ACCUEIL
 
 

 

Réagir à un article:  Le Forum

 

 

CHIFFRES SIGNIFICATIFS

 

Immatriculation

Le nombre d’immatriculations automobiles a augmenté de 13,1 % en janvier 2001 par rapport à janvier 2000. Ce sont PSA (+ 25 %) et General Motors (+ 27,3 %) qui ont le plus profité de cette tendance. Renault ne gagne que 7,6 % tandis que Ford s’écroule, avec – 25 %.

 

Téléphone

Le nombre de communications passées à partir des cabines téléphoniques publiques diminue en moyenne de 30 % par an.

Le portable privé tue le service public…

 

Fausses excuses

Contrairement aux thèses socialo-marxistes, le “ mal des banlieues ” n’est pas la cause première de la délinquance : selon les derniers chiffres officiels disponibles, la criminalité a augmenté de… 20,92 % dans la Creuse, département très rural peu connu pour ses “ zones de non-droit ”.

 

Criminalité

Les atteintes aux personnes (homicides et tentatives, coups et blessures, atteintes aux mœurs, infractions contre la famille et l’enfant) augmente de manière constante depuis trente ans. Et la tendance s’aggrave : l’an 2000 a connu la deuxième plus forte augmentation de ces atteintes de la décennie avec +9,14 %. Dans le même temps, le nombre de garde à vue a diminué de 14,6 %…

Depuis quinze ans, les faits de délinquance ont augmenté de 110 % pour les coups et blessures, et de 101,5 % pour les dégradations volontaires.

 

Alimentation

63 % des restaurants ouverts en France depuis 1993 sont des “ fast-food ”.   

DIVERS FAITS 

Ultra-gauche

Après la candidature du raciste Dieudonné aux présidentielles, c’est au tour de la liste “ Motivé(e) s ”, soutenue par le groupe Zebda (dont un des chanteurs porte fièrement un t-shirt frappé de la faucille et du marteau) de faire parler d’elle : selon un sondage Ipsos, elle obtiendrait 17 % des voix à Toulouse.

 

Thatcher

Selon le Mail on Sunday, William Hague, le chef du parti conservateur, a récemment dissuadé lady Thatcher de lancer un appel solennel à quitter l’Union Européenne le 25 mars prochain.

La dame de fer considère aujourd’hui que sa signature de l’Acte Unique, en 1986, fut sa plus grave erreur.

 Nouvelle taxe ?

Les Verts allemands veulent créer une taxe sur la viande pour éponger les charges causées par l’ESB…

 Étudiants

L’UNI, syndicat étudiant de droite, vient d’augmenter de 50 % le nombre de ses élus, lors du renouvellement des conseils universitaires

 Sharon

Selon la presse israélienne, Ariel Sharon serait prêt à reconnaître un État palestinien, et à lui garantir une continuité territoriale. De plus, un programme économique serait lancé pour élever le niveau de vie des Palestiniens et pour leur garantir un accès équitable à l’eau. Enfin, une coopération serait instaurée entre Israël, la Palestine et la Jordanie.

Qui a dit que Sharon était un “ extrémiste ” ?

MEDIA

Sarkozy

Lors de l’émission “ France Europe Express ”, Nicolas Sarkozy s’est déclaré favorable au droit de vote des immigrés, au PACS, à la nouvelle loi sur la transmission des noms de famille, au processus de régionalisation en Corse et à l’harmonisation fiscale en Europe.

Il s’est aussi affirmé “ de droite ”. Il a bien fait de le préciser…

 

Clinton

Bill Clinton demande 100 000 dollars pour une conférence de 45 minutes. Deux firmes de Wall Street ont cru en l’invitant se faire une bonne pub. Mais les clients ont protesté : non seulement l’ancien président a menti sous serment, mais sa dernière décision a été d’amnistier le fraudeur international Marc Rich. Du coup, le président de Morgan Stanley a du faire des excuses…

 

Anti-pub

Un appareil va bientôt envahir les foyers : le PVR. Il peut en effet exclure les spots publicitaires sur les programmes, qu’ils soient enregistrés ou non. Ce nouveau magnétoscope est déjà utilisé par 150 000 personnes. On prévoit qu’en 2005, cinquante millions d’Américains en seront équipés.

 

Publicité

Le gouvernement veut maintenant taxer le courrier publicitaire. Chaque année, chaque boîte aux lettres reçoit 17 kg de courriers non-adressés, sans compter les imprimés, la presse gratuite, les annuaires et les catalogues…

 

Fusion

Le groupe familial allemand Bertelsmann vient d’acquérir RTL et prendre une participation de 42,8 % dans le capital de M6. Bertelsmann est le quatrième groupe média mondial.

SIC

Stupidité

“ Les événements de La Défense ne sont qu’un incident (sic). Les gamins ont besoin de s’affirmer, de se sentir en vie et maîtres d’un territoire ” (Une chorégraphe du Val-Fourré).

 Honneur

“ En refusant l’alliance avec Tibéri, au moins, Seguin aura sauvé l’honneur de la droite, comme lorsqu’il avait empêché l’alliance avec le Front National aux régionales de 1998 ” (Vincent Roger, tête de liste seguiniste dans le IVe arrondissement)…

 

 Pacifistes

“ Ceux qui ont peur de moi sont probablement ceux qui se trompent de peur, comme vos anciens pacifistes en Europe qui criaient “ plutôt rouges que morts ” […] Faudrait-il, pour complaire aux représentants de ce que vous appelez en France la gauche caviar, que j’accepte que les miens soient frappés en silence ? ” (Ariel Sharon).

 

 ANPE

“ L’agence ne dispose pas d’indicateurs permettant d’évaluer l’efficacité des prestations de services dont elle fait bénéficier les demandeurs d’emploi. Les dispositifs de formation gérés par l’ANPE pour le compte de l’État ne font pas l’objet de suivi ” (Rapport 2001 de la Cour des Comptes).

 

 Europe

“ Les structures confédérales comme celle de l’UE – dans laquelle les États-nations et des institutions internationales se partagent et se disputent la souveraineté – sont par nature politiquement instables. Ou elles volent en éclats sous la pression d’intérêts nationaux divergents, ou bien une crise précipite le mouvement vers une centralisation ” (The Scotsman of Edinburgh, quotidien écossais).


 

 

Les 4verites N°294 du 17 février  2001

 Sommaire:

Recevoir la version complète du journal par la poste

Les élections de 2002 se feront sur le thème des réformes, vraies ou fausses…
 Jean Rouxel  

Jacques Chirac, d’une part, les députés élus inopinément en 1997 d’autre part, arriveront bientôt dans la dernière année de leurs mandats. Autant dire qu’il est à peu près certain que, d’ici à la fin du premier semestre 2002, aucune réforme publique d’envergure ne sera mise en chantier en France…

C’est dans ce contexte qu’il convient d’apprécier le nouvel affrontement constitutionnel, à propos de la Corse, auquel viennent de se livrer les deux protagonistes de la cohabitation.

En reportant, sans doute, d’une semaine seulement, l’examen en conseil des Ministres du projet de loi sur la Corse, le Président de la République a seulement voulu rappeler qu’il n’était pas inerte, qu’il lui appartenait d’accepter ou non l’ordre du jour d’un conseil qu’il dirige.

Lionel Jospin s’est mis dans un mauvais cas. Il donne l’impression d’être faible face à des revendications autonomistes violentes. Sa majorité parlementaire, sur ce point au moins, est incertaine. Il y va donc de son autorité aussi bien personnelle que politique.

Pourtant, s’ils se divisent sur leurs contenus, une majorité de Français admettent la nécessité des réformes.

Plutôt que de s’engager sur le terrain glissant de la Corse, le Premier ministre eut été mieux inspiré d’envisager un nouveau train de mesures de décentralisation, qui, contrairement aux lois de Gaston Deferre, aurait eu pour objectif de simplifier les structures administratives, et de réduire les coûts de fonctionnement de l’ensemble du système public français. Ensuite, dans un deuxième temps, dans le cadre d’une réforme d’ensemble, il eut été possible d’envisager concrètement l’évolution institutionnelle, non seulement de la Corse, mais aussi, pourquoi pas, de l’Alsace, de la Bretagne, et même de l’Auvergne…

La chance de la gauche réside dans le fait que la droite, même dans l’opposition, n’a pas su pour autant se faire le champion des réformes. C’est ce que souligne l’initiative de Jack Lang, qui propose qu’en même temps que les élections législatives de 2002 soit organisé un référendum sur un train de réformes institutionnelles, allant de l’instauration d’un quinquennat généralisé à l’ensemble des mandats électifs, à la suppression des cantons, en passant par l’interdiction du cumul des mandats, ou la réforme du Conseil constitutionnel… Une sorte de fourre-tout dont le seul objectif est de faire apparaître le PS comme le parti du mouvement. Et, a contrario, la fausse droite comme celui des défenseurs du statu quo. Ce qui n’est pas faux…

Ce que disent les patrons…

Bernard Trémeau

“Les patrons français critiquent l’incapacité de l’État à se réformer ”, tel est le titre d’un excellent et long article de Martine Orange, paru récemment dans le journal “ Le Monde ”. Par de petits morceaux de phrases comme “ à les en croire ” ou “ selon eux ”, la journaliste nous indique qu’elle prend ses distances avec ce que lui ont conté les patrons.

Mais la première phrase de son article sur les patrons doit être citée en entier. “ Par prudence, leur premier mouvement est de refuser de s’exprimer sur la politique économique du gouvernement… ” et bien des patrons interviewés ont désiré conserver l’anonymat.

Ainsi, aujourd’hui, et en France, de nombreux responsables économiques n’osent plus s’exprimer en public sur la politique économique menée par leur gouvernement. Ils semblent avoir peur d’éventuelles représailles sur leurs entreprises. Les patrons pensent, à tort ou à raison : “ Si je parle, je n’aurais plus le marché ou la subvention, ou l’on va m’envoyer une équipe de contrôleurs fiscaux ”. Ceci montre à quel point notre économie administrée est aujourd’hui devenue dépendante du bon vouloir du Prince…

Notons tout de même que certains patrons n’ont pas eu peur de parler en public et la journaliste cite leurs noms.

Que disent les patrons ? Ils font d’abord tous un reproche essentiel à l’État : mal gérer le pays. Au lieu d’avoir utilisé la croissance économique actuelle pour remettre de l’ordre dans les finances de notre pays, réduire son déficit, comme tous les autres pays l’ont fait, et bien préparer l’avenir, le gouvernement a distribué la “ cagnotte ” tous azimuts, augmenté ses dépenses, et même prévu une augmentation du déficit public… Avec le moindre ralentissement de la conjoncture, le gouvernement n’aura plus aucune marge de manœuvre.

Deuxième reproche tout aussi important : l’État dit qu’il aide les entreprises, mais en pratique c’est l’inverse : 35 heures, augmentation de l’impôt sur les sociétés, écotaxe… sont là pour le prouver. Or, ces lois réduisent nos capacités de produire : nous manquons de main-d’œuvre dans certains secteurs et nous manquons de capitaux pour investir. En agissant de la sorte l’État réduit l’offre, donc nous appauvrit tous.

Troisième point : tandis que les entreprises soumises à la concurrence internationale font d’énormes efforts de productivité et réduisent en permanence la main-d’œuvre dont elles ont besoin, l’État est incapable de faire de tels efforts dans les immenses secteurs de l’économie qu’il contrôle. Il embauche au contraire toujours plus et encore plus. Il coûte ainsi de plus en plus cher. Le poids de l’État devient trop lourd. De nombreuses entreprises donnent plus à l’État qu’elles ne donnent à leurs salariés. “ L’ajournement de la réforme des services des impôts, en mars, a marqué tous les esprits. Tous les patrons en parlent comme d’une date noire ”, écrit Martine Orange.

Pour conclure, de plus en plus de patrons pensent que cette obésité de l’État français, le rendant chaque année de plus en plus lourd et insupportable, est un mal incurable et bien français. Nombreux sont donc ceux qui envisagent d’aller investir ailleurs. Alors que tous pensent que la France a d’énormes avantages et qu’en particulier “ ses salariés figurent parmi les mieux formés, les plus productifs, les plus entreprenants du monde ”.

 Quand serons-nous dirigés par un chef d’entreprise qui connaît la réalité économique, et non par un énarque, qui ne connaît qu’une partie de la théorie économique ?

La fable du rameur et des barreurs

Docteur Joseph Watine

Un hôpital et une clinique décident de s’affronter à l’occasion d’une course d’aviron.

Les deux équipes s’entraînent dur. La clinique gagne avec plus d’un kilomètre d’avance.

L’équipe de l’hôpital est très affectée par cette défaite. Leur management se réunit pour chercher la cause de l’échec. Un groupe d’audit constitué de seniors managers est désigné. Après enquête, il conclut que l’équipe de la clinique est constituée de huit rameurs pour un barreur alors que l’équipe de l’hôpital se compose de huit barreurs pour un rameur. À la lecture du rapport, la direction de l’hôpital décide de louer les services d’un cabinet de consultants. Après avoir perçu d’énormes honoraires, ils rendent leur avis : “ l’équipe de l’hôpital a besoin de plus de rameurs et de moins de barreurs ”. La structure de l’équipe de l’hôpital est donc réorganisée. Mais comme personne ne veut devenir rameur, il est décidé de créer quatre postes de barreurs-assistants, trois de barreurs-projets et un barreur-chef. Ils mettent aussi en œuvre un système de stimulation pour encourager le seul rameur de l’équipe à travailler beaucoup plus. Baptisé “ objectif qualité et zéro défaut ”. Il repose sur des réunions régulières, des évaluations permanentes et un contrat d’objectif pour le rameur.

La deuxième course a lieu et, cette fois, la clinique gagne avec deux kilomètres d’avance.

L’Agence Régionale de l’Hospitalisation ordonne de licencier le rameur, de stopper la mise en chantier d’un nouvel aviron et d’annuler tout nouvel investissement. Elle récompense les barreurs-managers de leurs efforts en leur donnant le prix de l’organisation.

La direction de l’hôpital établit une procédure visant à valider la réalité de l’échec en nommant un pilote de projet contractualisé dont l’objectif sera d’accréditer une nouvelle stratégie en conformité avec les indicateurs de traçabilité dans le cadre d’un réseau sécurisé de compétences, pour contrôle de qualité du protocole. Par ailleurs, elle distribue l’argent économisé par ces mesures de restriction à l’amélioration de son projet d’établissement.

Parallèlement, le Ministère de la Santé, afin d’égaliser les chances entre le public et le privé, décide, que désormais, les courses d’aviron entre l’hôpital et la clinique se dérouleront différemment. Pendant que la clinique devra parcourir dix kilomètres, appelé “ Objectif Quantité National ”, l’hôpital n’aura à courir que cinq kilomètres et il lui sera octroyé une subvention exceptionnelle d’un barreur.

La troisième course a lieu. Au bout d’une heure de course, la clinique a déjà parcouru douze kilomètres.

Très mécontent de ce dépassement de l’Objectif, le Ministère  décide que la clinique ne pourra désormais courir qu’avec des rameurs assujettis aux trente-cinq heures et dans une barque prenant l’eau de toute part.

Moralité : rien ne sert de ramer quand on est dans la mauvaise barque…

 

café-Philo “ de droite ”

 cafephilodroite@aol.com

 Le dernier jeudi de chaque mois de 19h30 à 23h  Café “ LE PANORAMA ”

153, rue Montmartre 75002 Paris (Métro Bourse)
 Jeudi 22 février 2001

Guillaume Faye écrivain et Jean-Pierre Pagès-Schweitzer

 “ Persécutions des chrétiens en terre d’Islam ”



 

 Les échos politiques de Georges Langlois

 

PARTIELLES EN FAFALE

Outre la prochaine législative partielle, qui sera organisée dans le Val-d’Oise pour permettre à Dominique Strauss-Khan – sa suppléante ayant démissionné – de retrouver son siège de député, quatre autres législatives partielles se profilent à l’horizon. À Toulouse, Dominique Baudis, nommé à la présidence du CSA, libère sa circonscription. À Lourdes, Philippe Douste-Blazy (s’il est élu maire de Toulouse), devra renoncer à la sienne. André Santini, dans les Hauts-de-Seine, va abandonner la députation pour briguer le poste de 1er adjoint de Pasqua au Conseil général. Enfin, dans les Alpes-Maritimes, la disparition de la RPR Louise Moreau ne profitera pas à son suppléant : il est mort, lui aussi, peu de temps auparavant, ce qui provoquera une nouvelle partielle.

PHOTO

La présence de Jérôme Monod le jour de la présentation de ses listes pour Paris, celle de Bernadette Chirac, le 12 février, dans les rues du XIVe, sont autant de “ signaux ” envoyés par l’Élysée : “ Chirac est derrière Séguin ! ”. Largement médiatisés, ils ont rendu fou furieux Tibéri. Lequel avait déjà dû digérer un autre “ geste ” de l’Élysée – passé, cette fois, inaperçu – en faveur de Séguin. Le dimanche 4 février, en effet, alors que le couple Chirac assistait, comme Séguin et Tibéri, à la finale du championnat du monde de handball au POPB, une photo montrant Séguin, Chirac et Bernadette discutant dans un couloir a été prise. Une photo non signée et gratuitement transmise à la presse. Or, cette photo, d’après le clan Tibéri, a été prise par un photographe… de l’Élysée !



HALTE AU BIG BROTHER

Tout ce que vous avez voulu savoir sur votre feuille d'impôts sans jamais avoir osé le demander...

CONTRIBUABLES ATTENTION !

Vous allez bientôt recevoir, par la poste, un formulaire pré-rempli de déclaration d'impôts ( 2042 S ou N). CETTE FEUILLE EST PIEGEE. N'Y TOUCHEZ PAS ! Les éléments d'information codés que le FISX y insère vous mettent en fiche et constituent un véritable tatouage fisacl ! Préférez plutôt le formulaire vierge (2024), disponible en mairie et dans les centres des impôts. Nous ne somme pas des numéros, mobilisons-nous contre le Big Brother fiscal !

 

LES FICHIERS SECRETS DE LA TRAQUE FISCALE: 

Entièrement informatisé depuis 1989, Bercy peut désormais compter sur une quinzaine de fichiers privés susceptibles d'être recoupés à tout moment.

NIR (Numéro d'inscription au répertoire des personnes physiques):le fichier"Sécu" 

.Ficoba (Fichiers de comptes bancaires):recense l'ensemble des comptes bancaires et postaux, 

.FIP (Fichier individuel des personnes) : contient l'identité et l'adresse de toutes les personnes imposées,

.TDS (Transfert des données sociales) : fournit les renseignements sur tous les salaires, pensions ou indemnités versées par là Sécu.

TD-RCM ( Transfert des données concernant les revenus de capitaux mobiliers) : établi à partir des déclarations des établissements financiers payant des revenus de capitaux mobiliers.

.SPI (Simplification des procédures d'imposition) : destiné à optimiser l'identification et là localisation des contribuables et là circulation de ces informations entre les différents services.

.Majic 2 :taxe d'habitation.

 Amis et Osiris : surveillance des entreprises.

.OEil (Observatoire des évaluations immobilières locales) : fiscalité immobilière.
.

FI-35: surveillance des successions.

.Fidji et Madère : consacré aux conservations des hypothèques.

.Top Alpha :rapproche le nom des contribuables et celui de leurs adresses (train de vie).

.SIR (Système de gestion des informations de recoupement) : fichier croisé avec ceux déclarés par l'employeur et là caisse de retraite du contribuable.

.Proselec : détermine un portrait-robot du "tricheur".


Le retour du cinéma français

Nicolas Courteille
Page Nicolas Courteille

 

2001 s’annonce comme l’année du retour du cinéma français. Après vingt ans, ou trente, de terrorisme critique de cinéma d’auteurs frustrés et fauchés, de subventions gaspillées et de démagogie élitiste, il souffle un vent nouveau, qui ramène le temps de la grande épopée et des comédies hilarantes.

Le cinéma américain a bâti sa force sur les mythes et l’épopée, la célébration de l’histoire américain ou même universelle. Et elle est de retour, cette histoire dans notre cinéma : Jeanne d’Arc bien sûr, mais aussi maintenant Vercingétorix, Astérix – mi-comédie, mi-épopée –, le magnifique et baroque Pacte des Loups, Le Petit Poucet et Belphégor, à venir prochainement. Tout se passe comme si la France, venue enfin à bout de ses repentances retrouvait ses racines, enfin décomplexée.

Elle retrouve aussi des moyens de réaliser des films chers : cent à trois cents millions de budget pour chacun de ces opus, qui démontrent un savoir-faire technique, un grand talent d’acteurs et de metteurs en scène, une volonté esthétique, et presque ésotérique, de reconsidérer le passé d’un œil à la fois neuf et traditionnel. On ne peut dans ces conditions bouder son plaisir. Grandes mises en scène, combats, costumes, capes et épées ; tout un arsenal oublié quasiment depuis les années soixante. Auquel s’ajoute la révolution des effets spéciaux intervenue pourtant depuis vingt ans dans le cinéma américain, mais qui a – comme la révolution Internet – fini par gagner le pays ronchon des retraites insolvables et de la ponction publique.

Et dans le même temps que l’on réalise des films d’histoire, on aborde des problèmes très actuels : le complot, la rétention d’informations dans Le Pacte ; la faiblesse endémique des Français dans Vercingétorix ; et la trahison des élites dans Jeanne d’Arc. On sait depuis longtemps que le cinéma de marché hollywoodien est beaucoup plus libre de ses mouvements, et de critiquer la société, que le cinéma étatisé, perfusé à coups de subventions destinées à mal nourrir une clique d’aigris et d’assistés de tout poil qui ressassent avec la même torpeur les mêmes rengaines.

Deux chefs-d’œuvre comiques viennent de paraître sur les écrans, qui traitent allègrement de deux communautés pourtant très susceptibles, les gays et les juifs du Sentier.

La Vérité si je mens 2 est nettement supérieur au premier : nos entrepreneurs-escrocs sympathiques affrontent cette fois la grande distribution à la française, qui a beaucoup perturbé notre économie depuis que le pouvoir gaulliste lui a assigné le devoir de liquider le commerce traditionnel et les paysages français. Les mousquetaires de la rue d’Aboukir s’en tirent à merveille, et c’est un plaisir que d’assister à ce film truffé de rebondissements, de bons mots, et merveilleusement interprété. Les deux scénaristes ont bien potassé leur sujet.

Le Placard fait allusion, on le sait, au fait que les homosexuels sont devenus intouchables dans le système actuel ; il se moque de ce travers politique et social, sans jamais sombrer dans la caricature. Le grand talent de Francis Veber est de multiplier les péripéties, de ne jamais nous endormir. La crème des comédiens français, Auteuil, Depardieu – enfin bien dirigé –, Lhermitte, est ici rassemblée, avec une pléiade d’excellents seconds rôles, pour notre plus grand plaisir. Un vrai grand film qui fera date et sonne presque l’heure d’une libération : le diktat local et la domination effrayante du cinéma américain sur nos écrans.

Le secret de cette réussite ? Le travail et l’argent, tout simplement. Le refus des bouts de ficelle, du cinéma militant, de la caméra stylo. L’acceptation du risque capitaliste et de l’ambition culturelle. Pourvu que cela dure…

P .S. : À propos du Pacte des Loups : la Bête du Gévaudan, c’était… l’intégrisme catholique !… Mais ne boudons pas notre plaisir, pour autant.  

Le danger chinois qui se rapproche

Guy Millière 
Page Guy Millière

La Chine est-elle une menace ? Non, bien sûr, diront les partisans de l’apaisement. C’est à peine si la Chine s’éveille d’une longue nuit, et, dans ce réveil, les zones d’entreprises autour de Shanghai et ailleurs doivent être vues comme des matrices, d’une entrée plus large et plus générale dans l’économie de marché, que l’intégration dans l’OMC renforcera.

Ceux qui prennent en compte toutes les données disponibles peuvent avoir, eux, une vision très différente. Un livre récemment publié aux États-Unis par Bill Gertz, journaliste au Washington Times, The China Threat, rassemble l’ensemble de ce qu’il importe de savoir et qu’en Europe, souvent, on ne sait pas ou on passe sous silence.

La Chine, d’abord, n’est pas toute entière touchée par le développement. Plus des trois quart de sa population vivent dans des zones rurales au sein de villages collectivisés et réduits à l’extrême indigence. Un peu moins de dix pour cent des Chinois vivent pleinement dans un contexte d’économie de marché et ceux-là même ne disposent d’aucune contrepartie politique à la relative liberté économique, très surveillée, dont ils jouissent.

Depuis la rude alerte constituée par les événements de la place Tien An Men, voici une décennie, les hiérarques du régime communiste ont compris qu’il ne fallait pas trop relâcher la bride et ont passé avec les gens vivant et travaillant dans les zones de marché une forme de contrat implicite : vous pouvez vous enrichir à condition de payer l’impôt matériel et mental et de ne pas vous intéresser à la politique ou à quelque activité culturelle ou spirituelle incompatible avec le dogme établi. Le contrat pour l’essentiel est respecté. Ceux qui ne le respectent pas et se tournent vers une religion, par exemple, sont impitoyablement persécutés.

La Chine, ensuite, n’est plus, politiquement parlant, le pays qu’elle était voici encore quelques années. Les hiérarques susdits, quels que soient leurs discours officiels, comprennent que le discours communiste a de moins en moins d’adeptes et glisse vers l’obsolescence… Ils lui substituent donc un autre discours, très fortement teinté de nationalisme, d’exaltation de la grandeur de la Chine et de xénophobie vis-à-vis de l’Occident. Ce discours est largement impulsé au travers des institutions d’éducation, de la presse et des médias audio-visuels. Il s’étaie concrètement par un appui sur l’armée qui devient le fer de lance du nouveau discours. La Chine d’aujourd’hui est, en conséquence nationaliste, militariste et très anti-occidentale.

La Chine, enfin, se réarme, passe des alliances, exerce des influences et ses dirigeants visent l’hégémonie. En matière d’armement, elle s’est, au cours de la dernière décennie, dotée des armes les plus sophistiquées élaborées dans l’ex Union Soviétique, mais aussi d’éléments de technologie de pointe informatique américaine, par le biais de l’espionnage, ou par celui de contrats commerciaux détournés de leur but. En matière d’alliances, les liens avec la Russie se sont nettement renforcés et ont débouché sur un accord de coopération stratégique signé en décembre 1999 entre Eltsine et Jiang Zemin, et toujours en vigueur. L’influence, elle, s’exerce de multiples façons. On a appris voici peu que la campagne électorale de Clinton en 96 a bénéficié de financements chinois qui expliquent pourquoi le gouvernement américain, ces dernières années, a favorisé les transferts de technologie les plus précieux et fermé les yeux sur diverses infiltrations d’agents secrets chinois.

Les dirigeants chinois jouent, à merveille, de la “ concurrence ” entre gouvernements occidentaux et pratiquent l’échange “ contrat d’achat contre mansuétude politique ”. Ils savent aussi très bien faire pression sur les entreprises occidentales installées en Chine et leur demander de faire ce qui est en leur pouvoir pour éviter qu’ici ou là, des critiques désagréables envers le régime chinois, ne se fassent entendre. Ils savent enfin faire comprendre aux chercheurs ou aux journalistes désireux de travailler en Chine qu’il y a ce qui se dit et ce qui ne se dit pas…

Le premier objectif sera de s’emparer de Taïwan. Le second de devenir la puissance asiatique dominante. Le troisième de tenter de se substituer à la domination américaine et de tenter pour cela de morceler et diviser le monde occidental.

Ces objectifs sont énoncés noir sur blanc. Le fait qu’on n’en parle pas en Europe est sans doute significatif et inquiétant. Il faudrait en parler. Il y va de l’avenir de l’idée que nous nous faisons de notre civilisation et des notions de droit, et de respect de l’Homme qui lui sont liées. 

Toutes vos opinions nous intéressent !
Alain Dumait
Page Alain Dumait

Pour l’essentiel, cette publication, chaque semaine, est le reflet des opinions de ses lecteurs, telles qu’elles sont exprimées, dans les courriers qui nous sont adressés, par courrier, par télécopie et, de plus en plus souvent, par message électronique (4verites@noos.fr).

Quand nous le pouvons, nous reprenons tels quels vos épîtres. Et nous les signons du nom de leurs auteurs, sauf réserve expresse de ceux-ci. Certains sont nos correspondants réguliers. D’autres nous adressent des messages épisodiques. Nous utilisons au maximum vos remarques et vos réflexions.

Bien sûr, une toute petite partie seulement fait l’objet d’une publication. La place nous manque. Beaucoup de lettres devraient être, non seulement coupées mais souvent réécrites. En tout cas, nous dépouillons, nous lisons et nous tenons compte de la totalité de vos messages.

Une seule catégorie est éliminée systématiquement du concours hebdomadaire à la parution : les lettres qui comportent des menaces, du chantage ou des pressions, du genre “ Si vous ne me publiez pas, j’arrêterais mon abonnement… ”. Ces opinions-là, même pertinentes, ne sont jamais retenues dans nos colonnes. Notre autonomie en souffrirait…

Cette liberté éditoriale est une de nos caractéristiques. La seconde consiste à donner le plus souvent possible asile à une diversité de points de vue. Et cela s’est vérifié souvent depuis douze mois. Que ce soit sur le Kosovo, la mondialisation, le Moyen-Orient, la relation avec les États-Unis… ou, en politique intérieure, le jugement que l’on peut porter sur Jacques Chirac, les partis de la fausse droite, Charles Millon ou Charles Pasqua…

Toute opinion exprimée par un électeur de droite nous semble intéressante, même si elle est diamétralement opposée à la notre. Car, défendre le clivage droite-gauche, c’est évidemment accepter la coexistence et la diversité des opinions au sein de chacun des deux camps. Comme cela veut dire, aussi, n’exclure personne, même les parties diabolisées et qualifiées de partis extrêmes.

 Le refuge d’un débat ouvert à toute la droite

 Oui, M. Robert Pellereï (Paris – 75) : nous sommes toujours pour l’entente à droite, parce que, comme vous, nous pensons, notamment, qu’à elle seule, la fausse droite ne parviendra plus jamais – en tout cas avant longtemps – à recueillir plus de 50 % des suffrages au deuxième tour d’une élection présidentielle ! Car les 25 % de voix, qui se porteront, en gros, sur les candidats de la droite nationale souverainiste ou qualifiée d’extrême (Pasqua, de Villiers, Le Pen, Mégret…), dans leur majorité, ne se reporteront plus sur un candidat RPR, UDF ou DL.

Mais nous comprenons aussi, comme M. Émile Violeau (Rosny-sous-Bois – 93), qu’on puisse souhaiter qu’une sourdine soit mise aux critiques adressées à Jacques Chirac. Parce que ce serait “ le seul élément capable de s’opposer au rouleau compresseur socialo-communiste ”…

Notre ambition est non seulement d’accueillir une diversité de points de vue sur les problèmes de fond, mais également sur les questions de stratégie politique. La rédaction des “ 4 Vérités hebdo ” a une ligne. Cette chronique a pour but de la souligner. Mais cela ne nous empêche absolument pas d’entendre des points de vue différents. Et même de leur donner refuge.

Dans la guerre civile qui ravage notre pays, et que Jacques Chirac a personnellement beaucoup contribué à étendre et à accentuer, il est important, pensons-nous, qu’un sanctuaire demeure ouvert où des hommes libres, de bonne foi, puissent encore débattre. Quel que soit leur parti politique, FN, MNR, RPF, UDF, DL, RPR…, qu’ils en aient un ou non, d’ailleurs, que leurs propos soient politiquement corrects ou non. Mais à la seule condition qu’ils se disent eux-mêmes de droite. Et, bien sûr, qu’ils supportent l’expression de points de vue opposés et tout autant honorables.

Jospin et Chirac, quotidiennement, savent bien supporter leurs divergences ! C’est d’ailleurs la seule leçon qu’ils nous donnent !