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CHIFFRES SIGNIFICATIFS

MAFIA 


A Palerme, en Sicile, les attentats liés à la mafia sont passés en dix ans de 240 à sept par an.
Avec la mondialisation et Internet même l'industrie du crime s'est délocalisée. . 

VIRUS


Un Français sur cent serait infecté par le virus de l'hépatite C...

INFORMATIQUE


50 % des foyers américains seraient maintenant équipés d'un  micro-ordinateur au moins.

SINGAPOUR 

La politique national-libérale de Singapour n'en finit pas de réussir : le PIB local a progressé de 10,1 % en 2000. Une croissance de 5 à 7 % est attendue
en  2001 . Les prophètes du déclin des valeurs asiatiques en sont pour leurs frais.. .


ALIMENTATION 


Entre 1975 et 1995, l'alimentation des Français a évoluée. En hausse, les plats cuisinés (+4,4 %) et les produits laitiers (+2,6 %) ; en baisse, le pain et les céréales (-2,2 %) et les fruits et légumes (-2 %).
Le poids de l'alimentation représente aujourd'hui 20 % du budget familial contre plus de 40 % en 1965.


BÉGAIEMENT 


Le bégaiement affecte 1 % de la population, mais trois à quatre fois plus d'hommes que de femmes. Un traitement s'impose avant l'âge de quatre ans.
La première consultation publique spécialisée vient d'ouvrir à Paris à l'hôpital Georges Pompidou. Avec six ans de retard sur les États-Unis. . .

DIVERS FAITS 

MENACE

 Le président ivoirien, Laurent Gbagbo, vient de déclarer qu'il lui faudrait chercher ailleurs
un soutien financier, si la France ne voulait plus apporter son aide à Abidjan.
Chiche!...

INDIGNITÉ

 Dans sa 91e année, Maurice Papon est le plus âgé de tous les détenus français.. .
Notre pays compte aussi, dons ses prisons, 22 octogénaires et 337 septuagénaires. . .

LARGESSE
La Ville de Paris a garanti à hauteurde30 millions de F un
emprunt contracté par le mouvement juif Loubavitch afin de créer un nouveau centre scolaire
dans le 19e arrondissement.


DOLLARISATION

 Après le Panama et l'Équateur, c'est au tour du Salvador d'adopter le dollar comme monnaie

BARBOUZES 

Philippe de Villiers ne cache pas ses craintes : selon lui, sa vie est en danger depuis qu'il a décidé de révéler au juge ce qu'il sait du financement du RPF,
qualifié d'« opaque ».


RACISME

 Guy Cordier est français. Actuellement jugé pour meurtre en Haïti, la justice de ce pays estime que son passé de militant de la CDCA (confédération des
attisa ns et commerçants) est « un indice déterminant de culpabilité ».
Sans commentaire. ..

MEDIAS

HYPOCRISIE 


François Hollande et Robert Hue n'ont pas de mots assez durs pour qualifier l'éventuelle nomination de Dominique Baudis à la tête du CSA. Il est vrai
que Hervé Bourges, le président sortant, est un modèle d'indépendance politique. . 

À Paris, tout le monde sait que le très centriste Dominique Baudis a cédé « sa » mairie de Toulouse au très chiraquien Philippe Douste-Blay en échange d'une garantie de domination au CSA par Jacques Chirac. Un mandat inamovible de six ans plus confortable qu'un renouvellement d'un mandat de maire. . .


TF1 AU SOMMET 


Sur les dix meilleures audiences
del'année,TFI en aura obtenu
neuf, dont la meilleure (la finale du championnat d'Europe France-ltalie), suivie par 21,4 millions de téléspectateurs.


FIGARO CORRECT 


Le correspondant du Figaro à Washington, Jean-Jacques Mével, s'étrangle de rage : les ministres nommés par George Bush font « lourdement pencher la balance à droite ». Nommé à la santé, le gouverneur du Wisconsin, Tommy Thompson, serait un « pourfendeur des programmes d'aide publique aux déshérités ». Ne perdez pas de temps : lisez directement Le Monde.


L'HUMA 


Seul le Sénat s'oppose encore à ce que l'État abandonne 15 millions de créances au profit du quotidien communiste.
Pour rassurer les banques l'ex journal de Jean Jaurès est prêt à licencier 120 personnes sur 270.
Et à hypothéquer son immeuble de Saint Denis. . .

 

SIC   

CHÔMAGE

 Quand il était directeur général de l'Anpe, avant de devenir président de France Telecom, Michel Bon disait en privé que le tiers des demandeurs d'em-
ploi était "des chômeurs de confort",ayant fait le choix de ne pas travailler, malgré leur inscription à l'Agence nationale pour l'emploi


IMMIGRATION 

"A bien y regarder le Sierra-Léonais attablé au café de Marnia est
une copie conforme du sans papiers algérien que l'on trouve au sud de l'Espagne. L'Algérie découvre à ses dépends qu'un racisme peut en cacher un autre " (El Watan, journal algérien).


ASSIMILATION 

Il faut que nous fassions comme en Hollande, où l'État signe avec l'immigré un contrat décrivant droits et devoirs réciproques. Si des gens viennent travailler en Allemagne et souhaitent y rester il faut exiger d'eux des connaissances de la langue. . . Ce ne sont pas seulement la langue et les lois qui font l'intégration mais aussi les mœurs, les coutumes, les références historiques, l'identité culturelle et nationale » (Friedrich Merz, chef du groupe CDU au Bundestag).


STRASBOURG 

" Lors du passage à l'an 2000, tout le monde avait estimé qu'avec 41 voitures incendiées à Strasbourg, tout s'était relativement bien
passé (sic). Cette année, avec une dizaine de plus, cela devient un événement. Je crois qu'il est abusif de parler de violences urbaines (re-sic). Le dispositif mis en place a permis d'éviter les dérapages et les affrontements" (Philippe Marland, préfet de l'Alsace et du Bas-Rhin).

Les 4verites N°289 du 13 janvier 2001

 Sommaire:

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Les Français veulent que Jacques Chirac Parte !
 Jean Rouxel  

Le dernier sondage réalisé par la SOFRES pour le compte du Nouvel Observateur montre non seulement que Lionel Jospin l'emporterait facilement au second tour de l'élection présidentielle ave 53 % des suffrages exprimés contre 47% seulement à Jacques Chirac, mais encore, quand on interroge les français, au-delà de leurs préférences sur les chances respectives qu'ils accordent aux deux tètes de l'exécutif, ils sont 46% à dire que Lionel Jospin a plus de chances de l'emporter et 24% seulement à opter pour son adversaire.
D'ailleurs la même proportion,46%,estime que la cohabitation profite plutôt à Lionel Jospin et 21 % seulement plutôt à Jacques Chirac, au RPR et à l'UDF.
Cette étude comporte d'autres enseignements Jean-Marie Le Pen demeure le mieux placé des autres candidats avec 8 % des intentions de voie-Arlette Laguiller et Robert Hue feraient jeu égal avec 7 % des suffrages. Charles Pasqua et François Bayrou recueilleraient chacun 6% des intentions de vote.
Une autre étude, réalisée par l'institut d'opinion BVA pour le compte de "Contribuables Associés" permet de mesurer encore mieux la défaveur qui est maintenant celle de Jacques Chirac dans l'opinion publique.
On a demandé à un échantillon représentatif:

"Entre Jacques Chirac et Lionel Jospin, à qui feriez-vous davantage confiance pour faire baisser les impôts ?". Réponse :à Jacques Chirac 13 %,à Lionel Jospin 28%; ni à l'un ni à l'autre 49%  (c'était 26 % seulement en janvier 2000).


"Pour couper dans les dépenses publiques et réduire la dette de l'État ?"Réponse :à Jacques Chirac 18%, à Lionel Jospin 25%; ni a l'un ni à l'autre 42% (c'était 21 % seulement en janvier2000).

"Pour réduire le nombre de fonctionnaires et réformer l'État?" 
Réponse:à Jacques Chirac26%, à Lionel Jospin19%; ni l'un ni l'autre 40 % (c'était 22% en janvier1000).

La conclusion s'impose et elle ne surprendra personne:la déconsidération qui touche les politiciens et les partis dominants ne cesse d'augmenter. Elle est aujourd'hui abyssale. Mais, dans ce contexte catastrophique, Lionel Jospin est un peu moins pire, c'est-à-dire un peu moins déconsidéré.
Si Jacques Chirac veut servir la France, et rendre service à son camp, qui est en principe celui de la droite, il n'a qu'une seule décision à prendre: annoncer dans les meilleurs délais qu'il finira certes son mandat mais qu'il ne se représentera pas, laissant ainsi leurs chances à  d'autres compétiteurs auquel il resterait quinze mois pour convaincre.

Jospin et Chirac sont d'accord pour freiner la croissance !

Alain Foucart

Malgré une croissance supérieure à 3 % en l'an 2000, la France se traîne toujours avec un peu plus de deux millions de demandeurs d'emplois officiellement recensés-Sans doute, beaucoup de ces demandeurs ne sont que des profiteurs :
ils s'inscrivent à l'ANPE, mais ne veulent pas vraiment retrouver du travail. En tout cas, pas n'importe où, ni à n'importe quel prix...
En outre, si la France voulait vraiment redevenir un pays de plein emploi, il faudrait qu'on y remette au travail toute une population qui est depuis longtemps sortie des statistiques, par exemple le million de Rmistes qui, malgré plusieurs dizaines de milliards de francs dépensés à ce titre par les collectivités locales, sont de plus en plus difficiles à ré-insérer.
Car la France est un pays qui souffre de nombreux blocages structurels. Le salaire minimum en est un, qui décourage tout chef d'entreprise de recruter un salarié dont le prix (le salaire) est supérieur à ce qu'il est en mesure d'offrir (son travail). La loi sur les 35 heures en est un autre.
Non seulement parce que cette réforme coûte de plus en plus cher aux finances publiques (déjà plus de100 milliards de F par an), mais surtout parce qu'elle accentue, notamment, la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans les secteurs où celle-ci manque le plus cruellement- C'est ainsi que, par exemple, les entreprises du bâtiment, construction ou seconde oeuvre, ont à peu prés toutes fermé leurs portes pendant quinze jours autour de Noël et du Nouvel An, alors que les mêmes entreprises n'arrivent pas à satisfaire à la demande...
Par pure démagogie, le gouvernement de Lionel Jospin avait donc fait voter par le Parlement un budget de l'État pour 2001 incluant des réductions de la CSG au bénéfice de quelque 9 millions de Français titulaires de bas revenus. Évidem-
ment, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition car, contrairement à ce que le gouvernement continue à feindre, la CSG n'est pas un impôt, que les politiciens pourraient manipuler comme ils le veulent, mais une
cotisation sociale, dont le taux ne peut être que proportionnel, et non pas progressif.
D'urgence, les socialistes se sont donc mis en tête de trouver une mesure de remplacement.
Certains ont pensé à une augmentation du SMIC qui serait compensée, pour les entreprises, par une réduction des cotisations d'assurance vieillesse. C'est encore mélanger fiscalité et cotisations sociales. Et surtout, cela
ne concerne que les salariés...
D'autres préconisent une nouvelle modulation fiscale avec des réductions et même dans certains cas un crédit d'impôts.
L'administration, dans ce cas-là, devra revoir l'ensemble de ses formulaires. Et le Trésor public devra faire des chèques dans la foulée des déclarations. Le système fiscal français, déjà très compliqué, le deviendra encore plus, avec, à la clé, de plus nombreuses occasions d'erreurs et de litiges...
Jacques Chirac, tout à sa compétition électorale à venir avec son Premier ministre, a pris parti pour la seconde option, contre la première.
L'un et l'autre font fausse route. Ils connaissent pourtant les bonnes recettes. Elles ont fait leurs preuves partout ailleurs. En Europe comme en Amérique.
Elles se nomment : libéralisation, déréglementation, réduction des dépenses publiques, remboursement de la dette, et ensuite, suppression des impôts les plus anti-économiques. Ni une nouvelle augmentation du SMIC ni des crédits d'impôt "ciblés" n'entrent dans ces catégories.

 Misogyne

Elle n'est pas passée inaperçue, l'interview que Philippe de Gaule, fils du général, à donné à "Impact médecin 11 (8-12.2000) : elle à déclenché, parait-il, une crise d'urticaire généralisée au sein de l'état-major du RPR. Pas vraiment" féministe ,,, à l'heure où son parti à élu une femme à sa tète, l'Amiral explique: " Depuis que le monde est monde, ce pour quoi là femme existe, c'est l'enfant! Toutes les découvertes, c'est l'homme, parce que c'est lui qui à l'imagination créatrice.
Là femme subit un monde qu'elle n'a pas fait ....
"

Abolir les privilèges du monopole public

Bernard Trémeau

Pierre Secret, président du syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l'INSEE, a signé un article extraordinaire paru dans le "Figaro Économie", et intitulé "l'État peut-il comprendre l'entreprise ?" Le monde de l'entreprise est exposé à la concurrence. On y fait en permanence l'effort de fournir au moindre coût un produit de la meilleure qualité possible.
L'emploi et la rémunération dépendent de l'effort de chacun dans son travail. La grève est un moyen de pression coûteux pour les deux parties :elle devient exceptionnelle. Le monde de l'entreprise, grâce à la concurrence, rend responsable. Ainsi ce monde innove en permanence, évolue très rapidement. Il est dynamique et utile : il nous enrichit tous.
Le monde de l'Administration est préservé de la concurrence parle monopole d'État- Ceux qui en font partie n'ont plus à faire l'effort de fournir le service de la meilleure qualité possible au moindre coût-Ils savent que leur emploi est à vie et que leur rémunération dépend essentiellement de leur indice et de leur ancienneté. La grève est un moyen de pression sans aucun coût pour les salariés. Même les journées de grèves sont pratiquement toujours payées et le statut empêche de perdre tout emploi. De son côté, l'Administration n'étant pas exposée à la concurrence, survivra toujours à une grève:elle cédera et finalement c'est le contribuable qui paiera. Ceux qui vivent dans le monde protégé du monopole d'État augmentent leurs revenus par la grève. Le monde de l'Administration est totalement figé, il est statique et devient de moins en moins utile : il coûte de plus en  plus cher pour un service peu performant.
Pierre Secret ne donne qu'un seul exemple, mais quel exemple!
l'INSEE, qu'il connaît bien. L'INSEE a calculé "qu'en matière d'études le rapport de productivité entre cet institut et le privés établissait à 1 pour 60 ».Ce qui veut dire en termes plus provocateurs: là ou l'INSEE a besoin de 60 personnes pour faire un certain travail, le privé n'en utilise qu'une seule. Cette information est incroyable. Grâce à la "non productivité"  de l'INSEE, nous sommes tous soixante fois plus pauvres en statistiques, donc soixante fois moins bien informés.
Avant 1789, la France était dirigée par une Administration devenue petit à petit de plus en plus sclérosée et insupportable pour le peuple. Turgot avait bien essayé de réformer cette caste qui détenait le pouvoir: il s'est fait chasser et la Révolution est arrivée.
Il y a un an, le Premier ministre a essayé de réformer deux des bastions principaux de son Administration : l'Éducation nationale et les Finances. Les ministres concernés ont été chassés, accusés d'être incapables de dialoguer avec les représentants syndicaux des fonctionnaires.
Par sclérose politico-administrative, nous maintenons en place des grands ensembles d'HLM où la délinquance s'installe au galop, nous conservons les SMIC qui fabrique des centaines de milliers d'exclus, nous utilisons un système éducatif totalement contre-performant ou nous maintenons en place le CNRS qui ne rapporte pratiquement plus de prix Nobel à la France.
Par irresponsabilité, notre Administration, riche des deniers de l'État, voit grand, bien trop grand. Elle produit en l5 ans un porte-avions qui reste au port, une Bibliothèque Nationale toujours en panne ou en grève,  et un hôpital colossal qui diffuse les maladies au lieu de les guérir.
Sans concurrence, tout devient possible.
Il existe aujourd'hui en France deux mondes se séparant à grande vitesse. Le monde de ceux qui ont le pouvoir ou qui vivent douillettement à l'abri du pouvoir dans un monopole d'État, en achetant pour leur consommation personnelle les excellents produits fabriqués dans le privé.
Ils profitent le plus souvent honnêtement de leur situation, mais leurs privilèges sont grands, beaucoup trop grands. Il y a un autre monde, celui de l'entreprise, qui produit avec effort au moindre coût possible les meilleurs produits possibles.
Ceux qui vivent dans ce monde savent que leur rémunération, leur emploi ou leur retraite peuvent être remis en cause tous les jours. Il nous faut rapidement une nuit du 4août.

 

Vos réactions

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Dans cent ans, sans pétrole...

Louis Barthès

A la fin du siècle dernier, c'est-à-dire il y a quelques jours, le savant astrophysicien, Hubert Reeves, a rappelé ce que tout le monde est censé savoir, mais personne n'en a cure, que dans cent ans, les sources d'énergie d'origine fossile - pétrole, gaz, charbon - seront inexorablement épuisées, ainsi que les mines d'uranium.
Il est possible que M.Reeves se trompe sur les délais-Ce ne sera peut-être pas 100 ans, mais 200 ou 300.À l'échelle de l'histoire de l'humanité, c'est pareil.
Alors, et c'est de toute façon pour bientôt, il faudra se contenter de l'énergie solaire directe et de ses dérivés : eau, vent, marées. D'où la multiplication des centrales hydrauliques, éoliennes, marémotrices. Les piles solaires auront bien besoin de faire des progrès...
Cela veut dire quoi ?
Les avions, c'est terminé. À moins que l'on ne retrouve la formule magique des tapis volants!
Par conséquent, les voyages intercontinentaux se feront avec des bateaux à voile. On souhaite bien du plaisir aux "tours operators ».
L'électricité étant mesurée chichement, plus de TGV. Bien contents de monter dans des trains à vapeur chauffés au bois (ou aux farines animales, ou, comme autrefois au Brésil, avec du café).
Les voitures, bus et camions pourront fonctionner avec des gazogènes, en rechargeant la chaudière tous les 30 ou 40km.
Le successeur de Gayssot n'aura plus à prendre des mesures drastiques contre les excès de vitesse.
ou alors, à l'alcool, mais, il faudra faire fonctionner les alambics à plein régime.
On s'éclairera à la bougie ou aux quinquets; pas question de lumineuses lampes à pétrole.0u encore à l'alcool, si les véhicules automobiles en laissent.
On pourra se chauffer et avoir de l'eau chaude avec le rayonnement solaire: ça, on sait faire. Il  suffit d'y mettre le prix en investissements "ad hoc" .
Restera aussi le feu dans la cheminée et les poêles "Godin" : il y en à déjà 2 millions aux USA.
Et puisque c'est l'hiver, passons aux distractions: plus question de téléphériques, on mettra des peaux de phoque. C'est plus sportif. Après trois ou quatre montées dons là journée, on n'aura plus envie d'aller faire là foire dons les boîtes de nuit. Qui s'en plaindra?
Dons100 ans. Si d'ici là là fin de notre monde n'est pas arrivée... On en voit déjà les prémisses, avec toutes les catastrophes qui s'accumulent depuis quelques temps éruptions volcaniques, tempêtes, inondations, tremblements de terre. 
Dons 100 ans... Qui vivra verra. Mois, aujourd'hui, nous, on s'en fout! .i

Le grand crime dont est victime ce pays

Guy Millière
page Guy Millière

J'aime quelque fois m'éloigner de France. Si tôt rentré, mille nouvelles m'assaillent.
Des automobiles ont été brûlées dans divers quartiers de Strasbourg pendant la nuit du nouvel an :un peu plus que d'habitude, quatre-vingt. Les statistiques pour l'an née écoulée permettent d'arriver au chiffre rond de mille huit cent. La police pourrait se montrer plus sévère et vigilante, direz-vous ? Vous vous trompez-Dans un pays gangrené par le socialisme, la police a mieux à faire: racketter les automobilistes dont la voiture n'a pas brûlé par exemple. Ceux dont la voiture a fini en flammes peuvent déposer une plainte inutile et s'adresser à leur compagnie d'assurance. Les municipalités quant à elles recruteront quelques emplois- jeunes aux fins d'indiquer aux victimes les formalités nécessaires. Les primes d'assurance monteront et le nombre d'emplois improductifs aussi ?
Qu'importe avoir une voiture est un luxe, gagner honnêtement sa vie aussi, et le luxe se paie...
À la télévision, un homme venu d'Afrique et musulman est présenté comme une victime : il a deux épouses et quatorze enfants pour le moment (deux petits nouveaux sont en route et grandissent dans le ventre de leurs mères respectives). Il vit d'allocations sociales diverses. Il vient d'être expulsé du HLM qu'il occupait car certains de ses enfants ont commis de multiples dégradations dans l'immeuble et ont montré de l'agressivité envers les voisins.
Personne, pas même le journaliste, cela va de soi, n'insiste sur les dégradations ou la situation des voisins-Le droit à la polygamie de l'homme, lui,se trouve explicitement affirmé-Je ne savais pas que le droit français reconnaissait la polygamie, mais, de fait, cela semble déjà être le cas :comme quoi on ne sait pas tout.
Je pourrais ajouter d'autres situations -cette jeune femme bien sous tout rapport et dont le bébé de quelques mois est mort à l'hôpital, victime disent les médecins de coups et blessures administrés sur plusieurs semaines consécutives et qui est innocente, bien entendu, ne montre aucune émotion, n'a vraisemblablement rien
vu et rien remarqué, et qu'on remet en liberté quelques jours après le jugement au nom d'une loi européenne. Cette lycéenne, très bonne élève et bien intégrée, nous dit-on, qui poignarde au cran d'arrêt une enseignante en plein cours pour une petite remarque-Ce convoyeur de fonds tué à bout portant par des voleurs, comme cela, gratuitement, alors qu'il n'opposait aucune résistance et ses collègues qui ne peuvent que pleurer et faire grève tant ils savent qu'il ne sert à rien d'espérer pouvoir disposer de règles de légitime défense plus efficaces...
Pas très loin de chez moi, en Seine-Saint-Denis, et pendant mon absence, un immeuble a brûlé une fois encore :le propriétaire du commerce situé aurez de-chaussée avait refusé de payer la « protection » de quelques voyous et l'a payé d'une balle dans la tête. Son magasin a ensuite été incendié à l'essence. Les appartements situés au-dessus ont été largement touchés par l'incendie mais aucun de ses occupants n'est mort. Nul n'en a parlé à la radio ou dans la presse, vous vous en doutez... Ce genre d'incendie est tellement courant...
Le moral des Français est, paraît-il, au beau fixe. Sans doute que des doses répétées de discours artificiellement euphoriques de la part de dirigeants politiques menteurs et souvent corrompus suffisent pour faire voit la vie en rose. Sans doute, en outre, que les falsifications inlassablement colportées parla télévision disséminent des rêves dans les têtes. Je ne puis, pour ce qui me concerne, m'empêcher de penser que les rêves ne sont que des rêves et que plus on les confond avec la réalité, plus le réveil est difficile. Je ne puis m'empêcher aussi de penser à tous ceux à qui on ne donne pas la parole et qui subissent impuissants, en colère quelquefois, résignés souvent, lucides, hélas, face à ce qui vient.

Mettre d'accord les hommes politiques de droite à Paris
Alain Dumait
Page Alain Dumait

Des circonstances particulières m'ont amené à siéger au Conseil de Paris pendant dix-huit ans, depuis 1983.J'ai été pendant plus de six ans le maire du 2e arrondissement et, à ce titre, pendant cette période, adjoint de Jacques Chirac. J'ai rompu en 1993 avec la majorité municipale RPR-UDF car je ne pouvais accepter les augmentations faramineuses des impôts locaux qu'entraînait une politique budgétaire sans retenue. En 1995, j'ai été réélu sur une liste de droite, qui était en concurrence au premier tour, avec une autre liste de la fausse droite RPR-UDF.
Cette dernière a fait 15 %, la nôtre a fait 38 %... J'ai voté pour Jean Tibéri comme maire de Paris. Mais, pas une seule fois, je n'ai voté son budget. Car je ne pense pas que l'on puisse prétendre baisser la fiscalité tout en continuant à augmenter le nombre des fonctionnaires. Hostile au renouvellement indéfini des mandats, je ne serais pas candidat en mars prochain.
Je suis souvent interrogé sur la situation politique à Paris.
Comment, en effet, une ville comme Paris, structurellement et sociologiquement de droite, où celle-ci l'a emporté dans les vingt arrondissements en 1983 puis en 1989, peut-elle se trouver aujourd'hui dans la situation de voir sa gestion confiée à un maire de gauche?
Sans doute un certain nombre de Parisiens veulent-ils le changement pour le changement. Or, à Paris, d'une façon ou d'une autre, le parti gaulliste, du RPF au RPR, occupe l'hôtel de ville depuis 1947!
Au plan idéologique, les gaullistes parisiens sont de purs opportunistes et n'ont jamais eu de mal à s'entendre avec les centristes et les radicaux. Que l'on prenne en exemple la politique budgétaire, la politique de sécurité, le logement social ou les subventions aux associations, sur aucun de ces chapitres la municipalité parisienne n'a souhaité s'inscrire dans un clivage droite gauche.
Qui plus est, au plan institutionnel, le clans gaulliste a toujours été en retard d'une réforme : partisan d'un statut préfectoral dans les années soixante-dix ; hostile a toute décentralisation au bénéfice des arrondissements dans les années quatre-vingt ; opposé au transfert des pouvoirs de police au bénéfice du maire de Paris dans les années quatre-vingt-dix...
Quand Jacques Chirac, fin 1976, a décidé de partir à la conquête de la capitale, c'était avant tout pour faire de celle-ci une puissante base pour la conquête du pouvoir de l'État.
Avec, à sa disposition, les moyens matériels qui intéressent tant aujourd'hui plusieurs juges d'instruction...
Jacques Chirac n'a jamais été principalement maire de Paris. Il l'a été « en plus » de la présidence du RPR. En plus de sa fonction de Premier ministre.
Un vrai maire de Paris aurait préparé un peu mieux sa succession.
Car Jean Tibéri, s'il a bien été élu à la majorité absolue des conseillers de Paris, dés la démission de Jacques Chirac, après l'accession de celui-ci à la présidence de la République, et réélu deux mois plus tard après les élections municipales, cela s'est fait sans débats internes, sans compétition véritable-Le premier adjoint a automatiquement succédé à l'ancien maire. Et Jean Tibéri était premier adjoint pour trois raisons:l'un des plus anciens conseillers de Paris RPR, en outre secrétaire général de la fédération de Paris de ce parti, et enfin patron politique de l'arrondissement où Jacques Chirac avait choisi de se faire élire.
C'est seulement après l'élection de Jean Tibéri, organisée par les seuls appareils politiques, que les ambitions concurrentes se dévoilèrent et se développèrent dans le cadre de réseaux d'influence comme on le vit avec la
tentative de putsch de Jacques Toubon, observée sans broncher par l'Élysée. Agressé de toutes parts, souvent injustement, Tibéri a donc été lâché par son propre mouvement.
Arrive alors Philippe Seguin, venu d'Épinal- Il s'imagine pouvoir refaire le coup de1977. Mais les temps ont changé. Les élections municipales de 2001 à Paris se feront arrondissement par arrondissement et le poids des appareils déconsidérés, sera souvent moindre que celui du leadership des maires d'arrondissements, même modestes.
À Paris plus qu'ailleurs, là droite est usée. Elle n'a pas su ni voulu se renouveler. Mais là gauche n'est pas sûre de l'emporter pour autant. Le sursaut, s'il se fait, se fera au niveau local.
D'ores et déjà Philippe Sequin est à peu prés sur de ne pas siéger au Conseil de Paris car sa liste, au
mieux aurait trois élus dons le XVIII arrondissement. Jean Tibéri à perdu sa majorité municipale le mois dernier. Il a peu de chances delà retrouver en mars prochain.
Si le maire de Paris devait étre de droite, ce serait donc probablement un troisième homme. Et plutôt une femme, parité oblige ! Là mieux placée et là plus acceptable s'appelle Françoise de Panafieu.