ACCUEIL
 
 

 

Réagir à un article:  Le Forum

 

 

CHIFFRES SIGNIFICATIFS

Renault

“ Renault s’est fixé pour objectif de développer sous la marque Dacia (en Roumanie) un véhicule moderne et fiable à un prix pour le client de 5 000 euros, entre 30 000 et 35 000 F ” (Louis Schweitzer, président de Renault).

 

Fiscalisme

Pour pouvoir procurer à un salarié célibataire un revenu net de 900 000 F par an, une entreprise britannique doit dépenser au total 1 584 000 F et une entreprise française plus du double, 3 664 000 F…

 

Criminalité

Au palmarès de la criminalité, le podium est occupé par Antibes (146,39 crimes et délits pour 1 000 habitants) devant Cannes (135,34) et Avignon (133,77). Mais ces trois villes, gérées par la droite, sont sur le bon chemin : depuis 1994, la criminalité y a baissé respectivement de 16, 17 et 21 %. A contrario, Limoges, grande ville la plus sûre de France et bastion PS, a connu dans le même temps une augmentation de 8 % de son taux de criminalité. Mais le record est pour Brest (ville PS) : + 59,38 % !

Les atteintes aux personnes (homicides et tentatives, coups et blessures, atteintes aux mœurs, infractions contre la famille et l’enfant) augmentent de manière constante depuis trente ans. Et la tendance s’aggrave : l’an 2000 a connu la deuxième plus forte augmentation de ces atteintes de la décennie avec +9,14 %. Dans le même temps, le nombre de garde à vue a diminué de 14,6 %. Heureusement que la gauche est devenue sécuritaire…

 

DIVERS FAITS 

 Royalistes

Le Roi Siméon II de Bulgarie, troisième personnage le plus populaire du pays, s’apprête à créer un lancer un parti royaliste aux prochaines législatives de juin prochain. Les sondages accordent déjà 10 à 15 % des voix aux partisans de la monarchie.

 

 Valeurs

Le gouvernement, inspiré par la Cour européenne des droits de l’homme, s’apprête à aligner les droits à l’héritage d’un enfant adultérin sur ceux d’un enfant légitime. Ce qui n’empêche pas Georges Sarre d’estimer que la famille est une “valeur de gauche”.

 

 Amérique

Les citoyens américains d’origine hispaniques seront plus nombreux que les noirs dès 2005 et représenteront le quart de la population des États-Unis en 2050. Les minorités raciales seront alors majoritaires…

 

 Écologie

Rennes construit actuellement un immeuble basé sur les principes de l’écologie : l’ossature est faite de bois et de béton, la face sud étant composée d’un mélange de terre crue et de paille, rendant ainsi l’immeuble frais l’été et facile à chauffer l’hiver. A l’intérieur, la laine de verre est remplacée par la laine de chanvre, moins nocive. Sur le toit seront disposés des capteurs solaires. Quand à la chaleur, un système de récupération permettra aux futurs habitants d’économiser jusqu’à 75 % d’énergie. Coop Immobilier, le promoteur, entend proposer cet immeuble en accession à la propriété à des familles de classe moyenne avec enfants.

 

MEDIAS

France 2

“ Envoyé Spécial ” a diffusé le 15 février un reportage sur la Corée du Nord, montrant de terribles images de l’oppression et de la famine (trois millions de morts) qui frappe le peuple de ce pays. Malheureusement, à aucun moment le vrai responsable de la famine n’a été nommé : le système collectiviste communiste.

 Canal +

“ À la rentrée il faudra être à la fois efficace et audacieux. Et qu’on rigole ! Qu’on rigole ! ” (Michel Denisot, nouveau directeur des programmes de Canal +).

 Publicité

Le premier annonceur français, avec 1,6 milliard de F d’investissements publicitaires, a été France Télécom.

Ce qui n’a pas empêché la chute de son titre en bourse…

 

BBC

Greg Dyke, directeur général de la BBC, vient d’annoncer la suppression de 750 emplois cette année, après les 250 suppression enregistrées l’an dernier, afin d’économiser 1,3 milliards de francs par an.

La BBC est financée par l’impôt et vit sans publicité, contrairement à France Télévision…

Audimat

Les 2 800 foyers (6 780 personnes) qui constituent le panel “ Audimat ” de Médiamat-Médiamétrie, entreprise qui mesure l’audience des chaînes télé, reçoivent chaque année un cadeau d’une valeur de 700 F. Et la société dépanne ces “ audimatés ” gratuitement…

 

SIC   

Sionisme

“ Quand le Crif décrète que les juifs de France sont tous du coté d’Israël, je bouillonne ! ” (Rony Brauman).

 

 Mensonges

“ Pourquoi la France se distingue-t-elle de ses voisins européens en refusant la classique distinction entre les atteintes aux biens et celles portée aux personnes dans ses présentations statistiques ” (Xavier Raufer).

 

 Aveu

“ Je trouve mes films aussi insipides que le trou de balle d’un chien ” (Mel Gibson, acteur australien).

 

 Criminalité

“ Pour cent plaintes enregistrées, il y en a mille en attente qui n’entrent pas dans les statistiques. Actuellement, la délinquance explose. Vous verrez les vrais chiffres après les élections. ”

Un policier du XVIIIe arrondissement témoignant sur France 2 lundi 19.

 

 KGB

“ Il faut développer la Russie sur la base d’un mélange intelligent de valeurs libérales et traditionnelles ” (Nikolaï Patrouchev chef du FSG, ex-KGB). Poutine-Bush, même combat ?

 

 Droite

“ La droite s’autodébite en rondelles, au gré de la diabolisation qui lui est imposée par la gauche. Elle a d’abord diabolisé le FN, puis elle a diabolisé ceux qui avaient accepté les voix du FN, et maintenant elle diabolise ceux qui traitent avec ces derniers ” (Bruno Gollnish).

 

 

 

Les 4verites N°295 du 24 février 2001

 Sommaire:

Éditorial de Jean Rouxel:........................Front politique renversé sur l'immigration !
Jean-Michel Pennetier:................................................Des nouveaux impôts à la pelle
Bernard Trémeau:................................La concurrence fera baisser le prix de la santé
Les échos politiques......................................................... Propositions parlementaires
Exprimez vous....................................................................... Forum
Michel Val :............................................Insécurité: les politiciens sont responsables !
Guy Millière................................................................... La terre se réchauffe disent-ils ...
La chronique d"Alain Dumait:.......................Chirac la droite avec, et la droite contre !

Recevoir la version complète du journal par la poste

Front politique renversé sur l’immigration !
 Jean Rouxel   

Ce qui était prévisible –  et d’ailleurs prévu, par l’écrivain Jean Raspail, il y a trente ans, dans son roman prémonitoire, “ Le camp des saints ” – c’est-à-dire l’invasion de la France par une horde de miséreux, venue de l’autre rive de la Méditerranée, vient de se produire avec le débarquement sur la côte du département du Var d’un peu plus de 900 kurdes d’origine irakienne.

Bien sûr, il ne s’agit que d’une nouvelle représailles de la Turquie à la reconnaissance par la France du génocide arménien. Car un bateau, même à la limite de l’épave comme l’East-Sea, ne peut certainement pas embarquer autant de passagers sans éveiller l’attention des autorités de police locale, d’ailleurs réputée sourcilleuses. Et on a également noté que l’événement s’est produit quelques heures après le décollage par hélicoptère, de l’esplanade des Invalides à Paris, à la fin de sa visite officielle en France, du président de l’Arménie ex-Soviétique…

Tout le monde s’accorde à considérer que, dans un premier temps, il convenait d’accorder un traitement digne et même généreux à ces malheureux, exploités par de nouveaux négriers des temps modernes. C’est ensuite que les difficultés et les divergences commencent.

On attend toujours que le gouvernement français mette en cause la responsabilité du gouvernement turc et éventuellement renvoie vers lui cette troupe indésirable.

Si, au contraire, on fait le choix d’accueillir chez nous ces envahisseurs, en leur donnant le statut de réfugiés, on peut le faire officiellement, ou bien hypocritement, comme cela se passe, chaque année, pour les cent cinquante mille nouveaux immigrés clandestins tolérés par l’administration et aidés par toutes sortes d’associations subventionnées. En quelques mois la population kurde présente en France, largement manipulée par le parti communiste kurde, serait passée de quelques milliers de personnes à quelque 130 000…

Ce groupe est difficilement assimilable. On peut néanmoins favoriser soit ses tendances à se maintenir au sein d’une communauté irrédentiste, ou bien, au contraire, favoriser son intégration, en tout cas celle de ses éléments les plus jeunes.

Bref, face à une situation difficile, mettant en cause aussi bien l’efficacité de la surveillance de nos frontières maritimes, nos lois sur l’immigration, et le statut des réfugiés, sur les conditions de leur accueil, sur le devenir de ces immigrés clandestins qui sont de plus en plus nombreux, différentes positions politiques, également honorables, sont possibles.

Il est simplement frappant que ce soit des représentants de la fausse droite, en tête desquels Philippe Seguin et Patrick Devedjian (RPR), qui se soient exprimés dans le sens le plus laxiste, laissant une nouvelle fois aux dirigeants socialistes le monopole du réalisme…

 

Nouveaux impôts : l’embarras du choix !

Jean-Michel Pennetier

 

Il me semble qu’on est injuste avec l’actuel gouvernement et qu’on n’apprécie pas à sa juste valeur l’imagination de ses services fiscaux.

Prenons par exemple les projets de taxations des supports numériques !

Tout d’abord, la taxe sur les disques durs risque-t-elle de s’étendre aux disques mous ?

Ensuite, ne sont-ce pas tous les supports de mémoire qu’il faudrait taxer ?

Ainsi, mes enfants apprennent-ils à l’école des chansons qu’ils retiennent par cœur, ce qui leur permet de les rechanter à la maison, sans aucune redistribution de droits d’auteur !

Une taxe sur la mémoire s’impose : des tests seraient réalisés, dans les écoles pour les enfants, par la médecine du travail pour les adultes (après création de postes supplémentaires) ; à l’issue de ces tests, une imposition forfaitaire serait calculée sur la base de la capacité mémoire constatée des individus.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas aller plus loin dans cette juste politique égalitaire ? Ne dit-on pas en effet que “ la mémoire, c’est l’intelligence des imbéciles ” ? Et on ne taxerait que les idiots ? Au contraire, taxons l’intelligence !

Que constate-t-on aujourd’hui en effet ? Les enfants les plus intelligents ont une probabilité plus importante d’obtenir une bonne situation à l’âge adulte. Bien sûr, l’impôt vient corriger par des prélèvements confiscatoires cette intolérable situation. Mais il arrive trop tard, l’inégalité est déjà bien établie.

Une taxe sur le QI permettrait une redistribution d’une partie du revenu des parents d’enfants très intelligents vers les parents d’enfants moins intelligents.

Grâce à cet argent, les enfants peu doués pourraient bénéficier d’un accompagnement personnalisé pendant toute leur scolarité, payé grâce à l’allocation “ mal comprenant ” (cours particuliers, précepteur, ordinateur, que sais-je encore).

À l’inverse, les parents d’enfants intelligents, soumis à une taxation étudiée, ne pourraient subvenir à la scolarité de ceux-ci, lesquels se verraient obligés de quitter l’école très rapidement afin de travailler pour vivre.

Au final : les enfants peu doués pourraient enfin accéder aux Grandes Écoles et décrocher des postes bien rémunérés et sans responsabilité dans la haute administration.

Les enfants doués abandonneraient la scolarité avant l’entrée en secondaire et devraient se contenter de travaux manuels d’autant moins bien payés qu’ils n’y auraient aucune aptitude.

Les inégalités sociales seraient enfin efficacement combattues.

Bien entendu, la redistribution de la taxe serait assurée par une commission paritaire État/syndicats, garante de l’impartialité nécessaire.

D’après mes calculs, sur 1 000 Euros collectés, on peut espérer que 10, voire 11 Euros, pourraient être ainsi redistribués, le reste étant dépensé en frais de gestion, formation des membres de la commission, séminaires ou voyages d’études et financement d’associations amies (“ Droit à l’Échec ”, “ Crétins sans Frontières ”, “ SOS Paresse ”, “ France Stupidité ”).

Puisqu’on en est au chapitre de la taxation, je dois dire que j’ai été frappé par la révélation, en écoutant de récents propos du ministre Christian Pierret sur l’UMTS.

Parlant du montant exorbitant du prix des licences, le ministre a dit qu’il était “ hors de question de brader le patrimoine de l’État ” (en vérité, il me semble plutôt qu’on “ bride le potentiel de la France ”).

On pourrait chicaner sur cette notion de patrimoine : les ondes ne sont pas stockées dans une petite boîte rangée dans le coffre-fort de l’Agence de Régulation des Télécoms, mais produites par l’opérateur au moyen d’appareils compliqués fonctionnant à l’électricité ; elles n’appartiennent donc pas, à proprement parler, au patrimoine de l’État.

Laissons là ces arguties pour nous émerveiller devant le champ ouvert par un tel principe : on pourrait ainsi taxer les voiliers pour usage du vent, ou les fabricants de parapluie dont les profits reposent essentiellement sur les retombées (si j’ose dire) météorologiques ou les stations de sports d’hiver pour l’usage de la neige !

Plus fort encore : comment contester le bien-fondé de la taxation des pentes, dont l’existence est une condition indispensable à la pratique du ski, et qui appartiennent bien au patrimoine de l’État… !

La concurrence fera baisser le prix de la santé

Bernard Trémeau tremeau.bernard@libertysurf.fr 

Les chiffres publiés le 15 février confirment une fois de plus que le secteur Assurance Maladie de la Sécurité Sociale est une machine folle totalement incontrôlable. Les dépenses sont pratiquement toujours supérieures aux recettes prévues. Depuis sa création en 1945, plus de 18 “ plans de redressement ” des finances de l’Assurance Maladie ont été mis en place, sans aucun succès. Si ces plans sont mis en place par nos responsables politiques, c’est que ceux-ci, reflets de l’opinion publique, jugent à tort ou à raison qu’il existe un gaspillage insupportable de nos deniers. Ils accusent d’abord les médecins de faire trop de consultations, les pharmaciens de vendre trop de médicaments, les hôpitaux publics ou privés de coûter trop cher, les maisons de retraite enfin de devenir des gouffres sans fond.

Pour l’année 2000, le gouvernement avait prévu une augmentation de 2,5 % des dépenses de santé : la progression a été de 5,8 %. L’augmentation prévue des soins de ville de 2 %, elle a été de 8,1 %. L’augmentation des dépenses dans les hôpitaux publics prévue de 2,4 %, elle a été de 3,4 %.

Le système de santé mis en place en 1945 pouvait éventuellement être adapté à un pays sous-développé sur les plans médical et économique. Il a d’ailleurs bien fonctionné sur le plan économique dans ses premières années. Puis la médecine évoluant à pas de géant et le pays s’enrichissant, les trous de la Sécu se sont aggravés au fil des ans.

Les hommes politiques accusent les professions de santé d’être les responsables d’une “ surconsommation ” médicale. Ils n’accusent ni les malades qui sont leurs électeurs, ni la Sécu qui est leur enfant chéri.

En fait plusieurs raisons expliquent la “ surconsommation ” médicale.

Le monopole d’État qu’est notre chère Sécu est, comme tous les monopoles d’État, une cause évidente de surcoût de fonctionnement. La rigueur de gestion d’un monopole d’État est toujours bien inférieure à celle d’une entreprise privée exposée à la concurrence.

Le “ couple pervers médecin-prescripteur et malade-remboursé ” est également une cause de surcoût. Plus je donne de consultations, pense le médecin, plus j’augmente mes revenus. Plus je consulte souvent le médecin, pense le malade, plus j’ai de chance d’être en bonne santé. Plus je prescris un traitement ou un médicament coûteux, pense le médecin, plus celui-ci est efficace. Plus mon ordonnance coûte cher, pense le malade, plus je vais guérir rapidement.

Avec les remboursements, la consommation quotidienne de santé n’est plus mise en concurrence avec les autres consommations. Pourquoi alors se priver d’une consultation ? Les consultations ont augmenté de 4,4 %. Pourquoi se priver d’un médicament ? La consommation de médicaments a augmenté de 10,3 % ! Pourquoi se priver d’un arrêt de travail ? La consommation d’arrêts de travail a augmenté de 7,9 % ! De toute façon, pensent médecins et malades, la Sécu, notre mère à tous, paye, paye et paye encore

Enfin, le monopole des hôpitaux publics est la plus grande cause de surcoût. Nous avons par exemple deux fois trop de lits chirurgicaux dans l’ensemble de la France, alors que nous en manquons dans certaines villes : un maire, responsable de “ son ” hôpital prend un risque politique majeur s’il décide de le saborder en partie ou en totalité… Un gouvernement dit qu’il va s’attaquer au problème, mais se trouve immédiatement en opposition avec les pouvoirs politiques locaux. Ses paroles ne peuvent pas se transformer en actes. La Sécu, notre mère à tous, paye, paye et paye encore.

La médecine et le Pays ont beaucoup évolué en 50 ans. Les structures mises en place en 1945 ne sont plus du tout adaptées à une économie moderne. On ne peut pas les conserver et lutter contre leurs effets pervers. Il faut les remplacer par des structures adaptées à la société actuelle, en rétablissant partout la saine concurrence

 

 Proposition parlementaires

Propositions parlementaires

 

v Nicolas About, 52 ans, sénateur indépendant des Yvelines, propose d’autoriser l’exploitation des machines à sous et des appareils automatiques de jeux de hasard dans des débits de boissons, moyennant l’agrément préalable de l’administration (Il y aurait en France quelque 6 000 machines à sous illégales. Il y en a 227 000 en Allemagne, 215 000 en Grande-Bretagne et 252 000 en Espagne, mais là-bas elles sont légales.)

v Roselyne Bachelot-Narquin, 54 ans, député RPR de Maine-et-Loire, propose la suppression des dispositions législatives relatives au remembrement rural.

v Christian Estrosi, 44 ans, député RPR de Nice, propose que la loi de 1999, relative aux animaux dangereux, soit renforcée et que les chiens concernés soient capturés et supprimés dans un délai de six mois.

v Nicolas Forissier, 40 ans, député DL de l’Indre, propose de fixer à quarante jours, à compter de la date fixée par les contrats, le délai maximal pour le paiement des marchés publics.

v Bernard Fournier, 54 ans, sénateur RPR de la Loire, propose de porter de 10 à 30 ans le délai de la prescription de l’action publique en matière de crime.

v André Gérin, 54 ans, député communiste du Rhône,  propose la création d’une commission d’enquête qui déterminerait les besoins nécessaires au ministère de la Justice et à la police afin de traiter et de faire aboutir rapidement toutes les affaires ayant un rapport proche ou lointain avec le financement des partis politiques…

v Pierre Hellier, 58 ans, député DL de la Sarthe, propose de rétablir le diplôme d’études spécialisées de gynécologie médicale qui a été supprimé en 1984.

v Michel Inchauspé, 74 ans, député RPR des Pyrénées Atlantiques, propose d’étendre aux départements le droit de procéder sur certains sujets à des consultations populaires dont disposent déjà les communes.

v François de Panafieu, 52 ans, député RPR de Paris, propose la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le développement et l’organisation de la prostitution en France.

v Rudy Salles, 46 ans, député UDF des Alpes-Maritimes, propose une loi visant à obliger les services publics de distribution d’eau à saisir le juge des référés avant de procéder à une coupure d’eau d’un immeuble dont la facture de consommation est restée impayée.

v Alain Tourret, 53 ans,député Divers gauche du Calvados, propose de porter à vingt ans la prescription de l’action publique en matière de crime, à compter du jour où le crime a été commis, si, dans cet intervalle, il n’a été fait aucun acte d’instruction ou de poursuite.


Insécurité : les politiciens sont responsables !

Michel du Val

 Il y a encore, dans notre pays, des lieux de vie calmes et tranquilles où il fait bon vivre.

Mais il y a aussi dans notre pays d’autres lieux de vie — où les enfants se font racketter à l’école, où les professeurs sont agressés, où les étudiantes sont violées sur les campus — où les braves gens n’osent plus quitter leur domicile ou sortir de chez eux le soir, se rendre à la banque ou au distributeur de billets parce que les vols de tous ordres s’exercent au quotidien — où il faut voyager en voiture portes verrouillées pour éviter (sans toujours y parvenir) de se faire dépouiller aux feux rouge — où, dans les zones dites “ difficiles ”, nos policiers, pompiers et médecins se font agresser sans retenue et sans raison, où des membres du corps médical se font injurier et brutaliser dans les locaux de soins — où des véhicules sont, chaque jour, volés et détruits par dizaines — où des immeubles et des équipements de la collectivité sont vandalisés ou incendiés quotidiennement — où les conducteurs de transports publics subissent injures et coups — où il se pratique des assassinats “ gratuits ” de policiers et/ou de gendarmes — où la drogue et les armes circulent avec une facilité déconcertante, pratiquement à découvert lorsque la police est absente — des lieux de vie où la loi est celle des délinquants et des criminels — des lieux de vie où la majorité des citoyens est l’objet d’un véritable terrorisme exercé par des minorités toujours plus provocatrices qui agissent dans une impunité sidérante.

Dans ces lieux de vie là, il faisait également bon vivre avant qu’on laisse se développer une anarchie destructrice qui défie toutes les lois de la République.

Si nous en sommes là, c’est parce que des hommes et des femmes de pouvoir, généralement nos élus, n’ont pas su prendre les initiatives nécessaires en temps utile. Ils ne peuvent en aucun cas s’exonérer de leurs responsabilités dans ces dérives car il leur appartenait précisément de faire en sorte qu’elles ne se produisent pas… Il leur appartient maintenant d’y remédier, par une application rigoureuse de nos lois et, si elles n’y suffisent pas, de les adapter pour ce faire. Ils nous doivent la bonne gestion du pays car ils ont prétendu la connaître et nous les payons pour cela.

Nous n’acceptons pas le trop facile principe de l’inévitable au prétexte d’une commisération sans limites. Les délinquances et criminalités actuelles ne peuvent pas être traitées par des paroles ou des mesures qui font sourire leurs auteurs. Elles appellent des actes forts et la mise en œuvre de sanctions justement proportionnées à la dimension des crimes et des délits pour enfin dissuader la récidive.

Lorsqu’il s’agit de mineurs, la responsabilité des parents doit être engagée sur tous les plans légaux en ayant recours au besoin à des mesures d’exception. La collectivité n’a pas à supporter le répréhensible manquement au devoir d’éducation parentale. Parallèlement, il est indispensable que l’Éducation Nationale reprenne dans ses programmes les valeurs morales élémentaires et de solides notions d’instruction civique pour une jeunesse qui semble maintenant complètement manquer de repères au nom de la méthode interdisant d’interdire. Il convient sans doute d’ajouter à cela la recherche de solutions réalistes pour des mineurs multirécidivistes, trop éloignés des règles sociales, qui pratiquent la délinquance comme on pratique un sport, les visites au commissariat ou chez le juge ne constituant que des arrêts de jeu.

Il reste que la dimension du problème à traiter est mal connue, parce que la statistique est inexacte, parce que les victimes ne croient même plus à l’efficacité de la plainte ou que les déclarations de “ main-courante ” ne sont pas prises en compte…

Il reste aussi les vies détruites, les familles endeuillées, les vies “ cassées ”, la qualité de vie de toute une partie de la population dégradée, des professionnels qui ne peuvent plus pratiquer leurs activités…

Il reste encore que ce qui se produit dans certaines zones de vie de notre pays constitue de multiples et graves manquements à la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, en matière de droits à la liberté, à la sûreté, à la bonne administration de la justice, au respect des personnes et des biens… et relève de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

La terre se réchauffe, disent-ils…

Guy Millière 
Page Guy Millière

L’hiver doux qu’a connu la France, les inondations en Bretagne et les souvenirs de la tempête survenue voici un peu plus d’un an à peine ont été autant d’incitations pour divers grands magazines à titrer sur le changement climatique planétaire et sur les lourdes responsabilités de l’homme dans celui-ci. La terre se réchauffe, ont-ils écrit. Il faut intervenir avant qu’il soit trop tard. Et dans peu d’années il sera trop tard. La destruction sera trop avancée. La solution s’impose : réguler et limiter les activités les plus polluantes…

Faute d’informations correctes, nombre de gens de bonne foi pourraient être enclins à se rallier aux idées et préjugés reçus. J’entends ici montrer que ce ralliement serait une grave erreur et que s’il est un domaine aujourd’hui où la bonne foi est abusée, c’est bien celui du climat et du réchauffement.

Nul n’a dit au cours des dernières semaines que les scientifiques qui ont les premiers parlé d’un réchauffement dû aux activités humaines (en particulier James Hansen qui a rédigé, voici une dizaine d’années, le premier rapport détaillé sur le sujet) ont profondément modifié leur discours au cours de l’année 2000, en fonction précisément des découvertes qu’ils ont effectuées, et nul n’a dit donc que leur piste d’analyse les conduit désormais à ne plus du tout incriminer le CO2, mais bien plutôt, entre autres, le carbone noir et le méthane. Il est vrai que le CO2 est produit par les moteurs à explosion et les activités industrielles, alors que le carbone noir est produit aujourd’hui essentiellement par les brûlis utilisés pour préparer des terres aux cultures dans de nombreux pays sous-développés et que le méthane résulte pour une bonne part de la digestion animale. Aurait-on idée d’attribuer la production de gaz délétères et destructeurs à la nature et au sous-développement ? Allons…

Nul n’a dit non plus que ces mêmes scientifiques, tout en soulignant que le climat change, considèrent que ce changement est essentiellement dû à des causes naturelles, et que nul ne peut prévoir concrètement les conséquences qu’il aura. Nulle référence, d’une même façon, n’a été donnée concernant le fait que les modèles mathématiques utilisés pour évaluer ces conséquences ne cessent d’être modifiés par leurs concepteurs eux-mêmes, ou concernant le fait que les deux modèles les plus largement pris comme référence, celui du Canadian Climate Center et celui du Hadley Center for Climate Research en Grande-Bretagne, aboutissent régulièrement à des résultats opposés et incompatibles.

Ce que l’on pourrait dire de plus sage et de plus humble, concernant l’évolution en cours, est qu’elle ne doit que peu à l’action des hommes et montre plutôt que la nature est souvent plus puissante que les décisions et les actes humains, que dans ces conditions, ce que montre l’histoire des civilisations est que plus on parvient à un degré élevé dans l’élaboration technologique, plus on peut se donner les moyens de résister à des circonstances changeantes, et que le commencement de la sagesse est parfois de dire que l’on sait lorsque l’on sait et que l’on ne sait pas lorsqu’on ne sait pas.

L’écologisme contemporain a oublié la sagesse et l’humilité. Sous prétexte de rappeler de supposées lois de la nature qu’ils ne connaissent pas, les écologistes font preuve d’une immense vanité, d’une immense présomption et finalement d’une immense défiance par rapport à ce que l’être humain peut faire et décider. Ils sont les charlatans les plus dangereux de l’ère moderne et tentent de conduire l’humanité vers des gaspillages graves. Comme l’a noté Julian Simon, l’être humain, dans le contexte de l’Occident démocratique, n’a jamais été assez fou ou assez déraisonnable pour créer les catastrophes que les écologistes lui prêtent.

Alors que, de par le monde, le drame est l’existence de poches vastes de pénurie et l’insuffisante diffusion des moyens de souveraineté, les écologistes incitent à un retour généralisé à la pénurie et à une destruction des moyens de souveraineté. Qu’ils détestent l’être humain et les moyens de souveraineté les regarde, qu’ils entendent voir revenir la pénurie nous concerne. S’ils considèrent vraiment l’espèce humaine comme polluante, qu’ils donnent l’exemple et s’arrêtent définitivement de respirer : toute personne qui respire inhale de l’oxygène et rejette du gaz carbonique, donc dans les termes écologistes du débat, respirer pollue…


Chirac : la droite avec, et la droite contre !
Alain Dumait
Page Alain Dumait

Les dispositifs opérationnels qui se mettront en mouvement pour l’élection présidentielle de l’année prochaine sont déjà en place. Les seules surprises à attendre proviendront de ceux qui, in extremis, renonceront à la compétition.

Ce sera, personne n’en doute, un nouvel affrontement entre Jacques Chirac et Lionel Jospin. Tous les autres candidats seront dans une autre catégorie, même si leurs scores au premier tour, en particulier celui de Jean-Marie le Pen, et peut-être, mais c’est moins sûr, celui de Charles Pasqua, sont susceptibles de jouer un rôle essentiel pour l’issue du deuxième tour.

Cela ne veut pas dire, et de loin, que nous pensons que l’élection présidentielle, comme une sorte de baguette magique, est susceptible d’apporter une solution aux principaux problèmes de la société française. Un candidat qui n’a pas fait campagne sur les réformes à mettre en œuvre après son élection n’a aucune chance, en effet, de disposer de la légitimité nécessaire, quand bien même voudrait-il s’y coltiner.

Pour que la France demain réforme les modalités de fonctionnement de son système de santé (voir la chronique de Bernard Trémeau, p. 3), s’organise pour assurer la sécurité de tous ses citoyens, à laquelle ils ont droit (l’article de Michel du Val, p. 6), pour remettre d’aplomb le financement des retraites, réduire les dépenses publiques, faire rentrer dans le droit commun les privilégiés de la fonction publique… encore faut-il que la campagne électorale présidentielle porte elle-même sur ces thèmes et que le nouveau président dispose d’un quasi-mandat pour traiter ces questions.

Et, bien sûr, la majorité n’a pas toujours raison. D’abord, la majorité ne peut avoir raison contre le droit, qui est supérieur à toute majorité démocratique, en tout cas quand il s’agit du droit naturel des individus à être, autant qu’ils le peuvent, comme ils le doivent, leur propre souverain. Même plébiscitée, une dictature totalitaire est illégale, peut-être pas du point de vue constitutionnel, mais du point de vue des droits de l’homme les plus élémentaires.

 Rassembler au-delà du clivage-Chirac

 En outre, dans nos États modernes, toutes les décisions – et c’est sans doute heureux – ne relèvent pas du seul pouvoir politique. Car les individus ne sont pas représentés seulement par les députés et autres politiciens, ils le sont aussi par des institutions, des associations et même par des groupes de pression. Et c’est cela qui fait que des options minoritaires sont néanmoins en vigueur. Tout le pouvoir n’est pas au fond des urnes. Les exemples abondent : la peine de mort, l’avortement, l’immigration, la sécurité…

Revenons, après ces digressions, à l’élection présidentielle de 2002. Chez nos lecteurs, à en juger par le courrier que nous recevons, le grand débat, qui monte, qui monte… porte sur le point de savoir s’il faudra voter pour Jacques Chirac au premier tour, au deuxième tour, ou pas du tout. Patrick Nodé-Langlois (qui a fait partie du conseil de gouvernance de la Droite de Charles Millon) parle de “ la tendance au suicide des électeurs de droite : plutôt Jospin que Chirac ; on purgera ainsi la droite… ”. Beaucoup de lettres dans ce sens. Ou dans un sens très voisin. Robert Pellereï (voir aussi p. 5) : “ Quel homme politique à droite, actuellement au RPR, à l’UDF, à DL, au RPF, au MPF, au FN ou au MNR, serait capable de battre Jospin ? Je n’en vois pas, et c’est cela qui m’attriste ”. Mais également beaucoup d’autres lettres diamétralement opposées à cette sensibilité : “ Tout sauf Chirac ”. Ou bien : “ Tout sauf Chirac ou Jospin ”…

Le moment venu, quand il sera établi, nous vous dirons notre choix personnel. Comme nous l’avons toujours fait dans ces colonnes. Car nous prenons parti, quelle que soit la difficulté du choix. Mais nous prenons un autre engagement qui, je crois, est autrement plus significatif de notre spécificité et de notre ligne éditoriale : nous continuerons à donner la parole aux uns et aux autres. En particulier à ceux qui seront “ avec ” ou “ contre ” Chirac. Puisque telle sera bientôt, à droite, la principale question…