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Lionel
Jospin va maintenant payer son archaïsme économique !
Jean Rouxel
abscent
Le
monopole de la Sécurité sociale est abrogé
- Claude
Reichman
- page
Claude Reichman
L’ordonnance
n° 2001-350 du 19 avril 2001, parue au Journal officiel du 22 avril
2001, a abrogé le monopole de la Sécurité sociale. Les Français
peuvent désormais s’assurer librement pour la maladie, la
retraite, le chômage auprès d’une société d’assurances, une
institution de prévoyance ou une mutuelle. C’est la plus grande révolution
qu’ait connue la France depuis un demi-siècle.
En
droit, ce monopole était abrogé depuis 1992. À cette date en
effet ont paru deux directives européennes qui instituaient la
liberté de l’assurance. D’effet direct, ces textes étaient
aussitôt applicables. Pour la bonne règle, les États devaient
toutefois les transposer dans leur droit national avant le 1er
juillet 1994. Avec un peu de retard, la France en transposa la
partie qui concernait les sociétés d’assurances et les
institutions de prévoyance. Restait tout ce qui avait trait aux
mutuelles. C’est chose faite depuis le 19 avril dernier.
Ainsi
racontée, l’histoire semble n’être que celle d’un retard. En
réalité, ce fut une terrible bataille, que nous avons menée et
que nous sommes fiers d’avoir gagnée. Car même si une importante
partie des directives figurait en bonne place dans le code des
assurances et dans celui de la sécurité sociale, ces dispositions
législatives n’étaient pas appliquées. Plus grave : les
tribunaux condamnaient lourdement ceux qui prétendaient exercer les
droits qu’ils tenaient de la loi. Cela nous amena à multiplier
les combats judiciaires en France ainsi que les plaintes auprès de
la Commission de Bruxelles, chargée de veiller au respect des
dispositions communautaires. C’est ainsi que la Cour de Justice
des Communautés Européennes (CJCE), par un arrêt du 16 décembre
1999, condamna la République française pour non-application et
non-transposition complète des directives de 1992. La France ne
s’exécutant toujours pas, nous déposâmes une nouvelle plainte,
qui amena la Commission à mettre en œuvre une procédure qui
allait aboutir à une nouvelle condamnation de notre pays, assortie
d’astreintes quotidiennes pouvant atteindre 4 125 000 francs.
Cette fois, il y avait le feu au lac. Le gouvernement avait compris
qu’il ne pouvait plus échapper à ses obligations. Sachant
qu’un débat parlementaire entraînerait forcément des difficultés
et de nouveaux retards, il se fit donner par le Parlement le droit
de procéder par ordonnances. C’est ainsi qu’a paru au Journal
officiel du 22 avril 2001 le nouveau code de la mutualité,
comportant enfin les dispositions claires et précises qui ne
laisseront plus place aux interprétations de mauvaise foi ni aux décisions
erratiques des tribunaux français. Il est en effet écrit noir sur
blanc dans ces textes que les organismes gérant des régimes de sécurité
sociale ne peuvent en aucune manière contraindre les affiliés à
payer leurs cotisations. Mieux : alors que jusqu’à présent ces
derniers étaient menacés de contraintes et de sanctions financières
(et même de prison pour ceux qui incitaient les assurés sociaux à
ne pas cotiser aux caisses monopolistiques), le nouveau code réserve
de lourdes sanctions pénales aux administrateurs des caisses qui ne
respecteraient pas les nouvelles dispositions légales. Quant aux
assujettis, ils sont devenus… des assurés. C’est-à-dire des
hommes libres et responsables.
Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. En
France désormais, plus rien ne sera comme avant. Qu’on nous
permette d’exprimer notre satisfaction et notre émotion. Une
terrible bataille de dix années se termine par le triomphe de nos
idées. Rien n’aurait été possible sans l’Europe. Mais sans
notre combat acharné de chaque jour pendant ces dix ans, les
dispositions européennes seraient restées lettre morte. On nous
parle beaucoup en ce moment de citoyenneté. Il me semble que, quant
à nous, nous savons ce que ce mot veut dire.
| Courrier
«
Licra »
Il
y a un peu plus d’un mois, la Licra, qui fait commerce
d’antiracisme (?), a fait apposer des affiches sur
lesquelles elle affirmait qu’il fallait avoir, entre autres,
un nom bien français pour obtenir un logement.
J’ai
interrogé cet organisme pour savoir ce qu’il entendait par
un « nom bien français ».
Jusqu’à
ce jour, je n’ai pas obtenu de réponse. Mais, peut-être ma
question était-elle dérangeante ?
Au
fait, mon nom est d’origine espagnole.
Guy
Pernia, Bernis – 30 |

Les
socialistes contre l’économie de marché
Bernard
Trémeau
page
Bernard Trémeau
En
1992, le parti socialiste alors au pouvoir a signé au nom de la
France le traité de Maastricht. Il a donc choisi d’exposer la
France et les entreprises françaises à la concurrence
internationale. Il a donc préféré les lois du Marché au
dirigisme d’État. L’Administration française doit donc
rechercher la plus grande efficacité possible. Sinon, son poids
fiscal étant trop élevé, les entreprises françaises ne sont plus
compétitives. Par ailleurs, les entreprises publiques françaises,
ayant perdu leur monopole et étant directement affrontées à la
concurrence d’entreprises étrangères, doivent rechercher la plus
grande efficacité possible, sinon elles seront rapidement éliminées.
En
2000, le gouvernement socialiste français, conscient de ces réalités
économiques toutes simples, décide de rendre plus efficaces deux
Administrations essentielles de notre pays : l’Éducation
Nationale et le Ministère des Finances. Il mûrit longuement un
projet de réformes. Les syndicats s’y opposent, se mettent en grève
et poursuivent leur grève jusqu’à ce que les Ministres de l’Éducation
Nationale et des Finances soient éjectés et la nécessaire remise
en ordre abandonnée.
En
2001, deux entreprises nationalisées françaises, le Gaz de France
et la SNCF, après avoir longuement préparé les indispensables réformes
leur permettant de devenir compétitives, présentent leurs projets
: une nouvelle grève paralyse la SNCF, et des hurlements sortent de
tous les rangs de la gauche plurielle : le gouvernement socialiste
projetait d’ouvrir le capital de Gaz de France à des capitaux étrangers.
Le gouvernement cède donc et abandonne la réforme.
Notre
situation est actuellement la suivante. Un gouvernement socialiste a
décidé d’exposer la France et toutes ses entreprises à la
concurrence internationale. Il accepte donc la logique du Marché.
Mais les mêmes socialistes refusent ensuite de donner aux
entreprises françaises exposées à la concurrence les moyens de
devenir compétitives. Nos entreprises vont donc être éliminées :
il ne peut pas en être autrement.
N’oublions
pas la récente histoire du paquebot « France », un joyau de la
technologie française. Ce paquebot était exposé à la concurrence
internationale. Les lois françaises l’empêchaient d’être compétitif.
Les syndicats n’ont pas voulu qu’on modifie la loi. Le « France
» a été racheté par un armateur norvégien et, les lois de la
Norvège lui permettant d’être compétitif, il rapporte des
emplois à la Norvège et de l’argent à son armateur, mais il
s’appelle le « Norway ». Gaz de France, rapidement mis en dépôt
de bilan, va être racheté par une grande compagnie pétrolière
internationale. Ce ne sera plus le Gaz de France. La SNCF, mal gérée
et en dépôt de bilan permanent, ne sera plus la Société
Nationale des Chemins de Fer Français. Elle deviendra une branche
des chemins de fer allemands ou britanniques.
En
agissant ainsi, les socialistes français actuellement au pouvoir,
commettent de graves erreurs.
Ils
doivent d’abord choisir entre l’économie de Marché et l’économie
dirigée. Entre la liberté et les contraintes, l’ouverture et la
fermeture des frontières, la libre circulation des hommes ou le rétablissement
des visas, la libre circulation des capitaux ou le contrôle des
changes, la libre circulation des marchandises ou les droits de
douane, la liberté ou l’interdiction de licencier. Exposer notre
pays à la concurrence et lui en refuser les moyens est une utopie
mortelle.
Il faut
ensuite comprendre que les décisions économiques essentielles pour
notre pays ne sont plus prises par le pouvoir politique, élu démocratiquement,
mais qu’elles sont prises par des syndicats minoritaires élus par
moins de 10 % des salariés. Nous ne sommes plus en démocratie.
Nous subissons le pouvoir des soviets d’entreprise.
Il faut
enfin comprendre que nous allons être obligés de sortir de
l’union européenne : nous n’en respectons plus les règles du
jeu. Nous préférons donc le système économique en place en Corée
du Nord à celui qui se trouve en Corée du sud. Nous préférons ce
qui donne la famine à ce qui fournit l’abondance.
| Courrier
1er
mai
Le
1er mai, les communistes vendent du muguet pour se procurer
des fonds.
Il
fut un temps où cette mode était considérée par eux comme
une pratique bourgeoise.
Les
1er mai, les communistes vendaient un insigne représentant la
fleur de l’églantine.
Sa
couleur s’opposait à celle du muguet.
Ils
ont changé d’idées pour de l’argent.
Lucien
Martin, Paris
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Pour
la survie du monde occidental
Un livre d'Yves-Marie
Laulan
commander
avec
Alapage.com
avril 2001, 216 p
En
1998, Yves-Marie Laulan publiait un essai, « Les nations
suicidaires » où il exposait, avec une froide lucidité, la
situation où se trouvait tout simplement l’Occident : notre
civilisation, faute de mettre au monde des enfants en nombre
suffisant, n’avait plus aucune chance raisonnable de survivre à
l’hiver démographique qui se prépare pour le xxie siècle.
C’est
la stricte réalité. Mais le pessimisme que sous-tend cette analyse
– autant qu’elle le suscite – a incité l’auteur non pas à
corriger le tir mais à explorer les voies possibles qui nous
permettraient de sortir de l’impasse dans laquelle nos sociétés
se sont fourvoyées.
Cela
donne ce nouvel ouvrage dont le sous-titre « Demain la femme » éclaire
le propos.
Car,
bien sûr, notre civilisation peut être sauvée. Elle ne peut l’être
que par les femmes puisque ce sont elles, jusqu’à nouvel ordre,
qui mettent au monde nos enfants.
Yves-Marie
Laulan est résolument favorable à une politique nataliste au sens
contemporain du terme, avec toute la panoplie d’interventions
publiques que cela comporte : allocations familiales, autres
avantages fiscaux pour les familles chargées d’enfants, aide au
logement, aide à l’éducation, crèches publiques, garantie
d’emploi pour les mères de famille…
Les
plus libéraux de nos lecteurs ne suivront certainement pas
Yves-Marie Laulan sur ce terrain. Ils préfèreront les autres
propositions figurant dans cet essai tendant notamment à favoriser
la croissance économique et à refonder les institutions européennes.
Le
renouveau démographique européen est une urgente nécessité.
L’immigration, autorisée ou clandestine, ne peut pas s’y
substituer, en tous cas, pas sans drame.
Il n’est pas certain que la prospérité
s’accompagne forcément du développement de comportements
individuels égoïstes. Elle peut aussi générer des comportements
altruistes. Il faut pour cela que les familles aient une vision rassérénée
de l’avenir. Il faut que les générations soient responsables les
unes des autres, les unes après les autres. Il faut réintroduire,
partout et à tous les niveaux, de la responsabilité.
Manifeste
pour la sauvegarde de nos retraites
- Claude
Reichman crée le Syndicat Retraite Action
-
page
Claude Reichman
Je
suis heureux de vous annoncer la création du Syndicat Retraite
Action. J’ai considéré que le temps était venu de réagir enfin
face à l’effondrement, programmé à brève échéance, des
retraites du secteur privé. Le manifeste que vous pouvez lire
ci-après décrit la situation. Tandis que les retraités du secteur
privé vont voir se réduire dramatiquement leurs pensions année
après année et que les futurs retraités seront saignés à blanc
pour maintenir quelques années de plus un système dont ils ne bénéficieront
jamais, le secteur public, pléthorique et inefficace, garanti par
l’État, alors que le secteur privé ne l’est pas du tout,
s’octroie sans cesse des avantages supplémentaires.
Cela
doit cesser. Les Français doivent être égaux devant la retraite.
Pour cela, l’État doit revenir à une dimension normale, c’est-à-dire
identique à ce qu’elle est dans les pays comparables au nôtre.
Pour l’y contraindre, il faut une union de tous les retraités et
futurs retraités du secteur privé. C’est à cette fin que nous
avons créé le Syndicat Retraite Action. En y adhérant, vous ferez
un geste décisif pour sauver votre retraite actuelle ou future, et
pour l’indispensable réforme de notre pays.
- Claude Reichman
- Président
- du Syndicat
Retraite Action
Notre
système de retraite va à la catastrophe. En 1970, il y avait 3
cotisants pour un retraité. Aujourd’hui, il n’y a plus que 2,2
cotisants pour un retraité. En 2010, il y aura 1,7 cotisant pour un
retraité. Au delà de 2020, on ira vers 1 actif pour un retraité.
Cela
signifie qu’on ne pourra plus payer les retraites. Car on ne peut
imaginer qu’un actif puisse en même temps vivre, faire vivre sa
famille, entretenir l’Etat par des impôts, financer les dépenses
de santé d’une population qui comptera 27 % de plus de 60 ans en
2020, et payer en plus les pensions de ces personnes âgées.
On
veut nous faire croire que la constitution d’un fonds de réserve
atteignant 1000 milliards de francs en 2020 serait de nature à
sauver nos retraites. C’est se moquer du monde. A cette date, il
faudra, si l’on ne change rien au système actuel, 2000 milliards
de francs chaque année pour les retraites !
Certains
prétendent qu’il faudrait faire venir en masse des immigrés pour
payer nos retraites. Quand on voit les problèmes dramatiques posés
actuellement par une immigration mal intégrée, on mesure les conséquences
qu’aurait un nouvel et fort accroissement de celle-ci. D’autant
que ces immigrés devraient tous avoir des emplois si l’on voulait
qu’ils paient des cotisations de retraite. Car dans le cas
contraire, ils aggraveraient encore les énormes déficits sociaux
du pays.
La
situation est-elle donc sans issue ? Nous répondons non. Car une
circonstance exceptionnelle et historique se présente à la France.
Dans
notre pays, la fonction publique représente 25 % de la population
active, contre une moyenne de 13,2 % dans les pays du G7. Autrement
dit, un actif sur quatre chez nous est fonctionnaire, contre un peu
plus de un sur dix chez nos principaux partenaires et concurrents.
Or il se trouve que d’ici à 2012, près de la moitié des
fonctionnaires actuellement en activité vont partir à la retraite.
Il suffit donc de ne pas les remplacer pour retrouver l’étiage
normal des pays développés.
Quand
on sait que les dépenses de personnel des administrations publiques
représentent actuellement 1200 milliards de francs par an, on voit
bien qu’une réduction de moitié sur douze ans nous permettrait
d’économiser des milliers de milliards de francs. On pourrait
alors baisser d’autant les impôts et donc
permettre aux actifs d’épargner pour leur retraite, tout
diminuant fortement la pression fiscale sur les retraités, ce qui
atténuerait sensiblement la stagnation et la baisse des pensions.
On pourrait aussi venir en aide aux régimes les plus sinistrés et
donc éviter des drames humains qui, sans cela, sont inéluctables.
On passerait ainsi progressivement d’un système de répartition
condamné par la démographie à une capitalisation fondée sur des
bases saines.
Ces
mesures devront s’accompagner du rétablissement de l’égalité
entre les retraités du secteur privé et ceux de la fonction
publique. Il n’y a aucune raison démocratique pour que ces
derniers continuent de bénéficier de leurs privilèges actuels.
Pour
imposer ces réformes, il faut une mobilisation de tous les retraités
et futurs retraités du secteur privé.
Le
Syndicat Retraite Action s’est fixé l’objectif de les
rassembler en grand nombre
- pour
défendre leurs intérêts individuels et collectifs ;
- pour
exercer, par tous les moyens légaux, une intense pression sur les
responsables politiques pour qu’ils acceptent ces réformes et les
fassent appliquer.
Sur un
sujet d’une telle importance, le pays devra d’ailleurs être
invité à se prononcer par référendum.
À
renvoyer
Nom.......................................................
Prénom.....................................................
Adresse.....................................................................................................................
- (
) J’approuve le Manifeste pour la sauvegarde de nos retraites,
- j’adhère
au Syndicat Retraite Action et verse ma cotisation
- par
un chèque de 200 F
- (chèque
à l’ordre de Syndicat Retraite Action)
Signature
:
À
retourner à Syndicat Retraite Action, 165 rue de Rennes 75006 PARIS

Dépistage
de la fièvre aphteuse : oui.
Dépistage
du Sida : non!
- Dr Pierre Lassieur
Depuis
des années, en ce qui concerne la « vache folle » et durant
quelques semaines, récemment en ce qui concerne la fièvre
aphteuse, des mesures très sévères ont été prises par les
pouvoirs publics : abattage de milliers d’animaux, mise en
quarantaine, fermeture des frontières. Pourtant, la forme de la
maladie de Creutzfeld Jacob due aux bovidés semble n’avoir touché
en France que quelques personnes et la fièvre aphteuse n’atteint
pas l’homme.
En
revanche, une autre maladie, le Sida, a exercé des ravages et
continue, même si elle est chez nous, en diminution du fait de la
prévention : 15 600 cas de l’origine à 1991, 5 800 en 1994, 1
700 en 1999, et peut-être 1 200 en 2000. Mortalité 59,5 %,
c’est-à-dire 31 500 décès à fin 2000. Ce n’est certes ni le
cancer, ni l’infarctus, c’est tout de même beaucoup, d’autant
que 87 % des malades ont moins de 50 ans (Source : Institut de
Veille Sanitaire).
On
suppose donc que, contre une telle épidémie, on boucle les frontières
comme contre la « vache folle » et contre la fièvre aphteuse. En
effet, la répartition internationale des séropositifs montre que,
même si nous sommes les plus mauvais en Europe après l’Espagne
et la Suisse, certaines régions du monde d’où nous viennent de
nombreux immigrés sont beaucoup plus atteintes que la France. En
voici les chiffres :
Europe
occidentale 540 000, Afrique du Nord et Moyen-Orient 400 000, Europe
orientale et Asie Centrale 700 000, Asie de l’Est et Pacifique 640
000, Amérique du Nord 920 000, Amérique Latine 1 400 000, Caraïbes
390 000 et surtout Afrique sub-saharienne 23 500 000 et Asie du Sud
et du Sud-Est 5 800 000 (Source : Onusida, fin 2000).
J’ai
posé verbalement la question à l’Institut de Veille Sanitaire :
y a-t-il un dépistage systématique du Sida chez les immigrés à
leur entrée en France ? Réponse : Non. Pourtant, l’analyse, prélèvement
compris, ne coûte que 150 F (pris en charge, pour les volontaires,
à 100 % par la Sécurité Sociale). On peut donc se demander si,
malgré l’amélioration actuelle, une recrudescence n’est pas
possible, venue notamment de l’Afrique sub-saharienne.
J’aurais
donc voulu, pour compléter cet article, indiquer le nombre
d’immigrés originaires des pays à haut risque. À cet effet, je
me suis adressé à l’Institut National d’Études Démogra-phiques
(Ined). Très aimablement, on m’a répondu – deux ans après le
dernier recensement et à l’ère des ordinateurs ! — que tous
les chiffres relatifs aux étrangers n’étaient pas encore connus,
mais qu’on allait m’envoyer ceux qui l’étaient. J’ai donc
reçu, sous 48 h, la photocopie d’un tableau ne comportant que
sept nationalités (Espagnols, Italiens, Portugais, Algériens,
Marocains, Tunisiens et Turcs) parmi lesquelles le taux de Sida
n’est pas colossalement différent de ce qu’il est en France.
Des États
sub-sahariens, pas la moindre trace, comme s’ils n’existaient
pas, alors qu’ils abritent 70 % des séropositifs du monde entier
et que le nombre de décès l’an dernier y a été de 2 400 000
individus, soit 80 % du total mondial (contre 7 000 en Europe
occidentale).
En
revanche, on trouve des renseignements parcellaires dans le rapport
annuel de la Direction de la Population et des Migrations (avril
2000), qui ne concernent que les entrées officielles en 1998, non
l’ensemble de la population en place : 116 903 personnes dont 20
509 de l’Afrique noire francophone (17,5 %).
Que
conclure ?
1)
Qu’il en est aujourd’hui comme du temps du sang contaminé :
pour des raisons idéologiques, humanitaires, « citoyennes », on
avait continué de collecter du sang dans les prisons afin de la
transfuser. Il ne fallait pas de discrimination entre les
prisonniers et les honnêtes gens, voyons. Il ne faut pas non plus
la moindre discrimination entre les immigrants et la population française…
même s’il s’agit d’une simple analyse médicale, avantageuse
d’ailleurs aux malades ainsi repérés, qui pourraient être soignés.
2) Que
les autorités ne manifestent pas un zèle extraordinaire pour
informer les Français du nombre des étrangers qui vivent sur le
sol. Ne serait-ce pas que nos gouvernements voudraient nous anesthésier
et, sans qu’elle s’en aperçoive, étouffer peu à peu la France
qui, ainsi, mourrait sans un cri.
- Accords
de Kyoto : George W. Bush
a fait le bon choix !
- Guy Millière
- Page Guy Millière
-
Comme
on le sait, George W. Bush (W.) a décidé voici quelques jours que
les États Unis ne seraient pas signataires des accords de Kyoto.
Aussitôt, les dirigeants français, la Commission européenne, l’ONU
et les divers mouvements de l’écologisme militant ont entonné un
concert de protestations véhémentes. Le président américain a été
qualifié d’égoïste, d’irresponsable, de criminel contre la
nature, voire de criminel contre l’humanité.
Nul ne
s’étonnera vraisemblablement si je dis ici que la décision prise
par W. me semble au contraire saine, responsable et positive au
point que les droites européennes devraient s’en inspirer et y
trouver l’opportunité de réfléchir davantage.
Que dit
W. ? Il est utile de le rappeler car les citations exactes n’ont
pas abondé : que « nulle donnée scientifique ne montre de manière
irréfutable qu’un réchauffement de l’atmosphère a lieu, et
que, même s’il avait lieu, il ne découlerait pas des activités
humaines », et qu’en conséquence restreindre celles-ci et
risquer d’abaisser la croissance dans un contexte où elle est déjà
fort basse serait dangereux.
Ces
affirmations, je l’affirme, sont fondées. Les mesures de température
par ballon et satellite dans la haute atmosphère ne montrent en
effet qu’un infime accroissement depuis 1975. Au cours des trente
années qui ont précédé 1975, les températures ont, par contre,
baissé. Et les rédacteurs du Panel International sur les
Changements Climatiques (dont les travaux sont pourtant censés
servir de preuve à l’appui des décisions politiques prises à La
Haye !) en ont déduit « qu’il n’existe pas de lien de cause à
effet démontrable reliant les activités humaines à la légère
tendance au réchauffement qu’on constate présentement ». Par
ailleurs, des 160 milliards de tonnes de dioxyde de carbone rejetés
annuellement dans l’atmosphère, seuls sept milliards sont
d’origine humaine. Et seuls ces sept milliards (soit moins de 5 %
du total) sont concernés par les traités en question…
On peut
ajouter qu’étrangement, si les États Unis sont incriminés et
pointés du doigt, de nombreux pays, dont les rejets par unité de
PIB produite sont importants, ont été laissés de côté à Kyoto
et pourront, si les accords entrent un jour en vigueur, continuer à
produire du CO2 en quantités illimitées : la Chine ou l’Inde par
exemple.
La
notion de « puits de carbone », avancée, avec tous les scrupules
scientifiques requis, par divers spécialistes est, de surcroit, très
pertinente (« Une tonne de carbone retenu par des arbres
nouvellement plantés annule la production d’une tonne de carbone
», note Fred Singer, directeur du Science and Environmental Policy
Project : www.sepp.org), mais elle est laissée totalement de côté
pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le scrupule
intellectuel.
Si
l’on ajoute que – selon plus de quinze mille climatologues réunis
dès 1997 pour signer un texte (déclaration de Leipzig) dénonçant
ce qu’ils considèrent comme une imposture – les conséquences
d’un réchauffement léger sont en général positives, on aura
compris que le roi est nu depuis longtemps. Il fallait qu’un homme
politique occidental courageux ose le clamer. C’est fait. La
pression des idéologues de l’écologisme ne va pas se relâcher
pour autant. Mais, et c’est cela l’important, les accords de
Kyoto sont vraisemblablement touchés à mort. Dans leur désarroi,
leurs partisans les plus forcenés vont parler, parler, et finir par
révéler le fond de leur pensée, ainsi Margot Wallstrom,
commissaire de l’Union Européenne pour l’environnement qui a déclaré
voici quelques jours que « ce n’est pas une simple question
d’environnement », mais une question de « relations
internationales », d’« économie », de « création d’un
terrain de jeu équitable pour les entreprises par le monde ».
Les économies
européennes supportent depuis des années les conséquences de régulations
économiques onéreuses et de taxes trop lourdes, dont les taxes sur
l’énergie. Que des dirigistes veuillent tirer prétexte de
l’environnement pour rêver d’un dirigisme planétaire
s’explique. Que des hommes politiques qui se disent de droite
puissent succomber au même rêve que leurs adversaires et ne voient
pas que George W. Bush leur ouvre le chemin à suivre est affligeant
et montre que beaucoup de travail reste à faire dans le combat des
idées pour que la gauche recule dans les têtes.

Cohabitation
et inversion.
Trangression
et compromission.
- Alain Dumait
- Page Alain Dumait
La vie
parlementaire de cette semaine a été marquée par deux événements
sur lesquels il convient de s’arrêter quelques instants.
L’inversion
du calendrier électoral de 2002 a été votée grâce aux voix de
la moitié du groupe des députés UDF. La loi tendant à
institutionnaliser la pratique de la gratuité des chèques a été
votée, quant à elle, grâce au concours du groupe RPR.
Une réflexion
qui concerne ces deux événements à la fois vient immédiatement
à l’esprit : pas une seule fois un parlementaire chevronné comme
l’était François Mitterrand n’a voté un texte présenté par
un gouvernement qu’il combattait ou même par un parti politique
qui était son adversaire. Et cela était conforme à une bonne
pratique démocratique : on est dans un camp, ou on est dans
l’autre ; on peut s’abstenir sur un texte présenté par son
camp, pour des raisons d’ordre moral, par exemple, mais on ne doit
pas mêler son bulletin de vote avec celui de ses adversaires. En
tout cas, dans un système où l’on distingue une majorité et une
opposition. Où l’on ne pratique pas les « majorités d’idées
». Il s’agit donc de deux cas spécifiques de transgression.
L’inversion
du calendrier électoral de 2002, initiée par Lionel Jospin et
approuvée par François Bayrou trouve tout d’abord son fondement
dans les ambiguïtés des institutions de la ve République. Avec un
président élu pour sept ans, et une assemblée générale élue
pour cinq ans, les crises politiques, sous la forme de dissolutions,
de démissions ou de périodes de cohabitation, étaient inévitables.
Et le raccourcissement du mandat présidentiel à cinq ans ne va pas
régler cette question, ni en 2002 ni après. D’ailleurs, dès
l’année prochaine, de nouvelles cocasseries s’offrent aux électeurs
facétieux : par exemple, voter pour un président de la République
de droite qui se retrouvera immédiatement avec une majorité
parlementaire de gauche. Ou bien encore voter pour un président de
la République de gauche et lui coller, deux mois plus tard, une
majorité parlementaire de droite…
RPR
et MDC ensemble
L’autre
raison de cette inversion réside évidemment dans les ambitions
personnelles. En particulier celles du complice parlementaire de
Lionel Jospin, François Bayrou, président de l’UDF. Celui-ci, en
effet, perdait toute chance de faire bonne figure au premier tour
des élections présidentielles si celles-ci, en application des
textes en vigueur, avaient eu lieu après les élections législatives.
Inévitablement dominées à droite par le RPR.
Le
soutien apporté par le groupe RPR à la proposition de loi du député
MDC de Paris, Georges Sarre, relève d’un autre type de
compromission.
Sans
doute le plaisir de jouer un mauvais tour au premier Ministre, et
surtout au groupe socialiste, ne doit-il pas être sous-estimé.
Mais ce serait faire injure aux parlementaires RPR d’insinuer
qu’ils auraient pu aller dans cette circonstance contre leurs
profondes convictions.
L’idée
de faire payer les carnets de chèques, comme cela se pratique
pourtant dans tous les pays du monde, où, de ce fait, leur usage
est moins répandu, est certainement impopulaire. Tout politicien démagogue
sait en prendre bonne note.
Rien
n’est jamais gratuit
L’argument
de la gratuité est couramment utilisé dans le marketing
commercial. C’est, dit-on, le plus fort qui soit. S’agissant de
lessive ou de petit-déjeuner, ce sont les consommateurs qui paient.
S’agissant de décisions publiques, ce sont encore les
consommateurs, les usagers ou les contribuables qui trinquent. Mais
l’illusion n’est pas de même nature. Un commerçant est libre
de sa politique commerciale. Un politicien devrait au contraire se
garder de certains arguments.
En
fait, bien sûr, rien n’est jamais gratuit. Ni la baguette de
pain, ni les carnets de chèques, ni le crédit. Le plus simple, et
le plus honnête est que chacun paie de sa poche, ce qu’il
consomme. Sans autre
forme de manipulation.
Le RPR s’était déjà illustré en inventant, en
1995, le prêt à taux zéro. Les socialistes, de tous temps, sont
les spécialistes des distributions gratuites. Mardi dernier, fausse
droite et vraie gauche se sont enfin, et symboliquement, retrouvées…
Pour un bon tour parlementaire où l’on est tenté de voir la main
de l’Élysée.
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