Déficit de la Sécu : ce qu’on refuse de dire

Posté le juin 05, 2004, 12:00
6 mins

Quelle nouvelle ! Depuis bientôt trente ans, c’est un leitmotiv !
Qu’ont fait les « responsables » : rien, sinon augmenter les prélèvements et réduire les prestations, soit une vraie politique « à la petite semaine ». Que se passe-t-il depuis trente ans ?
– En premier, il faut admettre les progrès médicaux. Des moyens de diagnostic sont apparus : échographies-Scanners-IRM. Des médicaments plus efficaces et/ou moins toxiques ont été mis sur le marché après des années de recherches et d’études. Des techniques chirurgicales plus performantes sont devenues la routine.
Tout cela a un coût.
Mais en même temps quel progrès !
– Deuxièmement, il s’agit de l’augmentation de la durée de la vie, qui découle de ces progrès et qui a toujours été une demande légitime des patients (vivre mieux plus longtemps).
Par contre, plus la durée de vie augmente, plus celle du temps de travail diminue. Est-ce bien intelligent ? Cela ne dépend plus du corps médical, mais des politiques (incompétents ?).
Tout cela a un coût.
– Troisièmement, découlant de ce qui précède, l’économie évolue de façon catastrophique, grâce, entre autre, aux 35 heures et aux autres privilèges accordés à certains.
Le pouvoir d’achat diminue et le chômage augmente. Dans les deux cas, le montant des cotisations baisse, c’en est le coût.
– Quatrièmement, il faut parler de la générosité des gouvernements français. C’est certainement une « exception française » qui fait offrir à tous les terriens des soins gratuits (enfin, gratuits pour eux).
Les médecins voient de plus en plus d’Européens installés en France lors de leur retraite ou même avant, qui présentent une feuille de CMU. Il parait que cela est vrai en particulier pour des Britanniques pour lesquels nos services de la CPAM ne peuvent obtenir aucun renseignement sur leurs revenus.

« J’y ai droit »

Combien de milliers d’étrangers, en particulier des Maghrébins, occupent-ils des lits d’hôpitaux, à l’année, ou viennent en France dans le seul but de se faire soigner gratuitement car chez eux, il n’y a pas un tel système ? (exception française !)
Les uns et les autres savent répéter : « j’y ai droit ».
De leurs devoirs pas un mot !
Tout cela a un coût.
Tous ces coûts accumulés représentent des milliards. Mais ceux qui dirigent ce pays refusent d’en parler. Ils savent mieux aller à reculons qu’en avant ! Il est temps de rappeler que la Sécurité Sociale n’a pas d’argent, ce sont les assurés sociaux qui par leur travail transformé en prélèvements (CSG-RDS) financent les caisses d’assurance sociale. Ensuite, cette richesse est partagée, mais pas équitablement. Pourquoi maintenir les privilèges de certains alors qu’ils coûtent si cher aux autres cotisants ? Pourquoi accepter que les frais de fonctionnement et l’absentéisme soient supérieurs « à la sécu » que dans les compagnies d’assurance privées ? Vous avez dit privilèges ?
En réfléchissant un peu, on voit que les moyens d’agir contre ce déficit abyssal sont nombreux mais que la volonté d’agir est nulle !
Le problème est avant tout politique : choix de gestion, choix de société.
Dans le libéralisme chacun peut travailler et s’enrichir, en enrichissant l’ensemble, autant qu’il veut, selon ses goûts et ses possibilités.
Le collectivisme, lui, a toujours et partout conduit à la misère des peuples.
En France, « plus de social », « plus de collectivisme » est le credo des dirigeants et des hauts fonctionnaires. Mais que vaut le peuple aux yeux de cette soi-disant élite ?
C’est peut-être la réponse à cette question qui explique toutes nos difficultés.

* Médecin de campagne

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Propositions parlementaires

Jean-Louis Bianco, 61 ans, député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence, propose de modifier le code des postes et télécommunications afin d’étendre la notion de service universel à la téléphonie mobile comme à l’Internet haut débit.
Christophe Caresche, 44 ans, député socialiste de Paris, propose d’instaurer une amende spécifique pour les organisateurs de « jeu de bonneteau » sur la voix publique.
Michel Vaxès, 64 ans, député communiste des Bouches-du-Rhône, propose de faire du 27 mai la Journée nationale de la résistance. Fériée et chômée…
Maurice Leroy, 46 ans, député socialiste du Pas-de-Calais, propose que les porte-drapeaux des associations d’anciens combattants puissent déduire de leur impôt sur le revenu les frais des déplacements engagés dans le cadre des manifestations patriotiques.
Lionnel Luca, 50 ans, député UMP des Alpes-Maritimes, propose la suppression des droits de succession.
Pierre Morel-A-L’huissier, 46 ans, député UMP de Lozère, propose la suppression des droits de timbre pour les actes notariés.

 

7 réponses à l'article : Déficit de la Sécu : ce qu’on refuse de dire

  1. respks

    29/01/2005

    Bande de branquinols !!! C’est parce que vous êtes en bonne santé, que vous avez vos 2 jambes, vos 2 bras et votre tête pleine d’eau que vous pensez que le déficit de la Sécu plombe vos misérables vies. Savez vous que ce coûte une prise en charge d’une personnes tétraplégique par jour ? Si demain, vous vous faîtes renverser par un guignol en voiture, jamais vous ne pourrez être soigné à l’hôpital. Et on vous renverra chez vous parce que vous n’avez pas assez d’argent pour rester ne serait ce qu’une semaine. Et sans fauteil en plus. Je ne parle même pas de la transformation de votre logement afin que votre simple douche du matin ne soit pas un calvaire pour vous et votre famille. L’intérêt général prime sur l’intérêt particulier. Ce n’est pas les autres la cause de vos malheurs. Mais votre manque de réflexion suffisante…

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  2. Observateur

    08/06/2004

    TOUS les Français, même les fonctionnaires, sont spoliés par le système actuel de sécurité sociale, qui en plus d’être ruineux, est un système foncièrement immoral, inégalitaire et qui favorise l’irresponsabilité, comme tout système socialiste. La gestion catastrophique par les organismes étatiques et des politico-fonctionnaires entretient les gaspillages, la corruption, le détournement d’argent au profit des régimes spéciaux, des fonctionnaires et des politiciens. LA SEULE SOLUTION, C’EST DE : – privatiser l’assurance maladie et de mettre fin au monopole de la sécurité sociale. – Remplacer progressivement le régime de retraites par répartition, non viable et prochainement probablement en faillite, par des fonds de pension libres (comme presque tous les pays dans le monde l’ont fait !) – Aider éventuellement les faibles revenus, par des aides individuelles financées sur le budget de l’état, comme c’est le cas au Etats-unis. Et ça marche très bien puisque leur niveau de vie est presque le double du niveau de vie français (voir Etude UBS prix et salaires 2003) – financer les aides éventuelles de l’état, comme les allocations familiales, sur le budget de l’état, et non par des charges sociales prélevées sur le salaire. QUAND LES FRANCAIS COMPRENDRONT ENFIN QUE C’EST LE SOCIALISME QUI PROVOQUE ET AUGMENTE LA PAUVRETE ?

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  3. TL

    08/06/2004

    La bétise mène peut être le monde, mais en france, il semble que ce soit plutôtla connerie, qualité typiquement française que le monde entier nous envie.

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  4. louis HERVE

    07/06/2004

    Tant que l’on ne mettera pas la SS en concurrence avec les autres compagnies d’assurances on n’arrivera jamais au bout du deficit toujours grandissant de cet immense machin ingérable qu’est la securité sociale.De temps en temps il y a des velléités de vouloir aller dans ce sens mais c’est vite enterré, vous pensez bien qu’aucun homme politique ne voudrait se démolir en mettant sur le tapis un tel projet si contraire aux reflexes crypto communistes si ancré dans le cerveau de tant de francais. Les SS. en Suisse ou en Californie sont organisées de cette façon et l’on entend jamais parler de drame dans ce domaine chez eux. Mais le peuple fançais est un peuple si intelligent qu’il n’a que faire de ces experiences répondant si peu à leurs exigences idéologiques gauchisantes même si la réussite ailleurs est flagrande on regarde avec dédain ces petits rigolots. La bêtise mêne le monde! Louis

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  5. Responsable

    06/06/2004

    Dans un article récent, Claude Reichman a déclaré : « Naturellement, les médias préfèrent tartiner sur les comportements plus ou moins vertueux du commerce plutôt que de poser les vraies questions et de mettre en cause l’action du gouvernement. C’est exactement la même attitude que celle qui tend à rendre les abus responsables du déficit de la Sécurité sociale. Certes les abus n’arrangent rien, mais ils ne sont que le fruit du monopole et de l’irresponsabilité générale qu’il provoque. Les Français les plus lucides sont parfaitement conscients de ces réalités. » L’irresponsabilité générale favorisée par l’Etat français nous ruinera tous.

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  6. CHARLES MARTEL

    06/06/2004

    Il y une cause commune aux déficits de la sécurité sociale, de l’Etat et des caisses de retraite : l’immigration. Ca n’est pas la seule cause bien sûr, mais de celle-là on ne parle jamais. 1/ déficit de la sécurité sociale : la part de tiers-monde directement prise en charge sur notre sol par les entreprises et les contribuables est aujourd’hui de l’ordre de 6 ou 7 millions d’hommes, de femmes et d’enfants, qui contribuent de manière insignifiante par rapport à ce qu’ils coûtent. 2/ le déficit de l’Etat : le coût des colons africains et arabes (mais aussi des pays de l’est) est phénoménal : que ce soit au niveau de l’Education, de la Sécurité, de la Justice, de la « Politique de la Ville » (sic), et.. Il n’est pas exagéré de dire que le budget de l’Etat est aujourd’hui essentiellement dirigé vers ce tiers-monde interne. il en va de même pour les collectivités locales, du moins les plus importantes, dont le budget est littéralement dévoréé par les prestations en faveur des « gens du voyage », des « sans logis », des sans-papiers, des Zep, des sans-ceci, des sans-celà et autres parasites de tous poils… 3/ le déficit des caisse des retraites : le chômage massif entrainé par la « tonte » de nos entreprises, qui plombe leur compétitivité et les oblige à licencier, ce qui « plombe » à son tour l’équilibre des caisses de retraite et met en péril de mort nos retraites.

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  7. R. Ed.

    06/06/2004

    C’est pour pondre des âneries pareilles qu’il faut être parlementaire ? Ils feraient mieux de s’occuper de leurs cocottes en papier !

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