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Georges
W.Bush relance le miracle américain !
Jean Rouxel
George W. Bush n'a été élu président des États-Unis qu'à un poil prés et même avec,
sur l'ensemble du pays, une minorité de voix. On s'en souvient. Mais on sait aussi
qu'il sera jugé dans quatre ans sur ses résultats et en
particulier sur le terrain de l'économie, c'est-à-dire concrètement au regard des attentes des citoyens américains en matière de prospérité,
d'amélioration de leur pouvoir d'achat et d'espérances pour les générations futures.
La présidence républicaine démarre sur les chapeaux de roue. Avec un programme de réduction
des impôts qui s'étale sur dix ans (et non pas cinq seulement comme en Allemagne ou trois comme en France),qui porte sur 1600 milliards de dollars (soit, sur une base
annuelle, trois fois plus qu'en Allemagne et quatre fois plus qu'en France).
Non seulement, George W. Bush, contrairement aux attentes de ceux
qui le brocardaient, n'a pas mis d'eau dans son vin, mais ce sont maintenant les démagogues démocrates
de la Chambre des représentants qui en rajoutent et font de la surenchère!
Ses propositions qui apparaissaient radicales font aujourd'hui l'objet
d'un consensus: la tranche maximum de l'impôt sur le revenu sera abaissée de 39,6à 33 % (alors qu'elle est encore chez nous à
52,5 %). Conformément à ses promesses, les impôts sur l'héritage seront supprimés d'ici quelques années. Et les foyers avec enfants bénéficieront de crédits d'impôts au total doublés.
Évidemment, un tel programme est susceptible de doper l'économie américaine. Et de le faire au bon moment, alors qu'une récession se profilait à
l'horizon des prochains mois.
Car un net ralentissement a bien eu lieu, sensible aussi bien au niveau de la consommation des ménages qu'à celui des projets d'investissement des entreprises. Comme toujours, l'industrie automobile a été la première à souffrir.
Elle a annoncé des plans massifs de réduction d'emploi. Mais, malgré cela, les États-Unis ont encore annoncé
pour le mois dernier 268 000 nouveaux emplois créés-Les commandes des
entreprises industriel ces se sont ralenties, mais ont encore augmenté en décembre de 1,1 % par rapport au mois précédent. Du coup, Wall Street retrouve sa sérénité.
Le miracle économique américain, visible de façon ininterrompue depuis dix ans,
à l'oeuvre depuis 1981, avec l'arrivée de Ronald Reagan, a toutes les chances de se poursuivre.
Grâce à des recettes simples, libres de tout droit de reproduction, qui n'attendent, chez nous, que des politiciens plus avisés pour être mises en
oeuvre, avec autant de succès.
Révolution
culturelle au journal "Le monde"
- Bernard Trémeau
Avec le changement de millénaire, nous vivons, sans le savoir, une véritable révolution culturelle. Quand nous vivions dans un autre millénaire, le libéralisme n'avait pas la cote. Pour les intellectuels français, le libre comportement économique était un comportement
égoïste et méprisable, un comportement que l'État devait impérativement contrôler.
Pour s'en rendre compte, il suffit de lire le journal "Le Monde",dont l'orientation économique générale est keynésienne. Déjà, le mot
"libéralisme" isolé est très rarement utilisé dans les colonnes de ce journal.
Pour ses rédacteurs, il n'existe en pratique que "l'ultra libéralisme" ou le
"libéralisme sauvage". La concurrence ne peut être que
"débridée" ou "effrénée". Le marché est le lieu privilégié où les grandes sociétés multinationales se livrent à une
sournoise guerre économique. Le marché est un véritable dictateur proche de l'extrême-droite bien évidemment.
Avec la mondialisation, le marché a trouvé le moyen d'imposer à nouveau totalement sa loi aux nations, mises en concurrence entre elles. Il faut donc impérativement que les États se ressaisissent. Commençons par mettre une taxe sur les flux internationaux de capitaux. (Les keynésiens ne sont pas à un impôt prés).
Adhérons tous à l'association "Attac" dont le seul but est de promouvoir cette fameuse taxe Tobbin !...
Telle était la réalité culturelle avant le changement de millénaire. Mais depuis que nous sommes entrés dans le troisième millénaire, tout semble changer dans les colonnes du
"Monde" sur deux points essentiels de la vie française : l'impôt négatif et la retraite.
Signalons cependant, pour relativiser cette révolution culturelle française, que sur ces deux points essentiels, les Anglo-saxons ont quelques années d'avance sur
nous...
Une partie importante des socialistes, l'ensemble des communistes et des écologistes, sont farouchement opposés au principe même de l'impôt négatif.
Ils sont en effet keynésiens ou marxistes. Ils pensent donc que ce que fait l'État est supérieur à ce que fait l'individu.
L'enseignement public ne peut être que supérieur à l'enseignement privé. Notre santé est bien trop importante pour en confier la gestion économique à des assurances privées. L'individu est contraint d'utiliser le
"service public à la française"...
Une campagne pour Madelin
Or les socialistes au pouvoir viennent d'introduire dans l'énorme législation fiscale française l'impôt négatif. Depuis la création de ce nouvel impôt, presque chaque jour, un rédacteur du
" Monde" découvre l'intérêt, voire le charme discret, du système d'impôt négatif. Le ver libéral a été introduit dans le gros fruit trop mûr de notre fiscalité. Ce qui vient d'être jugé bon pour solutionner le problème de la CSG, sera demain jugé bon pour résoudre les problèmes de l'école, de l'assurance maladie, ou de la
retraite
Or, moins d'un mois plus tard, le "Monde économie" du mardi 30 janvier 2001 consacre un numéro spécial favorable à ce qu'on appelle la
"retraite à la carte", système de retraite prôné depuis toujours par les libéraux et repris par la CFDT. Notre système keynésien de retraite par répartition, imposant à tous le même âge de départ et le même système de retraite est condamné pour des raisons démographiques toutes simples. Syndicats patronaux et salariés négocient en vain dans le cadre de ce système archaique. Les patrons durcissent leur position. Le
"Monde" propose alors la retraite à la carte. Il fait entrer le ver libéral dans notre système de retraite tout pourri...
Alain Madelin, celui que l'on qualifiait jusque là "d'ultralibéral", peut se présenter aux prochaines élections: sur deux points essentiels de son programme, impôt négatif et retraite, les journalistes du
"Monde" font déjà campagne pour lui.
Il s'agit bien d'une véritable révolution culturelle française...

La
loi électorale doit être coulée dans le bronze
Bernard Gruet
La France est l'un des rares États de droit où la loi électorale se définit au gré des circonstances, les règles du jeu pouvant varier d'une élection à une autre... Le simple fait de pouvoir envisager de telles modifications est en soi profondément choquant. Ne serait-il pas temps d'engager un débat de fond, d'élaborer et de faire adopter une loi fondamentale intangible pour que cessent les jeux déshonorants, les
"bricolages" indignes d'une grande démocratie?
Au coeur du débat se trouve la sempiternelle question de la "certaine dose de proportionnelle". Les partis minoritaires la voudraient absolue ou forte. Les grands partis la rejettent. Un compromis ne serait-il pas le meilleur gage de démocratie?
Même sans grande culture politique, les citoyens admettront certainement qu'une forte dose de proportionnelle rendrait le pays ingouvernable. En revanche ils comprendraient que les exclu-re totalement en diabolisant les partis les plus radicaux ne ferait qu'exaspérer ceux-ci... Pourquoi ne pas faire confiance à la sagesse populaire qui accepterait sans doute le principe de la « prime à la majorité »? (Alain Juppé suggérait, en 1996, une prime de l'ordre de 25 % à la liste arrivée en tête dans chaque département ; hypothèse à examiner parmi d'autres).
Mais une réforme aussi fondamentale ne pourrait voir le jour qu'à plusieurs conditions :
- Elle doit être soigneusement préparée par des experts constitutionnalistes qui soumettraient leurs propositions à l'approbation préalable du Parlement et du Conseil Constitutionnel. Un simple vote par le Parlement ne devrait pas suffire, même à une majorité spéciale de trois cinquièmes, comme cela a été proposé (en 1996, par le directeur de la Revue Française de Droit Constitutionnel, proposition d'ailleurs restée lettre
morte).
- Pour affirmer son caractère solennel et incontestable, la loi fondamentale doit être soumise à l'appréciation de la nation par voie référendaire (en prenant garde de ne pas présenter les diverses options d'une façon aussi simpliste que pour Maastricht ou le quinquennat!)
- Une réforme aussi fondamentale ne saurait être laissée à l'initiative d'un parti politique, qui serait aussitôt disqualifié sous prétexte qu'il aurait un
objectif tendancieux, procès d'intention facile à imaginer.
Il resterait à espérer que cette initiative puisse être prise par un Président de la République courageux et non susceptible d'être soupçonné d'arrière-pensées coupables...
Une telle loi fondamentale, approuvée au suffrage universel, redonnerait certainement à la vie politique les lettres de noblesse, qui lui manquent tant, et que trahit le désenchantement actuel si profond des électeurs. En particulier ceux de la droite...
Jean.Marie Bockel, 50 ans, député-maire de Mulhouse et chef de file du courant libéral du parti socialiste propose douze propositions
"applicables tout de suite, sans loi nouvelle" destinées à simplifier la création d'entreprise.
Marc Dumoulin, 50 ans, député apparenté RPR du Haut-Rhin, propose d'instaurer une déduction d'impôt pour les personnes faisant procéder à l'état des lieux d'un immeuble par constat d'huissier de justice.
Patrice Gélard, 62 ans, sénateur RPR de Seine
Maritime, propose que soit modifiée la répartition des sièges des 304 sénateurs. Les cent départements de métropole et d'outre-Mer ont tous au moins un siège. Un second siège serait attribué aux départements où la population dépasse
200 000 habitants (c'est 150 000 actuellement), et un troisième à tout département où la population dépasse
500 000 habitants, les sièges restants étant répartis
à la plus forte moyenne. Du coup treize départements gagneraient un siège, quatre en gagneraient deux et 21 en perdraient un, dont Paris, dont le nombre de sénateurs passeraient de douze à onze.
Jacques Le Nay, 51 ans, député UDF du Morbihan, propose d'étendre l'attribution du macaron
"GIC", "grand invalide civil", qui permet d'accéder aux places de stationnement réservées aux handicapés, à un plus grand nombre de bénéficiaires.
Yves Nicolin, 47 ans, député UDF de la Loire, propose d'aggraver les sanctions encourues par les
profanateurs de sépultures, espèce en voie d'augmentation.
Rudy Salles, 46 ans, député UDF des Alpes
Maritimes,, propose que l'interdiction de croisement des fichiers informatiques édictée par la CNIL continue à s'appliquer pour tout le monde... sauf pour les organismes publics, en particulier le fisc et la sécu...
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CSG: Le coup de
grâce
- Par le Docteur Claude Reichman,
président du comité CSG
Pour une mauvaise idée, ce fut vraiment une mauvaise idée !
Au point de vue, du moins, du gouvernement socialiste et de tous ceux qui ne voient les Français que comme des moutons à tondre.
La CSG a tous les défauts de la terre, sauf un : payée par tout le monde, elle fait mal à tout le monde. Et soulève un mécontentement croissant. Qu'à cela ne tienne, s'est dit M. Jospin, on va en exonérer les plus bas revenus.
Comme cela, on diminuera un
peu la grogne, et on commencera d'introduire de la progressivité dans un prélèvement proportionnel. Autrement dit, on entreprendra de refaire le coup de l'impôt sur le
revenu, qui a fini par n'être plus payé que par la moitié des Français, au mépris du principe constitutionnel d'égalité devant les charges publiques.
Oui mais voilà... M. Jospin avait oublié que le Conseil constitutionnel pouvait sortir de son habituelle somnolence et se rappeler ses devoirs. Et c'est ce qui est arrivé. Du coup, la CSG qui venait d'être blessée à mort par l'Europe a reçu le coup de grâce.
Rappelons les faits. Dès son origine, en 1991, la CSG était frappée d'un mal mortel, qui tenait à sa conception même.
Alors que toutes ses caractéristiques en faisaient une cotisation sociale, elle avait été qualifiée d'« imposition de toutes natures » et le Conseil constitutionnel avait validé cette appellation. Il ne s'agissait pas, on va le voir, d'un simple problème sémantique, mais bien, pour la
CSG, d'une question de vie ou de mort. Car on avait pour la petite dernière née de grandes ambitions. Il ne s'agissait de rien de moins que de bouleverser, grâce à elle, le financement de la
sécurité sociale, en l'asseyant pour l'essentiel sur l'impôt.
Ce faisant, les technocrates rocardiens avaient en ligne de mire l'ouverture complète de nos frontières, le
1er janvier 1993, dans le cadre du grand marché intérieur décidé par l'Acte unique européen de 1986. La conséquence allait en être l'inévitable concurrence entre les
systèmes sociaux et, par conséquent, la fin du monopole français de la Sécurité sociale.
Seul moyen d'y échapper:
faire financer celle-ci par l'impôt.
Encore fallait-il bien s'y prendre. À cet égard, le résultat est, on le voit aujourd'hui, une véritable catastrophe, si l'on se place du point de vue des auteurs de cette brillante manoeuvre. Car tout technocrates qu'ils fussent, ils avaient négligé l'essentiel, à savoir qu'une telle réforme ne pouvait réussir qu'à la condition d'être globale et rapide. Il fallait dès l'origine et d'un coup remplacer le système des cotisations sociales, géré par les
"partenaires sociaux", par le nouvel impôt géré par l'État. On imagine d'ici les hurlements des syndicats de salariés, accrochés comme des arapèdes à l'ancien système, qui les faisait vivre. On n'y toucha donc pas, se contentant d'ajouter un moyen de financement supplémentaire aux anciens qui ne parvenaient plus à nourrir le Minotaure.
Condamnée à mort par l'Europe
Il y eut par la suite une autre tentative, celle de M. Juppé et du plan qui porte son nom. Les syndicats de fonctionnaires en
eurent raison, comme on s'en souvient. Dès lors le sort de la CSG était réglé. Car même si elle rendait un signalé service aux
politiciens en place, en faisant disparaître artificiellement, grâce aux milliards supplémentaires prélevés, le déficit de la Sécurité sociale, elle n'en était pas moins condamnée à mort par l'Europe.
La raison en était simple.
Contribuant à financer la sécurité sociale, mais ne la finançant pas toute entière et de façon universelle, elle ne pouvait être considérée, du point de vue européen, que comme une cotisation sociale. De ce fait, elle tombait sous le coup de l'interdiction de la double cotisation, règle communautaire fondamentale, destinée à permettre la libre circulation des travailleurs.
On comprend aisément en effet qu'il serait plus que dissuasif pour un citoyen européen de s'établir dans un autre pays que le sien si on lui faisait payer deux fois sa protection sociale, l'une au lieu de son travail, l'autre à celui de sa résidence. Tel était notamment le cas, au regard de la CSG, des travailleurs
frontaliers. Et tel fut le terrain où s'affrontèrent Paris et Bruxelles.
La Commission européenne, sûre de son fait, donna bonne suite aux plaintes déposées par les intéressés et saisit la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE), qui, par deux arrêts du 15 février 2000,
jugea qu'il était contraire aux dispositions communautaires d'appliquer la CSG et sa petite soeur, la CRDS, aux travailleurs frontaliers. Dès lors, la CSG était morte. Car en faisant échapper une catégorie de contribuables à l'impôt - n'oublions pas en effet que les frontaliers sont résidents fiscaux en France - on créait une situation impossible du point de vue même de la Constitution française, qui pose la règle fondamentale de l'égalité devant les charges publiques. Quant à la cotisation sociale qu'est désormais la
CSG, et qui doit obligatoirement offrir une prestation en contrepartie, comment l'appliquer aux revenus de
placements ? Impossible, évidemment...
Or voilà que le gouvernement de M. Jospin, à l'occasion de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2001, s'est avisé, comme nous l'indiquions plus haut, de réduire la CSG sur les bas revenus. Saisi par des députés et sénateurs de l'opposition, le Conseil constitutionnel a condamné cette disposition le 19 décembre dernier,
considérant qu'elle provoque « une rupture caractérisée de l'égalité » entre les contribuables. Ce faisant, le Conseil a achevé la
CSG.
Remboursez !
Comment en effet pourrait elle survivre à l'exonération totale et définitive de CSG dont bénéficient désormais les contribuables frontaliers, que l'on est en train de rembourser?
Le plus cocasse de l'affaire est que pour prendre cette décision, le Conseil constitutionnel a dû affirmer que « la contribution en cause entre dans la catégorie des impositions de toutes natures », ce que vient précisément de démentir la CJCE, dont les décisions, faut-il le rappeler, s'imposent à toutes les juridictions nationales.
Le gouvernement savait depuis longtemps que la CSG était en sursis. Mais il faisait comme si le système devait durer toujours. À présent, il est au pied du mur. D'autant que la Commission de Bruxelles lui met l'épée aux reins pour qu'il applique les arrêts européens du
l5 février 2000. Plutôt que d'affronter un débat parlementaire, M. Jospin a choisi la voie des ordonnances. Habilité à le faire par la loi du 3 janvier 2001, il a jusqu'au 3 mai prochain pour trouver la quadrature du cercle.
On lui souhaite bien du plaisir.
En attendant, ceux qui en éprouvent, ce sont les milliers de Français qui, sous l'égide du Comité CSG, que j'ai créé avec
Alain Dumait, ont entrepris des démarches pour se faire rembourser, au motif désormais prouvé qu'elles étaient illégales, les CSG et CRDS qu'ils ont payées depuis l'origine.
- Pour que chacun puisse prendre la mesure de la dette que l'État a à son égard, nous avons calculé le montant des sommes illégalement prélevées au titre de la CSG de la façon suivante:
- pour 10000 F de salaire ou de revenu brut mensuel: 69l0 F de mai
1995 à mai 1997, plus 390 F par mois depuis cette dernière date jusqu'au 31 décembre 1997, plus 750 F par mois (280 F pour les pensions de retraite) depuis le
ler janvier 1998.
- pour 20000 F de salaire ou de revenu brut mensuel :13 820 F de mai 199S à mai 1997, plus 780 F par mois depuis cette dernière date jusqu'au 31 décembre 1997, plus 1 500 F par mois (560 F pour les pensions de retraite) depuis le
ler janvier 1998.
- pour 30000 F de salaire ou de revenu brut mensuel : 20 730 F de mai 199S à mai 1997, plus 1 170 F par mois depuis cette dernière date jusqu'au 31 décembre 1997, plus 2 250 F par mois (840 F pour les pensions de retraite) depuis le
1er janvier 1998.
- À quoi il faut ajouter, bien entendu, les sommes payées au titre de la CSG de 1991 à 1995 (et que nous n'avons pas fait figurer dans ce calcul pour ne pas allonger le propos) et celles payées au titre de la CRDS.
Il est encore temps de faire valoir vos droits à remboursement. Vous avez là une occasion unique, non seulement de sanctionner les menées illégales de nos mauvais gouvernants, mais encore de marquer votre volonté de voir enfin mis un terme à l'augmentation incessante et vertigineuse des prélèvements sociaux.
Cette action relève d'une attitude citoyenne. NE RIEN FAIRE, C'EST LAISSER FAIRE.
Les
échos politiques de Georges Langlois
DOSSIERS COMPROMETTANTS
Le clan Tibéri dispose de quatre dossiers concernant les véhicules de fonction dont ont bénéficié, sans aucun titre, Michèle Alliot-Marie, François Baroin, Nicolas Bazire et Guy Drut. La présidente du RPR en aurait profité pendant sept ans, de juin 1989 à juin 1996; l'ancien porte-parole du gouvernement Chirac en 1995 n'en a eu la jouissance que pendant un an et demi, l'ex dir-cab de Balladur à Matignon durant trois ans (pendant lesquels il laissera 55 000 francs de contraventions impayées). Enfin, Guy Drut a eu l'usage d'une Renault 21 avec chauffeur pendant six ans de 1989 à 1995.
PUZZLE
Jérôme Monod, le conseiller politique de Chirac se dit désormais convaincu que la droite « va boire la tasse » aux prochaines municipales. Mais cela, dit-il, ne remet pas en cause le projet de fusion des partis de l'opposition au sein de l'association France-Alternance. La raison, selon un chiraquien qui l'a vu récemment ? « Monod est convaincu qu'une droite en morceaux est plus facile à assembler. »
GOURMANDS
Les Verts parisiens qui pestent contre les mauvais sondages, qui les placent bien en deçà de leur score des européennes, n'en sont pas moins particulièrement gourmands en terme de « places » réclamées au
PS en cas de victoire de Delanoë. C'est ainsi que les amis de Voynet revendiquent pas moins de... cinq postes d'adjoint : à la circulation, aux transports, à l'urbanisme, au logement et à l'Environnement. sans compter le poste de
1er adjoint dans le cas où leurs listes parisiennes atteindraient les « 12-13 % ».
L'éducation
nationale ferait mieux d'enseigner !
Jacques
Sanson ( jacques_sanson@libertysurf.fr
)
Après les parents qui occupent les écoles et les enseignants qui défilent à longueur d'année pour demander toujours plus de moyens pour toujours moins de résultat, voici qu'enfin une voix s'élève pour apporter des solutions radicales au plus grand fléau de cette fin de xxe siècle:
l'illettrisme. Je veux parler de "l'appel à l'entreprise pour refonder l'école", de Françoise Ansart de Lessan, publié dans les colonnes des
"VéritésHebdo" (numéro 290 du 20 janvier, page
5) Rappelons toutefois que le référendum sur l'éducation était au programme du candidat Chirac aux présidentielles de 95.
Or, non seulement le référendum tant attendu par les électeurs n'a pas eu lieu, mais encore le Ministre de l'Éducation, François Bayrou, a-t-il accordé des semaines de congés supplémentaires aux enseignants.
Il faut, dans le primaire comme dans le secondaire et les
universités, instaurer la concurrence qui maintient le niveau en imposant des résultats et en finir avec le mode d'avancement actuel basé sur l'ancienneté et la situation familiale.
En ce qui concerne la méthode syllabique, rares étaient autrefois les élèves ne sachant pas lire en sortant du primaire. La méthode syllabique contribue au développement de l'esprit d'analyse et de synthèse indispensable à la compréhension; de plus, elle encourage les élèves grâce à la découverte de mots nouveaux,
elle entretient donc sa curiosité et donc l'envie de lire. Hélas, aujourd'hui, ce sont les orthophonistes qui remplacent les instituteurs ce qui contribue à creuser un peu plus le trou de la Sécurité sociale.
Mais, si ces deux mesures :
suppression de la carte scolaire et méthode syllabique sont essentielles, les rythmes scolaires constituent l'autre priorité.
l ) Il y a trop de congés scolaires et ces nombreuses et
longues vacances successives maintiennent les enfants, dès leur plus jeune âge, dans un climat d'oisiveté et de rejet de l'effort. Et, tous les parents n'ayant pas les moyens de payer des stages à leurs enfants pendant les congés, ceux-ci sont livrés à la rue des semaines entières ce qui conduit à la délinquance des mineurs que nous connaissons aujourd'hui.
2) Les journées de classes sont trop chargées et donc inefficaces, l'enfant ne pouvant se concentrer sur son travail 6 à
7 heures par jour. Comment pourrait-il en être autrement quand il y a seulement environ 165 jours de classe par an, sans compter les classes de neige, les classes vertes et autres classes de découverte etc....
Entre 1995 et 1997, au lieu de décréter qu'il fallait accorder deux semaines de congés après cinq à six semaines de classe parce que les enfants étaient fatigués, il aurait mieux valu se poser la question de savoir pourquoi les enfants étaient fatigués. On en aurait alors déduit que les journées de
travail scolaire étaient trop chargées et qu'il fallait limiter l'enseignement aux matinées.
Un étalement de l'enseignement sur des périodes plus longues, en réduisant les congés scolaires, permettrait une meilleure assimilation des
connaissances avec une
moindre fatigue des enfants qui auraient les après-midi pour se détendre dans des activités
artistiques et sportives gratuites.
Les plateaux sportifs dans les lycées sont une absurdité.
Comment un enfant peut-il travailler après une séance de gymnastique qui l'a mis en sueur. Il est vrai que la « pieuvre » de l'Enseignement Public veut tout accaparer: enseignement, éducation sportive et maintenant apprentissage des langues et de l'informatique dans le primaire.
Aujourd'hui, pratiquement toutes les municipalités des villes qui disposent de lycées ou de collèges ont fait réaliser des MJC, des salles omnisports, des stades, des piscines, tous inutilisés à longueur de semaine et bien souvent fermés pendant les congés scolaires. C'est un gâchis inadmissible.
Pourquoi ne pas sortir les activités artistiques et sportives du cadre de l'école et confier
leur organisation et leur gestion aux municipalités, les professeurs et les éducateurs étant payés par les Ministères correspondants. Peut-être alors, l'Éducation Nationale aurait-elle le temps de se consacrer à sa vocation première qui est l'enseignement.
Les
idiots utiles de Saddam Hussein
- Guy Millière
- Page Guy Millière
Idiots utiles. L'expression a été forgée par Lénine à l'époque du coup d'état qui devait permettre aux communistes russes de s'emparer du pouvoir. Elle désignait les journalistes occidentaux de l'époque, trop stupides ou trop dociles pour remettre en cause les grotesques balivernes qu'on voulait leur faire ingurgiter, mais utiles, néanmoins très utiles pour jouer de facto les agents d'influence en Europe ou en Amérique.
Depuis le temps de Lénine, les idiots utiles n'ont pas disparu, hélas! L'effondrement de l'Union Soviétique ne les a pas même conduit à réviser leurs positions ou à s'interroger sur leur lucidité, mais plutôt à faire feu de tout bois.
Un certain nombre d'entre eux ont décidé, voici quelques semaines, de remettre en cause l'embargo qui pèse présentement sur l'Irak.
Ils ont pris l'avion pour Bagdad, une première fois en novembre, une seconde fois en janvier.
Ils en ont ramené des reportages où sont décrites les souffrances du peuple irakien et où les responsables des souffrances sont clairement désignés: les États Unis et leurs alliés. Si vous interrogez les auteurs des reportages, ils vous diront qu'ils ont été libres de parler avec des membres de la population irakienne et libres de leurs déplacements. Un
"guide" dépendant du ministère irakien de l'information devait les accompagner sans cesse, mais ce n'est qu'un détail, bien sûr...
Ne sachant que trop bien à quel point l'idiotie utile peut être contagieuse, je pense indispensable de resouligner ici que le
régime de Saddam Hussein est, avec celui de Kim Jong Il en Corée du Nord et celui de Fidel Castro à Cuba, l'un des plus abjects et des plus meurtriers qu'ait connu la fin du vingtième siècle. Un livre, trop peu diffusé, a été rédigé par l'un des rares dissidents irakiens à avoir échappé aux tueurs au début des années
quatre-vingt-dix, Samir al-Khalil, et relate les ignominies par le détail : Irak, la machine infernale (J.C. Lattès). Depuis la publication du livre, rien n'a changé. Tout indique plutôt que la situation a empiré.
Saddam Hussein réarme son pays, affame sa population, détourne cyniquement les envois de médicaments et de nourriture, et se prépare à une prochaine guerre. Divers éléments concordants indiquent, de surcroît, que Saddam n'a pas renoncé à se procurer la bombe atomique et a, au contraire, réactivé les services travaillant dans ce domaine. Il n'a, d'une même façon, pas renoncé aux missiles chimiques et bactériologiques (on peut lire utilement sur ce sujet un autre livre, en anglais celui là,
"Saddam's Bombmaker: The Terrifying lnside Story of the Iraqi Nuclear and Biological Weapons Agenda"
publié voici quelques mois chez Scribner et rédigé par Khidhir Hamza, responsable de la production de ces missiles jusqu'à son évasion vers l'Occident).
Ceux qui s'inquiètent sincèrement du sort de la population irakienne doivent voir que son seul bourreau est le dictateur qui règne sur
elle, qu'une levée de l'embargo ne sera qu'une aide supplémentaire à la dictature, et que la seule
possibilité d'espérer voir un jour les irakiens nourris, soignés et informés correctement implique une seule chose: le renversement de Saddam Hussein et son élimination définitive de la scène politique. La guerre du Golfe, voici dix ans, aurait dû déboucher sur ce genre de résultat, George Bush père a freiné ses armées alors qu'elles étaient proches du but.
Les raisons invoquées alors n'ont pas changé: il fallait ne pas se confronter trop frontalement à la Russie et à
la Chine alliées de Saddam. Il fallait non plus ne pas trop heurter les opinions arabomusulmanes.
L'homme d'État digne de ce nom n'est pas celui qui sait trancher entre le bien et le mal, ce qui est facile, mais celui qui, face à deux mauvaises solutions, sait
discerner la moins pire. Il n'est pas sûr que George Bush père ait, à l'époque, discerné la solution la moins pire, et on peut en débattre.
Abandonner l'embargo contre l'Irak serait par contre choisir l'abomination pour aujourd'hui, le
cataclysme pour demain.
A un mois du premier tour des élections municipales, les études d'opinion détaillées, arrondissement par arrondissement, pour la capitale, publiées par différents journaux, donnent des indications précieuses.
Bien sûr, et tous les spécialistes le savent, il ne faut pas seulement considérer les intentions de vote, il faut aussi examiner les souhaits, les pronostics et les indications de notoriété exprimées par les personnes sondées.
Mais une chose est sûre :
dans l'état actuel de la situation, la gauche plurielle, rassemblée,
a plus de chances de l'emporter que la droite désunie.
Soyons réalistes: personne n'est en mesure, désormais, d'imposer son leadership à droite. Philippe Seguin, parachuté, a raté son atterrissage. Jean Tibéri, contesté, n'a plus autour de lui qu'un carré de fidèles dont l'image transforme l'hôtel de ville en une mairie d'opérette. Les autres politiciens ayant la carrure leur permettant de prétendre à cette fonction sont sortis du bois trop tôt, comme Jacques Toubon, ou trop tard, comme Édouard Balladur.
Or, il se trouve que la loi électorale, ajoutée en décembre 1982 au statut de
Paris, voté en 1975, fait que les circonscriptions électorales coïncident très exactement avec chacun des vingt arrondissements de la capitale. Chaque arrondissement élit un certain
nombre de conseillers de Paris, entre trois et dix-sept, selon la population considérée. Pour que Paris reste à droite, il faut et il suffit que la gauche obtienne moins de la moitié des cent soixante-trois sièges de conseillers de Paris.
L'autisme est
un des symptômes de la
schizophrénie...
C'est donc dans les arrondissements que tout se joue. Et c'est exactement le principal enseignement des études d'opinions dont on dispose d'ores et déjà. À Paris, comme c'est déjà depuis longtemps le cas en province, les électeurs sont attachés aux élus de leur arrondissement quand ceux-ci ont fait du bon travail et en particulier, souvent, à la personnalité de leur maire d'arrondissement.
Pour chacun des vingt arrondissements de Paris, les sondages déjà publiés désignent clairement, et sans ambiguïté possible, le meilleur champion de la droite pour le deuxième tour: c'est évidemment celui qui rassemble d'ores et déjà le plus grand nombre d'intentions de vote!
Dans certains cas, la différence est nette. Dans le 2e arrondissement, par exemple, le sondage Sofres-Figaro accorde au premier tour 32 % à la liste indépendante de Benoîte
Taffin et seulement 8 et 7 % à ses concurrents séguiniste et tibériste venus d'ailleurs. De même, dans le 16e ou le 17e
arrondissement. Par contre, dans le ter ou dans le 15e arrondissement, la différence est moins nette.
La solution s'impose d'elle même : dans les arrondissements du premier type, la sagesse voudrait que les listes qui n'ont aucune chance d'avoir le moindre élu se retirent avant même d'être déposées à la Préfecture. Tandis que dans les arrondissements du deuxième
type, une fusion semble préférable. Et elle est matériellement possible, car la campagne
officielle n'a pas encore commencé.
Une seule liste de droite dans chaque arrondissement à l'exception des listes de témoignage - permettrait à la droite d'obtenir un meilleur score le
mars, de remobiliser ses électeurs et d'aborder ainsi
dans de meilleures conditions le deuxième tour du 18 mars.
Une telle stratégie serait gagnante pour tout le monde. Y compris pour Seguin dans le 18e arrondissement, où la principale liste concurrente de droite a peu de chances de faire même un seul conseiller de Paris. Y compris pour Tibéri, dans le 5e arrondissement, où la liste concurrente de droite ne
peut espérer qu'un petit poste de conseiller d'arrondissement.
C'est exactement la stratégie que souhaitent les électeurs de la droite. Il ne manque, pour qu'elle soit appliquée, qu'un sage, capable de se faire entendre de politiciens autistes...
Alain Dumait, fondateur du comité
pour l'entente à droite, est conseiller de Paris indépendant du 2e arrondissement depuis 1983.Il ne se représente pas en mars 2001.
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