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CHIFFRES SIGNIFICATIFS

 
 CHIMIO .
Chaque année ce sont quelque 60 000 personnes qui en France doivent subir une chimiothérapie. La moitié d'entre elles souffrent, de surcroît d'une alopécie, chute totale mais transitoire de leurs cheveux...

ADOPTÉS 


Chaque année plus de 3000 enfants nés à l'étranger sont adoptés par des Français (3 592 visas d'entrée liés à des procédures d'adoption délivrés en 1999). Il y en avait moins de 1 000 en 1980. 60 pays d'origine sont concernés. Le Vietnam arrive toujours en tête,


MOBILES 

Un Français sur deux, a déjà un téléphone mobile (+ 44 % depuis un an). Au niveau mondial, le parc devrait passer d'ici deux ans de 700 millions d'abonnés, à un milliard.

THATCHER

.
Selon un sondage de la BBC, 28 % des Britanniques prennent Margaret Thatcher pour référence dans leur vie quotidienne. C'est mieux que Tony Blair (14 %) ou Jésus-Christ (1 %)...

ILLETTRISME 

Selon le professeur Lucien Israël, à leur entrée en sixième, 60 % des élèves sont incapables de résumer en cinq lignes un texte simple de vingt lignes.
Selon une enquête de l'OCDE le taux d'illettrisme des élèves français, place la France parmi les derniers pays industrialisés en ce domaine...


BOURSE 

À la bourse de Paris, l'activité a augmenté de 61,4 % en 2000 !

DIVERS FAITS 

DOPAGE

En 1999, la Ligue nationale de rugby a organisé cinquante contrôles anti-dopage, qui ont tous été négatifs. Ce qui n'empêche pas l'ancien capitaine et sélectionneur de l'Équipe de France, Pierre Berbiàer, de dire qu'il y a du dopage dans le championnat de France...

GEORGE W. BUSH

Le nouveau président américain est un adepte des jeux vidéo.

A DROITE

Contrairement à ce qu'annonçaient nos brillants commentateurs (qui prenaient déjà Ronald Reagan pour un crétin il y a vingt ans), George Bush n'a pas l'intention de mettre de l'eau dans son vin républicain :
il vient d'interdire les subventions fédérales aux mouvements de planning familial favorables à l'avortement. Et bientôt le
chèque-éducation tant espéré parla droite américaine.

EURODÉPUTÉS

Six députés européens proches de Philippe de Villiers ont quitté le groupe Union cour l'Europe des Nations. Ils estiment qu'il "ne leur est plus possible d'y demeurer aussi longtemps que Charles Pasqua en (sera) président".

FRANÇAFRIQUE

La statue du maréchal Leclerc à Yaoundé a été profanée à coup de marteau par un certain Mboua Massok. Il voulait protester contre le XXle sommet flanco-africain. Parmi les soutiens de ce vandale: l'écrivain plagiaire Calixte Belaya, le socialiste suisse Jean Ziegler et des Verts français. Dominique voynet sait elle qui est le maréchal Leclerc ?
 

MEDIAS

CULOT 

"Je tiens à préciser que je ne suis pas candidat à la présidence du CSA" (Dominique Baudis, le 3 janvier, devenu depuis président du CSA...)

LOBBY 

En 2000, 551 émissions ont été consacrées à l'homosexualité sur les différentes chaînes de radios
et de télévisions nationales.
Sur le petit écran, Arte arrive en tête de l'homophilie avec 50 émissions, devant France 2 (30 émissions).

TÉLÉ SATELLITE

2,6 millions de foyers français reçoivent la télé par satellite : 1,6 par Canal Satellite et un autre million par TPS.
Le service Equidia, lancé par Canal Satellite et le PMU, génère déjà 500 000 connexions par mois.

RTL 

Malgré sa chute libre au niveau national, RTL conserve sa prédominance en région parisienne. Avec une audience de
17,2 %, elle reste loin devant
France lnfo Il 5,1 %), Europe 1 Il 3,5 %), France Inter (1 1,2 %) et Skyrock (8,9 %).
Le retour de Bouvard devrait confirmer cette situation.

ÉDITION 

Environ 100 000 manuscrits
sont refusés chaque année par les maisons d'édition françaises.
Le Seuil a versé une avance de
800 000 F à l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun pour son dernier ouvrage « cette aveuglante absence de lumière ». L'intéressé a du partager cette somme avec l'un des anciens détenus du bagne de Tazmamart, qui lui avait apporté son témoignage...

SIC   

RACISME 

« Le racisme n'est plus un grand problème dons le monde d'aujourd'hui» (Abdoulaye Wade, président du Sénégal).

ANTIRACISME

« Pour moi les blancs sont tous mauvais. » (Extrait d'un clip du groupe Saian Supa Crew entendu le samedi 20 janvier à 2 heures du matin sur M6...)

CHEMIN

Albert de Monaco voudrait bien être père, mais, dit-il, jusqu'à présent, son « cheminement ne le lui a pas permis ».. .

CORRUPTION

« II nia corruption que si les entreprises ont versé de l'argent avant l'attribution des marchés. Si l'argent a été versé après, c'était légal» ( Michel Charasse, toujours mitterrandolâtre).

FAUSSE DROITE

« Sur les 72 propositions du texte de France-A Item an ce, trente sont déjà mises en oeuvre et trente nous paraissent acceptables. Nous n'avons de divergences que sur les douze propositions restantes. » (Vincent Peyllon, député PS de la Somme ). Même le PS se plaint de la mollesse de la droite. . .

PAPON

- « Vouloir maintenir en prison jusqu'à son dernier souffle, un homme usé, déchu de ses droits et de ses priviléges, n'ajoutera rien à l'histoire » (Grand Rabbin Gilles Bernheim).
- « Ce qu'on lui reproche et ce pourquoi il a été condamné justifient parfaitement, malgré son âge, que (Maurice Papon) reste en prison » (Georges Sarre, président délégué du MDC de Chevénement nostalgique du bon temps de Saint-Just et Robespierre...)

Les 4 verites N°291 du 27 janvier 2001

 Sommaire:

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 Les français sont également victimes de la violence politique !
 Jean Rouxel  

Depuis longtemps préoccupation première du plus grand nombre de nos concitoyens, le thème de leur sécurité, celle de leurs personnes et de leurs biens, émerge maintenant comme un sujet majeur du débat politique.0n ne peut que s'en réjouir.
Sans doute, pendant plus de dix ans, la crainte unanime des politiciens professionnels fut-elle de favoriser la montée du Front national qui, avec beaucoup de clairvoyance, en avait fait le sujet majeur de ses propositions-Comme ce parti politique est encore affaibli par le schisme récent dont il a beaucoup souffert, la voie paraît plus dégagée.
Même Jacques Chirac s'y engouffre et prétend maintenant se poser en donneur de leçons au gouvernement Jospin dans ce domaine de la sécurité.
Il est impossible d'aborder franchement cette question de la sécurité publique en France sans, aussitôt, être amené à considérer toute sorte d'autres sujets connexes : non seulement l'immigration, l'emploi, le logement social, mais également, et rapidement, la politique étrangère de la France. On sait aujourd'hui que le soutien de notre pays aux islamistes albanais du Kosovo a un lien direct avec la présence sur notre territoire d'une nouvelle génération de prostituées, de trafiquants de drogue et de marchands d'armes.
Selon le spécialiste Xavier Raufer, en Seine-Saint-Denis, prés de Paris, le prix de la Kalachnikov est tombé en moins d'un an de 30000 à 3 000 F
pour cause, classique, de surabondance de l'offre...
Une autre forme de violence est moins souvent évoquée. Il s'agit de la violence politique, dont la gauche et l'extrême-gauche, ont, de fait, le monopole. Les milliers de personnes qui ont tenté de manifester bruyamment à Washington, la semaine dernière, à l'occasion de la prestation de serment de George W. Bush, étaient les cousins de ceux qui, à Nice, le mois dernier, ont transformé la ville en un terrain d'affrontements.
À cet égard,comme dans d'autres domaines, la France devrait s'inspirer des pratiques qui ont cours dans toutes les autres grandes démocraties, en Grande-Bretagne comme en Allemagne ou aux États-Unis :
dans ces pays-là la grève générale est à peu prés inconnue; les piquets de grève sont systématiquement démantelés; et quand les écologistes de Greenpeace prétendent immobiliser un bateau comme ils ont encore tenté de la faire il y a dix jours à Gibraltar, ils se retrouvent immédiatement au tribunal ! 

Silence sur l'immigration

Pierre Lassieur

Pierre Lassieur
L'immigration de Jules César à nos jours
Collection Histoire
Godefroy de Bouillon
304 p. - Prix : 160 F

Jamais en cent vingt ans de république, un événement aussi important que l'immigration massive actuellement subie n'avait été aussi absent des discours de nos hommes d'État. À entendre le Président de la République, le Premier Ministre et les Ministres, nul ne peut se douter qu'une mutation est en cours dont dépend l'existence même de la France.
C'est pourquoi, il est nécessaire de combattre quelques idées reçues. Notre pays n'est pas "depuis toujours, une terre d'asile et d'accueil". À part les quelques années qui ont suivi la guerre de Cent Ans, du Moyen-Âge à la Révolution, les Français ont émigré plus qu'ils n'ont reçu d'immigrés. Le plus important mouvement de population a été le départ des protestants à la suite de la révocation de l'Édit de
Nantes Il 685). En 1789, il n'y avait qu'environ 80000 étrangers en France (0,3 °é). L'immigration n'a vraiment commencé que vers 1850, en raison de l'industrialisation et de la dénatalité. Encore, jusqu'en 1939, a-t-elle été à peu prés exclusivement européenne et de culture catholique (Belges, ltaliens, Espagnols, Polonais).
En 1945, ont débuté l'immigration nord-africaine et le déclin de l'immigration européenne, sauf les Portugais après 1960. Celle des Africains sub-sahariens date de 1975, c'est-à-dire d'hier, et ne correspond, par conséquent, à aucune tradition.
Certains commentateurs nient que le nombre des immigrés ait

extraordinairement augmenté (6,6 % d'étrangers en 1931, 6,3 % en 1990). C'est qu'ils ne comptent ni ceux qui ont obtenu la nationalité française (catégorie pourtant officiellement reconnue: les
Français par acquisition), ni les enfants des uns et des autres, ces trois groupes formant les fameuses communautés, définies
par une même origine ethnique et religieuse.
Malheureusement, une société multi-ethnique et multiconfessionnelle n'est pas un gage de paix: le déplorable exemple des Balkans montre qu'une bonne demi-douzaine de peuples entremêlés, trois religions et plusieurs langues ont produit des conflits incessants.
Nombre d'autres idées reçues sont erronées : par exemple, le droit du sol n'a pas été institué en 1889 pour favoriser les étrangers, bien au contraire. C'était pour que ceux-ci, devenus Français à dix huit ans, soient astreints au service 
militaire.
Enfin, l'erreur la plus grave consiste à n'envisager la question que du point de vue économique, comme si l'âme de la France n'existait pas. Toutefois, la nécessité économique de l'immigration n'est pas évidente. On a prétendu, notamment, qu'elle était indispensable à la prospérité de notre commerce extérieur.
Pour que nos hommes d'affaires à l'étranger soient bien vus et puissent signer de fructueux contrats, il faudrait que les ressortissants des pays étrangers où ils opèrent trouvent en France un accueil chaleureux. Or, nos principaux acheteurs, les pays de l'Union Européenne et de l'OCDE ( ÉtatsUnis, Japon, suisse, Canada, etc.) n'envoient chez nous que de très faibles contingents d'émigrés.
En revanche, nous pourrions très bien nous passer de vendre aux États africains, qui ne représentent qu'une fraction insignifiante de nos exportations, qui sont très peu solvables et auxquels nous prêtons pour qu'ils puissent nous payer, leur dette étant d'ailleurs périodiquement effacée.
On met aussi en avant l'inévitable diminution du taux de nos retraites : croit-on que les retraites des travailleurs à haute qualification, dominants dans un pays comme le nôtre, pourront, un jour, être payées par les cotisations faibles ou nulles d'étrangers au RMI, au chômage ou au bas de l'échelle des salaires ?
Le remède n'est pas ailleurs qu'en nous. Il faut une politique vigoureusement nataliste et il faut diminuer les impôts afin de retenir nos ingénieurs, qu'on ne saurait remplacer par des manoeuvres. Il faut retrouver la volonté, qui fait les peuples forts. .

Bernard Trémeau

«Les 4 Vérités » du 20 janvier (N° 290) ont paru sous le signe de l'impôt négatif. Il est deux certitudes. Plus l'État intervient dans le domaine de l'économique, plus le pays est appauvri.
La liberté, avec l'aiguillon de la concurrence, est seule source de dynamisme, de recherche, d'innovation,de progrès et finalement d'abondance. La contrainte, sous la chape de plomb de la législation étatique, est source de passivité, de conservatisme, de stagnation et finalement de pauvreté. Les navrantes expériences marxistes le démontrent avec évidence, partout où elles ont été mises en place.
De plus, dans un pays aussi riche que le nôtre, il est tout aussi évident que, faute d'argent, une femme qui accouche ne peut pas être laissée à la porte d'une maternité, un enfant qui doit apprendre ne peut être laissé à la porte de l'école ou un vieux à la retraite ne peut être laissé sans nourriture.
Aucun homme politique soucieux du bien commun (et non de sa réélection) ne peut échapper à ces deux réalités. Il doit donc, d'une part, respecter les mécanismes du marché, et veiller à ce que la concurrence puisse parfaitement y exercer son rôle régulateur ; d'autre part veiller à ce que tous aient accès aux biens ou services jugés essentiels. L'impôt négatif répond avec élégance à ces deux exigences.
Jean Rouxel (page 1) écrit que si l'impôt négatif n'est qu'un système supplémentaire d'imposition, « il nous enfonce un peu plus dans le socialisme ». Il a totalement raison et aujourd'hui, en France, un impôt de plus, c'est l'horreur.
Bernard Piard (page 2) précise parfaitement une autre position que j'approuve aussi totalement « Oui à l'impôt négatif, à la condition qu'il s'accompagne d'une suppression d'autres dispositifs. Et que ce soit l'occasion de réduire la redistribution globale et non pas de l'augmenter ».
Françoise Ansart de Lessan (page 5) lance un merveilleux « appel à l'entreprise pour refonder l'école ». Elle constate la scandaleuse médiocrité de l'enseignement public vivant à l'abri du monopole d'État. Elle écrit « Jamais l'Éducation
Nationale ne se réformera de l'intérieur »,« la concurrence est stimulante car elle oblige à des résultats » et elle « propose de créer une école, une petite école spécialisée dans les apprentissages de base ». Elle cherche des sponsors. Mais l'impôt négatif résoudrait immédiatement tous ses problèmes financiers: grâce à lui, chaque citoyen disposerait pour son enfant de la somme que dépense actuellement l'éducation nationale et pourrait choisir la meilleure école possible pour son enfant.
Alain Foucart (page 6)nous parle du livre de Bernard Zimmern, « Livre à lire », dénonçant le détournement des fonds prélevés par l'impôt au profit de ceux qui émargent au budget de l'État. Le jour où l'impôt négatif donnera à chaque individu les moyens financiers de choisir la meilleure école pour ses enfants, la meilleure assurance maladie, la meilleure assurance chômage ou le meilleur système de retraite, tous les abus provenant du monopole d'état disparaîtront avec la mise en concurrence.
Enfin, il existe deux types d'impôts négatifs possibles. Le premier système exige le contrôle de tous les revenus. Il a
besoin d'un très lourd appareil administratif et peut être facilement fraudé. C'est celui qu'a choisi notre gouvernement. Le deuxième système se moque des revenus. Une taxe type TVA (ou toute autre taxe facilement contrôlable) alimente la caisse et ensuite une allocation identique pour tous est redistribuée:
allocation d'études ou allocation familiale ancien modèle.
Riches et pauvres donnent la même proportion de leurs revenus et reçoivent la même allocation. Mais les riches paient bien plus de taxes qu'ils ne reçoivent d'allocation : le bilan est pour eux négatif. Les pauvres reçoivent au contraire une allocation supérieure aux taxes qu'ils payent:le bilan est pour eux positif.
Le rétablissement de la concurrence réduit en général les coûts de plus de la moitié. On peut donc envisager une sérieuse réduction des prélèvements, sans réduire les services rendus: 


 

Les échos politiques de Georges Langlois 

OCCASIONS MANQUÉES

 À gauche, certains, sous couvert de confidentialité, n'hésitent pas à reprocher à Lionel Jospin son "manque d'audace"  ,le premier ministre, après y avoir longuement réfléchi, ayant finalement renoncé à se présenter à Toulouse pour les municipales. Explication d'un élu PS du 18e arrondissement:« En se présentant à Toulouse, il pouvait faire coup double: faire basculer la ville à gauche et torpiller Douste-Blazy, qui est la carte maîtresse de Chirac à l'UDF, dans la perspective de la présidentielle.»

CENTRISTE ANTI-SEGUIN

Jugement de Jean-Jacques Jegou, député UDF du Val de Marne, et très proche de Bayrou, sur la campagne de Séguin à Paris : "II n'intéresse pas les Parisiens, qui ont l'impression qu'il veut faire du neuf avec du vieux." Bref, Séguin n'aurait pas réussi à incarner "la rupture" et le "nouveau souffle". Pire encore, pour le même Jegou, Séguin n'a plus aucune chance :"tout le monde sait maintenant que le 18e est perdu. Il ne sera donc pas le prochain maire de Paris". Selon ce proche de Bayrou, rejoint par nombre d'élus parisiens, le moment est d'ores et déjà venu de préparer "l'après Séguin" en se reportant sur un autre candidat: Balladur ou Pannafieu.

CHEMIN DE CROIX

L'ancien directeur adjoint de cabinet d'Alain Juppé à Matignon, Patrick Stéfanini, n'en finit pas de boire le calice jusqu'à la lie à l'occasion des élections municipales parisiennes. Patron du RPR dans le 18e, il était le candidat désigné par son parti pour prendre la tête de liste dans l'arrondissement - et Séguin est arrivé. Mis en examen par le juge Courroye dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, il ne devrait même pas faire partie de la liste... Roxane Decorte l'avait, selon ses propres mots, "trahi" pour le DL dissident Jean-Pierre Pierre-Bloch, qu'elle avait rejoint à l'Hôtel de Ville - La voilà, aujourd'hui, tête de liste.
Enfin, humiliation suprême, ce farouche juppéiste, qui a toujours détesté Séguin, a été nommé... directeur de la campagne de l'ancien maire d'Épinal, qu'il est obligé d'accompagner dans chacun de ses déplacements sur le terrain. Ce qui signifie aussi que Séguin, outre qu'il tolère les mis en examen en seconde position, accepte aussi que le propre directeur de sa campagne soit, lui aussi, mis en examen...

PRSERVEZ-MOI DE MES AMIS...

Le député DL François Goulard est réputé pour ses "piques" assassines principalement dirigées contre ses propres  "amis". Il vient d'en faire, une nouvelle fois, la démonstration en petit comité, le 15 janvier, dans les couloirs de l'Assemblée : "La proposition de parti unique de l'opposition de Balladur ? Elle n'aura même pas duré deux heures ! Jérôme Monod (le conseiller politique de Chirac) ? Il se croit encore sous Pompidou !
Jean-François Mattéi (président du propre groupe parlementaire de Goulard) ? C'est le professeur Nimbus, il ne comprend rien à la politique !
Séguin ? Il est dépressif en permanence ! "

STRATÉGIE VERTE

Dominique Voynet envisagerait très sérieusement de quitter le gouvernement à l'issue des élections municipales, qu'elle l'emporte ou non à Dole. "La question n'est plus de savoir si je vais partir, mais quand", dit-elle en privé. Objectif de Voynet avec cette démission : se lancer le plus rapidement possible en campagne présidentielle. Une affaire de "cohérence" dit-elle à ses amis, expliquant qua sa position en 2002 serait intenable si elle se présentait contre Jopsin tout en étant encore son ministre. Autre argument : prendre de court Noël Mamère, qui n'a de cesse de critiquer la position "plus qu'ambiguë" de Voynet vis-à-vis de ses alliés du PS et qui entend se positionner pour décrocher l'investiture des Verts, sur la "rupture" vis-à-vis du gouvernement Jospin.

Réchauffement de la planète deux points de vue

Doublement


J'ai trouvé la note de M.Caillou «Les4Véritéshebdo» du 30 décembre 1999 (N° 288, p. 7) à voir ironisant sur le réchauffement de la planète, un peu légère pour évoquer un phénomène qui sera, sans doute, l'une des préoccupations majeures de nos enfants et petits enfants au cours du xxie siècle.
Je ne suis pas spécialiste de climatologie mais je pense, néanmoins, que la grande majorité des scientifiques approuveraient les 3 propositions suivantes :
1 - Nous émergeons depuis environ 10 000 ans d'une période glaciaire et nous savons que, pour des causes multiples, et particulièrement cosmiques, cette période interglaciaire que nous vivons actuellement ne devrait durer
que quelques milliers d'années ; nous allons donc "naturellement" vers une nouvelle glaciation.
2 - Mais, par ailleurs, l'activité industrielle humaine déverse dans l'atmosphère, depuis quelques dizaines d'années, des quantités considérables de gaz carbonique évaluées actuellement à 5 à 8 milliards de tonnes
par an, qui entraînent une élévation de la co-concentration de ce gaz dans l'air (passant en un siècle de 290 à plus de 350 ppm (partie pour un million). Si on prend en considération d'autres gaz à effet de serre produits également par l'activité humaine, comme le méthane ou les oxydes nitreux, on peut s'attendre à la mi- xxie siècle, à un doublement
de l'effet de serre, ce qui pourrait entraîner une élévation de la température du globe de l'ordre de 2 degrés.
3 - Mais, quelle sera réellement, à l'échelle de la décennie, l'ampleur du réchauffement?
Quel sera son effet sur le niveau des mers et sur les courants océaniques ? Quels seront, pour nous, en Europe Occidentale, les changements climatiques ?
C'est là où les avis divergent car les facteurs mis en jeu sont si nombreux et leurs interactions si complexes qu'on ne peut raisonnablement répondre, actuellement, de façon sûre.
Mais cela ne veut pas dire que le problème n'existe pas ; il s'imposera au fil des années à venir.

(Dr Jacques de Rougemont, Professeur à l'Université)

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La faute an soleil


Concernant les différents courriers relatifs au réchauffement planétaire, je crois qu'il convient de préciser et de mettre en évidence certaines données oubliées.
D'abord, six milliards d'êtres humains brûlant 2 000 calories par jour pour vivre, marcher, respirer, travailler.., apportent l'équivalent énergétique de deux millions de tonnes de pétrole en combustion par jour.
Ce sont les lois fondamentales de la thermodynamique.
Toute énergie se dégrade jusqu'au dernier stade, celui de la chaleur.
Alors, c'est vrai que l'activité humaine, en utilisant machines, voitures, chauffage urbain..., ajoute encore au réchauffement général toujours à cause de la dégradation finale de toute énergie, la chaleur.
Normalement, sans couverture nuageuse,cette chaleur est exhalée vers l'espace, en particulier la nuit. À cet égard, l'effet de serre des gaz de voitures ou de chauffage dans les basses couches de l'atmosphère est bien moins dangereux que les couches de gaz provoquées par les réacteurs des avions qui eux, forment un écran autrement efficace, si j'ose dire, dans les hautes couches d'air, en moyenne à 10 000 mètres.
Mais, un autre aspect des raisons de ce réchauffement n'est jamais évoqué :dans sa course autour et à l'extérieur de notre galaxie, le soleil entraîne la terre vers des zones galactiques où des rayonnements divers, dont thermodynamique oblige, le dernier stade de leur dégradation est la chaleur. Les explosions de Nova, SuperNova, et toutes sortes de nuages galactiques exhalent des quantités énormes d'énergie, et on peut penser que la traversée de ces régions de l'espace est peut-être le facteur déterminant de ces périodes de glaciation ou de réchauffement. C'est à méditer... car il y a aussi d'autres conséquences imprévisibles...

(Pierre Jurvillier)

Un regard sur le siècle écoulé

Guy Millière 
Page Guy Millière

Voici un siècle, l'Europe en particulier et le monde occidental en général, étaient très différents de ce qu'ils sont devenus ensuite.
Les populations restaient très majoritairement rurales. Leur niveau de vie était extrêmement éloigné de ce qu'il est devenu depuis : plus de la moitié des budgets familiaux en moyenne était consacré à l'alimentation.
Les intoxications alimentaires, qui plus est, étaient bien plus répandues qu'aujourd'hui : la science n'avait pas encore appris à les prévenir et une glacière relevait encore de la technologie de pointe. Des maladies comme la tuberculose et la fièvre typh6ide faisaient des ravages. On n'attrapait que peu le cancer car on ne vivait le plus souvent pas assez vieux: l'espérance de vie était de plus de trente années inférieure à ce qu'elle est aujourd'hui. Si l'on ajoute que l'électricité était très peu répandue et qu'on utilisait encore pour s'éclairer la lampe à huile ou à pétrole, et pour se chauffer et cuisiner le bois ou le charbon, que les véhicules automobiles étaient fort rares et que les transports se faisaient par cheval ou chemin de fer, que les appartements étaient bien plus petits, que de nombreux enfants souffraient de rachitisme et que la journée de travail durait douze heures, six jours par semaine, on verra les progrès réalisés depuis et l'on discernera mieux les extraordinaires apports des années 1901 à 2000.
Toute évolution, hélas, est d'une manière générale accompagnée de processus d'involution, et involution il y a eu. C'est au vingtième siècle que les guerres de masse où toute la population peut se trouver menacée ont vraiment pris leur essor, et le perfectionnement des armements a permis à ces guerres de faire d'immenses dégâts : les vingt conflits les plus importants du siècle ont fait plus de trente six millions de morts en uniforme et plus de trente huit millions de victimes civiles.
C'est au vingtième siècle aussi que des idéologies nées au dix neuvième siècle ont pu s'installer dans les têtes d'intellectuels dogmatiques et servir d'instrument à l'édification de sociétés totalitaires et génocidaires qui eurent pour nom national-socialisme ou communisme. C'est au vingtième siècle enfin et dans le cadre totalitaire que se répandit l'usage des camps de concentration ou celui de la famine comme instrument politique.
Les dernières décennies du vingtième siècle virent de surcroît un reflux et un déclin relatifs de la civilisation occidentale :
quand bien même les aspects techniques de celle-ci continuent à se disséminer planétairement, l'influence occidentale en ses dimensions culturelles et politiques s'est heurtée à des ennemis multiples, intérieurs et extérieurs, qui n'ont repris de l'Occident que ses dimensions les plus régressives et ressentimentales.
Le reflux et le déclin sont toujours parmi nous, faut-il le dire ? Les symptômes en sont parfois alarmants : vieillissement des populations de l'Occident, dissémination en ces mêmes populations d'idées délétères qui vont du partage préféré à la création, et de la servitude préférée à la liberté, thèmes éternels du socialisme, à un culte antihumaniste et mystique de la nature omniprésent dans le discours écologiste, expression de la haine de soi-même en tant qu'occidental et de l'amour de l'autre, parce qu'il est autre, que traduisent tous les discours parlant de tolérance, vis-à-vis des dogmes et pratiques les plus abjects pourvu qu'ils soient exotiques.
On peut néanmoins remarquer que lorsque l'Occident renoue avec le sens de ses valeurs, il peut balayer les pires obscurantismes et les reconduire à la poussière: l'Union Soviétique ne s'est-elle pas trouvée, après avoir été combattue efficacement comme l'empire du mal parles États Unis de l'ère Reagan, reléguée dans le révolu ?
Sans doute est-ce à ceux qui, malgré les obstacles, sont encore imprégnés de ces valeurs, de les affirmer inlassablement et de rappeler, preuves, démonstrations et connaissance à l'appui, que si nous sommes aussi nombreux à vivre aussi bien que, tout bien considéré, nous vivons aujourd'hui, c'est grâce à l'accomplissement de l'Occident. Le plus grand malheur qui puisse peser sur la planète serait que cet accomplissement s'achève.
La plus grande félicité serait qu'il se poursuive et se généralise enfin. 

Charles Millon renie la foule de ceux qui voulaient le servir
Alain Dumait
Page Alain Dumait

Sans doute, Charles Millon ne s'est-il pas, à proprement parler, repenti d'avoir accepté les voix des élus du Front national afin de conserver en 1998 la présidence de la région Rhône-Alpes.
Le 15 janvier, à l'occasion d'un meeting public, il a confessé une « erreur politique ». Et, le 19 janvier, dans l'hebdomadaire « Métro-Lyon », il a « demandé pardon à toutes celles et ceux qui ont été choqués par ce qu'il est convenu d'appeler les événements de 1998 ». Il s'est dit désolé de la « peine qu'il a pu causer».
Il faut évidemment faire la part du calcul politique. Charles Millon sait mieux que personne ce qui est bon pour lui et, dans le moment présent, pour le succès de son combat à l'assaut de la mairie de Lyon.
On devine que, dès le premier tour, il se positionne en vue du second tour puisque, maintenant, il est à peu prés sûr d'obtenir suffisamment de voix dans chaque arrondissement pour, au moins, se maintenir jusqu'au 18 mars. Il s'adresse donc, très certainement, aux électeurs de la fausse droite qui sont susceptibles de voter pour les listes RPR-UDF au premier tour, et dont certains, compte tenu de ces déclarations, pourraient le rejoindre dès le 11 mars.
Charles Millon espère aussi, probablement, réduire la pression médiatique qui s'exerce toujours contre lui. Ou encore ramener à de meilleurs sentiments à son égard l'imprévisible Raymond Barre.
Pourtant, nous nous permettrons ici d'adresser quelques observations à Charles Millon.
Nous venons de célébrer le triste anniversaire de l'assassinat de Louis XVI, perpétré le 21 janvier 1793, et dont notre pays ne s'est jamais complètement remis. Notamment parce qu'on attend toujours la moindre repentance de la part des descendants et successeurs des assassins.
Dans son testament rédigé le 25 décembre 1792, par avance, le roi Louis XVI déclarait « Je pardonne très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi ».

Vaines compromissions


Charles Millon a été littéralement lynché, non seulement au sens figuré, mais quasiment au sens propre, et, avec lui, sa femme et ses enfants. Il avait le droit de pardonner à ceux qui l'avaient insulté.
Mais il vient de faire exactement l'inverse : en demandant pardon à ceux qu'il avait pu choquer, il prend le risque que l'on comprenne qu'il demande pardon non pas seulement pour une stratégie qui n'a pas été comprise mais également pour le choix lui-même qui fut l'acte fondateur de son nouveau positionnement, à savoir l'acceptation des voix des élus du Front national au Conseil régional Rhône-Alpes. D'autant que, une fois de plus, il a parlé d'une « erreur tactique », d'une « erreur politique » et d'une « mauvaise estimation de la réaction médiatique».
Charles Millon s'éloigne donc un peu plus aujourd'hui des espoirs que mettaient en lui le plus grand nombre de ceux qui, spontanément, lui ont manifesté leur confiance en 1998, justement pour la raison qu'il avait semblé vouloir dédiaboliser le Front national. Ses partisans, dont le nombre s'élevait jusqu'à trente ou quarante mille, le remerciaient justement de ce dont aujourd'hui il s'excuse.
Ce que voulait cette foule, qui aurait pu constituer une nouvelle force politique, mais qui, du fait de la stratégie erronée du principal intéressé, a fondu au fil des mois comme neige au soleil, c'était justement l'entente à droite, sans préjugés ni restriction, en tout cas au deuxième ou au troisième tour d'une élection,
au plan local ou national, et cela pour toutes les formations politiques légales, sans plus de diabolisation à l'égard de telle ou telle que cela ne se pratique à gauche.
Nous souhaitons bonne chance à Charles Millon dans son combat lyonnais. Mais nous pensons que les compromissions au moins verbales auxquelles il croit devoir se plier pour parvenir au résultat attendu, risquent fort de marquer un terme à ses ambitions nationales. On vérifierait, une fois de plus, que la stratégie politique adaptée au succès d'une campagne est fonction des caractéristiques de celle-ci. Il y a le mode de scrutin, il y a le contexte, il y a les forces en présence et beaucoup d'autres facteurs.
Charles Pasqua, héros des élections européennes et piteuse roue de secours de Jean Tibéri à Paris, est un autre exemple de cette considération.