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Euro,
immigrés, vache folle, fièvre aphteuse…
L’Europe
des technocrates vacille
sous nos yeux !
Jean Rouxel
Il y a
l’Europe à laquelle adhèrent le plus grand nombre de Français.
C’est elle qui nous a procuré la paix durable et une partie de la
prospérité des cinquante dernières années. C’est celle de la
culture et de l’histoire. Au plan économique, c’est celle du
grand marché, de la concurrence élargie à plus de 300 millions
d’agents économiques. Et, au plan juridique, c’est celle du rétablissement
des droits fondamentaux des citoyens (sur lesquels veillent les
cours européennes de justice autrement plus efficacement que nos
trois hautes juridictions que sont la Cour de cassation, le Conseil
d’État et le Conseil constitutionnel).
La
construction européenne aurait pu s’arrêter là. Les États se
seraient retrouvés dans le cadre d’une confédération, avec un
exécutif aux pouvoirs limités, progressivement élargis sans doute
à la défense et à la diplomatie.
Mais,
depuis le premier jour, l’Europe libérale s’est trouvée
confrontée à l’Europe constructiviste. C’est évidemment pour
vider la première de son sens, autant qu’il est possible, que la
seconde a inventé le concept de politique commune. Car il est évident
que si la politique est commune, la concurrence est moindre…
La
politique agricole commune a maintenant quarante années
d’existence. Son financement absorbe plus de la moitié des
ressources propres de l’Europe. Et on en voit aujourd’hui le résultat
: il est nul ! Les éleveurs violents mettent le feu à la ville de
Bruxelles…
Certes,
la crise de la vache folle et maintenant l’épidémie de fièvre
aphteuse en Grande-Bretagne sont des événements sans doute à
caractère exceptionnel. Les éleveurs, de France et d’ailleurs, méritent
la solidarité active des contribuables. Mais force est de reconnaître
que la solution à cette crise sera plus facile à trouver au niveau
de chaque nation qu’à celui de la PAC. Quand un ministre de
l’agriculture parle de la nécessaire “ renationalisation de la
PAC ”, il signe l’arrêt de mort de ladite politique commune.
Comme
le dicton le rappelle : le temps ne respecte que ce qu’il a
contribué à forger. La PAC a beau tenir tant bien que mal depuis
quarante ans, elle a vocation à disparaître. Comme toutes les
constructions technocratiques. Comme l’euro, quand celui-ci va
passer du statut de monnaie de compte à celui de monnaie de
circulation. Comme la politique européenne de l’immigration,
morte avant même d’avoir accouché

L’Irlande
: un nouveau modèle pour la France
- Bernard Trémeau
Depuis
quelques années, la France keynésienne essaie – ô combien
laborieusement – de s’opposer au chômage en empêchant les Français
de travailler plus de 35 heures. Depuis quelques années, les
Irlandais, mettant en pratique les principes libéraux déjà utilisés
avec succès aux USA depuis Reagan, ont lancé leur pays dans une
reprise très vigoureuse. Ce n’est pas en rationnant le travail
qu’un pays s’oppose au chômage, c’est en favorisant la création
et le développement de ses entreprises. L’économie trottine à
peine en France avec une augmentation de 3 % du PIB annuel, elle
galope en Irlande avec une augmentation moyenne de 9 % du PIB. Oui,
trois fois plus qu’en France et depuis 7 ans.
Le déficit
budgétaire irlandais s’est transformé en excédent, alors que le
déficit budgétaire français se stabilise presque aux environ 3 %,
avec une légère augmentation. La dette de l’Irlande est passée
de 118 % du PIB à 39 %, alors que la dette de la France continue à
augmenter dangereusement. Le pourcentage des chômeurs irlandais est
tombé en quelques années de 17 % à 4 %, alors qu’en France il
est encore plus du double.
Devant
ce succès prévisible, l’Irlande prend des mesures économiques
adaptées à sa situation florissante : elle utilise ses excédents
pour améliorer ses infrastructures économiques, attirer encore
plus les capitaux et inciter la main-d’œuvre étrangère à
s’installer dans le pays. L’Europe keynésienne entière est
scandalisée de ce comportement et ordonne à l’Irlande de ne pas
agir ainsi, mais de réduire ses impôts. Ce que l’Irlande libérale
refuse de faire. On assiste ainsi à un spectacle plein de saveur :
les keynésiens exigent des baisses d’impôts chez des libéraux,
et ceux-ci refusent de le faire…
Impérialisme
fiscal
Reste
le problème de la monnaie unique, de l’euro. L’économie
irlandaise marche presque trop bien et elle est proche de la
surchauffe : l’inflation est montée à 5 %, la main-d’œuvre
devient rare. L’économie irlandaise a besoin d’une restriction
de la progression de sa masse monétaire. Avec plus de 8 % de chômeurs
et une inflation nulle depuis deux mois (la baisse du prix du pétrole
aidant) l’économie française a besoin au contraire d’une
augmentation de la progression de sa masse monétaire. Or il n’y a
pour l’Irlande et la France qu’une monnaie unique. Notre
banquier central européen ne peut pas à la fois augmenter les taux
du court terme pour réduire l’activité en Irlande et réduire
les taux à court terme pour favoriser l’activité en France. Il
prend pour l’instant la décision de ne pas modifier les taux
courts, ce qui ne satisfait ni les Irlandais, ni les Français.
Cette
situation avait été prévue par le libéral Milton Friedman, qui
considérait que l’euro était une contrainte monétaire inutile
et dangereuse. L’euro existant, et son existence n’ayant pas que
des inconvénients, il faut essayer de trouver une solution au problème.
Pour réduire la masse monétaire utilisée en Irlande et augmenter
la masse monétaire française, plusieurs solutions sont possibles.
Soit adapter les taux courts à l’économie française et réduire
en même temps par un prélèvement obligatoire irlandais la masse
monétaire irlandaise. Soit adapter les taux courts à l’économie
irlandaise et injecter dans l’économie française une création
monétaire nouvelle. Soit combiner les deux solutions en maintenant
les taux courts au niveau actuel, et en effectuant un transfert de
monnaie de l’Irlande vers la France.
La
France a choisi une ligne de conduite keynésienne et elle est libre
de le faire ; l’Irlande a choisi une ligne de conduite libérale
et elle est libre de le faire. La France a besoin de plus de monnaie
pour réduire son chômage et l’Irlande a besoin de moins de
monnaie pour réduire son inflation. Un accord monétaire doit être
trouvé, et peut être trouvé rapidement, c’est en effet l’intérêt
évident de tous. Mais les pays européens n’ont pas à dicter à
l’Irlande sa conduite fiscale, ce qui est proprement scandaleux et
risque de faire exploser la monnaie unique avant qu’elle ne soit née.

Les
Kurdes et
les faux sondages
Michel
de Poncins
Voici
la presse remplie du sondage menteur. On nous dit que les Français
dans leur immense majorité souhaite que la France accueille les
Kurdes.
Bien
entendu les Français répondent ainsi parce qu’ils pensent bien
que ce sont les autres qui vont en souffrir et non pas eux-mêmes.
D’abord la question a été posée dans les beaux quartiers et pas
dans les banlieues dites à problèmes. L’avis de ces gens qui
vivent dans ces banlieues n’intéresse nullement les sondeurs qui
au surplus n’ont nullement l’intention d’aller y risquer leur
précieuse peau ou la carrosserie aussi précieuse de leur voiture.
Ensuite
ces Français qui répondent dans le sens de la propagande pensent
bien qu’on ne leur enlèvera pas d’argent pour l’arrivée en
masse des Kurdes, non les mille actuels mais les milliers qui vont
suivre. Ces Français sont parfaitement découragés : ils savent
bien que Chirac et Jospin et tous les camarades réunis les
ruineront de toutes façons. La loi des centimes joue à plein : les
dépenses pour ces kurdes ne sont que quelques misérables centimes
par rapport à l’ouragan des dépenses publiques.
Ensuite,
les réponses affirmatives sont dans la ligne des mensonges du
socialisme ordinaire : on fait semblant d’être charitable, se réjouissant
discrètement dans son for intérieur de l’être, et ceci avec
l’argent volé aux autres, ce qui est le contraire de la charité.
...................................................................................................................................................
Une
centaine de Kurdes parmi les naufragés du Var – dont on ne sait
toujours pas comment ils ont pu débourser 50 000 francs pour venir
chez nous – ont manifesté la semaine dernière pour protester
contre le manque de moyens mis à leur disposition.
...............................................................................................................................................
Voici
les questions qu’un sondeur honnête aurait dû poser :
– Êtes-vous
prêt à recevoir volontairement et gratuitement chez vous un kurde
célibataire tout le temps qu’il faudra pour qu’il trouve un
emploi et un logement ?
– Si
votre logement est assez grand, êtes-vous prêt à faire de même
pour une famille Kurde ?
– Si
vous n’êtes pas volontaire, acceptez-vous de voir votre logement
réquisitionné par les pouvoirs publics pour accueillir de la même
façon des Kurdes, mais avec une compensation financière ?
Il
n’y a aucune chance que les donneurs d’ordre aux sondeurs leur
commande un tel sondage, car ces donneurs d’ordre sont tous plus
ou moins agrégés au pouvoir totalitaire.
La
seule chance est qu’une des firmes de sondage comprenne qu’elle
aurait éventuellement intérêt à faire ce sondage à ses propres
frais. Ce serait une opération marketing fabuleuse pour ses propres
affaires.
Et ce serait aussi une chance pour la vérité.
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Témoignage
J’ai
été, comme tous les habitants de Fréjus, témoins de la façon
dont ces pauvres gens ont été accueillis.
Par
cars, ils ont été acheminés dans les bâtiments désaffectés
de l’intendance militaire, très heureux de quitter le tas
de ferrailles sur lequel ils ont échoué sur nos côtes.
Le
maximum a été fait pour eux, de la nourriture, des
sanitaires, de l’habillement, des jouets pour enfants, le
tout à profusion.
Le
confort qui leur a été offert devait être bien supérieur
à ce qu’ils avaient chez eux.
Une
certaine presse a parlé de plaintes et de protestations de
leur part. Personne, ici, à Fréjus, n’y croit. Ce n’est
que pure invention, ils sont trop heureux d’être sur notre
sol après tout ce qu’ils ont vécu.
Mais,
il y a pire. Le jeudi 22 février, j’ai entendu aux
informations à 13 heures sur la 2 qu’un sondage révélait
que 76 % des Français étaient favorables pour garder ces réfugiés
sur notre sol.
Je
ne sais pas ou ce sondage a été effectué mais je n’ai pas
rencontré, toutes opinions politiques confondues, une seule
personne qui y soit favorable. C’est encore une intervention
de journalistes.
La
presse comme les hommes politiques de tous bords sont en
parfaite contradiction avec l’opinion de la grande majorité
du peuple français. On se demande quel but ils poursuivent.
Ils
nous prennent tous vraiment pour des imbéciles.
Charles
Vernerey, Fréjus – 06
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Les
échos politiques de Georges Langlois
BÉBÉ
HUE
Les
bons sondages (même s’il la donne battue au second au second tour
par Pannafieu) de la toute jeune tête de liste PC dans le XVIIe, Clémentine
Autain, en a fait la nouvelle “ favorite ” de Robert Hue, lequel
ne tarit pas d’éloges à son endroit. “ Elle aurait fait une
excellente tête de liste pour les européennes, et même pour les
municipales à Paris, si les communistes avaient fait listes à part
”, dit-on place du Colonel Fabien. ” “ Il faut te faire connaître
! ”, lui a dit Hue. Un conseil vite suivi : Clémentine Autain, 26
ans, s’apprête à prochainement publier un livre de réflexion
politique – déjà ! – baptisé “ Alter égaux ”.
SOLIDARITÉ
Philippe
Séguin se montre extrêmement critique, en privé, sur le projet de
fusion des partis de droite, piloté par Juppé et baptisé “
France Alternance ” : “ les partis politiques sont devenus des
clubs de supporters pour la présidentielle, dit-il. Vouloir les
fusionner reviendrait à vouloir fusionner les clubs de supporters
de l’OM et du PSG. ” Une remarque qui a particulièrement déplu
à Patrick Stéfanini, bras droit de Juppé, et principal rédacteur
des propositions de “ France Alternance ”. Or Stéfanini n’est
autre que l’actuel… directeur de campagne de Séguin dans le
XVIIIe !
QUESTION
PIEGE
Bertrand
Delanoë n’est pas prêt d’oublier son “ grand oral ” devant
les étudiants de l’ESSEC, le 24 janvier dernier. Le candidat
socialiste à la Mairie de Paris, qui a révélé son homosexualité,
a, en effet, piqué une belle colère, lorsqu’un étudiant, un peu
provocateur, lui a demandé : “ On sait que vous n’êtes pas
marié. Alors, qui sera la première dame de Paris ? ” Grosse
rougeur de Delanoë, qui commence par s’emporter : “ Vous valez
sûrement mieux que votre question ! ”, et finit par répondre que
“ compte tenu de ce que deviennent certains couples, il vaudrait
mieux parfois qu’il n’y ait qu’une seule personne ! ”
Sous-entendu : mieux vaut pas de femme du tout, qu’une femme comme
Xavière…
REPORT
Afin
de ne pas “ braquer ” les électeurs de droite contre le PS,
Arnaud Montebourg a été prié par François Hollande de reporter
au lendemain des municipales l’annonce des signatures obtenues
chez les députés de gauche en faveur de la traduction de Chirac
devant la Haute Cour, dans le cadre des “ affaires ” de la Ville
de Paris.
Ça
chauffe !
À
propos de La Terre se réchauffe, disent-ils… par M. Guy Millière,
(“ Les 4 Vérités hebdo ” N° 295,
p. 7)
Cet
article est fait de dénégations et d’incantations. Optimisme
tous azimuts. Le principe de précaution est bon pour la vache
folle, mais pas pour l’homme fou. Même s’il avait raison, même
si le réchauffement n’était pas dû aux activité humaines, même
si l’érosion de la couche d’ozone avait une autre origine que
les fréons, même si l’ahurissante augmentation du CO2 dans
l’atmosphère, d’origine humaine certaine celle-là, ne devait
avoir aucune répercussion sur le climat, ce ne serait pas une
raison pour continuer à polluer l’avenir. D’abord, il serait
ridicule de continuer à amplifier le phénomène.
L’auteur
s’en prend écolopolitiques qui disent n’importe quoi, c’est
trop facile. Qu’il réponde plutôt à Michel Serres, J.-M. Pelt,
G.-Y. Séralini, C. Allègre, et aux États-Unis aux Colborn,
Dumanovski, Myers. C’est moins facile.
Lorsque
j’ai fait ma médecine à la fin des années 40, l’asthme n’était
pas une maladie mortelle, aujourd’hui 10 % en meurent et souvent
jeunes, quand il y avait un cancer du poumon on faisait défiler les
étudiants, venez en voir un, vous n’en verrez peut-être plus de
votre vie, les maladies respiratoires allergiques étaient rares, la
bronchiolite aiguë du nourrisson n’existait pas, maintenant elle
en touche un tiers, les nouveau-nés naissent avec une cinquantaine
de molécules cancérogènes accrochées à leur ADN, dans chaque
cellule (Séralini). Le taux des spermatozoïdes diminué de moitié
dans le sperme humain en 50 ans.
Le
tiers des espèces vivantes a atteint un niveau de population qui
les condamne inexorablement à disparaître dans les 50 ans. Les
pesticides hormonoïdes font dégénérer les espèces sauvages.
Moi-même j’ai vu avant la 2e guerre mondiale à Bizerte des
nuages d’hirondelles qui obscurcissaient le soleil. Montrez-m’en
aujourd’hui. Il y a depuis 10 ans sur l’océan indien un nuage
concentré de polluants de 3 km d’épaisseur et de la surface des
États-Unis. On le surveille… Vous pouvez voir le site de la
mission Indoex. Il y en a de petits sur toutes les mégapoles.
Faut-il attendre qu’ils fassent le tour de la Terre. Le volume des
déchets humains équivaut à la production annuelle du règne végétal
sur Terre (Pelt). On ne peut plus dire que nous n’avons atteint la
dimension planétaire. Les pesticides passent des petits aux gros
puis des gros aux tout petits des chaînes alimentaires circulaires
sans fin.
Même
si nous arrêtions toutes les pollutions, elles continueraient
d’intoxiquer nos descendants pendant des décennies et des siècles
selon le polluant. L’espèce humaine est la seule qui ne régule
pas sa démographie qui est passée d’un milliards à six en une
vie humaine. C’est un cancer de la biosphère qui pollue la Terre
du fond des océans à la stratosphère. Comme un cancer elle tue
ses congénères par sa simple expansion et ses activités. Il reste
du pétrole pour un ou deux siècles et on le gaspille en cirques,
rallyes, courses, tous terrains, on le pompera jusqu’au bout en
retardant la venue du moteur à hydrogène et de la voiture électrique
pour vendre du pétrole. Lisez les auteurs cités plus haut.
J’ai
entendu une humble femme dont les deux jumeaux de six mois étaient
amenés pour la énième fois à l’hôpital pour bronchiolite aiguë
dont on lui avait expliqué l’origine, alors que le couple ne fume
pas : “ Ils ” prendront des mesures quand les bébés, les
vieillards et les malades tomberont comme des mouches. Et encore !
Les
scientifiques ne sont pas sûrs que la matière soit de la matière
et vous voulez qu’ils prédisent l’absence ou non d’effets de
la pollution ! Quand ils seront sûrs, ce sera trop tard, c’est
qu’ils en crèveront eux-mêmes.
Dr
Jacques Costagliola
jcostag@club-internet.fr
Le
pouvoir de l’irrationnel ou l’irrationnel du pouvoir
Marcel
Boisot
Lorsque
dans le fameux “ discours de la méthode ”, Descartes à écrit
“ le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ”, il
avait probablement un verre dans le nez, à moins qu’il fût en
pleine crise de “ politically correctness ” – déjà !
Effectivement,
observons la planète sous toutes ses rondeurs : que découvrons-nous
?
1 –
Des génocides un peu partout dans lesquels toutes les couleurs et
toutes les religions (pour la gloire de Dieu) sont activement à
l’œuvre.
2 –
Un saccage écologique généralisé auquel chaque nation participe,
sous le nez des politiques incapables d’en freiner la progression.
3 –
Des corruptions mettant en jeu des sommes astronomiques (à mon échelle),
impliquant des personnages revêtus des plus hautes fonctions et
dont certains ont édifié leur carrière sur la noble lutte contre
“ l’exploitation de l’homme par l’homme ”.
4 –
Une délinquance à progression parabolique accompagnée à présent
d’une série de crimes en série, ou mieux, de crimes sans objet
(le crime comme jeu).
5 –
Une société, la société occidentale, la nôtre, honteuse de ses
succès, de la richesse qu’elle a créée, société que la terre
entière jalouse, mais envie et qui, par mauvaise conscience (pour
en acquérir une bonne), veut se suicider. Comme quelqu’un qui se
précipiterait à la confesse après avoir gagné le gros lot du
tiercé…
Ce
n’est pas tout.
6 –
On abat des dizaines de milliers de vaches (présumées folles)
parce qu’une dizaine de personnes ont été atteintes de prions
(ou d’un prion) en un an, alors que :
–
l’alcool tue plus de 60 000 personnes par an,
– et
le tabac à peu près autant.
L’ensemble
faisant 10 000 fois plus de victimes que le prion…
7 –
on accuse bruyamment IBM d’avoir vendu à l’Allemagne hitlérienne
des machines à calculer qui, en leur temps, auraient facilité la
comptabilité du génocide. Alors que :
–
l’URSS, elle-même génocidaire, avait aidé économiquement et
militairement les nazis,
–
l’Occident n’a cessé de soutenir les plus pitoyables dictatures
(l’URSS, la Corée du Nord, Cuba et l’Iraq) et que l’on prépare
l’entrée de la Turquie dans l’Europe en faisant semblant
d’ignorer le génocide arménien.
8 –
On (c’est-à-dire le contribuable, par gouvernement interposé)
soutient à bout de bras des pays endémiquement incapables de
nourrir leur population, tandis qu’ils gaspillent leurs maigres
ressources en armements modernes.
9 –
La liste des gaspillages de l’État (pléthore de fonctionnaires,
défenses somptuaires dites de “ prestige ”, gestion
catastrophique de ses entreprises et de ses institutions…)
s’allonge.
Alors
amusez-vous à faire le calcul. Au terme d’une addition grossière,
vous découvrirez qu’à plus de 50 %, vous travaillez pour rien,
mieux, que vous financez des activités négatives, nuisibles à la
collectivité – un peu comme les “ machines délirantes ” de
Tinguely. D’où le paradoxe selon lequel le rendement économique
des systèmes sociaux diminuait avec leur richesse en fonction
croissante du parasitisme étatique et de l’incohérence du
politique…
Le phénomène socio-politique sur lequel misent les
États est que les ventres sont trop pleins pour permettre aux
cervelles qui les surmontent de réfléchir.
| Nouveau
lexique pour les “ fans ”du web
Comment
on dit :
–
Un serveur de réseau ? : un abreuvware.
–
Un logiciel très compliqué ? : un assomware.
–
Une procédure de sortie d’un logiciel ? : un aureware.
–
Un logiciel de nettoyage de disque dur ? : une baignware.
–
Une poubelle de Windows ? : un dépotware
–
Un logiciel anti-virus ? : un mouchware
–
Un logiciel pour documents en attente ? : un purgatware.
–
Un logiciel de classement ? : un tirware.
–
Une réunion de directrices de l’informatique ? : un
Tupperware
-
Un logiciel de demande d’augmentation ? : un vatferware. |

Un
conflit de civilisations
- Guy Millière
- Page Guy Millière
Jour
après jour, les journaux télévisés français continuent à
relater le conflit israelo-palestinien. Toujours de la même façon.
Des soldats israéliens tirent sur des enfants armés seulement de
pierres. Quelques uns de ces enfants sont tués et enterrés au
milieu des pleurs et des cris de haine. L’idée se renforce dans
les têtes (et comment pourrait-il en être autrement) qu’il y a
des opprimés, palestiniens bien sûr, et des oppresseurs, Israéliens.
L’idée corollaire que les Palestiniens veulent une paix juste et
les Israéliens un pouvoir sans partage découle logiquement.
Maintenant que Barak a dû, dans une honteuse débâcle électorale,
céder la place en Israël à un gouvernement de droite, tout incite
à penser que la dissémination de ces idées va se renforcer.
J’ai
déjà eu l’occasion en ces colonnes d’aborder la question. Il
me semble utile d’y revenir aujourd’hui et d’apporter quelques
précisions.
Le
processus de paix s’est enclenché au début des années 90. À
l’époque Israël n’avait jamais été plus fort, et, chute de
l’Union Soviétique aidant, jamais le camp palestinien n’avait
été aussi faible. Israël a fait le pari de tendre la main, et de
considérer la situation comme créant l’opportunité d’une paix
durable. Le raisonnement tenu était un raisonnement occidental “
de gauche ” : face à une main tendue, nul ne peut continuer à se
montrer hostile. Si cette main tendue apporte des bases de prospérité,
nul ne peut refuser la prospérité.
Ce qui
a été oublié, dans le cadre de ce raisonnement, est que l’être
humain peut préférer l’hostilité à la paix et la pauvreté
haineuse à la prospérité. Ce qui a été oublié surtout est la
mentalité arabo-musulmane, pétrie par des siècles d’histoire,
et plutôt propice à la guerre et au rejet de tout ce qui n’est
pas elle.
La
situation qui en a résulté est celle d’aujourd’hui. Chaque pas
israélien vers la paix a été pris pour un aveu de faiblesse par
les Palestiniens, donc comme une incitation à la guerre et à la
destruction d’Israel… La situation qui a résulté est celle où
l’autorité palestinienne qui vit essentiellement de subsides
financiers occidentaux et israéliens peut utiliser ceux-ci pour
s’armer, fonctionner comme une autocratie véreuse, et continuer
dans le même temps à faire vivre la population palestinienne dans
des conditions abominables de pénurie, de misère et de
ressentiment.
Les
accords d’Oslo prévoyaient une police palestinienne dotée
d’armes défensives et forte de 24 000 hommes. Le nombre est passé
à plus de 40 000, et des fonds destinés à des fins économiques
ont été détournés pour acheter des armes de guerres actionnées
aujourd’hui contre Israël. Les fonds destinés à la
scolarisation des enfants sont utilisés pour fanatiser ceux-ci et développer
chez eux une mentalité encline au sacrifice humain.
Les
dirigeants palestinien agissent, de fait, sur un mode dictatorial et
amassent des fortunes au nom du malheur, exploité de façon obscène,
d’une population à laquelle ils redistribuent quelques pourboires
: le cadavre d’un enfant se paie deux mille dollars, une blessure
trois cent seulement…
Nul ne
dit rien de cela en Europe, hélas ! Dire que derrière chaque
enfant palestinien tué, il y a une incitation au suicide et une rémunération
de la mort ne serait pas “ politiquement correct ”. Dire que les
dirigeants palestiniens sont d’ignobles potentats exploiteurs de
misère serait encore moins politiquement correct. Dire qu’Israel
est la seule démocratie et le seul état de droit du Moyen Orient
ou que, jusqu’à présent, la compatibilité de l’Islam, de la démocratie
et du droit reste à prouver est carrément impensable.
On
pourrait ajouter que si les journalistes en Israël bénéficient
des garanties qui existent en Occident, un journaliste ne peut
travailler en territoire palestinien qu’avec l’aval d’autorités
qui font vite comprendre aux mal pensants que leur choix se situe
entre tenir le discours qu’on attend d’eux ou risquer de
recevoir une balle “ perdue ”… On pourrait noter aussi que
dans un pays tel que la France, il y a plus de cinq millions de
musulmans désormais, et tellement moins de juifs. Nul ne pourrait
affirmer que cela influence les discours officiels, bien sûr…
Je dirai néanmoins que la falsification de
l’information venant du Moyen Orient existe et que cette
falsification est tristement symbolique d’une falsification plus
large de l’information. Ce qui se joue au Moyen Orient
aujourd’hui n’est qu’un fragment du grand conflit entre
civilisation occidentale et principes ressentimentaux. Dans ce
conflit, il est clair que certains ont choisi le camp du
ressentiment…

- Le
temps d’un scrutin majoritaire à un seul tour est venu !
- Alain Dumait
- Page Alain Dumait
Il y a
de quoi être frappé par le décalage qui existe entre les règles
scrupuleuses instaurées par le Code électoral afin de faire
respecter une stricte égalité des candidats aux élections – les
élections municipales ou les autres – sur le terrain de la
propagande officielle, et l’inégalité de plus en plus grande
dont peuvent se plaindre ces mêmes candidats sur le terrain de
l’information “ libre ” qui passe forcément par des médias…
dont on sait bien qu’ils ne le sont pas !
L’affaire
du duel télévisé organisé mercredi dernier par Canal+ entre
Bertrand Delanoë et Philippe Seguin ne fait que souligner, en
l’accentuant, cette caractéristique du fonctionnement de nos
institutions pseudo démocratiques (250 ans après la publication de
“ L’esprit des lois ” de Charles de Montesquieu)…
En ce
qui concerne la propagande officielle, rien à dire : tous les
candidats sont vraiment traités à la même enseigne et les
bulletins de vote ne doivent pas dépasser d’un seul millimètre
les normes préfectorales. La seule restriction réside dans le fait
que les candidats réalisant un score inférieur à 5 % ne se
verront pas rembourser leurs frais de campagne.
Mais en
ce qui concerne les règles appliquées par les médias, on ne
discerne aucune déontologie véritable, on ne voit mise en œuvre
aucune règle de justice.
Il y a
tout d’abord la multiplication des sondages Certains sont
fantaisistes, même quand l’échantillon est correct du point de
vue technique. Car il y a aussi le professionnalisme des enquêteurs…
Il est indiscutable que ces études d’opinion influencent les électeurs
en particulier dans la mesure où ceux-ci, avec bon sens, veulent
voter “ utile ”. Seuls les électeurs déterminés accorderont
leur suffrage à un candidat crédité de 2 ou 3 % dans les
sondages. Ceci contribue donc, fortement, à créer une forme de présélection.
Dans les deux mois qui précèdent le scrutin, l’écart se creuse
entre les concurrents. Un peloton se détache. Les autres perdent du
terrain…
Les débats
télévisés accentuent encore et très fortement le même phénomène.
En organisant un débat Seguin-Delanoë, Canal+ prend une lourde
responsabilité. De quel droit en effet les autres candidats au
poste de maire, en commençant par le maire sortant, Jean Tiberi,
sont-ils éliminés d’une telle opération ? Alors que les débats
à plusieurs candidats ont été couramment organisés dans de précédentes
occasions, et que les face-à-face sont plutôt réservés au second
tour. Il est clair que Canal+ a voulu donner un coup de main aux
appareils et, en donnant l’apparence de l’équité entre la
droite et la gauche, la chaîne s’est mêlée de façon
inadmissible d’un débat interne au parti gaulliste.
Les
politicards tenaient
aux
deux tours
Puisque
les campagnes telles qu’elles sont organisées aujourd’hui, avec
l’intervention des sondages et de tous les médias, y compris les
télévisions, aboutissent à faire émerger dès le premier tour
deux ou trois candidats dans la plupart des circonscriptions ou des
communes, aussi bien pour les élections législatives que
municipales, pourquoi ne reviendrait-on pas sur l’idée d’un
scrutin majoritaire à un seul tour, comme cela se pratique depuis
des siècles dans les grandes démocraties occidentales que sont les
États-Unis et la Grande-Bretagne, et comme cela était d’ailleurs
souhaité en 1958 par le Général de Gaulle ?
Il faut
se rappeler en effet qu’à cette époque le Général, et plus
encore son Garde des Sceaux, Michel Debré, étaient résolument
favorables au scrutin uninominal à un seul tour. Et c’est
seulement pour capter les grâces des politicards de la ive république,
le socialiste Guy Mollet en tête, que le président du Conseil de
l’époque a transigé pour faire passer le scrutin uninominal à
deux tours.
Le
scrutin uninominal à un seul tour est le seul qui structure
efficacement la vie politique, et qui oblige, pour s’affronter
avec succès, à l’organisation du clivage droite-gauche. C’est
le seul mode de scrutin qui pousse vraiment au rassemblement. Non
seulement de l’intelligente “ gauche plurielle ”, qui sait se
rassembler malgré tout. Mais aussi la stupide “ droite-plus rien
”, qui a besoin de règles, pour être remise au pas.
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