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  • Anomalie: Jaurès écrit : "Mais c’est à droite qu’on trouvait à l’époque l’antisémitisme le plus radical où les mots race ou traitre étaient récurrents". Ce n'est pas exact. C'est le blanquisme et le proudhonisme qui, dès la fin de la Monarchie de Juillet, ont commencé à parler de "race" pour désigner les Juifs. Puis derrière Gustave Tridon, rédacteur en chef de la revue blanquiste Candide, toute une école de pensée socialiste a substitué à l'antisémitisme marxiste (c'est-à-dire faisant du Juif un usurier capitaliste, partie d'une lutte des classes et non d'une lutte des races) un antisémitisme de dimension raciale. Ainsi dans Du molochisme Juif paru en 1884, le propos est sans équivoque : « les Sémites, c’est l’ombre dans le tableau de la civilisation, le mauvais génie de la terre. Tous leurs cadeaux sont des pestes. Combattre l’esprit et les idées sémitiques est la tâche de la race indo-aryenne ». Dans les années 1880, le socialiste Albert Regnard perpétue le corpus idéologique du blanquisme auquel est désormais lié le concept de race supérieure ; il salue, dans le n°30 de la Revue socialiste de juin 1887, dans un article intitulé Aryens et Sémites, le triomphe du catholique Drumont, se faisant ainsi l’écho de l’immense popularité des thèmes antisémites dans le milieu ouvrier français : « Drumont a l’immense mérite de proclamer cette éclatante vérité contestée seulement par l’ignorance des naïfs ou la mauvaise foi des intéressés : la réalité et l’excellence de la race aryenne, cette famille unique à laquelle l’humanité doit les merveilles du siècle – et qui seule est en mesure de préparer et d’accomplir l’achèvement suprême de la rénovation sociale ». Du national-socialisme avant l'heure, en somme. Ce n'est qu'en 1881 qu'un socialiste est, pour la première fois, élu à la Chambre des députés. Il est seul et s'appelle Clovis Hugues. Il incarne le socialisme de tradition française, un socialisme proche du sans-culottisme, imperméable au marxisme, violemment égalitaire, anticapitaliste, anti-collectiviste, antireligieux et patriote. Lors d'une apostrophe à un député monarchiste jugé trop pusillanime dans sa dénonciation de Dreyfus, il s'écrie devant ses pairs médusés : « Vous prétendez attaquer la citadelle judéo-internationale, comme si je n’avais point, au nom même de la Patrie, cent fois cravaché de mes discours et de mon vers indigné la face des Rothschild et de leurs plats courtisans ». Il apparaît donc tout à fait logique que l’Affaire Dreyfus cristallise cette haine antisémite et scelle la jonction entre droite nationaliste et socialisme. Mais attention aux simplifications : les antidreyfusards comme les dreyfusards ne sauraient englober la totalité d'un camp. Il est bon de savoir que les plus dreyfusards ont été les libéraux, à l'époque classés à gauche.
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