Les 4verites N°349 du 11 mai  2002

 

 

Jacques Chirac est l'élu de la terreur médiatique !
Jean Rouxel
L'hégémonie culturelle de la gauche à son paroxisme
par Nicolas Beraud
Le problème de l'immigration à la trappe
par Claude Reichman
Divers faits
Lu pour vous: La désinformation : Tous coupables ?
Par Jean-Paul Gourévitch
Orwell II le retour
par P.J Telmar
Guy Millière fait de la résistance
Par Guillaume de Thieulloy
Communication
Le gouffre se rapproche
par Guy Millière
Les cendres de la Veme république
La chronique politique d'Alain Dumait

 

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Jacques Chirac est l'élu de la terreur médiatique !
Jean Rouxel


Le dimanche 5 mai, ce sont moins les partis politiques que le pouvoir médiatico-publicitaire qui a remporté la victoire.
Pendant 15 jours, nous avons eu droit à une campagne littéralement hystérique, à laquelle ont participé les représentants de tous les corps constitués, formant ensemble ce qu'il est convenu d'appeler l'establishment, relayé par un matraquage permanent des médias, en tête desquels, bien sûr, les radios et les télés.
Jamais cette guerre psychologique n'avait été à ce point développée. Jamais le parti pris médiatique n'avait été si outrancier.
Foin de toute objectivité. Les règles les plus élémentaires de l'égalité des chances des candidats n'avaient manifestement plus cours, puisqu'il ne s'agissait de rien d'autre que de barrer la route à l'hydre fasciste !
Les institutions, tel le CSA, Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui ont pourtant pour mission de faire respecter à la fois l'équité et l'égalité de traitement des candidats, sont restées parfaitement silencieuses.
Une étape a été franchie. Ce n'est plus de la désinformation, c'est de la propagande pure et simple, avec bourrage de crâne permanent.
Force est de convenir, au vue des résultats du 5 mai, que, pour ses organisateurs, l'opération a été un succès, permettant à Jacques Chirac de passer d'une fois sur l'autre de 19 à 82 % des suffrages exprimés.
Mais, pour cela, il a fallu, en catastrophe, le 21 avril, organiser une forme moderne de terreur, dont les médias tenaient les rennes. La rue, où les groupuscules gauchistes font la loi, a obtenu carte blanche. Or, il est plus facile de faire rentrer des soldats dans leurs casernes que de ramener ces groupes-là dans la légalité bourgeoise
La victoire de Jacques Chirac, dès 20 heures, a été largement célébrée par des bandes qualifiées de " blacks, blancs, beurs " par les journalistes eux-mêmes, qui avaient manifestement été convoqués Place de la République, et qui agitaient des drapeaux algériens...
Ce sont des éléments supplémentaires de l'équation politique issue du 5 mai. Jacques Chirac doit son élection à la mobilisation de la gauche, à l'activisme de groupes gauchistes, y compris d'organisations marginales et peu claires. Il devra compter avec eux. Ce qui ne va pas faciliter la réalisation des réformes promises. En particulier sur le terrain de la sécurité, préoccupation numéro un des Français.