Les 4verites N°234 du 27 octobre  2001

 

Éditorial de Jean Rouxel:
Bernard Trémeau:
Chiffres significatifs
Claude Reichman:
Divers faits
Alain Dumait: 
Guy Millière avait raison
Médias
Guy Millière:
Pacifisme et collaboration
SIC
 
La chronique d'Alain Dumait:
 
 
 
 
 
 
 
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Courrier des lecteurs

 

Le laxisme de la justice est dénoncé par la police !

Jean Rouxel

Ce n'est certes pas la première fois que des policiers, par milliers, descendent dans la rue pour manifester contre leur employeur qui n'est autre que le Gouvernement. Mais, en général, ils le font pour des motifs d'ordre matériel qui tiennent à leurs conditions de travail ou même à leur salaire. Cette fois-ci, c'était pour dénoncer le laxisme de la justice, illustré par la mise en liberté d'un assassin multi-récidiviste. Et, de toute façon, une manifestation publique de la police est toujours le signe d'une crise politique grave, c'est-à-dire d'une défaillance de l'autorité de l'État.
Le Gouvernement socialiste de Lionel Jospin, qui fut unanime à soutenir la loi Guigou sur la présomption d'innocence, est dans ses petits souliers. C'est normal. Car il apparaît qu'alors que se multiplient les agressions de plus en plus violentes, ayant tour à tour pour auteurs des malfaiteurs classiques ou bien des immigrés révoltés, de l'un ou l'autre de nos mille quartiers de non-droit, le Gouvernement, son garde des Sceaux, la hiérarchie judiciaire, l'establishment, avaient, eux, pour priorité les droits des malfaiteurs plutôt que ceux des victimes. Et quand celles-ci sont des policiers comme au Plessis-Trévise, la semaine dernière, on conçoit que la cocotte-minute explose…
On est davantage surpris par le comportement de l'opposition. Roselyne Bachelot, députée du Maine-et-Loire et porte-parole du RPR, déclare mercredi matin, que la loi Guigou sur la présomption d'innocence est bonne, mais que les policiers et les juges d'instruction manquent de moyens pour l'appliquer. Comme si une politique publique, quelle qu'elle soit, pouvait être appréciée indépendamment des moyens qu'elle exige pour son exécution…
C'est d'ailleurs, avec la gauche comme avec la fausse droite, toujours la même rengaine : l'administration manque de moyens. Alors qu'en vérité, ce ne sont pas ses effectifs qui diminuent - ils augmentent même - c'est son efficacité qui baisse. Y compris s'agissant de la police et de la justice.
On aurait pu croire que, dans le contexte de l'après-11 septembre, nos hommes politiques se seraient retrouvés unanimement pour défendre le droit à la sécurité de tous les Français. Il n'en est rien. La gauche campe sur les positions " droit-de-l'hommistes ". Dépense à-tout-va dans les banlieues. Tandis que la droite a toujours peur d'être accusée de " sécuritarisme " et n'a pour l'instant aucun plan de reconquête territoriale des quartiers de non-droit.
Au fait, qui parle encore de contenir l'immigration ?