Les 4verites N°339 du 2 mars  2001

 

Violence : deux poids et deux mesures !
Jean Rouxel
L'Éducation nationale : une machine inutile et coûteuse
par Bernard Trémeau
Chiffres Significatifs
Une démocratie représentative
par Claude Reichman
Divers faits
Exécutif, le monstre à deux têtes
par André Nester
Communication
Responsabilités arabo-musulmanes
par Guy Millière
Sic
Pour moi, c'est Le Pen ! Voici pourquoi
La chronique politique d'Alain Dumait
Photos prises le 21 février - Cercle National des préretraités et retraités [cliquer pour agrandir]

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Régulièrement, les médias stigmatisent la violence, réelle ou fantasmatique, de l'extrême droite. Si un crime sordide est commis, on commence, quand le contexte s'y prête, par s'interroger sur - ou affirmer péremptoirement - l'implication de groupuscules d'extrême droite.
Il est vrai que certains mouvements de cette tendance recrutent des " paumés " souvent violents. Mais il est curieux de constater avec quelle tendresse les mêmes médias évoquent une autre violence, au moins aussi réelle : celle de l'extrême gauche. La violence de droite serait-elle plus sale que la violence de gauche ?
La destruction de quelques plants de maïs transgéniques n'est pas bien grave, pense-t-on volontiers. Il n'y a pas mort d'homme ; c'est même au nom du très louable " principe de précaution ", donc presque par dévouement humanitaire, que José Bové et ses amis opèrent un peu partout dans le monde.
Cette violence est cependant inacceptable. D'abord en ce qu'elle viole le droit de propriété, l'un des plus naturels des droits de l'homme, celui qui permet à l'homme d'exercer pratiquement sa liberté. Si l'on donne à M. Bové le droit de détruire un restaurant, fût-il de médiocre qualité, au nom de quoi interdira-t-on à d'autres de pulvériser tel bâtiment qui lui semble enlaidir le paysage ou telle usine qui dégage une quantité trop importante de dioxyde de carbone ?
Cette violence est également intolérable en ce qu'elle accoutume à agir en dehors des règles communes de la vie en société. On juge, à présent, parfaitement normal d'aller frapper quelques dizaines de policiers et de molester un ou deux parlementaires ou chefs d'entreprise, pour leur apprendre que " les citoyens " n'approuvent pas leur stratégie. Conséquence inéluctable, et qui ne peut que s'aggraver : les manifestations de Gênes ont déjà fait un mort, principalement par la faute d'organisations criminelles dont la terreur est le mode ordinaire d'expression.
Il n'est pas possible de prétendre lutter contre les méfaits de l'insécurité, si l'on commence par cautionner, par une risette à José Bové, un petit tour à Porto Alegre ou une déclaration de sympathie pour telle secte trotskiste, une forme de violence particulièrement grave : le terrorisme politique. Mais il est vrai que celui-ci a de " prestigieux " ancêtres en France