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  • Anomalie: Jaurès, vous continuez à écrire contre-vérité sur contre-vérité. Je crois que vous êtes fâché avec l'Histoire. Aux côtés de Jean Jaurès et de Clemenceau, les libéraux ont bien mené le combat. Dont acte. Je ne vais pas passer mon temps à vous rappeler ce que j'ai écrit : les lecteurs seront juges et pourront s'y référer, et c'est ce qui compte. Au passage, votre pirouette sur Léon Blum est d'une rare mauvaise foi ! D'autant que Léon Blum est l'une des personnalités politiques qui, quels que soient ses engagements ou son idéologie, suscite mon plus grand respect. Bref. En inscrivant "les socialistes" (dans leur ensemble, si les mots ont encore un sens) dans le camp dreyfusard, vous produisez une contre-vérité historique. Une première. Vous moulinez et moulinez pour ne pas l'admettre, après tout, les lecteurs seront juges, là encore. J'ai déjà écrit longuement dessus, je n'y reviendrai pas. Je crois que vous comme moi avons suffisamment répéter les même choses sur ce fil ! J'ajouterai donc seulement que le manifeste du 19 janvier 1898, signé de Jules Guesde, mais aussi de Jaurès, de Vaillant, de Viviani, et de Millerand, est sans ambiguïté : "nous n'avons aucune raison particulière de repousser ou de suspecter, au fond, les jugements particuliers rendus dans cette affaire, qui est un combat entre deux clans bourgeois : les opportunistes et les cléricaux. Prolétaires, ne vous enrôlez dans aucun des clans de cette guerre civile bourgeoise... Entre Reinach et de Mun, gardez votre liberté entière ». Jean Jaurès, il le raconte en 1900, a signé à contre-coeur ce manifeste appelant à la non-intervention. A alors prévalu le sens de la synthèse majoritaire (c'est-à-dire non interventionniste) au sein des différentes factions socialistes. Mais Jean Jaurès n'allait pas rester longtemps dans ce flou, et embrasser la cause dreyfusarde avec la ferveur que l'on sait... Mais seul. Ne vous en déplaise, Jaurès, les socialistes n'étaient donc pas dreyfusards ! Jules Guesde va même s'enferrer dans cette posture de neutralité, et emmener avec lui l'ensemble du Parti ouvrier et les autres chapelles socialistes, à l'exception de certains allemanistes (dont votre cher Herr). Les autres ? Ils cosignent l'appel aux travailleurs de France du 24 juillet 1898 de Jules Guesde et Paul Lafargue : "Les prolétaires n'ont rien à faire dans cette bataille qui n'est pas la leur et dans laquelle se heurtent des Boisdeffre et des Trarieux, des Cavaignac et des Yves Guyot, des Pellieux et des Galliffet". Avec de tels "dreyfusards", effectivement, Dreyfus n'avait pas besoin d'ennemis ! Mais non, vous avez raison : les socialistes étaient dreyfusards, puisqu'on vous le dit ! Voici donc ce que j'appelle votre cause militante : l'impossibilité de reconnaître un fait historique lorsque ce fait historique va à l'encontre d'un cliché communément admis, un cliché simpliste et manichéen qui veut que "les choses soient claires : dans le camp dreyfusard figuraient LES républicains laïcs et LES socialistes". Même si c'est faux... CQFD.
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