Telle directrice d'une école située dans un quartier
"difficile" met sans complexe ses enfants dans une autre école de bonne réputation. Tels parents font apprendre le russe à leurs enfants, car seul le
"bon" lycée de la ville a un professeur de russe. Tel
enseignant manœuvre pour éviter d'être affecté dans un
établissement "difficile". Tels
parents choisissent leur logement en fonction des établissements
scolaires. Il paraît même qu'on utiliserait de faux certificats de résidence. Enfin le privé est là, pour tout le monde. On y fait la queue tellement la demande est forte.
On est loin, très loin, de l'égalité des chances. Faudra-t-il attendre d'avoir
l5 % d'illettrés pour enfin tuer le dinosaure coûteux et
mettre à sa place un système rétablissant la concurrence entre les
établissements scolaires ? Car
seule la concurrence, tout en éliminant les médiocres, renforce la qualité du service et en abaisse les prix.
Quel beau cadeau de Noël pourrait faire, à tous les enfants de France, un homme d'État lucide !

Spécial
citations
| Citer les pensées des autres, c'est souvent
regretter de ne pas les avoir eues soi-même et c'est en prendre
un peu la responsabilité
Sacha Guitry
Frédéric Bastiat
Ce n'est jamais
sans créer pour l'avenir de grands dangers, et de grandes difficultés, qu'on soustrait l'individu aux
conséquences de ses propres actes
Henri Bergson
L'intelligence est caractérisée
par une incompréhension naturelle de la vie
Tony Blair
Ce qui compte, c'est ce qui marche
Bouddha
Le peuple est le reflet de son
gouvernement.
Si le gouvernement est honnête,
le peuple est honnête.
Warren Buffet
Quelqu'un s'assoit à l'ombre
aujourd'hui
parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps...
Albert Camus
II arrive toujours
un moment
dans l'histoire
où qui dit que deux et deux font quatre est puni de mort
Alexis Carrel
Certes,
les êtres humains
sont égaux, mais
les individus
ne le sont pas.
Paul Claudel
Quand l'homme essaye d'imaginer le paradis sur terre,
ça fait tout de suite un enfer
très convenable.
Clausewitz
Celui qui ne prévoit pas les choses lointaines
s'expose à des malheurs
prochains
Albert Cohen
On devrait mettre de bons Suisses,
bien raisonnables,
bien consciencieux,
un peu sévères, à la tête des
gouvernements de tous les pays.
Alors, tout irait
bien
Coluche
C'est pas parce qu'il sont nombreux
à avoir tort
qu'ils ont raison !
André Comte-Sponville
La seule façon d'être fidèle
à ce qu'on
a reçu, c'est de
le transmettre
Diderot
Tout les gueux se réconcilient
à la gamelle
Disraeli
Celui
qui rencontre le plus de succès
dans la vie
est celui
qui est le mieux informé
Albert Einstein
Les grands esprits ont toujours
rencontré
l'opposition violente des
esprits médiocres
Freud
Ce qui est vrai, c'est ce
qui réussit
Bill Gates
L'effort, même
quand il aboutit à un échec, est
toujours une valeur. Le succès,
quand il n'est pas le résultat d'un
effort, ne l'est
jamais
Vaclav Havel
Un seul combat
est perdu d'avance :
celui auquel on
renonce
Friederich Hayek
Le libéralisme est
basé sur la
conviction que la
concurrence est
le meilleur moyen de guider les efforts individuels
Joubert
Dans l'embarras
de savoir quelle est l'opinion la plus vraie, il faut choisir la plus honnête
Soeren Kierkegard
Celui qui prend un risque perd pied un instant ; celui qui ne prend pas de risques perd sa vie
Nikita Krouchtchev
Les hommes
politiques sont partout pareils. Ils promettent de construire des
ponts, même là où il ne coule
aucune rivière...
La Bruyère
Dans la société,
les plus sages sont souvent
menés par le plus fou
Lamennais
Tout le monde
regarde ce que je regarde, mais personne ne voit ce que je vois.
La Rochefoucault
Les querelles ne dureraient pas si longtemps, si le tort n'était que d'un côté.
Roger Minne
Sous la Ve
République, voter pour la droite ou pour la gauche revient à changer de cabine à bord
du Titanic.
Molotov
Les lois ne sont
pas faites pour défendre les
individus contre l'État, mais pour défendre l'État
contre les
individus
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Paul Morand
Je suis triste
parce que je vois mourir la race
blanche
Napoléon Bonaparte
Qui craint de
perdre sa gloire est sûr de la
perdre
Nietzche
L'État ment dans
toutes les langues du bien et du
mal, dans tout ce qu'il dit, il ment, et tout ce qu'il a, il l'a volé
Jean d'Ormesson
On me dira
que toute liberté
est assurée à ce
qui est vrai et
juste :
c'est la définition
même de
l'intolérance.
George Orwell
Le remplacement d'une orthodoxie
par une autre
n'est pas nécessairement
un progrès
Louis Pasteur
Le hasard ne
sourit qu'aux esprits préparés
Proudhon
Les hommes
qui ignorent le plus complètement l'état d'un pays sont presque toujours
ceux qui le représentent
Ayn Rand
Le but de l'homme
créateur
est de conquérir la nature ;
celui du parasite est de conquérir l'homme...
Jules Renard
Paresse :
habitude prise de se reposer avant la fatigue
Jean-François Revel
II n'est pas certain que l'homme
ait le goût de la liberté et de la
vérité
Frédéric Rouvillois
Penser que l'homme peut construire le
paradis le conduit forcément en
enfer.
Saint-Just
Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux :
c'est son
gouvernement
Pascal Salin
II existe deux
visions
irréconciliables de
la société : l'une est individualiste
et l'autre est
collectiviste
Salluste
Ceux qui jouent un rôle public important ne se préoccupent que de leurs intérêts
personnels, qu'ils déguisent en prétendues
mesures pour le bien de la République
Jean-Paul Sartre
Je sais ce que je dois faire et je ne le fais pas ; je sais
ce que je ne devrais pas faire et je le fais
(note du webmaster: Jean-Paul Sartre ? :
" je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal
que ne veux pas" Romain 7:19 )
Sénèque
Quand un marin
ne sait où aller,
aucun vent ne lui
est favorable.
Adam Smith
Le désir
d'améliorer notre
condition nous
accompagne depuis le ventre de notre mère
jusqu'à notre tombe
Stendhal
La tyrannie de l'opinion est aussi bête dans les
petites villes de France qu'aux États-Unis d'Amérique.
Turgot
Faire vivre
gratuitement un grand nombre d'hommes,
c'est soudoyer l'oisiveté et tous les désordres
qui en sont la suite... aux dépens de ceux qui travaillent
Paul Valéry
La valeur du
monde repose sur les extrêmes,
sa solidité sur les
moyennes.
J. Villermé fils
En bonne politique il faut, non pas promettre plus qu'on ne peut tenir, mais au contraire donner plus qu'on a promis
Alexandre Vinet
Les individus sont
sortis de l'état
sauvage, les nations y sont restées
Ludwig Von Mises
A la base de toutes les doctrines
totalitaires se
trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d'un esprit plus élevé que leurs sujets, qu'ils savent mieux qu'eux ce qui leur est profitable
Émile Zola.
Il n'est de justice que dans la vérité.
Il n'est de bonheur que dans la justice
Voltaire
On travaille pour soi ou pour sa famille avec plus de vigueur que pour un maître
Stefan Zweig
La passion favorite de l'esprit humain est toujours de croire
à la possibilité de l'impossible
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Merci à tous ceux qui, bénévolement, par les articles qu'ils nous ont adressés, et que nous avons publiés, ont contribué à élargir et à enrichir le débat, auquel nos colonnes sont toujours ouvertes. Ils sont connus ou moins connus.
Ils sont mis leur talent au service de
notre entreprise « anti-bourrage de crâne ». Nous sommes fiers de leurs signatures. Et de leur diversité.
.
Jean-Claude Abadie .Robert Agniel .Françoise Ansart de Lessan . Michel Bain . Marcel Boisot . Nicolas
Courteille . Gilbert Capy . Bernard Comyn . Jean d'orgeix . André Duhamel . MarcF.X. Fievet . Claudie Foumier-Christol . Gabriel Fradet . Richard Hanlet . Pierre Lafiineur . Paul Lambert . Pierre Lance . Georges Langlois .
Yves-Marie Laulan . Alain Laurent . Guy Millière .Jean Musil . Jean-Christophe Mounicq .Rosamund Oudart . Guy Pemia . Jean-Yves Queinec . Philippe Randa . Guy Raynal . Claude Reichman . François Richier . Jean-Pierre Rondeau . Marc Rossi . Christian Saint-Etienne .Pascal Salin . Jacques Sanson . Bernard Trémeau. Jacques Vidilles . Jean-Marie Vilain . Bernard Waquet . Joseph Watine

Tout
ce, qui est faux est vrai, qu'on se le dise !
Claude
Reichman
Page
Claude Reichman
Acheter Elle a
maigri pour le festival de Stéphane Denis.
Si l'on vous demande quel est l'écrivain français dont le talent, dans ce que les Américains appellent des short stories et nous des nouvelles, vaut celui d'Hemingway ou de Fitzgerald, répondez sans hésiter :
Stéphane Denis. Le recueil qu'il vient de publier sous le titre
"Elle a maigri pour le festival"* en est une éclatante démonstration. Bien entendu, tout ce qu'y raconte l'auteur est rigoureusement faux. A ceci prés que tout est vrai. Allez donc comprendre! Tout est vrai ? Presque.
Depuis qu'on leur intente de juteux procès, les éditeurs sont devenus prudents. Et soumettent ce qu'ils publient à leurs avocats. Surtout quand un ouvrage met en scène des héros dont la ressemblance avec des
personnages existant ou ayant existé ne doit rien au hasard ou à la
coïncidence. Et tel est bien le cas avec ce livre. Comme Stéphane Denis, le narrateur est journaliste. Et il en a vu, du monde ! Alors les avocats ont été particulièrement attentifs. Finalement deux nouvelles seulement,
sur les seize que compte l'ouvrage, leur ont paru receler un danger de poursuites. Par bonheur c'était les deux seules dont les personnages étaient purement imaginaires.
Imprimatur, donc. Pour notre plus grande joie.
Dans "Les Veuves joyeuses", on assiste aux obsèques d'un metteur en scène de cinéma qui eut son heure de gloire et beaucoup d'épouses célèbres et que celles-ci, réunies pour la triste circonstance, pleurent à leur façon, c'est-à-dire entourées de l'habituel bourdonnement de paparazzi et de vagues amis.
A huit heures moins le Quart, tout le
monde était ivre et la musique jouait de plus en plus fort quand une veuve lança :
"On va voir ce qu'ils disent de nous au Journal télévisé." Et alors? Ce n'est pas parce qu'on est léger dans la douleur qu'on n'a pas de sentiments! Tiens, prenez cette présentatrice de télévision fort connue, en France du moins.
Pourquoi croyez-vous que, dans ce restaurant proche des Champs Élysées, elle touche à
Déguisé en romancier, un journaliste raconte
peine à sa salade de crabe ?
L'angoisse évidemment. Doit-elle figurer seule sur la couverture d'un grand hebdomadaire ou avec son futur mari, qui, tranquillement assis à côté d'elle se fout éperdument d'être ou non sur la photo et ne veut que lui faire plaisir. Nous ne vous dévoilerons pas l'issue de ce suspense insoutenable. Mais comme Stéphane Denis a eu raison de placer en épigraphe de son livre cette phrase de Graham Greene :
"En définitive, ce n'était pas une tragédie mais bien une comédie, voire une bouffonnerie et c'est
pourquoi j'ai voulu donner à ces bribes de réminiscences un titre bouffon"!
Est-elle bouffonne ou tragique, la nouvelle où l'on voit un journaliste apporter au président les planches que son journal s'apprête à publier, révélant au grand public l'existence de la fille cachée du grand homme ?
Celui ci fera-t-il saisir l'hebdomadaire
ou non ? C'est ce que le narrateur a été chargé d'aller demander au château. Finalement, non, il ne saisira pas."C'est tout de même une belle histoire", lâche doucement le président en contemplant les clichés qui vont faire le tour du monde. Plus tard, il
confiera à son interlocuteur:
"Quand elle est née, j'étais candidat, j'avais peur du scandale.
Après..." Après, c'est maintenant, où un autre de ses enfants est en prison. Ce n'est pas dans le livre de Stéphane Denis, car nous venons de l'inventer. Ce bougre de Denis va finir par nous donner à tous de l'imagination. Quand on vous disait qu'il a un sacré talent!
Stéphane DENIS
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avec Alapage.com
Elle a maigri
pour le festival
et d'autres nouvelles
des gens célèbres
Éditions Fayard
237pages,l10 F

Formation professionnelle: un exemple de redistribution à l'envers
- Bernard Piard
Selon une idée reçue et soigneusement entretenue par l'ensemble de la classe politique, le niveau élevé de la dépense publique en France (seul pays développé au monde où la dépense publique représente 53% de produit intérieur brut) s'expliquerait par l'importance de la redistribution des revenus.
selon cette légende, il conviendrait en effet de prélever, autoritairement, une partie importante des revenus les plus élevés pour les redistribuer aux titulaires des revenus les plus faibles.
On peut discuter dans l'abstrait de l'intérêt et surtout de la justification morale d'une telle redistribution. De son principe comme de son intensité.
Mais, quand on observe la réalité, on est amené à constater des choses bien différentes. Les prélèvements obligatoires ne consistent pas du tout, le plus souvent, à prélever beaucoup d'argent sur un petit nombre d'individus qui seraient les plus riches de nos concitoyens, pour en faire cadeau à un grand nombre de plus pauvres, mais au contraire à prélever un peu d'argent sur tout le monde, y compris les plus pauvres, pour le redistribuer à un petit nombre de privilégiés.
La démonstration a déjà été faite plusieurs fois en prenant par exemple le cas de la fonction publique : les impôts de tous les Français servent en premier lieu à entretenir une caste de privilégiés (salaires, retraites, avantages de toutes sortes... ).
Un autre exemple est encore plus impressionnant:c'est celui de la formation professionnelle
continue, alimentée depuis 1970 par un prélèvement obligatoire sur tous
les salaires, qui représente aujourd'hui un impôt payé par les entreprises (et
donc, indirectement, par les salariés) de quelque 145 milliards de
francs, soit la moitié de ce que rapporte la totalité de l'impôt
sur le revenu !
Un racket à 145 milliards de F
Or, selon la CFDT elle-même, sur quatorze millions de salariés qui peuvent prétendre en bénéficier, il n'y aurait chaque année que 50 000 bénéficiaires, chacun d'entre eux revenant donc au système à prés de trois millions de francs ! On croit rêver...
Où se trouvent donc ces heureux élus ? Évidemment pas dans les petites et moyennes entreprises mais plutôt dans les grands groupes. Évidemment pas du côté des salariés en situation précaire ou difficile, en CDD ou en période d'essai, mais plutôt du côté de ceux qui sont assurés de conserver leur emploi et qui sont motivés soit pour améliorer leur situation soit pour "en profiter". Normalement, le MEDEF et les autres organisations professionnelles devraient être les premiers à réclamer la disparition d'un tel système qui coûte cher et qui pousse à l'inégalité. Mais, au travers des organismes de formation, qui ont poussé comme des mauvaises
herbes depuis trente ans, syndicats ouvriers et professionnels financent leurs structures permanentes. La formation professionnelle est, en effet, avec les organismes collecteurs du 1% logement et les organismes de sécurité sociale, une des trois mamelles du financement syndical en France, aussi bien pour la bureaucratie syndicale des salariés que des patrons.
Voilà ce qui se cache, souvent, concrètement, derrière les grands mots d'égalité et de
solidarité.

Deux totalitarismes, d'ailleurs parents, ont ravagé le
XXe siècle :
d'abord le communisme, dernier rejeton de la pensée unique socialiste, puis le national-socialisme, idéologie mixte et parfaitement contradictoire, issue à la fois du courant précédent, pseudo-égalisateur, et de
celui, fort ancien, qui fait l'apologie de la force et qui exalte l'inégalité des races. Une vie humaine valant par définition le même prix qu'une autre, on est obligé, si on veut comparer ces monstres, de les classer en fonction du nombre de leurs victimes et donc de déclarer
vainqueur, toutes catégories, haut-la-main, le totalitarisme communiste.
Pourtant, chaque jour, c'est la renaissance du national-socialisme, ou encore du fascisme, pourtant idéologie distincte, qui semble effrayer les commentateurs. Tandis que c'est avec
attendrissement que l'on va, à Paris, comme le 16 décembre dernier, place du Colonel-Fabien, au siège du parti communiste, pour admirer un Robert Hue, repentant mais souriant, reconnaître qu'il y avait eu quelques
"monstrueux aveuglements" du temps du stalinisme. Un aveu bien modeste, onze ans après l'écroulement du mur de Berlin, de la part de quelqu'un qui revendique toujours haut et fort sa qualité de communiste et d'internationaliste. .
On peut faire reproche au secrétaire général du parti communiste français d'avoir tant tardé pour procéder à un aveu si incomplet. Mais enfin, on peut le comprendre. Il est dans son rôle. Il est même payé pour!
Ce qui est plus difficile à admettre, c'est la complaisance généralisée des médias. Et, au plan politique, la complicité active de Jacques Chirac. Celle-ci, selon ses
propres termes, les siens, s'appelle "Pacte républicain".
Le "Front républicain" du temps de la IVeme république, s'appliquait à la Gauche et voulait qu'aux deuxième tour, les ennemis jurés de la SFIO et du parti communiste se retrouvent automatiquement sur le nom du candidat de gauche le mieux placé au premier tour.
Avec Jacques Chirac - ancien vendeur à la criée de l'Humanité 'Dimanche... - le
"Pacte républicain" n'est rien d'autre que l'élargissement de la stratégie précédente. Le
"Front républicain" s'opposait à la Droite... Le "Pacte républicain" s'oppose à la Droite nationale, qualifiée couramment d'extrême-droite, comme à tous ceux soupçonnés de la moindre complaisance avec elle.
On se souvient de la façon dont la Droite parlementaire, en mars 1998, à l'instigation de Jacques Chirac, préféra perdre la présidence de cinq régions au profit de la Gauche, plutôt que d'accepter, souvent sans contrepartie, les voix des conseillers du Front national, pourtant
eux mêmes élus souvent avec des voix d'électeurs anciennement RPR, UDF ou DL.
Le président de la République est plus que jamais ancré dans cette stratégie. Il l'a rappelé le
5 décembre dernier en remettant personnellement les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à Jean-François Humbert, actuel président du Conseil régional de Franche-Comté et sénateur du Doubs, promu pour avoir refusé, dans un premier temps, d'être élu avec les voix du Front national. À l'occasion de cette cérémonie,
Jacques Chirac a lourdement vanté "l'attitude républicaine" de M. Humbert, faisant de lui un
"exemple moral" un "modèle pour la France"..
La diabolisation, par celui qui devrait être le président de tous les Français, d'une partie importante de l'opinion est régulièrement confirmée par ses déclarations et ses initiatives. Elle ne concerne pas que le Front national, injustement condamné au silence médiatique, malgré sa représentativité incontestable, elle touche, aussi, au-delà, toutes les expressions de droite jugées non conformes à ce
"Pacte républicain", dont Charles Millon est l'exemple le plus emblématique.
Le président de Démocratie Libérale chrétienne s'est toujours défendu d'avoir passé le moindre pacte avec le Front national. Notre opinion est qu'il aurait mieux fait d'en passer un ! Mais cela est une autre affaire... En attendant, à Lyon, les listes qu'il présente dans tous les secteurs pour les prochaines élections municipales, sont créditées d'un score allant de
15 à 30 %. Il est donc évident que la droite - celle de Millon ou la fausse droite représentée par l'UDF Michel Mercier - n'a aucune chance de l'emporter contre la gauche, si elle ne se rassemble pas, au moins au deuxième tour.
Mais ce serait aller contre "le Pacte républicain". Du coup, la fausse droite ne veut pas entendre parler d'alliance au deuxième tour avec Charles Millon. Celui-ci a raison de dire qu'à Lyon, la droite
"veut la victoire de la gauche".
Hélas, il n'y a pas qu'à Lyon...
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