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Construction
européenne : l’avertissement irlandais
Jean Rouxel
Nice,
sur l’élargissement de l’union européenne et la réforme de
ses institutions, les Irlandais ont donné aux autres Européens,
citoyens des quatorze autres pays membres, une leçon qui mérite
d’être soulignée :
–
l’Irlande est le pays qui, de loin, depuis son adhésion, a le
plus largement profité de la manne européenne. Il ne suffit donc
pas de profiter d’un système pour l’approuver. On est même
dans ce cas-là bien placés pour apprécier sa perversité…
–
l’Irlande est un petit pays qui n’a cessé d’être montré du
doigt par les dirigeants des plus grands, notamment pour les
avantages fiscaux qu’elle accorde généreusement aux sociétés
qui s’installent sur son territoire. L’une des motivations des
opposants au traité de Nice était leur hostilité farouche à
toute harmonisation fiscale européenne. Le message s’adresse tout
particulièrement aux dirigistes français, socialistes ou non.
– le
vote a été acquis avec une participation des électeurs inférieure
à 32 % du corps électoral. Seuls les opposants se sont mobilisés.
Les autres, en grande majorité, sont allés à la pêche.
L’Europe mobilise contre elle. Elle est incapable de rameuter ses
propres partisans.
–
l’Irlande est le seul pays où le traité de Nice a été soumis
aux électeurs par référendum. Partout ailleurs, la procédure en
cours est strictement parlementaire. L’opinion ne sera pas consultée.
On comprend mieux pourquoi. En France, François Bayrou ajoute sa
voix à ceux qui réclament une telle consultation. Elle a
aujourd’hui moins de chances que jamais d’être organisée. Chez
nous comme ailleurs, l’Europe se construit sans consultation véritable
de l’opinion.
– qui
plus est, non seulement l’opinion n’est pas consultée mais elle
est systématiquement manipulée. Au lendemain de l’échec de
Dublin, les commentaires autorisés indiquaient que le traité de
Nice, faute d’être ratifié par chacun des quinze états membres,
devenait forcément caduque. Puis, on a indiqué à Bruxelles
qu’un nouveau référendum pouvait fort bien effacer le précédent.
Aujourd’hui, on soutient, en particulier à Paris, que, même non
ratifié par l’Irlande, le traité de Nice pourrait quand même
s’appliquer et donc ne pas retarder le processus d’élargissement
de la Communauté…
On baigne en plein imbroglio juridique et politique.
On tourne le dos à tout fonctionnement démocratique. La machine
fonctionne à vide. Faute d’être associés, les peuples ne
pourront que se révolter. Attention, dès la fin de cette année,
à l’échéance de la mise en place de l’euro…
Lionel
Jospin : menteur et marxiste !
- Bernard Trémeau
Lionel
Jospin semble être le candidat de la gauche le mieux placé pour se
présenter à la prochaine présidentielle qui aura lieu dans moins
d’un an. Les informations que nous pouvons rassembler à son sujet
concernent donc au premier chef notre avenir.
À
plusieurs reprises, il a nié avoir fait parti du mouvement
trotskiste. Il dit aujourd’hui pour se justifier : « je pensais
que cela n’intéressait personne ».
Puis
brusquement, peut-être sous la pression des médias, peut-être
pour récupérer un électorat qui lui échappait, peut-être sincèrement,
il décide d’avouer qu’il a été trotskiste et « cela a
contribué à ma formation » précise-t-il. « C’était une façon
de marquer pour moi… deux éléments essentiels dans mon mûrissement
politique et dans mon engagement : l’anticolonialisme et l’antistalinisme
».
Si
Lionel Jospin ne nous ment pas à nouveau, il nous indique que son
engagement trotskiste n’est pas un petit péché de jeunesse oublié
depuis longtemps. Mais bien une longue période de formation idéologique
qui a modelé en profondeur sa personnalité. La durée de son
engagement est là pour confirmer ce point essentiel : Lionel Jospin
est entré en 1970 dans le mouvement trotskiste. Il y a exercé des
responsabilités importantes. Il est entré au parti socialiste en
1971, mais, si les informations dont nous disposons sont exactes, il
aurait eu ses derniers contacts avec le mouvement trotskiste en 1987
seulement. Il n’est donc pas sorti au bout d’un an ou deux de la
mouvance trotskiste, le temps de réaliser que l’idéologie
trotskiste était une idéologie totalitaire particulièrement
perverse. Il y est resté au moins 17 ans. Pendant ces 17 années,
était-il un trotskiste devenu une « taupe » dans le parti
socialiste, ou était-il un socialiste heureux d’approfondir sa
doctrine marxiste dans la mouvance trotskiste ?
Il
existe de très nombreux courants marxistes, et le trotskisme en est
un. Mais il existe aussi dans le trotskisme de très nombreux
courants idéologiques. Contrairement à ce qu’avance Lionel
Jospin, l’idéologie trotskiste n’est pas, parmi les idéologies
marxistes, celle qui est la plus libertaire, celle qui de ce fait
s’oppose aux oppressions du colonialisme ou du stalinisme. L’idéologie
trotskiste est au contraire, dans l’idéologie marxiste
totalitaire, une des plus pures, une des plus dures, une des plus
exigeantes.
Des
redresseurs de
peuples
Elle
prône d’abord la révolution permanente. Le trotskiste est celui
qui, par ses actions violentes toujours renouvelées, cherche à
prendre le pouvoir et contraint en permanence les états bourgeois
à s’opposer par la force à ses actions. Un excellent exemple des
actions de type trotskiste est celui que nous fournissent
aujourd’hui José Bové et tous ses amis : La violence est
maintenant au rendez-vous de toutes les grandes conférences
internationales. On est obligé de créer des enceintes autour des
salles de conférence pour que les responsables politiques et économiques
puissent dialoguer en paix entre eux. La dernière de ces conférences
a d’ailleurs été annulée, par peur des incidents.
Il est
donc normal qu’un responsable trotskiste laisse un autre
trotskiste « démonter », c’est-à-dire saccager, les Mac Do,
symboles du vilain capitalisme américain. Il est donc normal
qu’un responsable trotskiste ne s’oppose pas aux « Raves partys
» qui ne sont pour lui que de joyeuses réunions où l’on se
drogue en toute liberté et où on meurt aussi d’over-doses.
Enfin,
une fois au pouvoir, le trotskiste n’hésite pas à utiliser la
force publique et la violence pour imposer ses réformes économiques
marxistes. Il recommande de le faire avec encore plus de rigueur que
ne le faisaient les staliniens. Les trotskistes ne sont pas des
enfants de chœur, comme l’a été le député Jean Luc Mélenchon
dans sa folle jeunesse. Les trotskistes sont des idéologues purs et
durs. Ils sont les acteurs violents d’un totalitarisme qui
partout, sans aucune exception, a tué sans hésiter.
Lionel Jospin semble donc être un pur marxiste. Le
suivre, c’est revenir cinquante ans en arrière. Il nous confiera
peut-être un jour qu’il n’est plus trotskiste. Mais, comme il a
déjà menti plusieurs fois, il n’est plus crédible.

Indemnités
des ex-députés : une réforme bien cachée…
Nicolas
Lecaussin < nlecaussin@ifrap.org >
http://www.ifrap.org
Par un
arrêté de juillet 1994, le Bureau de l’Assemblée nationale a décidé
d’instaurer un régime de garantie de ressources pour les députés
qui ne se représentent pas aux élections et pour ceux qui sont
battus. Cet arrêté offre aux ex-députés une garantie de
ressources dégressives pendant les deux années qui suivent la fin
de la législature :
–
tous les ex-députés perçoivent l’indemnité parlementaire de
base ainsi que les indemnités de fonction et de résidence pendant
un mois si l’Assemblée est allée au terme de son mandat, deux
mois si elle a été dissoute ;
–
jusqu’au terme des 6 mois suivant la fin de la législature, seuls
les anciens députés, dont les ressources mensuelles sont inférieures
à l’indemnité parlementaire, perçoivent l’indemnité de fin
de mandat, dont le montant varie en fonction de ressources
mensuelles de l’intéressé pour lui assurer un revenu mensuel égal
à l’indemnité parlementaire de base. Cette indemnité est gérée
par les services des affaires financières de l’Assemblée.
Pendant les 18 mois qui suivent, les ex-députés dont les
ressources personnelles sont inférieures à des plafonds variables
en fonction de la période et de la situation de famille perçoivent
une allocation spécifique (cette indemnité est gérée par les
services des affaires sociales).
Les
indemnités perçues par les ex-députés proviennent d’un Fonds
de garantie de ressources alimenté par le produit de la cotisation
de 0,5 % assise sur l’indemnité parlementaire de base, une
contribution égale au double du montant de la cotisation et en tant
que besoin d’une subvention d’équilibre. Au 31 octobre 1997,
ces recettes avaient atteint 9,3 millions de francs dont 6,2
millions au titre de la contribution et 3,1 au titre de la
cotisation.
131 députés
ont perçu en 1998 l’indemnité de fin de mandat qui s’est élevée
à 9 millions de francs. Le montant de l’allocation spécifique
est déterminé en tenant compte des ressources personnelles, des
droits à pension acquis et d’un plafond fixé en pourcentage de
l’indemnité parlementaire de base. L’allocation spécifique
est, en principe, égale à 60 % des droits à pension acquis par
l’ancien député, sous la réserve d’un minimum égal à la
pension correspondant à dix annuités, mais aussi sous la limite
d’un plafond de ressources duquel doivent être déduites les
ressources personnelles. Entre 1997 et 1998, 39 anciens députés
ont bénéficié de l’allocation spécifique, pour un montant
mensuel moyen de 9 137 francs.
– Cet
arrêté de 1994, promulgué dans la plus grande discrétion,
suscite quelques interrogations. Bien évidemment, le principe
d’une garantie de ressources n’est pas en soi condamnable. Au
contraire, il est tout à fait légitime de verser une aide à des députés
non réélus qui se retrouvent au chômage, avec des ressources
insuffisantes. On peut en revanche être surpris que ce système
s’applique aux députés qui, volontairement, ne se représentent
pas aux élections. Un travailleur qui, sciemment, cesse son activité,
a-t-il droit aux indemnités de chômage ? Pourquoi un tel privilège
pour les députés français ?
Mais le
plus critiquable dans cette mesure est le procédé utilisé. Ce
texte, qui est loin d’être un point de détail du droit
parlementaire, a été adopté par un organe dont la compétence en
la matière est, semble-t-il, douteuse, et avec une discrétion qui
révèle la gêne des députés. Pourquoi l’Assemblée nationale
a-t-elle agi aussi discrètement ? Avait-t-elle peur d’informer
les citoyens ? Une réforme analogue a donné lieu à un débat
parlementaire et au vote d’une loi en Allemagne et au Portugal.
Rien de tout cela chez nous où la mesure fut décidée par un arrêté
du Bureau de l’Assemblée Nationale.
En définitive,
on ne peut que regretter l’absence de tout débat démocratique
sur une telle réforme qui met en cause le budget de l’État et
donc l’argent des contribuables. En outre, il aurait pu être intéressant
d’étudier et de discuter des divers systèmes d’aide au retour
à la vie professionnelle des anciens députés, dont le principe
est tout à fait acceptable. Fallait-il opter pour un système
indemnitaire comme en Allemagne, ou pour une simple obligation de réembauche
par l’ancien employeur comme en Espagne ? Ou choisir un système
d’indemnité forfaitaire comme au Royaume-Uni ou une indemnité
compensatoire versée pendant plusieurs mois comme au Danemark ?
Toutes ces questions auraient mérité un débat général et
public.
Les députés s’indignent de
l’antiparlementarisme dans notre pays. Croient-ils y mettre fin
par de telles pratiques ? Le discours des parlementaires sur la démocratie
et les principes républicains demeurent-ils crédibles quand on
constate avec quelle discrétion ils s’accordent des avantages,
sinon des privilèges ?
CSG
: le gouvernement reconnaît sa défaite !
Dr
Claude Reichman, président du Comité CSG
page
Claude Reichman
La
bataille contre la CSG vient de connaître son deuxième tournant décisif.
Après avoir fait condamner la France par la Cour de Justice des
Communautés Européennes (CJCE) pour avoir qualifié la CSG et la
CRDS d’impôts, alors qu’il s’agit de cotisations sociales
(puisqu’elles financent la Sécurité sociale), le Comité CSG
vient de contraindre le gouvernement à modifier la législation
relative à la CSG et la CRDS. En effet le Journal officiel du 3 mai
2001 a publié l’ordonnance n° 2001-377 qui stipule que ne sont
assujetties à la CSG que « les personnes physiques qui sont à la
fois considérées comme domiciliées en France pour l’établissement
de l’impôt sur le revenu et à la charge, à quelque titre que ce
soit, d’un régime obligatoire français d’assurance maladie. »
Par ce
texte de quelques lignes, le gouvernement vient de reconnaître sa défaite
et de condamner définitivement à mort la CSG et la CRDS. En effet
la caractéristique d’un impôt est d’être appliqué à tous
ceux qui résident fiscalement dans le pays. L’assortir d’une
condition d’assurance maladie est évidemment admettre qu’il
perd sa qualité d’impôt pour devenir une cotisation sociale.
C’est ce que nous avions affirmé depuis l’origine, c’est que
les pouvoirs publics français se refusaient à accepter, c’est
que nous les avons contraint à avouer et à inscrire dans la loi.
Les
conséquences sont évidemment à la mesure du poids que ces deux
contributions ont pris en France : près de 400 milliards par an,
c’est-à-dire beaucoup plus que l’impôt sur le revenu, et
environ la moitié de ce que rapporte la TVA ! Il va désormais être
impossible de financer la Sécurité sociale par ce moyen,
puisqu’il n’était valable que dans la mesure où la CSG et la
CRDS étaient des impôts payés par tous les Français et, de manière
générale, par tous les résidents fiscaux en France. De par la
loi, y échappent à présent tous ceux qui ne sont pas assurés à
un régime français d’assurance maladie. Autrement dit des
centaines de milliers de personnes, qu’il s’agisse des
travailleurs frontaliers, des ressortissants de l’Union européenne
résidant en France et de tous ceux qui ne sont pas assurés sociaux
ou qui, usant des possibilités que leur confère l’abrogation du
monopole de la Sécurité sociale, vont s’assurer librement pour
la maladie auprès d’un assureur privé français ou étranger. On
peut même dire que la CSG va devenir le meilleur argument
commercial des assureurs privés, puisque contracter une assurance
maladie auprès d’eux reviendra à ne plus payer la CSG et la CRDS
! Sans parler du fait que la Sécurité sociale étant désormais en
concurrence avec les mutuelles et les sociétés d’assurance, lui
affecter le produit de la CSG constituerait une aide d’État
rigoureusement proscrite par les dispositions européennes !
Ultime
tricherie
De
quelque côté que l’on se tourne, la situation est désespérée
pour les pouvoirs publics français. Ils ont certes réussi à tenir
six ans et à engranger des centaines de milliards, versés dans le
gouffre sans fond de la Sécu, depuis que nous avons lancé notre
offensive, mais aujourd’hui l’heure de vérité a sonné.
Pour
tenter de gagner encore un peu de temps – « Encore une minute,
Monsieur le Bourreau » -, le gouvernement a décidé de tricher une
dernière fois. On sait que la CSG est payée sur les revenus
d’activité et de remplacement (salaires, revenus non salariaux,
retraites, allocations de chômage), mais aussi sur les revenus du
patrimoine et de placement. Or s’il a bien pris les dispositions nécessaires
pour se plier aux arrêts de la CJCE qui l’avaient condamné, il a
maintenu la CSG et la CRDS sur les revenus du patrimoine et de
placement. La CJCE n’avait en effet été saisie que du cas des
revenus d’activité et de remplacement et, bien entendu, n’avait
eu à se prononcer qu’à ce sujet. Mais son analyse de la nature
des deux contributions contestées avait été exhaustive et elle
avait été amenée à conclure que la CSG étant « affectée spécifiquement
et directement au financement de la Sécurité sociale en France »
(Arrêt C-169/98, point 35), et la CRDS ayant « pour objet spécifiquement
et directement d’apurer les déficits du régime général de Sécurité
sociale français » (Arrêt C-34/98, point 37) et par conséquent
étant « affectée de manière spécifique et directe au
financement du régime de Sécurité sociale français » (Arrêt
C-34/98, point 38), ces deux contributions relèvent du champ
d’application du règlement n° 1408/71 et constituent des prélèvements
visés par l’interdiction de double cotisation.
La
nature des revenus auxquels sont appliquées la CSG et la CRDS ne
change strictement rien au raisonnement adopté par la CJCE puisque
la destination du produit de ces prélèvements reste la même, à
savoir le financement du régime de Sécurité sociale français. De
ce fait, les personnes résidant fiscalement en France et ne
relevant pas d’un régime de Sécurité sociale français
continuent d’être soumises, sur une partie de leurs revenus, aux
cotisations sociales françaises, en dépit du principe de
l’interdiction de double cotisation.
Nous
avons bien entendu saisi aussitôt la Commission de Bruxelles de ce
nouveau manquement de la France et l’on ne prend aucun risque à
affirmer que si notre pays ne se plie pas rapidement à la règle
européenne, il s’expose aux sanctions dont la menace l’a
contraint à modifier, mais incomplètement, la législation
relative à la CSG et la CRDS.
Il
faut frapper le gouvernement à la caisse
Quoi
qu’il en soit, la CSG et la CRDS sont frappées d’une illégalité
patente. Tous ceux qui les ont payées depuis l’origine, à savoir
1991 pour la CSG et 1996 pour la CRDS, sont donc fondés à en
demander le remboursement. C’est la démarche qu’ont déjà
accomplie des milliers de Français, regroupés au sein du Comité
CSG, que j’ai créé avec Alain Dumait, et qui, fiers de constater
qu’ils ont fait mettre un genou à terre au gouvernement, voient
arriver le moment où ils vont pouvoir recueillir les fruits de
leurs efforts.
Pour
que chacun puisse prendre la mesure de la dette que l’État a à
son égard, nous avons calculé le montant des sommes illégalement
prélevées au titre de la CSG de la façon suivante :
–
pour 10 000 F de salaire ou de revenu brut mensuel : 6 910 F de mai
1995 à mai 1997, plus 390 F par mois depuis cette dernière date
jusqu’au 31 décembre 1997, plus 750 F par mois (280 F pour les
pensions de retraite) depuis le 1er janvier 1998.
–
pour 20 000 F de salaire ou de revenu brut mensuel : 13 820 F de mai
1995 à mai 1997, plus 780 F par mois depuis cette dernière date
jusqu’au 31 décembre 1997, plus 1 500 F par mois (560 F pour les
pensions de retraite) depuis le 1er janvier 1998.
–
pour 30 000 F de salaire ou de revenu brut mensuel : 20 730 F de mai
1995 à mai 1997, plus 1 170 F par mois depuis cette dernière date
jusqu’au 31 décembre 1997, plus 2 250 F par mois (840 F pour les
pensions de retraite) depuis le 1er janvier 1998.
– À
quoi il faut ajouter, bien entendu, les sommes payées au titre de
la CSG de 1991 à 1995 (et que nous n’avons pas fait figurer dans
ce calcul pour ne pas allonger le propos) et celles payées au titre
de la CRDS.
Il est
encore temps de faire valoir vos droits à remboursement. Vous avez
là une occasion unique, non seulement de sanctionner les menées
illégales de nos mauvais gouvernants, mais encore de marquer votre
volonté de voir enfin mis un terme à l’augmentation incessante
et vertigineuse des prélèvements sociaux.
Cette
action relève d’une attitude citoyenne. NE RIEN FAIRE, C’EST
LAISSER FAIRE.
|
L’action
anti-CSG
-
Elle est civique, nous utilisons les dispositions légales
offertes aux citoyens pour faire valoir leurs droits.
-
Elle est utile à notre pays : quand des citoyens réclament
leur dû, ils contribuent à faire régner l’état de droit.
–
L’action anti-CSG est utile à ceux qui l’entreprennent :
ils se donnent chance de récupérer la plus grande partie de
ce qui leur a été illégalement prélevé au titre de la CSG
et de la CRDS.
–
L’action anti-CSG est des plus simples. Elle consiste en
l’envoi de quelques lettres, dont le modèle est fourni par
le Comité CSG.
–
Le comité CSG pilote toute l’action juridique et suit
chaque dossier individuellement.
Vous
recevrez en retour le mode d’emploi et les lettres type.
Pour
adhérer, il suffit d’adresser un chèque de 350 F (somme
destinée à couvrir les frais administratifs et juridiques du
Comité) à : Comité CSG, 165, rue de Rennes 75006 Paris.
Vous
recevrez en retour le mode d’emploi et les lettres type. |
Les
échos politiques de Georges Langlois
PARACHUTAGE
EN
VUE
Roselyne
Bachelot, député RPR de Maine-et-Loire se cherche une nouvelle
circonscription pour 2002. La « madone » du PACS craint, en effet,
pour sa réélection dans une circonscription très conservatrice.
Aussi réfléchit-elle très sérieusement à un parachutage à
Paris, où son nom avait déjà été évoqué à l’occasion des
municipales. Très populaire dans le milieu « gay », elle pourrait
venir défier Laurent Dominati dans la 1re circonscription de la
capitale regroupant les Ier, IIe, IIIe et IVème arrondissement.
CONGRES
PAYANT
Les
temps sont décidément durs pour Charles Pasqua. Plusieurs
intervenants initialement prévus ont préféré renoncer à
participer au deuxième congrès du RPF, le 9 juin à Versailles. Un
millier de militants étaient présents (contre 7 000 pour le 1er
congrès). Et les finances du parti souverainiste sont complètement
à sec. C’est ainsi que, pour la première fois, Pasqua avait décidé
de faire payer (100 F) l’entrée du congrès aux participants. Une
méthode copiée sur le Front National…
DONNANT-DONNANT
Christian
Poncelet s’inquiète pour sa réélection à la présidence du Sénat
en septembre prochain. Aussi vient-il de discrètement inviter à déjeuner
Jean-Claude Gaudin, président du groupe des libéraux et indépendants
pour s’enquérir de ses intentions. Soulagé, Poncelet a appris
que Gaudin ne se présenterait pas contre lui. Mais le sénateur-maire
de Marseille lui a aussi annoncé envisager de briguer la présidence
dans trois ans. « Je t’aiderai », l’a assuré Poncelet, qui a
promis de « raccrocher » d’ici là.
Immigration
: intégration ou désintégration ?
Louis
Albertelli
Selon
l’Office statistique des communautés européennes, fin 1999, l’Union
comptait 376,4 millions d’habitants. Mais sur le million de
nouveaux Européens enregistrés cette année là, les trois quart
étaient des immigrés (l’accroissement naturel des européens
ayant été de 266 000 individus). Par ailleurs, une étude des
Nations unies montre que près de la moitié des Européens auront
passé l’âge de la retraite en 2050.
Force
est de constater que la « vieille Europe» n’a pas su adopter des
mesures favorisant les femmes ayant des enfants, en leur permettant
de travailler (ou de ne pas travailler, si un salaire ou une
indemnité de femme au foyer avait été prévu).
Les
experts et les gouvernants des Etats de l’Union ont négligé de
veiller à la protection de cette fonction vitale qu’est la
reproduction des populations, sans laquelle toute communauté se
trouve irrémédiablement vouée à la disparition. Ces résultats
ont amené certains économistes et politiques à considérer que la
solution à ce «vieillissement» était d’admettre encore plus
d’immigrés, pour rajeunir une population européenne «à bout de
souffle».
Car
avant de proposer l’intégration de certaines populations «à
risques» — manifestant déjà, d’évidents «rejets» culturels
et cultuels de la civilisation européenne – quelles mesures énergiques
concrètes, dynamisant l’augmentation de la natalité européenne,
ces experts ont-ils envisagées ?
Comme
beaucoup de citoyens de cette Europe, je n’ai malheureusement pas
connaissance d’une telle mobilisation vitale, permettant de préserver
l’identité, l’héritage des valeurs culturelles et humanitaires
de cette «vieille Dame». Des valeurs qui orientèrent notre
civilisation et peuvent encore guider les peuples sur des chemins de
liberté et d’humanisme. Mais les enfants de Léonard de Vinci,
Montaigne, Goethe, Shakespeare, Cerventés… ont-ils la juste
conscience du danger actuel qu’ils encourent ? Un sursaut
salvateur est-il encore possible, au-delà de la suicidaire démagogie
de «l’immigration en masse», présentée comme solution unique
au problème économique ?
Au
dernier sommet de Nice, le «rapport Watson», adopté par le
parlement européen (à une large majorité : par 323 voix pour
contre 212), donne la qualité de «regroupant» non seulement aux
immigrés légaux, mais aussi aux personnes bénéficiant du statut
de réfugié. Et les bénéficiaires du regroupement familial ne
sont plus seulement le conjoint et les enfants mineurs, mais aussi
le partenaire non marié, les enfants majeurs, les ascendants du «regroupant»,
ceux du conjoint et des partenaires non mariés. Toute la tribu, en
somme !
Une
telle Europe, soumise à l’envahissement, pourra-t-elle surmonter
la crise d’identité, qui ne manquera pas de se produire. Est-ce
bien l’idéal de l’Europe de pratiquer la colonisation «à
domicile», par besoin économique, sans se préoccuper du choc
culturel ? Force est de constater que ces immigrés, en grand
nombre, ne sont pas disposés à s’intégrer. Il importe de le répéter
aux démagogues : les ghettos existant dans les villes d’Europe ne
sont pas toujours dus à une discrimination raciale. Ainsi, alors
que s’offrent d’autres possibilités d’habitat (relogement décent),
des communautés d’immigrés se regroupent naturellement, voulant
recréer, en pays européen, les conditions de développement de
leur identité cultuelle et culturelle : elles refusent d’être «dissoutes»
dans la masse européenne. La France, comme d’autres pays, connaît
quotidiennement ces «rejets culturels», dans certaines de ses
banlieues. Une telle situation explosive se propage…
« Toute idée fausse finit dans le sang, mais il
s’agit toujours du sang des autres. C’est ce qui explique que
certains de nos philosophes se sentent à l’aise pour dire
n’importe quoi. ». Ceux qui prônent et votent pour
l’immigration en masse devraient méditer cette réflexion d’Albert
Camus.
|
Courrier
C’est
un vrai B… qui
nous attend !
À
moins d’être des demeurés, il faut bien se rendre à l’évidence
: que fera une France collectiviste dans une Europe libérale
? Aznar est libéral, Berlusconi est carrément atlantiste,
Schröder et Blair sont des sociaux-démocrates non
collectivistes ainsi que les Portugais.
Tous
ces messieurs avancent et nous, on recule. Ils vous nous dire
: « Messieurs les Gaulois vous nous emm… ».
Seuls
contre tous, quelle chienlit en perspective !
Rosamund
Oudart – 75 |

Entrer
en résistance
- Guy Millière
- Page Guy Millière
Dans
son précédent ouvrage, « Les nations suicidaires », Yves-Marie
Laulan mettait le doigt sur le problème le plus crucial parmi tous
ceux auxquels les sociétés occidentales sont confrontées : le
vieillissement et son corollaire, la dénatalité. Il ajoutait que
ce problème était soigneusement laissé de côté par les hommes
politiques. Il notait enfin que si nulle action n’était menée,
la situation allait encore empirer, jusqu’à l’irréversible :
la disparition de l’Occident. Trois années se sont écoulées.
Comme Laulan le prévoyait, le discours des hommes politiques n’a
pas changé. Et la situation s’est fortement aggravée.
Sans
espoir concret, mais au nom d’une éthique de l’espérance et de
la « volonté d’espérer », Laulan publie un nouveau livre aux
fins de « faire comme s’il était possible de renverser la
tendance et de redresser le courant ». Le titre indique ce qui est
en jeu et ce pour quoi il faut, malgré tout et contre toute
adversité, se battre : Pour la survie du monde occidental. Le
sous-titre donne l’une des clés du combat : Demain, la femme. Au
cœur du glissement de l’Occident vers le suicide, ce qui est
survenu au statut de la femme semble en effet, essentiel à Laulan.
Les techniques contraceptives font que donner la vie est désormais
une décision volontaire. C’est un fait et nul ne reviendra sur ce
fait. La volonté de donner la vie pourrait en ce cadre rester
forte. Or, elle s’affaiblit.
À la
racine de l’affaiblissement, Laulan place le féminisme et toutes
les perversités dont il s’est trouvé porteur. L’objectif des féministes
n’a jamais été (la première partie du livre le montre
magistralement) l’égalité de droit, mais la masculinisation des
femmes. À un discours humaniste disant que tous les êtres humains
sont respectables dans leurs différences et leurs complémentarités,
s’est substitué un discours constructiviste et imprégné de
relents marxistes selon lequel les femmes sont les opprimés et les
hommes les oppresseurs, et au bout duquel les femmes libérées
occcuperaient les positions autrefois occupées par les hommes. Les
effets de ce discours sont partout autour de nous : des femmes de
plus en plus nombreuses veulent faire des métiers d’homme,
pratiquer des sports sur un mode masculin et selon une logique
masculine. Une femme qui, en ce contexte, veut être mère de
famille et s’occuper de sa maison paraîtra passéiste et
ringarde. La tâche, noble, fondatrice, qu’est la mise au monde
des enfants et la préparation à travers eux d’une génération
future se trouve sans cesse davantage moquée.
Le résultat
immédiat est aussi clair qu’il est triste : une société
de
femmes masculinisées et d’hommes féminisés, avec sur la marge
des femmes que la haine entretenue des hommes a mené à préférer
les femmes, et des hommes que la femme masculinisée perturbe et qui
se tournent vers les hommes, une société où les familles déstructurées,
décomposées ou recomposées sont plus nombreuses que les familles
à part entière et surtout, une société où chacun vit pour soi,
dans l’instant présent et où l’enfant se raréfie. À
l’horizon de deux ou trois décennies : une société de
vieillards, une dépopulation, et, la nature ayant horreur du vide,
une repopulation par des immigrants que nous n’aurons plus ni la
force ni la volonté d’intégrer. L’Europe et la France
existeront encore géographiquement mais auront disparu en tant que
civilisations.
Pour « faire comme si », Laulan, plutôt que des
solutions, propose des pistes. Certaines de celles-ci peuvent
laisser sceptiques. Les allocations familiales créent de facto un
effet de rente et poussent des gens de milieux pauvres ou
d’immigration récente à faire ce que les assistantes sociales
appellent les « enfants casse-croûte », enfants que l’on a pour
l’argent, qu’on délaisse ensuite et qu’on retrouve
adolescents dans les bandes de banlieue : augmenter les allocations
renforcerait cet effet de rente. D’autres pourraient être fécondes
si une volonté et une prise de conscience existaient. À une Europe
technocratique et rigide qui, écrit Laulan, n’est « qu’une
bureaucratie adossée à une monnaie » devrait se substituer une
Europe des nations, car seules les nations (à ne pas confondre avec
le nationalisme) ont une histoire et des « ressources spirituelles
». À un fonctionnement stérilisant tel celui de la France
aujourd’hui où une personne sur trois travaille pour l’État,
il faudrait substituer un fonctionnement dynamique où l’on
souhaiterait entreprendre, s’intégrer, prévoir un avenir. Les
blocages destructeurs dans lesquels nous sommes ne sauteront, cela
dit, ajoute Laulan, que si nous rentrons en résistance…
|
Yves-Marie
LAULAN
Pour
la survie du
monde occidental
le
cherche-midi éditeur
Prix
: 95 F |

- Le
peuple européen sous la menace d’une « dissolution » !
- Alain Dumait
- Page Alain Dumait
Au-delà
du refus des électeurs irlandais de ratifier par référendum le
traité de Nice (notre éditorial p.1), une question plus large doit
être désormais posée au plan du fonctionnement des institutions
politiques européennes comme d’ailleurs au plan du fonctionnement
des institutions politiques de la plupart des pays membres (Irlande
excepté…) : c’est celle du souverain, du dépositaire de la
souveraineté naturelle des individus, de sa représentation et de
son expression, au sein de cet ensemble de près de quatre cents
millions d’habitants.
Nos
leaders politiques répètent à l’envi que l’Europe est le
berceau de la démocratie, l’inventeur des droits de l’homme, le
précurseur de tous les systèmes représentatifs. Nous devrions
donc avoir à cœur de montrer l’exemple.
Or, le
fonctionnement concret des institutions européennes et des États-nations
qui composent cette Europe va de plus en plus souvent et de plus en
plus clairement à l’inverse des principes élémentaires de la démocratie
représentative originelle.
À la
base de celle-ci, faut-il le rappeler ? il y a l’idée que la
majorité du peuple a toujours raison, à la seule condition que les
questions auxquelles il est appelé à répondre, soient conformes
aux principes contenus dans un texte solennel qu’on appelle la
Constitution et, par extension, à l’ensemble des textes et des
jurisprudences fondateurs de notre État de droit.
La
simple décence voudrait que le peuple soit systématiquement et
directement consulté dans tous les domaines au moins où son destin
est en cause. A fortiori dans un pays comme le notre qui a inscrit
la pratique du référendum dans sa constitution.
Or, non
seulement les dirigeants politiques de notre pays, y compris ceux
qui s’y étaient engagés, se refusent à consulter les électeurs
sur le traité de Nice, comme ils s’y étaient refusés
d’ailleurs sur les traités précédents, mais encore ils nous
expliquent qu’il n’en est pas question et que c’est à tort,
certainement, que le gouvernement irlandais a procédé différemment.
Comme si l’Europe pouvait redevenir une entreprise populaire en écartant
le peuple de sa construction…
L’idée
selon laquelle une société devrait savoir évoluer, y compris en
allant à l’encontre des vœux clairement exprimés par une
majorité de citoyens, fait progressivement son chemin. L’immense
majorité des Européens, en France, en Allemagne comme en
Grande-Bretagne, était par exemple hostile à l’intervention de
l’OTAN en Serbie. Rien n’y a fait…
Anti-racisme
européen
Une
politique européenne de l’immigration, de fait, a été mise en
place sans la moindre consultation des peuples européens dont les
opinions y seraient sans doute majoritairement hostiles (voir p. 7).
Rien n’y fait. Et on devine même une volonté implacable pour
diaboliser et même pénaliser tous ceux qui, demain, oseront s’élever
contre de telles politiques. Car tel a été sans doute, bel et
bien, l’objet des discussions bilatérales franco-allemandes de
Fribourg concernant, soi-disant « la lutte contre le racisme et la
xénophobie », objet d’une déclaration commune et solennelle des
gouvernements français et allemands. L’objectif est de réduire
au silence tous ceux qui, avec lucidité, contestent l’idée même
que la survie démographique de l’Europe puisse être assurée
durablement par l’importation d’immigrés de moins en moins bien
assimilés.
Communautarisme
de fait
Pire
: dont l’assimilation n’est plus à l’ordre du jour. Dont
l’idée même est déjà devenue suspecte. Car la politique
officielle en matière d’immigration, sans qu’on ne nous l’ait
jamais dit clairement, est passée, en une période d’environvingt-cinq
ans, de l’intégration au communautarisme. Ce qui met en péril,
ni plus ni moins, notre civilisation propre.
Une
nouvelle règle du jeu politique s’est mise en place. Le peuple
n’aurait raison que lorsqu’il veut bien approuver ses
dirigeants. Autrement, il a tort ! Il est sommé d’accepter l’euro,
tout comme l’élargissement de l’union européenne à la
Turquie. Il n’a pas le droit de contester la funeste politique de
regroupement familial. Il n’a pas à savoir que celle-ci vient
d’être considérablement élargie. Il doit être contre la peine
de mort. Pour l’immigration sans contrôle. Ou se taire. Dans les
rares cas où il a le droit de parler, il doit le faire dans des
formes de plus en plus convenues, c’est-à-dire politiquement
correctes.
Les révolutionnaires sont là, trokskistes ou pas :
toujours prêts à dissoudre le peuple… vprêts à dissoudre le
peuple…
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