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CHIFFRES SIGNIFICATIFS

Antisémitisme

En 2 000, il y aurait eu en France 116 « faits d’antisémitisme » et 600 actes « d’intimidation antisémite », selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, contre respectivement 9 et 60 l’année précédente…Mais que fait la LICRA ?… 

Délais

Les avions qui partent de Milan sont retardés (d’au moins quinze minutes) dans la proportion de 36,6 %. C’est 31,5 % à Roissy-Charles-de-Gaulle, 25 % à Londres-Heathrow et 19 % à Francfort.

Indemnité

Air France est prête à payer 1,2 milliard de F d’indemnité aux familles des 113 victimes du crash du Concorde, au départ de Roissy, le 25 juillet 2000.

Dépendance

12 millions de Français entrent chaque jour dans un bureau de tabac : pour acheter un peu d’herbe… à Nicot. Mais ils paient leur dîme à l’État maquereau…

Viagra

400 000 Français auraient actuellement recours au Viagra. Le marché est tellement « juteux » que plusieurs autres médicaments arrivent sur le marché.

Handicapés

86 % des Français refusent qu’un handicapé ait le droit de poursuivre sa mère qui l’a laissé naître.

Passe-droit

Le mensuel « Entrevue » a pris les politiques à leur propre piège : il a révélé que certains prenaient leur statut pour un certificat d’impunité. Témoin, Georges Sarre, l’inventeur du permis à point, a fait rouler son chauffeur à 105 km/h sur le périphérique, au sortir de la soirée électorale du deuxième tour des municipales.

DIVERS FAITS 

Initié

Jacques Chirac est membre d’une obédience maçonnique suisse très élitiste : la Grande Loge Alpina. Selon Ghislaine Ottenheimer, co-auteur du livre « Frères invisibles » qui vient de paraître chez Albin Michel.

Il y aurait en France 120 000 Francs-maçons.

Corruption

Le nombre de chefs d’entreprise britanniques démis de leurs fonctions en raison de pratiques illégales a atteint un record en 2000 : les tribunaux ont interdit d’exercice 1500 entrepreneurs indélicats.

Anschluss

La Moldavie, république ethniquement proche de sa voisine roumaine (latine et orthodoxe), envisage de fusionner avec la Russie et la Biélorussie.

Famine

Selon David Morton, coordinateur en Corée du Nord des Nations Unies pour le Programme alimentaire mondial, un tiers de la population est menacé de famine. Bien sûr, il ne précise pas que cette famine est due au collectivisme totalitaire en place à Pyongyang depuis 1950…

Russie

OVR, le parti du maire de Moscou, Youri Loujkov, vient de se rallier à celui de Vladimir Poutine, l’Unité. Le président russe dispose désormais de 131 députés à la Douma, contre 85 auparavant.

Syndrome

Les 25 000 soldats français ayant participé il y a dix ans à la guerre du Golfe comme leurs collègues britanniques (50 000) ou américains (700 000) sont nombreux à se plaindre de maux inexpliqués. Certains experts accusent la multiplication des vaccins dont ils ont « bénéficié ».

MEDIAS

Télé

On recense actuellement quelque 3 000 chaînes de télé à travers le monde et 70 bouquets satellites.

France 2

Le 17 avril dernier, Lionel Jospin avait choisi d’être interrogé sur France 2, parce qu’il avait préféré TF1 la fois précédente. Mais il avait récusé le présentateur Luc Sérillon, jugé trop « caustique ». Avec Gérard Leclerc, chef du service politique de la chaîne, et auteur d’un livre hagiographique sur le Premier Ministre, les risques étaient limités…

Copinage

L’émission « Fou d’humour », présentée par Clémence Arnaud, va disparaître de la grille de France 2, pour laisser place à « On a tout essayé » de Laurent Ruquier, dont le succès lui vaudra d’occuper désormais toutes les deuxièmes parties de soirée du mardi.

Précision : Jimmy Lévy, le producteur de « Fou d’humour », non content d’être le petit ami de Clémence Arnaud, est également agent de plusieurs comiques. On n’est jamais si bien servi…

Canal +

Ironisant sur un tour de magie effectué par Alain Madelin à l’aide d’une corde, lors de l’émission dominicale de Michel Drucker, les « comiques » de Canal +, Omar et Fred, ont laissé entendre très explicitement que cette corde aurait été plus utile pour… pendre Madelin.

France Culture

Yvan Levaï a consacré toute sa revue de presse de 8 heures 30, le mardi 24 avril, aux articles d’un seul journal, « Le Monde »…

Journalistes

31 000 à 35 000 journalistes sont actuellement titulaires d’une carte professionnelle. Dont 1 000 chez Hachette. Et 1 000 autres chez Vivendi.

SIC   

 Zéro partout

« Nous avons eu une dissolution. Ils ont une inversion. À chacun son addition » (Jean-Pierre Raffarin)

Fausse droite

Lionel Jospin ? « Intelligent et habile. » Les 35 heures ? « La RTT va dans le sens du progrès. » La parité ? « C’est une bonne loi. » Le PACS ? « Je regrette de ne pas l’avoir voté. » Ces propos sont signés Alain Juppé, dans son dernier livre-entretien avec Serge July.

Désespérant… 

 Obscurantisme

« Au Moyen âge, on brûlait les sorcières. Aujourd’hui on brûle les plants transgéniques ! » (Joseph-Marie Bové, biochimiste, et père de José Bové…)

  Transparence

« Alors qu’il est possible de suivre mensuellement les effectifs et trimestriellement les salaires du secteur privé, ni le ministère de l’Emploi, ni l’INSEE ne publient de données sur l’évolution de l’emploi dans le secteur public » (Joël Bourdin, sénateur).

  Conflit

Ted Turner, le fondateur de CNN, a indiqué qu’il avait quitté Jane Fonda parce que celle-ci avait renoué avec une pratique religieuse chrétienne régulière…

  Symbole

« J’ai décidé symboliquement de doubler ma consommation de yaourts Danone » (Jean Peyrelevade, président du Crédit Lyonnais).

  Steaks

« Mes clients français préfèrent manger du steak de bœuf importé d’Amérique du Sud » (Christian Picart, président de Buffalo Grill).

  Totalitarisme

« Je préférerais voir s’interrompre le processus démocratique plutôt que de voir un homme d’extrême-droite démocratiquement élu président de la République » (Patrick Braouezec, maire PC de Saint-Denis).

 

Les 4verites N°303 du 28 avril  2001

 Sommaire:

Éditorial de Jean Rouxel:..........................La gauche contre l'emploi et le dialogue social
Claude Reichman.....................................La sécurité sociale a perdu son monopole
Bernard Trémeau:.............................................................Les soviets sont installés chez nous !
Pub livre....................................................... Pour la survie du monde occidentale d'Yves Marie-Laulan
Exprimez vous....................................................................... Forum
                                                                 Courrier des lecteurs
Document:...........................................................Manifeste pour la sauvegarde de nos retraites
Pierre Lassieur:...............................................................................La fièvre aphteuse et le sida
Guy Millière............................................................................... Le bon choix de George Bush
La chronique d"Alain Dumait:.........Cohabitation et inversion. Transgression et compromission

Recevoir la version complète du journal par la poste

Lionel Jospin va maintenant payer son archaïsme économique !
 Jean Rouxel  

abscent

Le monopole de la Sécurité sociale est abrogé

Claude Reichman  
page Claude Reichman 

 L’ordonnance n° 2001-350 du 19 avril 2001, parue au Journal officiel du 22 avril 2001, a abrogé le monopole de la Sécurité sociale. Les Français peuvent désormais s’assurer librement pour la maladie, la retraite, le chômage auprès d’une société d’assurances, une institution de prévoyance ou une mutuelle. C’est la plus grande révolution qu’ait connue la France depuis un demi-siècle.

En droit, ce monopole était abrogé depuis 1992. À cette date en effet ont paru deux directives européennes qui instituaient la liberté de l’assurance. D’effet direct, ces textes étaient aussitôt applicables. Pour la bonne règle, les États devaient toutefois les transposer dans leur droit national avant le 1er juillet 1994. Avec un peu de retard, la France en transposa la partie qui concernait les sociétés d’assurances et les institutions de prévoyance. Restait tout ce qui avait trait aux mutuelles. C’est chose faite depuis le 19 avril dernier.

Ainsi racontée, l’histoire semble n’être que celle d’un retard. En réalité, ce fut une terrible bataille, que nous avons menée et que nous sommes fiers d’avoir gagnée. Car même si une importante partie des directives figurait en bonne place dans le code des assurances et dans celui de la sécurité sociale, ces dispositions législatives n’étaient pas appliquées. Plus grave : les tribunaux condamnaient lourdement ceux qui prétendaient exercer les droits qu’ils tenaient de la loi. Cela nous amena à multiplier les combats judiciaires en France ainsi que les plaintes auprès de la Commission de Bruxelles, chargée de veiller au respect des dispositions communautaires. C’est ainsi que la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE), par un arrêt du 16 décembre 1999, condamna la République française pour non-application et non-transposition complète des directives de 1992. La France ne s’exécutant toujours pas, nous déposâmes une nouvelle plainte, qui amena la Commission à mettre en œuvre une procédure qui allait aboutir à une nouvelle condamnation de notre pays, assortie d’astreintes quotidiennes pouvant atteindre 4 125 000 francs. Cette fois, il y avait le feu au lac. Le gouvernement avait compris qu’il ne pouvait plus échapper à ses obligations. Sachant qu’un débat parlementaire entraînerait forcément des difficultés et de nouveaux retards, il se fit donner par le Parlement le droit de procéder par ordonnances. C’est ainsi qu’a paru au Journal officiel du 22 avril 2001 le nouveau code de la mutualité, comportant enfin les dispositions claires et précises qui ne laisseront plus place aux interprétations de mauvaise foi ni aux décisions erratiques des tribunaux français. Il est en effet écrit noir sur blanc dans ces textes que les organismes gérant des régimes de sécurité sociale ne peuvent en aucune manière contraindre les affiliés à payer leurs cotisations. Mieux : alors que jusqu’à présent ces derniers étaient menacés de contraintes et de sanctions financières (et même de prison pour ceux qui incitaient les assurés sociaux à ne pas cotiser aux caisses monopolistiques), le nouveau code réserve de lourdes sanctions pénales aux administrateurs des caisses qui ne respecteraient pas les nouvelles dispositions légales. Quant aux assujettis, ils sont devenus… des assurés. C’est-à-dire des hommes libres et responsables.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. En France désormais, plus rien ne sera comme avant. Qu’on nous permette d’exprimer notre satisfaction et notre émotion. Une terrible bataille de dix années se termine par le triomphe de nos idées. Rien n’aurait été possible sans l’Europe. Mais sans notre combat acharné de chaque jour pendant ces dix ans, les dispositions européennes seraient restées lettre morte. On nous parle beaucoup en ce moment de citoyenneté. Il me semble que, quant à nous, nous savons ce que ce mot veut dire.

 

Courrier

« Licra »

Il y a un peu plus d’un mois, la Licra, qui fait commerce d’antiracisme (?), a fait apposer des affiches sur lesquelles elle affirmait qu’il fallait avoir, entre autres, un nom bien français pour obtenir un logement.

J’ai interrogé cet organisme pour savoir ce qu’il entendait par un « nom bien français ».

Jusqu’à ce jour, je n’ai pas obtenu de réponse. Mais, peut-être ma question était-elle dérangeante ?

Au fait, mon nom est d’origine espagnole.

Guy Pernia, Bernis – 30

Les socialistes contre l’économie de marché

Bernard Trémeau  

page Bernard Trémeau

En 1992, le parti socialiste alors au pouvoir a signé au nom de la France le traité de Maastricht. Il a donc choisi d’exposer la France et les entreprises françaises à la concurrence internationale. Il a donc préféré les lois du Marché au dirigisme d’État. L’Administration française doit donc rechercher la plus grande efficacité possible. Sinon, son poids fiscal étant trop élevé, les entreprises françaises ne sont plus compétitives. Par ailleurs, les entreprises publiques françaises, ayant perdu leur monopole et étant directement affrontées à la concurrence d’entreprises étrangères, doivent rechercher la plus grande efficacité possible, sinon elles seront rapidement éliminées.

En 2000, le gouvernement socialiste français, conscient de ces réalités économiques toutes simples, décide de rendre plus efficaces deux Administrations essentielles de notre pays : l’Éducation Nationale et le Ministère des Finances. Il mûrit longuement un projet de réformes. Les syndicats s’y opposent, se mettent en grève et poursuivent leur grève jusqu’à ce que les Ministres de l’Éducation Nationale et des Finances soient éjectés et la nécessaire remise en ordre abandonnée.

En 2001, deux entreprises nationalisées françaises, le Gaz de France et la SNCF, après avoir longuement préparé les indispensables réformes leur permettant de devenir compétitives, présentent leurs projets : une nouvelle grève paralyse la SNCF, et des hurlements sortent de tous les rangs de la gauche plurielle : le gouvernement socialiste projetait d’ouvrir le capital de Gaz de France à des capitaux étrangers. Le gouvernement cède donc et abandonne la réforme.

Notre situation est actuellement la suivante. Un gouvernement socialiste a décidé d’exposer la France et toutes ses entreprises à la concurrence internationale. Il accepte donc la logique du Marché. Mais les mêmes socialistes refusent ensuite de donner aux entreprises françaises exposées à la concurrence les moyens de devenir compétitives. Nos entreprises vont donc être éliminées : il ne peut pas en être autrement.

N’oublions pas la récente histoire du paquebot « France », un joyau de la technologie française. Ce paquebot était exposé à la concurrence internationale. Les lois françaises l’empêchaient d’être compétitif. Les syndicats n’ont pas voulu qu’on modifie la loi. Le « France » a été racheté par un armateur norvégien et, les lois de la Norvège lui permettant d’être compétitif, il rapporte des emplois à la Norvège et de l’argent à son armateur, mais il s’appelle le « Norway ». Gaz de France, rapidement mis en dépôt de bilan, va être racheté par une grande compagnie pétrolière internationale. Ce ne sera plus le Gaz de France. La SNCF, mal gérée et en dépôt de bilan permanent, ne sera plus la Société Nationale des Chemins de Fer Français. Elle deviendra une branche des chemins de fer allemands ou britanniques.

En agissant ainsi, les socialistes français actuellement au pouvoir, commettent de graves erreurs.

Ils doivent d’abord choisir entre l’économie de Marché et l’économie dirigée. Entre la liberté et les contraintes, l’ouverture et la fermeture des frontières, la libre circulation des hommes ou le rétablissement des visas, la libre circulation des capitaux ou le contrôle des changes, la libre circulation des marchandises ou les droits de douane, la liberté ou l’interdiction de licencier. Exposer notre pays à la concurrence et lui en refuser les moyens est une utopie mortelle.

Il faut ensuite comprendre que les décisions économiques essentielles pour notre pays ne sont plus prises par le pouvoir politique, élu démocratiquement, mais qu’elles sont prises par des syndicats minoritaires élus par moins de 10 % des salariés. Nous ne sommes plus en démocratie. Nous subissons le pouvoir des soviets d’entreprise.

Il faut enfin comprendre que nous allons être obligés de sortir de l’union européenne : nous n’en respectons plus les règles du jeu. Nous préférons donc le système économique en place en Corée du Nord à celui qui se trouve en Corée du sud. Nous préférons ce qui donne la famine à ce qui fournit l’abondance.

 

Courrier

 1er mai

Le 1er mai, les communistes vendent du muguet pour se procurer des fonds.

Il fut un temps où cette mode était considérée par eux comme une pratique bourgeoise.

Les 1er mai, les communistes vendaient un insigne représentant la fleur de l’églantine.

Sa couleur s’opposait à celle du muguet.

Ils ont changé d’idées pour de l’argent.

Lucien Martin, Paris



 

 Pour la survie du monde occidental 

Un livre d'Yves-Marie Laulan

commander avec Alapage.com avril 2001, 216 p

En 1998, Yves-Marie Laulan publiait un essai, « Les nations suicidaires » où il exposait, avec une froide lucidité, la situation où se trouvait tout simplement l’Occident : notre civilisation, faute de mettre au monde des enfants en nombre suffisant, n’avait plus aucune chance raisonnable de survivre à l’hiver démographique qui se prépare pour le xxie siècle.

C’est la stricte réalité. Mais le pessimisme que sous-tend cette analyse – autant qu’elle le suscite – a incité l’auteur non pas à corriger le tir mais à explorer les voies possibles qui nous permettraient de sortir de l’impasse dans laquelle nos sociétés se sont fourvoyées.

Cela donne ce nouvel ouvrage dont le sous-titre « Demain la femme » éclaire le propos.

Car, bien sûr, notre civilisation peut être sauvée. Elle ne peut l’être que par les femmes puisque ce sont elles, jusqu’à nouvel ordre, qui mettent au monde nos enfants.

Yves-Marie Laulan est résolument favorable à une politique nataliste au sens contemporain du terme, avec toute la panoplie d’interventions publiques que cela comporte : allocations familiales, autres avantages fiscaux pour les familles chargées d’enfants, aide au logement, aide à l’éducation, crèches publiques, garantie d’emploi pour les mères de famille…

Les plus libéraux de nos lecteurs ne suivront certainement pas Yves-Marie Laulan sur ce terrain. Ils préfèreront les autres propositions figurant dans cet essai tendant notamment à favoriser la croissance économique et à refonder les institutions européennes.

Le renouveau démographique européen est une urgente nécessité. L’immigration, autorisée ou clandestine, ne peut pas s’y substituer, en tous cas, pas sans drame.

Il n’est pas certain que la prospérité s’accompagne forcément du développement de comportements individuels égoïstes. Elle peut aussi générer des comportements altruistes. Il faut pour cela que les familles aient une vision rassérénée de l’avenir. Il faut que les générations soient responsables les unes des autres, les unes après les autres. Il faut réintroduire, partout et à tous les niveaux, de la responsabilité.

Manifeste pour la sauvegarde de nos retraites

Claude Reichman crée le Syndicat Retraite Action
page Claude Reichman

Je suis heureux de vous annoncer la création du Syndicat Retraite Action. J’ai considéré que le temps était venu de réagir enfin face à l’effondrement, programmé à brève échéance, des retraites du secteur privé. Le manifeste que vous pouvez lire ci-après décrit la situation. Tandis que les retraités du secteur privé vont voir se réduire dramatiquement leurs pensions année après année et que les futurs retraités seront saignés à blanc pour maintenir quelques années de plus un système dont ils ne bénéficieront jamais, le secteur public, pléthorique et inefficace, garanti par l’État, alors que le secteur privé ne l’est pas du tout, s’octroie sans cesse des avantages supplémentaires.

Cela doit cesser. Les Français doivent être égaux devant la retraite. Pour cela, l’État doit revenir à une dimension normale, c’est-à-dire identique à ce qu’elle est dans les pays comparables au nôtre. Pour l’y contraindre, il faut une union de tous les retraités et futurs retraités du secteur privé. C’est à cette fin que nous avons créé le Syndicat Retraite Action. En y adhérant, vous ferez un geste décisif pour sauver votre retraite actuelle ou future, et pour l’indispensable réforme de notre pays.

Claude Reichman
Président
du Syndicat Retraite Action

Notre système de retraite va à la catastrophe. En 1970, il y avait 3 cotisants pour un retraité. Aujourd’hui, il n’y a plus que 2,2 cotisants pour un retraité. En 2010, il y aura 1,7 cotisant pour un retraité. Au delà de 2020, on ira vers 1 actif pour un retraité.

Cela signifie qu’on ne pourra plus payer les retraites. Car on ne peut imaginer qu’un actif puisse en même temps vivre, faire vivre sa famille, entretenir l’Etat par des impôts, financer les dépenses de santé d’une population qui comptera 27 % de plus de 60 ans en 2020, et payer en plus les pensions de ces personnes âgées.

On veut nous faire croire que la constitution d’un fonds de réserve atteignant 1000 milliards de francs en 2020 serait de nature à sauver nos retraites. C’est se moquer du monde. A cette date, il faudra, si l’on ne change rien au système actuel, 2000 milliards de francs chaque année pour les retraites !

Certains prétendent qu’il faudrait faire venir en masse des immigrés pour payer nos retraites. Quand on voit les problèmes dramatiques posés actuellement par une immigration mal intégrée, on mesure les conséquences qu’aurait un nouvel et fort accroissement de celle-ci. D’autant que ces immigrés devraient tous avoir des emplois si l’on voulait qu’ils paient des cotisations de retraite. Car dans le cas contraire, ils aggraveraient encore les énormes déficits sociaux du pays.

La situation est-elle donc sans issue ? Nous répondons non. Car une circonstance exceptionnelle et historique se présente à la France.

Dans notre pays, la fonction publique représente 25 % de la population active, contre une moyenne de 13,2 % dans les pays du G7. Autrement dit, un actif sur quatre chez nous est fonctionnaire, contre un peu plus de un sur dix chez nos principaux partenaires et concurrents. Or il se trouve que d’ici à 2012, près de la moitié des fonctionnaires actuellement en activité vont partir à la retraite. Il suffit donc de ne pas les remplacer pour retrouver l’étiage normal des pays développés.

Quand on sait que les dépenses de personnel des administrations publiques représentent actuellement 1200 milliards de francs par an, on voit bien qu’une réduction de moitié sur douze ans nous permettrait d’économiser des milliers de milliards de francs. On pourrait alors baisser d’autant les impôts et donc  permettre aux actifs d’épargner pour leur retraite, tout diminuant fortement la pression fiscale sur les retraités, ce qui atténuerait sensiblement la stagnation et la baisse des pensions. On pourrait aussi venir en aide aux régimes les plus sinistrés et donc éviter des drames humains qui, sans cela, sont inéluctables. On passerait ainsi progressivement d’un système de répartition condamné par la démographie à une capitalisation fondée sur des bases saines.

Ces mesures devront s’accompagner du rétablissement de l’égalité entre les retraités du secteur privé et ceux de la fonction publique. Il n’y a aucune raison démocratique pour que ces derniers continuent de bénéficier de leurs privilèges actuels.

Pour imposer ces réformes, il faut une mobilisation de tous les retraités et futurs retraités du secteur privé.

Le Syndicat Retraite Action s’est fixé l’objectif de les rassembler en grand nombre

- pour défendre leurs intérêts individuels et collectifs ;

- pour exercer, par tous les moyens légaux, une intense pression sur les responsables politiques pour qu’ils acceptent ces réformes et les fassent appliquer.  

Sur un sujet d’une telle importance, le pays devra d’ailleurs être invité à se prononcer par référendum.

  

À renvoyer

 Nom.......................................................  Prénom.....................................................                

Adresse.....................................................................................................................                               

                              

(  ) J’approuve le Manifeste pour la sauvegarde de nos retraites,
j’adhère au Syndicat Retraite Action et verse ma cotisation
par un chèque de 200 F
(chèque à l’ordre de Syndicat Retraite Action)

 Signature :

 À retourner à Syndicat Retraite Action, 165 rue de Rennes 75006 PARIS

 

Dépistage de la fièvre aphteuse : oui.

Dépistage du Sida : non!

Dr Pierre Lassieur 

Depuis des années, en ce qui concerne la « vache folle » et durant quelques semaines, récemment en ce qui concerne la fièvre aphteuse, des mesures très sévères ont été prises par les pouvoirs publics : abattage de milliers d’animaux, mise en quarantaine, fermeture des frontières. Pourtant, la forme de la maladie de Creutzfeld Jacob due aux bovidés semble n’avoir touché en France que quelques personnes et la fièvre aphteuse n’atteint pas l’homme.

En revanche, une autre maladie, le Sida, a exercé des ravages et continue, même si elle est chez nous, en diminution du fait de la prévention : 15 600 cas de l’origine à 1991, 5 800 en 1994, 1 700 en 1999, et peut-être 1 200 en 2000. Mortalité 59,5 %, c’est-à-dire 31 500 décès à fin 2000. Ce n’est certes ni le cancer, ni l’infarctus, c’est tout de même beaucoup, d’autant que 87 % des malades ont moins de 50 ans (Source : Institut de Veille Sanitaire).

On suppose donc que, contre une telle épidémie, on boucle les frontières comme contre la « vache folle » et contre la fièvre aphteuse. En effet, la répartition internationale des séropositifs montre que, même si nous sommes les plus mauvais en Europe après l’Espagne et la Suisse, certaines régions du monde d’où nous viennent de nombreux immigrés sont beaucoup plus atteintes que la France. En voici les chiffres :

Europe occidentale 540 000, Afrique du Nord et Moyen-Orient 400 000, Europe orientale et Asie Centrale 700 000, Asie de l’Est et Pacifique 640 000, Amérique du Nord 920 000, Amérique Latine 1 400 000, Caraïbes 390 000 et surtout Afrique sub-saharienne 23 500 000 et Asie du Sud et du Sud-Est 5 800 000 (Source : Onusida, fin 2000).

J’ai posé verbalement la question à l’Institut de Veille Sanitaire : y a-t-il un dépistage systématique du Sida chez les immigrés à leur entrée en France ? Réponse : Non. Pourtant, l’analyse, prélèvement compris, ne coûte que 150 F (pris en charge, pour les volontaires, à 100 % par la Sécurité Sociale). On peut donc se demander si, malgré l’amélioration actuelle, une recrudescence n’est pas possible, venue notamment de l’Afrique sub-saharienne.

J’aurais donc voulu, pour compléter cet article, indiquer le nombre d’immigrés originaires des pays à haut risque. À cet effet, je me suis adressé à l’Institut National d’Études Démogra-phiques (Ined). Très aimablement, on m’a répondu – deux ans après le dernier recensement et à l’ère des ordinateurs ! — que tous les chiffres relatifs aux étrangers n’étaient pas encore connus, mais qu’on allait m’envoyer ceux qui l’étaient. J’ai donc reçu, sous 48 h, la photocopie d’un tableau ne comportant que sept nationalités (Espagnols, Italiens, Portugais, Algériens, Marocains, Tunisiens et Turcs) parmi lesquelles le taux de Sida n’est pas colossalement différent de ce qu’il est en France.

Des États sub-sahariens, pas la moindre trace, comme s’ils n’existaient pas, alors qu’ils abritent 70 % des séropositifs du monde entier et que le nombre de décès l’an dernier y a été de 2 400 000 individus, soit 80 % du total mondial (contre 7 000 en Europe occidentale).

En revanche, on trouve des renseignements parcellaires dans le rapport annuel de la Direction de la Population et des Migrations (avril 2000), qui ne concernent que les entrées officielles en 1998, non l’ensemble de la population en place : 116 903 personnes dont 20 509 de l’Afrique noire francophone (17,5 %).

Que conclure ?

1) Qu’il en est aujourd’hui comme du temps du sang contaminé : pour des raisons idéologiques, humanitaires, « citoyennes », on avait continué de collecter du sang dans les prisons afin de la transfuser. Il ne fallait pas de discrimination entre les prisonniers et les honnêtes gens, voyons. Il ne faut pas non plus la moindre discrimination entre les immigrants et la population française… même s’il s’agit d’une simple analyse médicale, avantageuse d’ailleurs aux malades ainsi repérés, qui pourraient être soignés.

2) Que les autorités ne manifestent pas un zèle extraordinaire pour informer les Français du nombre des étrangers qui vivent sur le sol. Ne serait-ce pas que nos gouvernements voudraient nous anesthésier et, sans qu’elle s’en aperçoive, étouffer peu à peu la France qui, ainsi, mourrait sans un cri. 


Accords de Kyoto : George W. Bush a fait le bon choix !
Guy Millière 
Page Guy Millière
 

Comme on le sait, George W. Bush (W.) a décidé voici quelques jours que les États Unis ne seraient pas signataires des accords de Kyoto. Aussitôt, les dirigeants français, la Commission européenne, l’ONU et les divers mouvements de l’écologisme militant ont entonné un concert de protestations véhémentes. Le président américain a été qualifié d’égoïste, d’irresponsable, de criminel contre la nature, voire de criminel contre l’humanité.

Nul ne s’étonnera vraisemblablement si je dis ici que la décision prise par W. me semble au contraire saine, responsable et positive au point que les droites européennes devraient s’en inspirer et y trouver l’opportunité de réfléchir davantage.

Que dit W. ? Il est utile de le rappeler car les citations exactes n’ont pas abondé : que « nulle donnée scientifique ne montre de manière irréfutable qu’un réchauffement de l’atmosphère a lieu, et que, même s’il avait lieu, il ne découlerait pas des activités humaines », et qu’en conséquence restreindre celles-ci et risquer d’abaisser la croissance dans un contexte où elle est déjà fort basse serait dangereux.

Ces affirmations, je l’affirme, sont fondées. Les mesures de température par ballon et satellite dans la haute atmosphère ne montrent en effet qu’un infime accroissement depuis 1975. Au cours des trente années qui ont précédé 1975, les températures ont, par contre, baissé. Et les rédacteurs du Panel International sur les Changements Climatiques (dont les travaux sont pourtant censés servir de preuve à l’appui des décisions politiques prises à La Haye !) en ont déduit « qu’il n’existe pas de lien de cause à effet démontrable reliant les activités humaines à la légère tendance au réchauffement qu’on constate présentement ». Par ailleurs, des 160 milliards de tonnes de dioxyde de carbone rejetés annuellement dans l’atmosphère, seuls sept milliards sont d’origine humaine. Et seuls ces sept milliards (soit moins de 5 % du total) sont concernés par les traités en question…

On peut ajouter qu’étrangement, si les États Unis sont incriminés et pointés du doigt, de nombreux pays, dont les rejets par unité de PIB produite sont importants, ont été laissés de côté à Kyoto et pourront, si les accords entrent un jour en vigueur, continuer à produire du CO2 en quantités illimitées : la Chine ou l’Inde par exemple.

La notion de « puits de carbone », avancée, avec tous les scrupules scientifiques requis, par divers spécialistes est, de surcroit, très pertinente (« Une tonne de carbone retenu par des arbres nouvellement plantés annule la production d’une tonne de carbone », note Fred Singer, directeur du Science and Environmental Policy Project : www.sepp.org), mais elle est laissée totalement de côté pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le scrupule intellectuel.

Si l’on ajoute que – selon plus de quinze mille climatologues réunis dès 1997 pour signer un texte (déclaration de Leipzig) dénonçant ce qu’ils considèrent comme une imposture – les conséquences d’un réchauffement léger sont en général positives, on aura compris que le roi est nu depuis longtemps. Il fallait qu’un homme politique occidental courageux ose le clamer. C’est fait. La pression des idéologues de l’écologisme ne va pas se relâcher pour autant. Mais, et c’est cela l’important, les accords de Kyoto sont vraisemblablement touchés à mort. Dans leur désarroi, leurs partisans les plus forcenés vont parler, parler, et finir par révéler le fond de leur pensée, ainsi Margot Wallstrom, commissaire de l’Union Européenne pour l’environnement qui a déclaré voici quelques jours que « ce n’est pas une simple question d’environnement », mais une question de « relations internationales », d’« économie », de « création d’un terrain de jeu équitable pour les entreprises par le monde ».

Les économies européennes supportent depuis des années les conséquences de régulations économiques onéreuses et de taxes trop lourdes, dont les taxes sur l’énergie. Que des dirigistes veuillent tirer prétexte de l’environnement pour rêver d’un dirigisme planétaire s’explique. Que des hommes politiques qui se disent de droite puissent succomber au même rêve que leurs adversaires et ne voient pas que George W. Bush leur ouvre le chemin à suivre est affligeant et montre que beaucoup de travail reste à faire dans le combat des idées pour que la gauche recule dans les têtes.

 

Cohabitation et inversion.

Trangression et compromission.

Alain Dumait
Page Alain Dumait

La vie parlementaire de cette semaine a été marquée par deux événements sur lesquels il convient de s’arrêter quelques instants.

L’inversion du calendrier électoral de 2002 a été votée grâce aux voix de la moitié du groupe des députés UDF. La loi tendant à institutionnaliser la pratique de la gratuité des chèques a été votée, quant à elle, grâce au concours du groupe RPR.

Une réflexion qui concerne ces deux événements à la fois vient immédiatement à l’esprit : pas une seule fois un parlementaire chevronné comme l’était François Mitterrand n’a voté un texte présenté par un gouvernement qu’il combattait ou même par un parti politique qui était son adversaire. Et cela était conforme à une bonne pratique démocratique : on est dans un camp, ou on est dans l’autre ; on peut s’abstenir sur un texte présenté par son camp, pour des raisons d’ordre moral, par exemple, mais on ne doit pas mêler son bulletin de vote avec celui de ses adversaires. En tout cas, dans un système où l’on distingue une majorité et une opposition. Où l’on ne pratique pas les « majorités d’idées ». Il s’agit donc de deux cas spécifiques de transgression.

L’inversion du calendrier électoral de 2002, initiée par Lionel Jospin et approuvée par François Bayrou trouve tout d’abord son fondement dans les ambiguïtés des institutions de la ve République. Avec un président élu pour sept ans, et une assemblée générale élue pour cinq ans, les crises politiques, sous la forme de dissolutions, de démissions ou de périodes de cohabitation, étaient inévitables. Et le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans ne va pas régler cette question, ni en 2002 ni après. D’ailleurs, dès l’année prochaine, de nouvelles cocasseries s’offrent aux électeurs facétieux : par exemple, voter pour un président de la République de droite qui se retrouvera immédiatement avec une majorité parlementaire de gauche. Ou bien encore voter pour un président de la République de gauche et lui coller, deux mois plus tard, une majorité parlementaire de droite…

 RPR et MDC ensemble 

L’autre raison de cette inversion réside évidemment dans les ambitions personnelles. En particulier celles du complice parlementaire de Lionel Jospin, François Bayrou, président de l’UDF. Celui-ci, en effet, perdait toute chance de faire bonne figure au premier tour des élections présidentielles si celles-ci, en application des textes en vigueur, avaient eu lieu après les élections législatives. Inévitablement dominées à droite par le RPR.

Le soutien apporté par le groupe RPR à la proposition de loi du député MDC de Paris, Georges Sarre, relève d’un autre type de compromission.

Sans doute le plaisir de jouer un mauvais tour au premier Ministre, et surtout au groupe socialiste, ne doit-il pas être sous-estimé. Mais ce serait faire injure aux parlementaires RPR d’insinuer qu’ils auraient pu aller dans cette circonstance contre leurs profondes convictions.

L’idée de faire payer les carnets de chèques, comme cela se pratique pourtant dans tous les pays du monde, où, de ce fait, leur usage est moins répandu, est certainement impopulaire. Tout politicien démagogue sait en prendre bonne note. 

Rien n’est jamais gratuit

 L’argument de la gratuité est couramment utilisé dans le marketing commercial. C’est, dit-on, le plus fort qui soit. S’agissant de lessive ou de petit-déjeuner, ce sont les consommateurs qui paient. S’agissant de décisions publiques, ce sont encore les consommateurs, les usagers ou les contribuables qui trinquent. Mais l’illusion n’est pas de même nature. Un commerçant est libre de sa politique commerciale. Un politicien devrait au contraire se garder de certains arguments.

En fait, bien sûr, rien n’est jamais gratuit. Ni la baguette de pain, ni les carnets de chèques, ni le crédit. Le plus simple, et le plus honnête est que chacun paie de sa poche, ce qu’il consomme.  Sans autre forme de manipulation.

Le RPR s’était déjà illustré en inventant, en 1995, le prêt à taux zéro. Les socialistes, de tous temps, sont les spécialistes des distributions gratuites. Mardi dernier, fausse droite et vraie gauche se sont enfin, et symboliquement, retrouvées… Pour un bon tour parlementaire où l’on est tenté de voir la main de l’Élysée.