L’élection d’Obama et la presse de propagande

Posté le novembre 11, 2008, 12:00
8 mins

Avant toutes choses, je voudrais présenter à tous les abonnés des « 4 Vérités » mes plus chaleureux remerciements. Grâce à votre mobilisation, nous pouvons offrir à plus de trois mille personnes un abonnement découverte à notre « publication anti-bourrage de crânes ». Comme vous le savez, c’est vous qui êtes les meilleurs ambassadeurs de nos idées et de notre combat contre le « politiquement correct ». Vous venez, une nouvelle fois, de le prouver ! Par la même occasion, je suis heureux de souhaiter la bienvenue à ces nouveaux abonnés. Beaucoup d’entre vous vont être surpris par cette publication. Alors, laissez-moi vous en dire quelques mots.

Lecteurs et chroniqueurs des « 4 Vérités », nous considérons tous que la France crève du « politiquement correct », de l’absence de vrai débat culturel, médiatique et politique. La quasi-totalité de la « grande presse », en particulier, oscille entre trotskisme bon teint et social-démocratie. Et pour cause ! Rappelons-nous que moins de 10 % des journalistes déclaraient voter pour un homme de droite lors du dernier sondage de ce genre, effectué en 2002. Comment la presse pourrait-elle se faire l’écho d’une droite qu’elle refuse de connaître ? Bref, pour réagir à cet état de fait, nous avons notre « publication anti bourrage de crânes », dont le principe est de laisser s’exprimer tous ceux qui se disent de droite .

Si vous n’attrapez pas de crise d’urticaire à chaque numéro, à la lecture de l’un ou l’autre article, c’est que nous faisons mal notre travail ! Notre but, c’est bien d’apprendre, et d’abord à nous-mêmes, ce qu’il en coûte de défendre la liberté de l’esprit.

Pour être clair, je suis, à titre personnel, un catholique pratiquant, un archéo-conservateur, un « pro-life » comme on dirait aux États-Unis. Vous découvrirez vite que d’autres pensent très différemment : il y a des tenants de la « nouvelle droite », des néo-conservateurs, des gaullistes, des démocrates-chrétiens, des électeurs du FN…

Et j’aime autant vous dire que, si vous grincez des dents à la lecture, vous ne serez pas les seuls : j’en aurai fait autant au « bouclage », comme tous les autres chroniqueurs ! Mais à quoi cela rimerait-il de nous battre pour la liberté de l’esprit si nous n’étions pas capables de la pratiquer nous-mêmes ?

En tout cas, voilà ce qui fait l’originalité de notre hebdomadaire. Et voici la deuxième originalité, conséquence politique de ce choix primordial pour le débat et la liberté : nous nous battons pour l’entente à droite. Concrètement, nous croyons qu’il est contre-nature que la droite parlementaire cède systématiquement à l’appel du « front républicain », au coup de sifflet de la gauche.

Voilà, chers amis, vous savez l’essentiel de notre ligne éditoriale. Il ne vous reste plus qu’à la tester !

Avant d’écrire ces remerciements et ces précisions, je voulais logiquement écrire ma chronique sur l’élection d’Obama. Mais plusieurs de nos amis en ont parlé mieux que je ne pourrais le faire dans ce numéro. Je voudrais simplement faire remarquer une chose qui, bien que banale, me paraît chaque jour plus stupéfiante : l’attitude de la presse française.

Dès le début, il a été clair que la quasi-totalité de mes confrères journalistes étaient favorables à Obama. J’en ai même entendu un affirmer que, puisque les journalistes étaient plus diplômés que la moyenne, ils étaient « naturellement » pour Obama ! 70 % des Américains pensaient d’ailleurs que les médias faisaient campagne pour lui…

Ce qui me paraît insensé, ce n’est pas que des journalistes soient partisans. Je le suis aussi ; je ne vois pas pourquoi je le contesterais chez les autres ! Mais, c’est qu’ils ne paraissent même pas se rendre compte du mélange des genres. Ils nous ont assez seriné sur tous les tons que nous autres, de la « presse d’opinion », étions d’odieux polémistes. Or, chaque jour, il devient plus clair que la prétendue « presse d’information » n’est guère plus qu’un instrument de propagande.

Avec l’élection d’Obama, cette propagande a pris des airs messianiques, légèrement inquiétants pour la santé mentale de mes excellents confrères. Car, aussi curieux que cela puisse leur paraître, Obama ne sera vraisemblablement pas seul maître à bord. Et, quand cela serait, il n’aurait pas le pouvoir d’abolir la crise d’un claquement de doigts. Si l’on ajoute à cela que c’était aux Américains d’élire Obama et que la propagande médiatique n’avait guère de sens en France – sinon pour nous encourager à un métissage plus avancé… –, on aura une petite idée de ce que signifie le mot « information » dans « presse d’information », chez nous !

2 réponses à l'article : L’élection d’Obama et la presse de propagande

  1. Aregundis

    12/11/2008
    Bonjour,
    Il n’y a pas grand-chose à rajouter à vos remarques, Monsieur. Je ne puis que les confirmer. Vieil habitué des contributions au forum de l’hebdomadaire Le Point, il m’est souvent arrivé de voir mes messages partiellement ou totalement censurés, au gré de l’humeur des uns et des autres, rarement ou jamais selon les critères avancés. Mais jamais je n’ai été si systématiquement censuré que lors de cette campagne pour l’élection présidentielle américaine qui a parfois dégénéré en hystérie collective, au moins aux États-Unis. En France, l’engouement des médias pour le candidat démocrate a viré à l’enthousiasme moutonnier, à la négrophilie la plus absurde, j’ose même dire, la plus servile. Je croyais, naïvement que Le PointLe Point, au moins – se détacherait de la meute et se tiendrait à quelque distance raisonnable par rapport au chœur des vestales obamaniaques, respecterait un minimum d’éthique journalistique. Il n’en fut rien. Non seulement cet hebdo – le seul encore lisible à mon modeste avis depuis que l’Express s’est gauchardisé au point de se faire copie quasiment conforme du Nouvel ObsLe Point, donc, a donné dans la dithyrambe obligée pour le candidat noir, ou métis (que les idiots prononcent « métisse », comme s’il s’agissait d’une femme), mais de toute évidence consigne a été donnée aux médiateurs (trices) de sabrer sans discernement tout article qui ne se conformerait pas à la partition obligée et obligatoire, et émettrait quelque propos nuancé sur les qualités présumées de Barack Obama, d’une part, et sur l’orientation du candidat par rapport à la norme démocratique et aux valeurs traditionnelles des États-Unis, d’autre part. C’est ainsi que des personnes rémunérées pour un nécessaire travail de filtrage (et sans lequel toute publication ne tarderait pas à devenir un dépotoir), ces gens-là se sont mués en cerbères zélés digne d’une publication soviétique. Le très regretté J.F. Revel à longtemps collaboré à cet hebdo, régalant son lectorat de ses piges pleines de pertinence et d’humour sur la situation politique. Je me demande ce qu’il aurait pensé de voir l’hebdo de son ami Claude Imbert se mettre ainsi à la remorque de la pensée formatée ? Mes salutations à tous. Areg.  
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