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La
France est la lanterne rouge de la compétitivité économique
Jean Rouxel
Il est sans doute possible de remplacer les allocations familiales ou le
RMI ou même le SMIC par un impôt négatif. Mais ce que Lionel Jospin vient de décider, c'est d'ajouter
à ces trois dispositifs, et à tous les autres, un dispositif supplémentaire dénommé
"prime pour l'emploi". Dans ces conditions, et quoi qu'on pense de son principe (voir pages 2 et 3), l'impôt négatif à la française, mis en oeuvre par Lionel Jospin, nous enfonce un peu plus dans le socialisme même s'il s'agit d'une
invention d'un économiste américain réputé très libéral, Milton Friedman...
Car il y a une logique socialiste pour tout, même pour mettre en oeuvre des principes
qui, au départ, sont à l'opposé de la doctrine. On l'a bien vu avec les privatisations. Il
y a une façon de privatiser tout en gardant le contrôle des entreprises concernées dans le giron de la
technostructure, comme cela fut mis en oeuvre aussi bien par Édouard Balladur que par Dominique
Strauss Kahn.
Tout comme il y a une façon libérale et une façon socialiste de réduire le temps de travail. La première est naturelle, la seconde est dirigiste. La première est évidemment plus
efficace que la seconde. La preuve : il y a davantage d'employés aux 35 heures
- ou moins - aux États-Unis qu'en France ! (Même si, là-bas, les heures travaillées sont plus importantes dans l'année et si l'âge moyen de la cessation d'activité est plus reculé.).
Régulièrement, des organismes internationaux indépendants, publient des études sur la compétitivité économique des nations. Le dernier en date provient du Centre japonais de recherche économique, qui mène de telles enquêtes,
tous les dix ans, depuis 1980. En 1990, Singapour arrivait à la première place. En 2000, les États-Unis lui auraient ravi cette médaille d'or. Hong-Kong arriverait à la cinquième place. L'Australie serait à la sixième
place, tandis que le Japon, en dix ans, aurait reculé de la troisième à la seizième place. En Europe du Nord : les Pays-Bas sont troisième, la Finlande quatrième, la Norvège sixième et la Suède septième. Quand l'Allemagne recule de la sixième à la douzième place, la France, elle, passe du dix-septième au vingt-et-unième rang !
Conclusion : la crise économique mondiale généralisée n'existe pas.
Des pays comme l'Allemagne et le Japon souffrent de leurs rigidités structurelles. La France s'enfonce dans l'étato-socialisme. La gauche comme la fausse droite s'y complaisent-Nous serons bientôt la lanterne rouge des pays développés...
Un
nouvel impôt, même négatif: non merci !
- Bernard Piard
Milton Friedman a inventé l'impôt négatif en 1962 pour démontrer qu'il était possible de simplifier la bureaucratie étatique édifiée au fil des années au nom de la redistribution des revenus.
Considéré comme le pape du libéralisme, Milton Friedman, prix Nobel d'économie, est avant tout le maître des idées simples et claires. En matière monétaire, c'est lui qui a inventé la régulation par les taux d'intérêt à court terme. L'idée de l'impôt négatif va dans le même sens : même
l'interventionnisme peut être simplifié.
L'impôt négatif est donc une solution à la disposition des gouvernants mais sa mise en oeuvre n'efface absolument pas le fait
que toute redistribution à caractère massif est toujours de la
redistribution c'est-à-dire un processus collectiviste et
totalitaire.
Avec la «prime à l'emploi», version soft de l'impôt négatif, que vient d'instaurer Lionel
Jospin, on entre d'emblée dans un système qui doit bénéficier à dix millions de personnes.
Aujourd'hui, il est annoncé comme devant coûter 25 milliards de F
sur trois ans. Mais on connaît l'histoire de tous les impôts. Ils
sont petits quand ils sont jeunes mais grandissent inexorablement
d'année en année.
Et, comme toujours en France, ce nouveau système de redistribution va s'ajouter aux autres. Il remplace certes le dispositif retoqué par le Conseil
constitutionnel de diminution ciblée de la CSG, pour cause d'il légalité, mais il ne remplace aucun autre dispositif existant ni au plan fiscal ni au plan des prestations, dont le maquis demeure toujours aussi impénétrable et obscur.
Au-delà de cette décision du gouvernement de Lionel Jospin - qui, sur ce terrain, ne fait que suivre d'autres socialistes, que ce soit Tony Blair ou Bill Clinton - on devine que le thème de l'impôt négatif va devenir celui d'une nouvelle querelle politique à la française. Madelin est farouchement pour ; Bernard Trémeau (voir ci-contre) aussi.
Nous ne sommes pas de cet avis.
Oui à l'impôt négatif, à la condition qu'il s'accompagne d'une suppression d'autres dispositifs. Et que ce soit l'occasion de réduire la redistribution globale et non pas de l'augmenter.
Car la France souffre d'u n excès de redistribution, qui entraîne non seulement l'excès de la
dépense publique mais génère également une culture de la paresse et de l'envie.
Avec l'impôt négatif, l'aide sociale devient plus simple, plus facile à obtenir et, de ce fait, sera considérée davantage encore comme un dû, une exigence. On aura fait un pas de plus non pas pour sortir du socialisme, mais pour s'y enfoncer.
Madelin dit « Je salue toutes les conversions à l'impôt négatif celle de Laurent Fabius comme celles de Jacques Chirac ». Je préfère me méfier de telles
conversions et continuer à utiliser le bon vieux clivage droite
gauche. Je ne vois pas qu'un nouvel impôt socialiste, fût-il négatif, puisse être un bon impôt.
Et je tiens la proposition de Milton Friedman comme une sorte d'espièglerie. Un libéral qui donne à ses adversaires une leçon de
dirigisme. Simplifier la redistribution des revenus tout en l'aggravant ne sera jamais du libéralisme.

Impôt
négatif: redistribution sans bureaucratie
- Bernard Trémeau
Dans le dernier numéro des « 4 Vérités hebo », Alain Foucart critique, à juste titre, et la façon dont nos législateurs actuels bâclent les modifications de la fiscalité, et la complexité croissante de cette fiscalité, et le taux beaucoup trop élevé des impôts. Ce qui stérilise, en effet de plus en
plus, toute notre économie et nous appauvrit tous.
Cependant, en dernière heure, après toute une série d'erreurs ou de palabres qui frisent le gag, le gouvernement a abandonné une nouvelle augmentation du SMIC et choisi presque à
contre coeur l'impôt négatif, impôt proposé depuis longtemps par l'économiste américain Milton Friedman. Nous assistons à une véritable révolution culturelle : la gauche au pouvoir quitte l'archéo-marxisme pour foncer tête baissée dans ce qu'elle appelait encore hier« l'ultra-libéralisme ».
L'aile conservatrice et marxiste du gouvernement a en horreur l'impôt négatif, considéré à juste titre comme un système fiscal libéral, donc de « droite », donc horrible.
L'impôt négatif a pour elle un inconvénient majeur : il fait passer directement l'argent de la poche de celui qui a de gros revenus à celle de celui qui n'a pas assez de revenus. Il réduit à très peu de choses le rôle de l'État.
Les marxistes-égalitaristes préfèrent utiliser l'argent provenant de l'impôt pour fournir à tous le même service. L'État a ainsi un énorme pouvoir. Selon eux, grâce à l'école
"gratuite", au logement « à loyer modéré », ou à la retraite « donnée » par la Sécurité Sociale, les Français ont trouvé le vrai bonheur. L'école idéale est l'école publique et gratuite, avec le même tronc
commun pour tous, même si ce type d'école, totalement inadapté aux
besoins réels de chaque enfant, fournit un nombre croissant d'illettrés. Le même F4 pour tous, dans la grande barre
d'HLM, est bon
pour tous, alors que chacun rêve d'avoir "sa" petite maison avec
"son" jardin où on cueille "ses" cerises et fait pousser
"ses" tomates. De plus, les barres d'HLM entraînent une délinquance de moins en moins contrôlable. La retraite idéale est
la retraite par répartition, que la Sécurité Sociale "donne" à tous les Français, même si ce système de retraite, aujourd'hui
totalement inadapté à notre démographie, octroie des retraites bien inférieures au système par capitalisation.
(Signalons cependant que partout où le marxisme-égalitariste est au pouvoir, il échappe totalement au principe égalitaire.
La carte scolaire ne touche pas les enfants des amis du pouvoir.
La datcha ou les magasins réservés sont le propre du marxisme.
On loge dans un HLM amélioré un proche parent ou un ami. La médecine à deux vitesses fonctionne parfaitement en France ou ailleurs. L'homme au pouvoir peut même circuler à tombeau ouvert sur
"ses" routes, même s'il met en prison le citoyen lambda qui ose faire un excès de vitesse.)
Avec l'impôt négatif, tout est différent. L'argent ne fait que changer de poches. l'État abandonne tous les services qu'il fournissait. Le monopole d'État imposait théoriquement à tous la même école, le même logement ou la même retraite. L'absence de concurrence rendait tous ces services de plus en plus médiocres et de moins en moins adaptés aux besoins des individus. Avec l'impôt négatif, chaque Français
retrouve les moyens financiers de choisir l'école, le logement ou la retraite qui lui plaît. D'assisté, il redevient responsable. La concurrence étant rétablie, l'offre est immédiatement diversifiée et améliorée. Il n'y a plus de tronc commun égalitaire, de F4 étatique pour tous, ou de système de retraite obligatoire. Chacun peut choisir ce qu'il pense être la meilleure école pour ses enfants, la meilleure maison pour sa famille ou la meilleure retraite pour ses vieux jours.
Le libéral Milton Friedman vit toujours .Il est déjà responsable de l'extraordinaire succès de
l'actuelle politique monétaire américaine. Souhaitons à l'impôt
négatif
un succès identique, même si ce sont des anti-libéraux qui l'ont
introduit.

Les
échos politiques de Georges Langlois
JOSPIN, DEMISSION !
Lionel Jospin peaufine sa stratégie de candidat à la Présidentielle de 2002 et hésite encore sur un point capital : est-il de son intérêt de demeurer Premier ministre jusqu'au bout, ou, au contraire, de démissionner trois ou quatre mois avant le premier tour de scrutin ? Lui et ses conseillers ont parfaitement en tête le précédent de 1988 où François Mitterrand était évidemment resté à l'Élysée jusqu'au bout tandis que Jacques Chirac, Premier ministre, demeurait le locataire de Matignon. Et cela ne lui a pas réussi... Plusieurs des stratèges du PS conseillent donc à Lionel Jospin de démissionner en janvier 2002 pour devenir un candidat parfaitement libre de ses mouvements et de ses propos.
BALLADUR S'ENCANAILLE
Édouard Balladur était très en colère en apercevant la place qui lui avait été réservée, face à Philippe Séguin, pour le déjeuner des têtes de liste parisiennes du 12 janvier à « La Mascotte » dans le 18e.
L'ancien Premier ministre était, en effet, placé sous une immense (et célèbre) affiche représentant la chanteuse Dalida en position plutôt provocante : jambes écartés avec un chapeau au mi lieu. La tête de Balladur, arrivant juste à hauteur du chapeau... « D'un goût douteux », a-t-il fulminé à la fin du repas, alors qu'en petit comité les autres têtes de liste pouffaient de rire. Conclusion pincée de Balladur, convaincu d'avoir été place là intentionnellement : « décidément, rien ne me sera épargné dans cette campagne ! »
VAILLANT PAS ECOUTE
Daniel Vaillant est furieux contre ses amis du PS. Lors du séminaire gouvernemental du 4 janvier, il avait plaidé - en vain - pour que le gouvernement se saisisse du débat sur l'insécurité,
"avant que la droite ne s'en empare". Le ministre de l'Intérieur venait, en effet, d'avoir connaissance des dernier chiffres de l'augmentation des violences
urbaines. Vaillant - c'est du moins ce qu'il raconte aujourd'hui - entendait « couper l'herbe sous le pied à la droite ». Résultat : rien du tout. Et la semaine dernière, Chirac, à l'occasion de ses voeux aux corréziens, partait en guerre contre.., l'insécurité ! « Je commence à comprendre Chevènement, ironise Vaillant en privé. Il n'est décidément pas évident de se faire entendre quand on est ministre de l'Intérieur dans un gouvernement de gauche, où certains sujets restent tabous. »
STRATEGIE SOUVERAINISTE
Explication, donnée par un bon connaisseur du « microcosme », de la guerre Pasqua-Villiers :« L'un et l'autre ont fait le même calcul pour 2002. Le passage obligatoire à l'Euro, au mois de février, ne précède que de trois mois l'élection présidentielle. Or l'abandon du franc va provoquer un traumatisme profond, notamment chez les personnes âgées. Conséquence : quel qu'il soit, le candidat souverainiste antimonnaie unique à la présidentielle peut créer la surprise en dépassant les 10 %, d'autant que tous les autres candidats de droite (Chirac, Madelin, Bayrou) sont favorables à l'Euro. » A gauche, Chevénement fait le même pari...
Tribune
libre: APPEL A L'ENTREPRISE POUR REFONDER L'ÉCOLE
Françoise Ansart
de Lessan
- "Pour choisir
une autre école",
- l56 rue du Président Wilson,
- 92300 Levallois-Perret
L'échec de l'école est une des plus grandes injustices de notre temps : un quart des élèves entrant en 6e lit mal ou compte mal, un plus grand nombre encore rencontre des difficultés et se trouve limité dans sa formation
alors que les moyens consacrés à l'enseignement augmentent chaque
année.
Ce constat fait, des solutions
sont proposées qui concernent l'organisation de l'école, les rythmes scolaires, les moyens financiers... On en vient toujours à trouver que les moyens manquent mais jamais on n'entend parler de la responsabilité de l'école primaire et de ses
méthodes d'enseignement.
On ne peut en vouloir aux enseignants qui essaient d'appliquer le mieux possible les directives pédagogiques. Pour la
plus part très motivés, ils aiment leur métier, ils ne ménagent pas leur peine et prennent à coeur la réussite de leurs élèves. Peut-être manquent-ils d'esprit critique quand ils appliquent sans contester les méthodes imposées et acceptent de supporter les conditions de travail qui en sont les conséquences?
Jamais l'Éducation Nationale ne se réformera de l'intérieur de
façon satisfaisante et efficace.
L'évolution ne pourra se faire que sous la pression des parents qui doivent obtenir la liberté de choisir l'école de leurs enfants. Le débat sur les méthodes se fondera
alors, non sur des théories, mais sur des expériences- C'est une liberté dont il n'y a aucune raison de priver les Français. La concurrence est stimulante car elle oblige à des
résultats. Il faut donc créer les conditions de la concurrence entre les écoles
qui, elle, est la condition du changement.
La réforme, à la fois la plus simple et la moins chère à mettre
en oeuvre mais aussi la plus efficace, est donc la suppression du secteur scolaire. C'est une décision à prendre par voie de référendum et c'est la seule proposition à faire aux électeurs à propos de l'éducation et de l'enseignement : ce sera aux écoles de faire
ce qu'il faut pour garder leurs élèves, avec comme objectif, non pas 80 % d'une classe d'âge au niveau du bac, mais plutôt celui de la réussite de 95 % des élèves à un examen d'entrée en sixième qu'il faut rétablir.
De nombreux livres ont paru sur la faillite de l'enseignement élémentaire qui amène au collège trop d'enfants qui maîtrisent ni la lecture, ni le calcul. C'est très utile d'écrire mais, malgré ces dénonciations, rien ne change et je pense qu'il faut maintenant passer à l'action, c'est-à-dire réaliser ce en quoi on croit, réussir, faire savoir et ainsi convaincre : c'est une nouvelle façon de faire de la politique.
On ne peut plus continuer à ne rien fa ire d'efficace, à se ta ire, et à fermer les yeux sur les drames de l'échec, il faut penser à nos enfants et nos petits-enfants, à la société de demain qu'il faut construire aujourd'hui et dont nous sommes
responsables. L'école est le dernier pilier de notre société fragilisée ; il s'agit donc d'un sauvetage et il y a urgence. C'est une situation insupportable pour les enfants en échec, pour les familles inquiètes, pour les enseignants désemparés et pour notre pays dont les enfants sont la richesse.
D'ailleurs les responsables des partis politiques doivent s'attendre à ce que le thème de l'école soit au coeur du débat
lors des prochaines campagnes électorales.
Pour engager et soutenir ce débat, pour forcer l'évolution, pour donner un exemple d'école qui réussit, je propose de créer une école, une petite école spécialisée dans les apprentissages de base qui accueillerait les enfants dés cinq ans pour commencer à leur apprendre à lire parla méthode syllabique, méthode qu'il faut réhabiliter et qui n'est admise actuellement que pour la rééducation. Pour que cette école ne soit pas une école privée de plus et qu'elle permette vraiment un choix, elle doit être
gratuite (ou presque) et se situer sur le même terrain que l'école publique car la démonstration que je veux faire doit être probante et constituer une étape constructive dans l'évolution que connaîtra fatalement l'enseignement public.
Les entreprises qui ont une réelle importance dans la vie économique de notre pays
s'intéressent aussi aux choix politiques qui déterminent le fonctionnement des institutions et des services de l'État. Participant à la richesse actuelle et future du pays, elles ont, il me semble, à
intervenir lorsque l'avenir est en jeu.
Les enfants de France sont
nos enfants et notre avenir, les problèmes liés à leur scolarité et à leur formation nous concernent
tous et tout particulièrement ceux qui, grâce à leur pouvoir économique, ont les moyens d'agir.
L'échec scolaire n'a rien d'inéluctable, on peut le réduire
considérablement en utilisant des méthodes performantes dont il
faut donner un exemple dans une école libérée. Il faut passer d'une culture de moyens et d'effectifs à une culture de résultats et de performances : la réussite du ministre de l'Éducation Nationale ne doit
plus avoir pour mesure l'augmentation du budget de son ministère.
Pour répondre à la grande inquiétude des familles, pour vraiment
"dégraisser le mammouth" et le rendre opérationnel, des entreprises peuvent se grouper pour nous aider à créer cette école, nouvelle et libre, pilote dans l'apprentissage de la lecture et la prévention de l'illettrisme.
C'est un projet certes ambitieux, mais c'est un projet d'intérêt général et c'est la seule façon de mettre à jour les dérives de notre Éducation Nationale et de
reconstruire l'école.
Je cherche donc des partenaires qui pourraient m'apporter leur aide et me permettre de réaliser ce projet. Un premier mécène s'est présenté et il m'a demandé, avant de se lancer avec moi, de rassembler autour de ce projet le plus de personnes possible en créant une association. Nous avons donc créé l'association « Pour choisir une autre école ii.
Nous étendons notre influence et nous espérons votre participation au financement de cette
école. C'est une entreprise qui ne peut que réussir et dont les résultats seront visibles dès la première année.
Après avoir suivi la scolarité de mes cinq enfants et après une formation en IUFM, je suis devenue institutrice il y a dix ans : mais je ne peux plus supporter de voir les petits élèves de CP essayer d'apprendre avec des méthodes qui transforment leur apprentissage de la lecture et du calcul en une course d'obstacles.
La réussite de cette école sera le point de départ de la renaissance de l'enseignement et j'espère pouvoir trouver une douzaine d'entreprises pour y participer.
Françoise Ansart de Lessan,
Présidente de l'Association "Pour choisir
une autre école",, l56 rue du Président Wilson, 92300
Levallois-Perret

Campagne
contre "les profiteurs de l'Etat"
Alain
Foucart
- Bernard Zimmern
- Les profiteurs
- de l'ÉTAT
-
- 112.10 FRF
Bernard Zimmern ouvre le premier chapitre de son dernier ouvrage « Les profiteurs de l'État » par une citation de Martine Aubry: « Les impôts servent à rendre notre société plus juste et à réduire les inégalités entre les gens ».
Le seul problème, c'est que la France, où les impôts sont les plus lourds, parce que les dépenses y sont plus élevées
qu'ailleurs et les services publics administratifs moins efficaces, est aussi le pays où les inégalités sont les plus grandes, ou les cas d'injustice manifestes sont les plus nombreux. À partir de là, on est amené à se poser la question de savoir si les impôts ne serviraient pas à autre chose, par exemple à faire vivre grassement une caste de privilégiés.
C'est exactement ce que démontre Bernard Zimmern dans l'ouvrage choc qu'il vient de faire paraître. Les prélèvements obligatoires sont effectués au nom des pauvres et des défavorisés mais servent en réalité à
payer toujours plus de fonctionnaires, à distribuer toujours plus de subventions, à essayer de pallier aux ravages d'un chômage qui est voulu et organisé par les profiteurs en question.
Beaucoup diront - en particulier parmi nos lecteurs - qu'il ne s'agit pas là d'une idée nouvelle. Ce qu'il y a de nouveau
avec le livre de Bernard Zimmern, c'est la force de la démonstration basée sur des chiffres et sur des données
mises à jour scientifiquement en particulier, depuis douze ans, grâce aux études de
l'iFRAP , institut français de recherche sur les institutions publiques, dont Bernard Zimmern est par ailleurs
le fondateur et le mécène.
Payer pour sa liberté
L'auteur connaît bien les États-Unis. Le parallèle qu'il fait entre la bureaucratie sociale ici et là-bas est édifiant.
Ici deux fois moins de crédits, en termes relatifs, affectés aux plus déshérités qu'aux États-Unis ; mais trois fois et demie plus de fonctionnaires pour distribuer ces maigres ressources, et cinq fois plus de travailleurs sociaux, ces salariés qui vivent directement aux crochets de l'aide sociale.
On a donc affaire à un réquisitoire implacable et objectif. Et, miracle, les grands médias pour la première fois depuis
longtemps, semblent s'intéresser à cet travail iconoclaste:
- Bernard Zimmern devait
être le jeudi 18 janvier sur France 2, à 7 h 50, l'invité de Gérard Morin (« Les 4 Vérités ») ;
- le même jour, sur France Inter, de 10 heures à 11 heures, l'invité de Patricia Martin, dans « Alter Ego »;
- il sera, sur LCI, le lundi 22 janvier, de 9 heures à 10 heures, l'invité de
Jean François Rabilloud dans l'émission« On en parle».
- sur Europe 1, le même jour, de 19 heures à 19 h 50, avec Guillaume Durand;
- et sur France 2,vendredi prochain, 26 janvier, à 22 h45, l'invité de Bernard Pivot dans
« Bouillon de culture».
L'ouvrage, important, de Bernard Zimmern ne se contente pas de dresser un simple constat. Car il ne suffit pas de noter les échecs de l'oligarchie qui, en France, depuis 50 ans, s'est emparée du pouvoir. Il faut encore la déloger et pour cela, il faut que la société civile se mobilise et qu'elle le fasse au travers de la multiplication d'associations et de fondations qui doit non seulement exister mais aussi trouver les moyens de se développer. Car la liberté a un prix, certes, aux États-unis,
les dons faits à des associations sont déductibles de l'impôt sur le revenu. Mais cela n'explique pas tout. Les Français sortiront de la servitude quand ils le voudront vraiment.
http://www.ifrap.org

Clinton
laisse un héritage dévalue
- Guy Millière
- Page Guy Millière
Huit années après être entré à la Maison Blanche, Bill Clinton la quitte. C'est le moment adéquat pour tenter un bilan. Sur un plan intérieur, il est de bon ton d'affirmer que la présidence qui s'achève a correspondu à une ère de prospérité sans précédents pour les États-unis et que le président sortant y a été pour quelque
chose. Je serais plus enclin à dire que la prospérité a commencé bien avant, avec les profondes et courageuses réformes mises en place par Ronald Reagan dès 1981-1982 : la croissance américaine a continué depuis et Clinton n'a fait que se laisser porter par une vague qu'il n'a ni enclenchée ni vraiment comprise. Si cette vague n'a pas été brisée, c'est grâce au Congrès qui a été à majorité républicaine pendant l'essentiel des huit dernières années.
C'est aussi que le Federal Reserve System a eu, et a toujours, un bon président, nettement républicain : Alan Greenspan. La gauche américaine, comme toutes les gauches du monde développé, s'attribue souvent les succès de ses adversaires, parce que la grande presse est constituée, pour l'essentiel, de journalistes qui sont
eux mêmes de gauche.
Il n'en faut pas moins rendre à chacun ce qui lui appartient et ce
qui, dans l'histoire restera des an nées Clinton sera, moins qu'elles ont été des années de prospérité que des années d'opportunités inexploitées ou parfois gâchées.
Le fléchissement de la croissance aux États-Unis est le véritable héritage de Clinton, et trouve ses causes dans diverses réglementations et taxes supplémentaires que celui-ci a réussi à faire passer, ainsi que dans l'application inepte des lois antitrusts à des
entreprises telles que Microsoft, application elle-même décidée par l'administration Clinton...
Sur un plan intérieur encore, Clinton restera le premier président des États Unis à avoir subi une procédure d'empêchement et à être resté à son poste, le premier président aussi à s'être parjuré et à n'avoir manifesté aucun remords. Les institutions américaines s'en trouvent affaiblies, leur image éthique est un peu brouillée, et c'est là encore l'oeuvre de Clinton.
Sur un plan international, les choses sont tout aussi graves : Bill Clinton restera le président démocrate le plus désastreux que les États-unis aient eu, en ce siècle, avec Carter. Ce qui a évité à
Clinton le naufrage qu'a connu Carter est, comme en politique intérieure, l'héritage des années Reagan et la disparition de l'Union Soviétique.
Sinon, il est difficile de voir un acquis qu'on lui doive. Les oligarques russes ont reçu des aides inconditionnelles du gouvernement américain au cours des récentes années et ces aides, comme le
montre un rapport sénatorial américain publié voici trois mois, n'ont fait qu'alimenter les circuits de corruption maffieux et contribuer à détériorer un peu plus l'économie russe concrète. L'indécision
clintonienne face à Saddam Hussein a permis à celui-ci de se maintenir et de commencer à se réarmer pour de prochaines guerres tout en maintenant la population irakienne dans la pénurie. La même indécision brouillonne face à Milosevic fait que le Kossovo reste sous occupation internationale sans qu'il soit possible de voir la fin, ou même l'objectif, de cette occupation.
Plus grave : l'administration Clinton a contribué au réarmement de la Chine communiste et s'est laissée
infiltrer par celle-ci, ce qui risque fort d'avoir des répercussions délétères. Plus grave aussi :Clinton a tout fait pour que Barak arrive au pouvoir en
Israël et pour que s'enclenche un processus de paix dont tout indique qu'il repose sur une mal-compréhension totale de la mentalité arabo-musulmane et débouchera sur une guerre qui pourrait embraser toute la région.
Le nouveau président des États-Unis hérite d'une tâche difficile. Il lui faut parvenir à donner le coup de fouet nécessaire à l'économie et à éviter que la croissance ne se brise. Il lui faut redonner éthique, droiture et lustre aux institutions et restaurer la confiance en elles. Il lui faut, enfin, redonner une épine dorsale à la politique étrangère américaine et rendre cette politique à nouveau digne de la première puissance du monde occidental. Nul ne peut et ne doit douter, quoi que dise presque toute la presse française : que George W. Bush sera à la hauteur de la tâche. La façon dont il a composé son cabinet en est une première démonstration éloquente et contrairement à ce que je lis en France, ce cabinet se caractérise par sa cohérence, et est constitué d'hommes et de femmes de poigne, de droiture et de conviction. Ses adversaires feront preuve face à lui d'une hostilité sans merci
George W. Bush le sait bien sûr, mais il en fut ainsi pour Ronald Reagan au début, et Ronald Reagan est la référence centrale de George W.
Bush ...

- Attentat
manqué des socialistes contre l'économie Internet !
- Alain Dumait
- Page Alain Dumait
Le projet de Catherine Tasca de taxer tous les supports numériques permettant l'enregistrement de l'image et du son n'aura
donc tenu que quarante-huit heures. Le temps pour les conseillers de Lionel Jospin de se concerter et de réagir: pour étouffer dans l'oeuf le monstre imaginé par Madame la Ministre.
Les avortements politiques méritent toujours un examen attentif. Ils sont riches de significations.
Madame Tasca avait pour elle, il faut bien le dire, plusieurs arguments. En
effet, sur Intemet, le chargement gratuit des oeuvres, que ce soit le texte, le son ou l'image, est déjà monnaie courante. Il sera de plus en plus difficile aux auteurs de réclamer et de toucher leur dû, c'est-à-dire leurs droits.
Or, et en France tout spécialement, les auteurs, les artistes en général, sont les chouchous du
gouvernement socialiste auquel ils renvoient d'ailleurs sans barguigner l'ascenseur, quand besoin est : cf. le comité de soutien super-paillettes que vient de dévoiler Bertrand Delanoë, candidat PS à la mairie de Paris...
En outre, les socialistes ne
sont pas à un nouvel impôt près.
Taxer est pour eux une seconde nature.
Ils ne sont pas non plus à une exception près. Selon eux, le marché est aveugle
et il leur revient d'en redresser les errements.
Instaurer en France une taxe dont le seul nom ferait bondir tout un chacun aux États-Unis ne fait peur ici à aucun politicien...
Et le projet de Catherine Tasca s'inscrivait dans une continuité ancienne et implacable :
taxation du prix des livres, contrôle des importations des magnétoscopes, et plus récemment, taxation des supports audio et vidéo.
En pré-campagne électorale présidentielle, Lionel Jospin ne pouvait pas prendre un tel
risque. Pour lui, il ne s'agissait pas d'une affaire fiscale ni même industrielle et encore moins
d'ordre éthique. C'était simplement une question d'image.
L'impôt sur les disques durs eût été immédiatement interprété
comme un impôt sur les technologies nouvelles et donc sur la
modernité. Un costume électoral difficile à porter pour le
candidat socialiste. Pourtant Catherine Tasca a bel et bien donné
une interview au Figaro le 14 janvier où elle y a exposé en détails son projet. Celui-ci n'est pas sorti tout armé de son cerveau. Des conseillers techniques y ont
travaillé. Des réunions de travail ont été organisées. Le cabinet du Premier ministre ne pouvait pas ne pas être au
courant. Tout au long de cette phase de réflexion, on a laissé faire le cabinet de la rue devalois. Et c'est seulement quand les conseillers en communication ont été alertés que le holà a été mis.
Il n'y aura pas de taxe sur les ordinateurs mais ce n'est que partie remise. Avec les socialistes, les taxes spécifiques, les taxes parafiscales, les caisses de compensation, les organismes professionnels collecteurs de fonds publics ont inévitablement
vocation à se multiplier.
L'initiative avortée de Catherine Tasca pose également le problème lancinant, en tout cas
pour les juristes et les économistes, du bien-fondé des droits d'auteur.
Personne ne conteste qu'un auteur, comme tout créateur,
peut librement négocier, par exemple avec un éditeur, une juste rémunération prenant la forme de commissions ou de
droits. En outre, dans toute société civilisée, les pouvoirs publics se doivent de faire respecter les contrats privés. En théorie, un auteur peut demander à son éditeur un pourcentage sur le prix de vente aussi élevé que sa capacité de négociation le lui permet. Mais lui comme son éditeur se trouvent en effet à la merci de toutes sortes de piratages facilitées par les techniques modernes de reproduction. Et il n'est pas concevable, que, pour lutter contre ce phénomène, on mette en oeuvre des moyens coercitifs
disproportionnés. Je veux bien qu'un auteur défende ses droits, mais je ne veux pas, au nom de cette politique, être demain victime d'une nouvelle
inquisition.
Selon la théorie classique, les auteurs n'ont de droits que s'ils peuvent réellement et effectivement les défendre. C'est la raison pour laquelle on peut déposer un brevet, une marque, un sigle mais on ne peut pas s'approprier une idée. Leur circulation est libre de tout droit.
Avec Internet, le champ des échanges libres et gratuits s'élargit. C'est la conséquence directe de cette révolution technologique. La plupart des pays s'y adapte. Les acteurs majeurs de la nouvelle économie l'acceptent, y compris les éditeurs. La liberté individuelle y gagne. La France, isolée et seule, avec ses oligarques socialistes, ne pourra pas s'y opposer.
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