La République des mots

Posté le septembre 11, 2004, 12:00
7 mins

Dans « Les 4 Vérités » du 24 juillet, j’ai cité quelques-uns des interdits qui entravent la société française aux plans politique et social.
Je voudrais compléter  cette réflexionpar l’évocation des mots maudits et/ou magiques qui émaillent le langage de cette même société.
Ils ne sont pas anodins car ils reflètent l’opinion dominante à laquelle le gouvernement se conforme.
Le mot maudit par excellence, la malédiction suprême est « dictature ». Rien n’est plus horrible que la dictature. D’ailleurs, les dictatures contemporaines, manigancées par la CIA, sont le fait des Américains. C’est ce que la presse répète à satiété. Ainsi a-t-on déploré avec indignation et aujourd’hui encore, la dictature du général Pinochet sans lequel le Chili, maintenant prospère, aurait été une sorte de Cuba, avec la pauvreté socialiste, la répression, la corruption et la prostitution, mais cela personne ne doit le dire. On dénonce encore, la non moins horrible dictature du général Lon Nol au Cambodge, « fantoche des Américains », qui a eu l’audace de s’opposer à la « libération » de Phnom Penh par les « vaillants Khmers rouges » qui ont exterminé près de la moitié de la population « libérée » du Cambodge. Mais de la dictature de Staline, on ne parle jamais et de celle de « l’ami Saddam » non plus.
Oublions donc ces abominables dictatures, fascistes, pour célébrer le mot magique : « démocratie ». Il n’y a rien de plus beau que la démocratie. Tout doit être démocratique, les principes, les gouvernements, les élections, les congrès. Ainsi la presse française, qui, en partie, fait campagne pour le candidat démocrate aux États-Unis, comme si la France était le 51e État de la Fédération Américaine, nous a appris que les deux filles de John Kerry avaient un comportement démocratique. Aussi sont-elles bien charmantes…
Le mot est si séduisant qu’il est devenu populaire. Nous avons donc connu les démocraties populaires, par exemple, celle de Ceausescu en Roumanie, tyran grotesque et tortionnaire pour lequel la diplomatie française avait quelque complaisance. Il y eut bien d’autres démocraties populaires toutes inféodées à l’ex-Union Soviétique. Nous avons aujourd’hui encore la démocratie nord coréenne dirigée pendant cinquante ans par le « Grand Leader » et aujourd’hui par son fils « le Leader Bien Aimé », sans oublier la République du Kampuchéa Démocratique, conduite naguère par Pol Pot, responsable de l’un des plus grands génocides de l’histoire, 3 314 768 victimes (chiffre officiel), un génocide démocratique !
L’Afrique n’est pas en reste, à tel point que le Zaïre a été débaptisé pour devenir la République Démocratique du Congo, RDC, vaste champ de ruines aux massacres quotidiens. À ne pas confondre avec la République du Congo Brazzaville, dirigé par Denis Sassou Nguesso naguère communiste, massacreur à ses heures d’une bonne quantité de Zoulous et de Ninjas ; mais Denis a du pétrole et par conséquent des relations, surtout à Paris…
On notera que depuis les indépendances, le chaos africain a provoqué la mort de 3 500 000 personnes – estimation officielle – sur un continent auquel on enseigne depuis des décennies la démocratie. Bref on peut paraphraser le mot fameux de Mme Rolland au pied de l’échafaud le 9 novembre 1793 : « Liberté, mais aussi Démocratie, que de crimes on commet en ton nom ».
Tout ceci serait risible si ce n’était pas dramatique. Il est vrai que la démocratie est une forme de gouvernement idéale, mais elle suppose, pour ceux qui l’incarnent, vertu et probité absolue. Elle fut pratiquée dans l’Antiquité par quelques cités grecques. Elle est pratiquée de nos jours dans les cantons suisses et plus généralement dans les pays anglo-saxons ou la culture protestante la favorise.
Dans les pays latins, il en va différemment. En France, notamment, la Démocratie a connu de sérieux aléas. L’imprégnation marxiste de la majorité des dirigeants politiques de gauche et la tentation de la dictature du prolétariat toujours présente dans le syndicalisme, ont engendré une culture de l’affrontement. C’est là, sans doute, une tradition inhérente à la mentalité de notre pays. Faut-il rappeler que la démocratie française est née non pas sous le signe de l’habeas corpus, mais du sang de la guillotine !
Et aujourd’hui, qu’en est-il ? Le régime en France relève, en fait, d’une sorte de démocratie dévoyée en démagogie, dirigée par un chef de clan, de gauche ou de droite, qui, une fois au pouvoir, cherche a s’y maintenir par tous les moyens, le premier d’entre eux étant l’argent, les dotations officielles, qui pourtant portent sur des dizaines de millions d’euros étant toujours insuffisantes. Quant au Parlement, il est le plus souvent une chambre d’enregistrement. L’ennui supplémentaire est que ce régime va de pair avec la dictature anonyme, masquée, mais bien réelle, d’une administration tentaculaire, avec ses six millions de fonctionnaires et ses 520 000 textes. S’y ajoute le carcan de la pensée unique, de nature totalitaire, et, pour couronner le tout une très importante population immigrée inassimilable, en constante augmentation, qui non seulement pèse lourdement sur la dépense publique, mais instaure peu à peu une situation d‘anarchie. Ce sont là les éléments constitutifs d’une décadence irréversible.

7 réponses à l'article : La République des mots

  1. AGAMEMNON

    17/09/2004

    Très bon article. Tout est dit. La démocratie, on ne le dira jamais assez, est le mode de gouvernement des anglo-saxons, peuples évolués que nous singeons tant bien que mal depuis près de deux siècles. Les rois élus qui nous gouvernent – au niveau local comme au niveau central – n’ont rien de démocrates. La comédie des élections, cirque médiatique où aucun choix réel n’est proposé, ne sert qu’à porter au pouvoir des satrapes, uniquement intéressés par le pouvoir, la gloire et l’argent. La décentralisation, véritable gouffre financier, qui avait soit disant pour objet de rapprocher le pouvoir du citoyen de base, n’a fait qu’accentuer la pression fiscale, la démagogie et, finalement le socialisme rampant. Ce dont notre pays a besoin, c’est d’une bonne dose de libéralisme, le vrai, ce souffle salvateur qui balaiera nos nouvelles bastilles : Etat tentaculaire et impotent, régions et départements, nids de fonctionnaires budgétivores et irresponsable, Education « nationale » (sic), Sécurité « sociale » (sic), EDF, SNCF, etc…

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  2. R. Ed.

    17/09/2004

    Un pays, une « démocratie » qui a instauré le délit d’opinion, en l’occurrence la France, me fait penser à ces autres démocraties, les vraies, les « populaires » où l’on se retrouve en camp de rééducation pour de longues années . L’incitation à la délation anonyme à l’encontre des gens qui ne pensent pas selon la norme établie me fait penser à une autre période de l’histoire de France, celle de la gestapo, où l’on se retrouvait aussi en camp mais pour un séjour beaucoup plus bref souvent définitif. Les races n’existent pas et on est condamné pour propos racistes. Je n’aime pas les Norvégiens, ni les Congolais de même que les nouilles au fromage :c’est mon droit. Je suis raciste comme la plus grande partie de l’humanité : c’est mon droit. On m’impose contre mon gré mais avec mes impôts la présence grandissante de populations hostiles à mes règles de vie et je dis non, assez, c’est aussi mon droit.

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  3. Clairvoyant

    16/09/2004

    La République des maux… Rappelez-vous Nous avons été inondés de pseudos infos officielles à la télé ou dans les médias sur nos otages.. . La communauté musulmane jouant au pompier pyromane s’est plantée là en sauveur de la République. Résultat: Rien à ce jour et des otages fort probablement assassinés.Une République laïque n’a pas à cautionner ces faux missionnaires traitres à notre pays en entretenant des contacts avec des milieux extrémistes et traïtres aux yeux des preneurs d’otages car émissaires d’un pays laïc. Jusqu’où nos gouvernants s’aviliront-ils à vouloir masquer leur servilité face aux minorités qui nous imposent leur vision du monde?

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  4. Caliméro

    16/09/2004

    Ce n’est pas le sujet, je le sais et je m’en excuse. Mais il faut que je le crie….J ‘ EN AI MARRE . Marre de ce foutoir de pays qui ne ressemble plus a rien, marre de me sentir écrasé pat le presoir des politiques, nuls et qui feraient mieux de gerer le pays pour le bien du pays et non pour faire plaisir à leur électorat et assurer leur pérénité.Marre de toujours payer . Marre d’être dans la légalité et donc soumis aux pression des impôts, du code de la route, du code des assurances, du code du travail, du code ….du code….du code…. La semaine dérniére un « jeune » de 17 ANS à tué un cycliste. Il conduisait sans permis, sans assurance.Il roulait a « une vitesse élevée »…et on nous precise sans rire q’il avait déjà été controlé 5 fois (oui cinq fois)sans permis…que des milliers de gens ont obtenus le leur en trichant…..qu’il y a trois millions de faux permis. Mais moi qui ai payé le mien, qui conduit depuis pres de 40 ans sans accident on me le rogne par petits bouts… Marre de plus savoir ou foutre mes gosses au lycée pour qu’ils puissent étudier sereinement (j’habite le 9.3…) marre qu’on me pique mes roues de bagnole. marre de me sentir en minorité dans ma ville bon vaut mieux arreter là. merci au forum qui m’a permis de me défouler…et encore mille excuses pour ce commentaire sans rapport avec le sujet

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  5. Moi

    16/09/2004

    pour comprendre d’ou tout celà vient, relisez donc : Bagatelles pour un massacre, de LF Destouches, alias Céline…

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  6. coq au vin

    15/09/2004

    rappelez vous kravchenko, le premier russe à dénoncer le système soviétique dans son livre j’ai choisi la liberté; il a été obligé de se défendre au tribunal face à la vindicte des élites et des communistes, j’imagine que ceux qui ont dénoncé le nazisme avant l’invasion de la pologne ont fait l’objet du même traitement de faveur. Vous avez la chance de voir clair alors que tout le monde préfère se voiler la face (quel à propos!); personnellement dans les moments de doute je me réconforte en me disant que mes enfants que j’ai essayé d’élever selon les valeurs chrétiennes de mon pays ne me maudirons pas autant que ceux qui nous préparent l’islamisation de demain.

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  7. HyPNOS

    14/09/2004

    Excellent article. On notera au passage le goût immodéré des régimes « socialistes » pour la manipulation linguistique. La « novlangue » comme disait Orwell. En 40, les national-socialistes allemands traitaient la résistance française de « terroristes ». Comme hier les nazis, on transforme le sens des mots. Aujourd’hui on appelle les terroristes islamistes des « activistes »; Une femme enceinte tuée avec ses 4 enfants, « des colons juifs »; les mafieux corses « des séparatistes »; les délinquants maghrébins des « jeunes issus de l’immigration »; les tziganes et autres romanichels, « des gens du voyage »; le mot raciste désigne toute personne qui reste attachée à ses origines et à sa culture, le mot discrimination s’attaque à tous les comportements de prudence ou de refus vis à vis des pratiques ou des cultures que l’on veut nous imposer. Nous sommes depuis de nombreuses années rentrés dans une dictature morale, gouvernée par les bastions du socialisme et du communisme que sont la magistrature, l’enseignement, la presse et le syndicalisme. Pour conclure, un point d’étymologie : discriminer v. trans. Rare. Distinguer une chose d’une autre. Discriminer le vrai du faux. discrimination n. fém. 1. Action de discriminer. PSYCHOL. Capacité de perception d’un sujet, qui lui permet d’établir une distinction entre différents excitants sensoriels. Ainsi la discrimination apparaît indispensable à l’humain, comment survivre en effet et évoluer en société s’il n’est pas possible de distinguer le vrai du faux ? De mon coté, par exemple, je distingue parfaitement la culture judéo-chrétienne de la culture musulmane que l’on tente de nous imposer. On essaye de nous faire croire que les musulmans sont tolérants et nous apporteront le bonheur nécessaire au paiement de nos retraites, mais la réalité est toute autre. Nous importons avec cette main d’œuvre des pratiques barbares, avilissantes et dangereuse pour notre pays; Suis-je donc coupable de discrimination ? Suis-je donc coupable de voir clair ? Quand je vois des filles vitriolées au Bengladesh (pays musulman) et à Asnières sur Seine (autre pays fréquenté abondamment par les musulmans), je ressens une excitation sensorielle proche de la fureur. Quand je vois des filles brûlées vives dans des caves parce qu’elles ont fréquentés des non-musulmans, je perçois là encore l’origine de ma colère. Quand je vois le viol collectif de jeunes femmes, rebaptisé « tournantes » pour paraître plus anodin, je vois encore rouge. Quand je vois, en ce moment même, le mutisme coupable de la presse française au sujet du génocide chrétien par les islamistes au Darfour, les emprisonnements de jeunes filles en Iran et la pendaison de l’une d’entre elle pour avoir osé répondre à ses inquisiteurs, je ressens un sentiment proche de la nausée. Et là encore cette discrimination est-elle coupable ? Ai-je tort de penser que l’islam est barbare et porteur de désolation ? Suis-je coupable de le dire ? Sans aucun doute oui, aux yeux de l’inquisition morale de la pensée unique.

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