Derrière la crise, le mal français

Posté le mai 12, 2009, 12:00
7 mins

Nous subissons depuis environ dix-huit mois et surtout depuis le 15 septembre 2008 (faillite de la banque américaine Lehman Brother) ce que tout le monde appelle la crise. Or, ce mot, d’origine médicale, désigne un état aigu, une modification subite de l’organisme, soit dans le mauvais sens (une crise d’appendicite), soit dans le sens de la guérison (la crise d’une pneumonie).

La crise économique et financière est beaucoup plus longue : c’est qu’elle se développe à l’échelle du monde et non d’un seul individu. Nous savons qu’elle résulte d’une folle politique du crédit aux États-Unis. Elle finira lorsque les industriels et les particuliers, ayant épuisé leurs stocks ou leur garde-robe, seront bien forcés de se remettre à acheter.

À ce moment-là, on s’apercevra qu’un train peut en cacher un autre, c’est-à-dire que la crise mondiale aura eu tendance à faire oublier la maladie chronique dont souffre la France. Cette maladie a trois causes : l’immigration, les délocalisations et une politique sociale nettement de gauche.

1) Sarkozy devait remplacer l’immigration sauvage par une immigration choisie. Il en a beaucoup parlé avant son élection, mais n’a rien fait depuis.

Or, l’afflux constant de sujets exotiques dépourvus de qualification professionnelle et totalement impécunieux plombe les comptes de la nation, qui vont se désintégrer dans un puits sans fond. Il y a quelque temps qu’on ne nous parle plus des expulsions ni des reconduites à la frontière, pour la bonne raison que les unes et les autres se sont à peu près taries. Les 30 000 expulsions qui avaient été revendiquées par l’ami du président concernaient d’une part les Roms, qui reviennent comme ils veulent, d’autre part Mayotte et la Guyane. En réalité, il n’y a presque pas d’expulsions du territoire métropolitain.
Si vous protestez un peu fort, le tribunal révolutionnaire antifrançais, la Halde, est là pour vous remettre à votre place !

2) Les délocalisations sont particulièrement nombreuses et visibles en ce moment, du fait de la crise. Cependant, notre naïveté se manifestait déjà avant, les salaires et les charges trop élevés ne permettant pas à la plupart de nos entreprises de rivaliser avec l’étranger.
Nous avons un niveau de vie trop élevé, comme le montrent le déficit du budget de l’État, la dette publique et le déficit du commerce extérieur.

Les remèdes n’en sont pas simples :

Une baisse des salaires ne serait pas acceptée et, si elle l’était, conduirait probablement à une néfaste déflation. On touche ici du doigt le problème de l’Europe. Pendant longtemps, on a pensé qu’elle serait entourée d’une protection douanière. Or, les idées de nos gouvernants ont changé et ils ont laissé l’Europe s’engloutir peu à peu dans une mondialisation et un libéralisme débridés.

Le résultat est clair: l’Europe, qui aurait dû nous protéger ne l’a pas fait. Sans doute faut-il poser de nouveau la question de ses frontières économiques et humaines. Dans un sens, nous laissons entrer des populations exotiques qui dénaturent peu à peu la spécificité européenne et, dans l’autre sens, nous nous laissons vider de nos industries, comme on vide un lapin ou un poulet. L’Europe semble avoir une vocation suicidaire, ce qui n’était assurément pas le but poursuivi à l’origine…

Enfin, la mentalité de nombreux citoyens rend les indispensables réformes à peu près impossibles, puisqu’il se trouve toujours une minorité agissante qui s’y oppose, qui manifeste et qui bloque le système, au besoin par la violence. Nous sommes les rois de la grève (et des vacances) !

– C’est par peur de cette violence que, même sous les gouvernements dits de droite, se sont accumulés des lois et des décrets d’ordre socio-économique qui favorisent le chômage sous couleur de protéger les salariés.

En effet, les obstacles placés sur la route des employeurs qui veulent licencier du personnel, les découragent d’embaucher. Ils préfèrent recourir à la sous-traitance, qui leur laisse beaucoup plus de liberté. Or, quand les entreprises sous-traitantes se trouvent à l’étranger, c’est une délocalisation qui se produit, au bas coût de la main d’oeuvre s’ajoutant alors l’avantage d’être débarrassé de son propre personnel.

Il est douteux que, le jour incertain où la crise sera terminée, le peuple français juge nécessaire de soigner sa maladie…

8 réponses à l'article : Derrière la crise, le mal français

  1. sas

    19 mai 2009

    MERCI AU WEB DE PASSER CA…..

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    PILLAGES : deux fonctionnaires condamnés

    L. M-M. / H. M. France-Antilles Martinique 18.05.2009

    Fin février, plusieurs grandes enseignes avaient été la cible des pilleurs, ternissant l’image de la lutte menée depuis des semaines par une grande partie de la population. (Photo archives/ France-Antilles)

    Ils avaient participé à la mise à sac d’un hypermarché pendant une nuit d’émeutes en février dernier.

    C’était tentant, les lois semblaient en suspens.
    Dans la nuit du 26 février dernier, vers 3 heures du matin, pendant la grève générale et les pillages collectifs, un couple de fonctionnaires territoriaux n’a pas résisté à l’effet d’aubaine.
    Alors qu’une centaine de personnes dévalisaient le dépôt d’une enseigne d’hypermarché bien connue à Dillon, ils ont été arrêtés par la police alors qu’ils s’apprêtaient à partir avec une dizaine d’articles récupérés dans la rue : aspirateurs, machine à café, lecteurs de DVD…
    À l’audience du tribunal, près de trois mois plus tard, l’homme le reconnaît ? : « J’ai fait plusieurs allers-retours entre le dépôt et la ruelle où j’entassais les articles, avant de les charger en voiture. Je suis d’abord descendu par curiosité, ensuite j’ai profité de la situation. Je n’ai pas eu de chance. »
    « Je négociais pour vous »
    Cette parole malheureuse irrite au plus haut point le ministère public : « Vous ne regrettez pas d’avoir volé, mais de vous être fait prendre! Si j’ai bien compris, le jour, vous manifestez à la maison des syndicats pour dire « halte à la pwofitasyon » . La nuit, c’est profitons-en! » .
    Sévère, le représentant de la société requiert huit mois de prison avec sursis (dans la fonction publique territoriale, le casier judiciaire ne doit pas mentionner une peine supérieure à six mois et un jour, N.D.L.R.).
    Me Germany, l’avocat des deux concubins, plaide la relaxe pour la femme, l’indulgence pour l’homme : si elle se trouvait là, c’est parce qu’elle était jalouse et s’inquiétait de la sortie nocturne de son ami, argumente-t-il.
    Pour expliquer la rétractation des aveux prononcés en garde à vue, et appuyer la nouvelle version exposée par le couple, il dénonce les pressions exercées par les gendarmes et le parquet sur ses clients. Mais se tournant au final vers eux, il achève sa plaidoirie par ces mots : « Je me considère en partie trahi par vous. Car à l’heure où vous voliez, j’étais sans doute en train de négocier en votre nom. Mais je ne vous en veux pas. Pendant cette période, les gens ont réagi en fonction non pas de ce qu’ils voulaient, mais de ce qu’ils pouvaient »
    Le tribunal a finalement tranché par une condamnation pour les deux concubins à quatre mois de prison avec sursis, qui seront inscrits à leur casier judiciaire.
    – Cinq autres condamnations
    Deux mois après la grève générale, des « pilleurs » de magasin défilent toujours devant les juges du tribunal correctionnel.
    Le 7 mai dernier, cinq jeunes hommes se sont vus reprocher des faits datant du 25 février. A l’issue des échauffourées dans le centre-ville de Fort-de-France, ils s’étaient retrouvés aux abords du magasin Sport 2000. Certains d’entre eux avaient profité du « casse » du magasin pour y pénétrer et dérober de la marchandise.
    Jean-François, 35 ans, veut se justifier à la barre. Comme deux autres de ses coprévenus, il risque une condamnation pour tentative de vol. Il explique sa présence sur les lieux par son envie de filmer la scène. « Je voulais revendre le film aux médias » , confie-t-il.
    Quant à Nino et Rodrigue, les deux derniers prévenus, ils avouent sans difficulté le vol de casquettes à l’intérieur du magasin.
    Loin de cautionner l’attitude des intéressés, la substitut du procureur demande au tribunal de leur adresser « un sévère avertissement » : « Ces messieurs font preuve d’un comportement tout à fait inacceptable. Leur réflexe, c’est d’y aller et de profiter de l’aubaine » .
    Accablés, les cinq hommes sont finalement déclarés coupables par le tribunal. Ils écopent de peines de prison avec sursis. Deux des prévenus sont condamnés à quatre mois d’emprisonnement avec sursis assortis d’un travail général de 80 heures, la peine la plus lourde. Le tribunal les condamne à payer tous ensemble la somme de 300 euros.

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  2. HansImSchnoggeloch

    18 mai 2009

    Sur les retraites:

    Dans une lettre adressée à ses lecteurs "Sauvegarde retraites" association privée sans aides de l’état tout comme les 4V révèle que les conseils d’administration de la CNAV et de l’AGIRC-ARRCO sont infiltrés par des membres des syndicats CGT-FO de la fonction publique. Je ne citerai pas les noms de ces énergumènes de peur de me faire sabrer par le webmaster.
    Il n’est nullement étonnant de voir des éléments pareils à des places qui ne leur sont pas dues, l’odeur du fric suffit à expliquer ce phénomène.

    PS: à quand un article sur ce sujet brûlant qui animerait pour sûr les débats sur ce site.

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  3. La bête blonde Teuton

    15 mai 2009

    Méfiez-vous plutôt du P ERFECT S CELL….. c’est peut-être l’ennemi le plus dangereux et à combattre immédiatement !

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  4. Florin

    14 mai 2009

    Les causes profondes du mal, personne n’en parle : ce sont les mentalités de ceux qui nous entourent, ni plus ni moins !!!

    En Suisse, au fil des années, ont été soumis au vote référendaire les mêmes questions qui ont agité les esprits ici :

    – la semaine de 36 heures : le peuple suisse a voté NON ! Ils restent à 40 heures hebdo.

    – la cinquième semaine de congés payés : le peuple suisse à voté NON ! Ils restent à 4.

    – la baisse de la TVA (déjà au taux ridicule de 7,6%) : le peuple suisse a voté NON !

    Ici, chaque citoyen attend que ça lui tombe dans l’escarcelle (ou si possible, directement dans le bec).
    Du RMIste jusqu’au patron de multinationale, (avec garde du corps, limousine et chauffeur), tous veulent en croquer.  On donne 10 balles à un smicard, t’as tout de suite le mec qui gagne deux fois le SMIC, pour dire, "et moi alors ???".

    Comment s’étonner ensuite que les associations maffieuses ont pignon sur rue ? L’autre qui se baladait avec des dizaines de millions d’euros en liquide, soi-disant pour "lutter contre les syndicats" !!! Il aurait fallu l’enfermer à Guantanamo avec les barbus, il ne vaut pas mieux qu’eux !!!
    Il aurait fallu envoyer la brigade financière, et bloquer l’ensemble des comptes de ce "syndicat patronal", remonter le fil jusqu’aux adhérents maffieux, les condamner pour association de malfaiteurs (l’objet même de leur association était illégal, combattre les syndicats avec de l’argent liquide !!!).

    Au lieu de tout ça, rien !!! Le mec chopé avec les valises de liquide a "refusé dignement (?!)" de répondre aux questions, et on en est resté là !!!

    ça sent la banane à plein nez. La Ripoublique Bananière.

    En même temps, on envoie les gendarmes à l’aube pour récupérer un permis de conduire annulé chez une pauvre paumée habitant un bled oublié du monde. On lui a fait si peur qu’elle s’est enfuie de chez elle …

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  5. IOSA

    14 mai 2009

    Je ne crois pas que la liberté de licencier soit vraiment un obstacle à l’ embauche, il me semble que cette vue libérale prépare au plus haut point la précarité de l’emploi et par conséquence un arrêt ou un net ralentissement de la consommation.

    Qui à part le patronat et ceux qui ont un avenir assuré au sein d’une grosse entreprise (la direction) prône la liberté de licencier ?

    Oui, c’est vrai que l’ouvrier qui déjà voit ses droits et avantages diminuer chaque jour au profit des actionnaires, ne voit que son nombril sans penser au mal qu’il fait à son bienfaiteur de patron. Patron par ailleurs obligé de rouler dans un gros 4×4 société, de bouffer au resto tout les jours, de travailler pour plaire aux clients durant le week-end sur un parcours de golf…..tandis que l’ouvrier à ses week-end en famille, des horaires fixes (40 heures payés 35), des tickets resto et au moins une bagnole pourrie sur deux ( en général celle de sa femme qui ne bosse pas à cause des gosses) et en plus, il ose manifester son mécontentement alors qu’il aura droit aux assedics (pas longtemps) que son patron cotise pour lui. 

    Ne soyons donc pas jaloux de ce que gagne son patron, après tout c’est son entreprise.

    Mais les ouvriers ne sont pas des kleenex ou du PQ, dignité humaine oblige (paramètre souvent oublié)…..

    Pour en finir avec la crise, il ne faut pas couper les robinets à tort et à travers, mais boucher les fuites (salaires et frais mirobolants des hauts fonctionnaires et de tout ceux qui gravitent autour) .

    J’ai souvenance d’une femme député européen ( vu à la tv) qui se faisait rembourser chaque jour 5000,00 francs de frais et d’indemnité kilométriques pour sa voiture personnelle ( une R25) pour ne pas aller à l’hotel ou en location  et celà depuis quelques années……Combien de fois sa voiture a t’elle été remboursée en 5 ans ?

    L’endettement de l’Etat et donc des Français, se trouve dans l’Etat proxénète….. Le reste c’est du pipeau.

    IOSA

    ps: L’indemnité kilométrique n’est pas la même pour nous, mais je gage qu’une voiture de fonction aurait coûtée moins chère aux contribuables……..

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  6. Daniel

    13 mai 2009

    Christian Péne:    Et comment le Français qui bosse utile pourrait-il avoir une connaissance précise des vols organisés par la légalité, toute la légalité nécessaire par ceux  qu’il rémunère pour l’inverse? Il faut déjà un peu de vice pour imaginer que des tordus puissent l’être à ce point!.   

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  7. christian pène

    13 mai 2009

    Jacques MARSEILLE a bien dit que 110 milliards étaient anuellement gaspillés : les gens au pouvoir les reportent , en sorte que l’opposition actuelle vote contre alors que la majorité vote pour ; quand il y a changement de majorité , c’est l’inverse : ces parlementaires d’une intelligence redoutable cotisent donc aux gaspillages qu’ils ont votés….

    ce montant des gaspillages égale actuellement celui du déficit tel que discrètement annoncé ( qui respecte encore les critères de Maastricht ? ) : le rapport de l’IRPP englouti par les annuités de la dette

    un impôt sur les sociétés absurde car une société n’est qu’un tiroir caisse distribuant ses bénéfices aux salariés , aux dirigeants , aux actionnaires , le règlement des dettes ….ainsi nos entreprises sont elles lestées de charges qui grèvent les coûts….: on leur fait apayer les allocations familiales , le 1% logement , la prime transport…..la part employeur des charges sociales ( gros mensonge) ….

     

    la gauche n’a pas voulu de la TVA sociale , mais je viens d’apprendre que les camionneurs étrangers pourront faire du cabotage en France….

    tous les gouvernements précédents ont fait de l’élargissement suicidaire de l’Union européenne….mais chez nous on prend du Bruxelles à la carte : on respecte ou pas les injonctions de Bruxelles c’est selon… à part ça ILS sont tous pro-européens……

    …………………….

    ainsi finit-on par comprendre pour quoi "République française" n’est que le pseudo du TITANIC avec un capitaine naufrageur assisté par de solides gaillards authentiques larbins aux préoccupations alimentaires …..ne leur demandez pas quelles sont leurs compétences….quelle est leur culture …..

    "éducation nationale " est l’un de ces pseudos de "la fabrique du crétin renforcé" , le ministre n’étant finalement que le garde des sots….

    la lâcheté de l’actuel inspecteur d’académie résident à melun : il y a quelques semaines assemblée-débat de la MAIF sur la violence à l’école ; l’inspecteur n’y vint pas ….dans l’assemblée un fonctionnaire de l’inspection académique que le président de la MAIF démasqua (un clandestin en somme) parce que j’avais déploré que l’inspecteur n’y fut pas….rien sur les causes….blabla bla …..

    c’est ça la France….comment ne s’est elle pas encore écroulée ? le mal ne vient pas que d’USA : nos CHERS dirigeants ont fait de même ;actuellement ils aggravent les mauvaises solutions antérieures

    on trouve quand même des individus pour dire que l’endettement ( surendettement) de l’État ne doit pas être considéré comme mauvais….

     

    respectueusement

    christian pène                      pamphlétaire à durée indéterminée , rédacteur en chef du "journal de la chienlit ordinaire" , chroniqueur à "ici Paris , les Français mentent et volent aux Français"

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