L’Europe et Slobodan Milosevic

Posté le 05 avril , 2006, 12:00
7 mins

Deux décès viennent de frapper, en moins d’une semaine, deux détenus du centre de détention du Tribunal Pénal International (TPI) de La Haye : le 6 mars dernier Milan Babic, ancien chef des Serbes de Bosnie et, cinq jours plus tard, l’ex-chef d’État de l’ex-République de Yougoslavie, Slobodan Milosevic.

Le premier purgeait une peine de treize années de prison pour crimes contre l’humanité ; le second était en cours de jugement pour crimes contre l’humanité également, mais aussi pour crimes de guerre et de génocide. Selon le TPI, Milan Babic s’est suicidé et Slobodan Milosevic est mort d’un infarctus. Je n’entrerai pas dans les nombreux questionnements que suscitent ces morts si rapprochées, mais je m’en pose sur la qualité de l’internement à La Haye : des détenus si précieux dont les dépositions devaient intéresser le monde entier, méritaient, je pense, une surveillance plus soutenue…

Mes propos seront davantage axés sur un certain hommage, non pas à l’homme, mais plutôt à la symbolique de son combat, puis à la conduite de l’Europe, ou mieux, à son inconduite durant ce premier conflit européen depuis 1945, et enfin sur les propos des médias durant cette Guerre de Yougoslavie et de son corollaire kosovar.
Dès 1990, trois républiques fédérales de la Yougoslavie tentent de s’émanciper de la tutelle de Belgrade, les plus déterminées étantla Croatie, la Slovénie puis la Bosnie-Herzégovine.

Prises au dépourvu, les capitales européennes ne savent pas comment appréhender ces sécessions. Paris, traditionnellement, penche pour la Fédération slave du Sud, Berlin plus pour l’éclatement de celle-ci.

Slobodan Milosevic, alors président fédéral, se sert de ce manque de cohésion pour s’opposer aux républiques rebelles. Au final, faute de volonté et de force politiques, de moyens adéquats, Bruxelles demandera l’arbitrage de l’ONU, l’envoi de Casques bleus, dont l’incapacité d’agir efficacement due à l’incurie du « Machin » causera la mort de dizaines de soldats onusiens, dont plusieurs Français… Enfin, l’implication des Etats-Unis conduira aux Accords de Dayton qui conduiront à l’éclatement de la Yougoslavie née en 1919, puis de nouveau en 1945, et contribueront au morcellement de notre continent.
Cela me conduit aux messages de cette guerre. Certes, il y eut des massacres, sans doute supérieurs du côté de Belgrade, mais cela fut consécutif à la supériorité militaire fédérale ; car les rapports de force eussent-ils été à l’avantage des Croates ou Bosniaques, les résultats eussent été inversés !

De plus, quoi de plus normal pour un État que de défendre son intégrité territoriale, hier avec le conflit de 1990-1995, aujourd’hui avec celui, larvé, du Kosovo ! Sous prétexte de faire cesser les combats, l’Europe s’est rangée du côté de Washington, ravi de voir l’Europe affaiblie après le Traité fédérateur de Maastricht. Qu’en a-t-elle retiré ? Certes la paix est revenue, mais une paix sous perfusion européenne, aussi bien en Bosnie qu’au Kosovo, une zone de non droit dans les Balkans avec la mafia albanaise qui pullule dans le pourtour méditerranéen, un terreau favorable au terrorisme islamique qui s’est fait la main sur notre sol et dont les finances saoudiennes et iraniennes affluent dans les zones musulmanes…
Slododan Milosevic a du sang sur les mains, mais comme disait l’Empereur Napoléon Ier : « Le cœur d’un Chef d’État est dans sa tête ». Je peux penser que, si nous avions soutenu Belgrade sous certaines conditions, nous aurions empêché ces exactions, écourté le conflit avec certes des vaincus, issue de toute guerre, mais avec une Europe moins fragilisée et plus crédible.
Le troisième point fut l’incapacité de nos médias généralistes à traiter ce sujet. Se souvenant du dernier conflit mondial, les Croates, assimilés aux Oustachis pro-allemands, furent mis au départ au pilori face aux Tcheniks serbes luttant contre l’occupant. Puis, lorsque Paris décida d’agir contre le pouvoir central, nos journalistes et chroniqueurs se sont souvenus que les Tcheniks étaient royalistes, et qu’ils avaient lutté, avec l’aide tacite italo-germanique, contre les communistes titistes, devenus désormais des néo-nazis que le monde devait mettre hors d’état de nuire !

Gageons que la mort de Slobodan Milosevic va réveiller de récentes rancunes dans cette région. Mais, plus qu’une, c’est une mauvaise paix qui nuit à l’entente durable des peuples…

26 Commentaires sur : L’Europe et Slobodan Milosevic

  1. Anonyme

    30 août 2009

    test 11H 47

    edition du commentaire 1

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  2. Anonyme

    29 août 2009

    Test v1 edité 2x

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  3. Hugues

    12 avril 2006

    Tous ces commentaires sont très intéressants. Permettez-moi d’ajouter plusieurs choses. D’abor, M. Sadot, je m’excuse: vous m’aurez compris, je ne voulais pas dire “vous êtes une erreur…“ mais “vous faîtes une erreur“. Ensuite, la querelle consistant à savoir qui a réellement commencé la guerre et les affrontements n’a pas de sens. OUI les Croates du HDZ ont comploté. OUI les Serbes, qui ont fagocité la JNA, l’Armée fédérale, ont attaqué sauvagement Vukovar, avant de s’en prendre à la Bosnie, certes indirectement (mais où s’arrête l’indirect et où commence le direct lorsque de Belgrade sont armés, payés et entraînés les soldats Serbes de Bosnie ?). Mais passons. La dislocation du pays a pour cause sa strucutre. Tito, en plus d’être un dictateur, a commis une erreur cruciale: diviser pour régner, alors même que cette division n’a fait qu’accélérer l’effondrement de son système plutôt que de le préserver, dans lequel se sont progressivement vidés de leur sens les mots sans cesse répétés “d’unité“ et de “fraternité“. Quel est ce système ? Une République fédérative, dans laquelle chaque République et Province (Kosovo et Vojvodine au sein de la Serbie) dispose de prérogatives très larges. Au niveau politique, une organisation qui peut certes fonctionner dans un État authentiquement démocratique (c’est à dire libéral), mais pas lorsqu’un parti prétend monopoliser le pouvoir comme l’a fait le communisme yougoslave. Bref. Sous Tito, et jusqu’à l’effondrement, on un système basé sur les entités. Chacune dispose d’une Ligue des Communistes (donc au final 9, i.e. celles des Républiques (SL, H, BiH, S, CG, MK), des provinces (KS, VJ) auxquelles s’ajoutent la Ligue des Communistes de l’Armée. C’est ça le parti: une fédération de Ligues organisées sur une base républicaine et provinciale. Le pays s’est progressivement décentralisé et fédéralisé, tant est si bien qu’on se demande, à la fin, ce qu’il reste au niveau fédéral à part la monnaie, l’armée et les affaires étrangères. Une anecdote révélatrice de mon ex-prof de serbe: prendre le train de Ljubljana (Slovénie) pour aller à Belgrade (Serbie), nécessitait le changement par deux fois des locomotives (à la frontière slovéno-croate) et croato-serbe. Là aussi, on a connu mieux en matière d’intégration économique et structurelle (d’ailleurs, un chiffre illustre tout ça: le différentiel de richesse vairait de 1 pour la Slovénie (la plus riche des entités) à 7 pour le Kosovo (la plus pauvre). Tout pouvait fonctionner (encore que) dès lors qu’un homme comme Tito pouvait calmer les ardeurs ou réprimer les contestations, et dès lors que l’économie fut florissante. Tant que le “vieux“ vivait, le pays fonctionnait tant ben que mal. Mais voilà, le “vieux“ est mort en 1980 et la fameuse Constitution de 1974 prévoyait alors une présidence fédérale tournante. Concrètement, le pays est devenu dès le début des années 1980 une confédération, et plus une fédération: au niveau “fédéral“, la présidence revenait périodiquement (un an chacun) à chaque République ou Province (via un représentant). C’est pour cette raison qu’un Albanais du Kosovo fut, pendant un an, président de la RFSY. L’effondrement arrive avec la chute du communisme et la mort de Tito, qui sont intervenus simultanément. Ici, il convient d’ajouter que le système titiste (toujours dans l’optique du diviser pour régner) avait trouver un ingénieux tour de passe-passe pour donner des gages aux non-Serbes de Serbie. Passe-passe qui n’était rien d’autre qu’une usine à gaz. En effet, en République de Serbie, il existait un Parlement républicain (à Belgrade (BG)) et un parlement provincial à Novi Sad (pour la province de Vojvodine (VJ) ainsi qu’à Pristina (pour celle du Kosovo, (KS)). Au niveau des lois, ce que l’on a appelé la Serbie restreinte (la République sans les deux provinces autonomes), NE POUVAIT pas voter une loi qui ne se serait appliquée QU’À ladite Serbie restreinte sans l’accord des deux provinces, alors même qu’icelles n’eurent pas été concernées. En revanche, les provinces pouvaient légiférer sans l’approbation du parlement de BG pour les affaires qui les concernaient proprement. On le voit là aussi, on a connu mieux en matière d’organisation constitutionnelle. Bref. Donc Tito mort, comme le communisme, que faire pour gérer un État dont la raison d’être et le seul ciment sont précisément l’idéologie communiste imposée (et qui n’est pas LA solution, mais la cause de l’échec de la seconde Yougoslavie) et le pouvoir de la Ligue (fédéralisée) ? Plutôt que de changer d’ABORD la Constitution fédérale (ce qui eut été bien difficile), et de remettre en cause le pouvoir de la Ligue, les Yougoslaves ont instauré le multipartisme. Et qu’a-t-on vu ? Le fleurissement, dans les provinces et républiques, de partis sur base ethnique ou nationale: le HDZ en Croatie (le H signifie Hrvatska = Croate, Croatie); le SPS (ex-Ligue de Serbie: S = Srbije, “de Serbie“); etc. Ce que je veux dire ici, c’est que l’émergence de ces partis est révélateur de la mentalité et du système: il n’y a pas une élection libre directement au niveau fédéral, lors de laquelle l’ensemble des citoyens yougoslaves auraient pu voter pour un parti ou une personne (le président du pays, le premier ministre; ou le parlement), lequel ou laquelle aurait ainsi pu bénéficer d’une légitimité populaire réelle et imposer son programme. Non, car tout se fait via le prisme des entités. Cela ne s’est pas arrêté là. Les premières élections multipartites furent organisées au niveau des entités lorsque celles-ci l’avaient décidé. En somme, un multipartisme à la carte. Au final, qu’a-t-on vu ? La victoire des nationalistes du HDZ en Croatie, de l’opposition en Slovénie, alors même que les réminicences des Ligues conservaient le pouvoir dans les autres Républiques (jusqu’aux élections en BiH et MK). Tout ça pour dire qu’entre temps, le système ne pouvait plus fonctionner: au niveau central, la ligue ne pouvait plus conserver le pouvoir pour la simple et bonne raison que certaines de ses membres furent battues aux élections républicaines. Dans le même temps, les jeux de pouvoir au sein de l’exécutif collégial fédéral (une voix par entité) se sont pervertis: Milosevic, en Serbie, est parvenu à se constituer un “bloc serbe“ en s’assurant des voix monténégrine (sous le règne de son trublion mais néanmoins allié Momir Bulatovic), du Kosovo et de Vojvodine (soit 4 sur 8, i.e. une minorité de blocage pour faire obstruction à toute contestation). Et c’est là que l’on retrouve M. Stjepan Mjesic (actuel président de Croatie), à la tête de la Présidence tournante de la Yougoslavie titiste et toujours officiellement communiste (pour représenter le tour de la Croatie. 1990-1991), alors même que cet homme est membre d’un parti nationaliste au pouvoir à Zagreb dont l’objectif avoué est l’indépendance de la Croatie !! La suite, c’est l’effondrement pur et simple et le début de la guerre civile. Nul besoin ici de rappeler qui a commencé, qui a attaqué, qui a comploté, etc. Tous, sans exception, avaient purement et simplement intégré l’idée de la fin de la Yougoslavie. Restait pour chacun à savoir ce qu’il allait pouvoir récupérer des dépouilles. Ici, je ferais une parenthèse: je trouve lamentable que l’on disserte sur le fait de savoir si Milosevic est un héros ou criminel: lui, comme Tudjman, Karadizc, mladic et Izetbegovic, ont du sang sur les mains, des crimes monstrueux à se reprocher. Aucune cause, aucune idée ne peut justifier que l’on extermine l’Autre. Milosevic, que d’aucuns tentent encore de présenter comme un grand résistant devant le nouvel ordre mondial n’est rien d’autre qu’un manipulateur crapuleux, un assassin, qui a constamment agi pour servir ses desseins personnels, sans prêter ne serait-ce qu’un eseconde un intérêt quelconque à sa population ou au bien-être de son pays. Donc résumons: RFSY titiste officiellement jusqu’en 1992. De 1992 à 2003, RFY (avec la Serbie et le Monténégro). Depuis 2003: Union de Serbie et Monténégro. Milosevic passe de la présidence de Serbie à celle de la Fédération en 1997 (et sera remplacé par une potiche, Milutinovic, à celle de Serbie jusqu’en décembre 2002). L’usine à gas a continué malgré l’effondrement. La RFY, c’est une coquille vide, encore plus vide et inutile dès lors que Milovisec dirige la Serbie et pas la Fédération. Lorsqu’il y parvient, la coquille est toujours aussi vide puisque de son côté, le Monténégro, progressivement, ne reconnaîtra plus les instances fédérales et adoptera le Deutsche Mark avant l’euro. Un pays, deux monnaies ! Mais reste que le pouvoir réel sera bien dans les mains de Milosevic, constamment, qu’il soit à l’un ou l’autre poste. Arrive enfin 2000 et la réélection manquée. En octobre, qu’a-t-on ? Un président fédéral balayé par l’opposition, et remplacé par Kostunica. Mais une Serbie toujours aux mains de la colaition familiale et rouge-brune SPS (le parti de Milosevic, qui en sera le président jusqu’à sa mort), la JUL (celui dont sa femme est présidente !!) et le SRS de Vojislav Seselj, extrémiste parmi les extrémistes. Or, les législatives de Serbie interviennent en décembre 2000 et comme en octobre, c’est la coalition DOS qui balaye l’ancien régime. En décembre 2000 donc, on a deux niveaux de pouvoir avec un Kostunica à la tête de la Fédération, la DOS au Parlement de Serbie (une coalition de 19 partis !!) avec son leader, Zoran Djindic; et un Président de Serbie toujours SPS: Milutinovic. Le mandat de ce dernier arrivant à échéance en décembre 2002, la boucle aurait été bouclée (virer le SPS des affaires) si l’élection s’était bien déroulée. Or, entre décembre 2002 et juin 2004, il aura fallu trois élections présidentielles en Serbie pour trouver un successeur à Milutinovic (actuellement, Boris Tadic) ! La performance est de taille. Mais entre temps, comme chacun sait, la RFY a laissé place à l’USM, pays presque factice tant les relations entre les deux entités qui le composent sont excécrables et les pouvoirs fédéraux peu nombreux. Cette “Union“, instaurée en 2003 sous pression européenne et internationale, n’est rien d’autre qu’un “essai“ de trois ans, au bout desquels un référendum est organisé pour demander à la population si elle souhaite faire perdurer l’expérience ou mettre un terme à la déintégration balkanique intervenue depuis 1991 en voyant la proclamation officielle de deux États indépendants: Serbie d’un côté, Monténégro de l’autre (si l’on fait abstraction du délicat cas kosovar). Entre temps, comme la RFY n’est plus, Kostunica n’en est plus son Président, mais a remplacé Djindic comme Premier Ministre de Serbie, qui lui, a été assassiné en mars 2003. Ce référendum a lieu au Monténégro ce printemps. Si l’option de cesser l’expérience de l’USM est choisie, la boucle sera bouclée.

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  4. Alborg

    11 avril 2006

    Mr.LAHITTE, à l’origine de cette histoire les Croates (de même que les Slovènes) n’ont fait qu’une seule chose -et vous le dites vous-même- : FAIRE SECESSION. Point. Ce qui n’est pas un “crime”, que je sache, et en plus punissable de la mort de milliers de civils et de destructions variées, non ? ? D’autant plus, Mr Lahitte, que la possibilité même de Sécession était CONSUBSTANTIELLE A LA CONSTITUTION DE TITO; ce qui veut dire que Tito avait compris depuis toujours qu’il fallait imaginer une possibilité de divorce “à l’amiable”(pensait-il) entre des peuples extrêmement tiraillés dans sa République Fédérale….Il avait beau être un copain à tonton Staline, il n’en demeurait pas moins un “non-aligné” et même un visionnaire jusqu’à un certain point… Les Croates et les autres n’ont donc fait qu’appliquer une clause parfaitement constitutionnelle….. On sait ce qui s’en est suivi : je ne vais pas encore me répéter …. Ah oui, ne venez donc pas encore en profiter pour essayer de nous fourguer votre célèbre et omniprésente haine anti-US(dans ce cas-ci anti-Nordiste), c’est complètement en dehors du sujet…. (Et je vous en prie, épargnez-nous aussi l’alibi “familial” que nous connaissons tous par coeur !…) Cordialement Alborg

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  5. Jean-Claude Lahitte senior

    11 avril 2006

    ALBORG. L’origine de la guerre entre la Croatie et la Yougoslavie remonte au 25 juin 1991, lorsque la Croatie a déclaré “LA DESASSIOCIATION DE LA CROATIE” (sic) de la férédation yougoslave, ce qui a provoqué une sorte de 3guerre d’indépendance” avec l’intervention de l’Armée yougloslave, intervention que les bons “démocrates” d’aujoud’hui ne reprochent toujours pas aux Etats du Nord américains qui étaient intervenus contre les sudistes après leurs “sécession” … La guerre avait été arrêtée pendant trois mois après la suspension de la déclaration d’indépendance. Et elle avait repris après que l’Indépendance soit de nouveau proclamée (23-24 octobre 91) par les Croates… Cordialement, Jean-Claude Lahitte

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  6. grandpas

    11 avril 2006

    On oublie que les Bosniaques et autres croates furent dans le passé de fervents alliés de l’hydre nazi. Que les musulmans de cette tere furent des traitres qui se vendirent aux musulmans pour garder leurs priviléges,comme aujourd’hui nos politiciens envers nos CPF des banlieues de l’islam. Que lorsque l’empire austro-hongrois existait,il arrivait tant bien que mal à maitriser tous ces problémes de nationalisme.

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  7. Alborg

    10 avril 2006

    Non, Mr LAHITTE ! Ce ne sont pas les Croates qui,”historiquement”, ont tiré les premiers ! Car -toujours “historiquement”, ce sont les SERBES ! Et c’est même EUX qui en fait ont fait “sécession” les premiers(cette “sécession” qu’une légende bien ancrée en France attribue traditionnellement aux méchants Croates, bouh..!) …Savez-vous de quelle nature était lA SECESSION “A LA SERBE” ? – Ben en attaquant pardi, et pas de simples escarmouches: Blitzkrieg et guerre totale, toute la sauce !! (c’est quand même la “sécession” la plus efficace : celle qui consiste à écraser dans l’oeuf toute tentative de sécession… chez l’autre !!)(Typiquement Balkanique, d’ailleurs) Les Serbes ont donc attaqué (toujours “historiquement”!) d’abord la Slovénie (91), ensuite la Croatie (91-92), pour terminer “en beauté” avec la Bosnie-Herzégovine, où l’horreur a atteint grâce aux sbires de Karadjic et Mladic un sommet dans l’horreur…. Ce qui a sauvé les Slovènes, c’est qu’ils s’y attendaient et étaient préparés…. En qu. jours les Nationaux-Communistes serbes étaient balayés hors de la fière Slovénie…. Comment ils procédèrent avec les Croates est beaucoup plus tordu et criminel … Car juste avant que les villes Croates ne soient victimes d’assauts d’une violence inouïe(Remember VUKOVAR), ça a commencé dans la région Croate de Krajina où des “résidents” serbes ont commencé par abattre dans le dos quelques paisibles douaniers & gendarmes qui ne faisaient que leur petite mission de routine…. Ca a été le signal de la curée !!! Tout de suite après, les “invités” Serbes de Krajina “proclamaient” “leur république” autoproclamée et entamaient une campagne de massacres variés dans toute l’ex-RFY qui ne cesseraient qu’avec l’intervention de l’OTAN(sans oublier la “reconquista” Croate de la Krajina lors de leur Contre-offensive héroïque)…Quant à ces pauvres Bosniaques (musulmans laïques-OUI,je l’affirme et peux même en témoigner!-…pour la plupart A CETTE EPOQUE), ils ne s’imaginaient même pas que les Serbes allaient leur tomber également sur le paletot… Je suis néanmoins tout-à-fait d’accord avec vous pour dégonfler le mythe du “rôle” pseudo-héroïque des pseudo “vaillants communistes” depuis la IIeme Guerre Mondiale jusqu’à nos jours. A FLORENT : Votre intervention est je l’avoue des plus intéressantes ! Vous me bluffez complètement par la précision historique(encore!)de votre commentaire sur la genèse de toute cette question Balkanique en relation avec la France…. Et comme les faits que vous citez me reviennent en mémoire en vous lisant, je peux donc confirmer l’exactitude de vos sources… Merci donc pour la petite piqure de rappel historique… Ca fait du bien !! (N’allez pas en conclure que j’aime les piqures, hein ?) Quant à la Belgique là-dedans, beuh, n’en parlons pas, voulez-vous ? Amicalement Alborg

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  8. Hugues

    10 avril 2006

    J’oubliais: ce n’est donc pas en tant que chef d’État yougoslave (pays souverain, ingéré dans les affaires de la Bosnie-Herzégovine) que Milosevic négocie et parraine les Accords de Dayton en 1995, mais en tant que président d’une entité fédéré d’un État voisin de la Bosnie-Herzégovine. C’est dire l’autorité du chef de l’État yougoslave de l’époque ! En somme, c’est comme si la France était en guerre civile et que le Baden-Wurttemberg, Land d’Allemagne, s’ingérait, mais parrainait un accord de paix en lieu et place de Berlin.

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  9. Hugues

    10 avril 2006

    Mr Sadot Vous êtes une erreur grossière: vous parlez de Milosevic comme du président fédéral lors de l’éclatement de la guerre au début des années 1990. Il n’était alors que le président de Serbie, depuis 1987 je crois, en remplacement de Ivan Stambolic. Serbie qui ne sera ensuite, avec les sécessions successives, que l’unique composante avec le Monténégro, d’une troisième Yougoslavie réduite. Milosevic fut élu une première fois donc à la fin des années 1980, puis, si ma mémoire est bonne, en 1990 lors des premières élections multipartites dans les Républiques fédérées de la Yougoslavie titistes (chaque République organisait sa propre élection). La RFY (troisième Yougoslavie) sera créée en 1992, lorsqu’il fallut bien prendre acte du décès de la seconde. Milosevic, toujours Président de Serbie (République fédérée) n’est donc pas le Président fédéral sans pouvoir réel d’une coquille vide puisque l’homme fort du pays dirige une des entités fédérées. Ce n’est qu’en 1997 que Milosevic, interdit selon la Constitution de Serbie de prétendre à un nouveau mandant, se présente à l’élection fédérale. Et c’est en 2000, comme on le sait, qu’il avance l’échéance de l’élection (prévue pour 2002) pour tenter de conserver le pouvoir, avec les résultats que l’on sait (révolution, élection de Kostunica à la présidence fédérale, puis, en décembre, victoire de la DOS sur le SPS et consorts aux législatives de Serbie). Voilà.

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  10. Florent

    9 avril 2006

    A Feravec, d’accord, avec vos mises au point, je comprends mieux. A Alborg, petite erreur chronologique, ce n’est pas depuis de Gaulle que la France agit ainsi mais depuis bien plus longtemps, plus précisément la IIIe République, du temps du président Doumergue et de louis Barthou, misnistre des Affaires Etrangères, quand le roi Pierre de Yougoslavie faisait règner la serbicité en Yougoslavie de manière plus que musclée. Tout le monde aujourd’hui s’émeut, plus de 70 ans plus tard, de l’attentat de Marseille de 1934 qui couta la vie à ce roi ainsi qu’à Barthou. Mais qui donc se rappelle de l’assassinat du député croate Stepan Raditch, chef indépendantiste modéré, assassinat comis par un député serbe soi-disant fou et couvert par le roi et ses services. Et il y en eut bien d’autres. Il est vrai que des intérêts géostratégiques à l’époque étaient importants sur fond de lutte diplomatique contre le IIIe Reich ( lamentablement perdue d’ailleurs, comme le sera par la suite la lutte militaire ). Bref, tout ça pour dire que vous semblez sacrément bien renseigné sur la nature de la dipomatie française de ce siècle cher Alborg. Et encore, vous ne nous avez pas parlé du soutien à l’OLP d’Arafat ou l’Irak de Saddam. Ceci dit, la Belgique de son côté, hmmm? Allez, petite pique amicale fieu! PS: ces exactions serbes n’excusent bien sûr en aucun cas les atrocités par les Oustachis de Ante Pavelic tout aussi réelles et condamnables, cela va de soi. Amicalement

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  11. Jean-Claude Lahitte senior

    9 avril 2006

    A Feravec et Florent : en remontant dans le temps (pas si lointain, même si tout va tellement rapidement et en se compliquant que l’on a du mal à s’y retrouver) on peut dire que, historiquement, c’est la Croatie qui a “tiré la première” pour se dégager de la Yougoslavie titiste (je n’ouble pas que celui-ci était mort !), les communistes qui la dirigeaient faisant peser sur elle un joug pesant. Pour faire payer aux Croates d’avoircollaboré avec l’Allemagne, alors qu’on le sait, les communistes furent de vaillants “résistants” après que l’Oncle Joe Staline et l’oncle Adolf se fussent fâchés. Rappel : les communistes avaient tous applaudi à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne Nationale SOCIALISTE et par l’Union des républiques SOCIALISTES Soviétique. Pourquoi toussez-vous camarade Jarès en lisant deux fois de suite le mot “SOCIALISTE” et au rappel que les SOCIALISTES nationaux et les SOCIALISTES soviétiques sont responsable de la boucherie qui a suivi ! Cordialement, Jean-Cla

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  12. Alborg

    9 avril 2006

    Monsieur SADOT, J’ai le regret de devoir vous écrire que votre article est une collection de demi-vérités et de mensonges par omission telle qu’on pouvait l’admirer dans la presse franco-belge de l’époque…. Comme c’est pénible, après toutes ces années, d’en passer et repasser par les mêmes orientations biaisées du discours…. Le pire, avec votre confusion très savamment entretenue, c’est que vous SUGGEREZ les choses bien plus que vous ne les affirmez. Par ex, vous n’affirmez PAS que l’on a “suicidé” les dignitaires Serbes dans leur cellule, non, mais vous le suggérez habilement… De même vous édulcorez volontairement toute aspérité qui vous gêne, en tentant ainsi de BANALISER LES CRIMES SERBES…Vous ne dites pas un mot du COMPLOT SERBE – BIEN REEL CELUI-LA, tel qu’il a commencé à s’élaborer à la fois dans les Etat-majors et les Universités Serbes DES 1986 ! Ce que les SErbes cherchent depuis toujours, MrSADOT, c’est non pas comme vous nous l’affirmez benoîtement, de défendre “l’Etat” (sous-entendu la “légitimité” yougoslave en tant que telle), mais d’établir l’hégémonie de la “GRANDE-SERBIE” au détriment des autres peuples et en les “nettoyant” EN SE SERVANT D’UNE ARMEE SOI-DISANT “FEDERALE” entièrement aux mains des Tchtniks, c’està dire de nationalistes serbes enragés !! Et avec l’aide de milices d’une barbarie encore pire que les Einsatzgruppen SS ! ! Je vous signale également que la Krajina a toujours été un territoire Croate, mais où on a laissé des colonies Serbes s’installer… qui ont servi ensuite de 5eme colonne comme il se doit…. Toute cette guerre, amis Français qui n’avez pas votre pareil pour vous boucher les yeux et les oreilles pour certaines choses, est une guerre d’AGRESSION PREMEDITEE et qui échappe complètement aux shémas cartésiens; et par ex on avait pas encore vu une armée “fédérale” massacrer ces mêmes citoyens qu’elle est censée protéger !!! Etes-vous seulement au courant de ce qui s’est passé a VUKOVAR en 1992, ville croate martyrisée et entièrement détruite où les Serbes (militaires et milices ensemble) ont commis des atrocités dont vous ne semblez pas avoir la moindre idée ?! Comment se fait-il que le nom de VUKOVAR brille par son absence dans tous les commentaires français ? ? Croyez-vous que les civils CROATES de tous âges et des 2 sexes qui se sont fait massacrer de toutes les façons l’ont été “pour défendre l’Occident contre l’islamisme” comme je vous entends presque le dire ?(et tellement d’autres avec vous !!) Comment se fait-il, que la France dans son ensemble continue de cultiver son IGNORANCE VOLONTAIRE pour toute la question balkanique ? Voyez-vous, MrSADOT, j’ai la prétention de connaitre un peu cette question : j’étais à l’époque très engagé A LA FOIS dans des convois humanitaires (où j’ai eu qu.petits “problèmes” avec certains “chefs scouts”)à destination des victimes des Serbes, ET AUSSI dans une sorte de… disons, de “campagne de presse en solitaire” où je crois bien avoir été à peu près LE SEUL au pays de la Morne Apathie (je parle de la BELGIQUE), le seul, dis-je à hurler mon DEGOUT et réclamer ouvertement UNE INTERVENTION ARMEE DES EUROPEENS…. On sait ce qui s’en est suivi, la montagne de tartufferies, d’aveuglement volontaire, et de lâchetés de toutes espèces, digne d’une Europe de Münich – comme d’habitude!…. Cela vous voulez bien l’admettre aussi, mais uniquement pour déplorer la mort de quelques casques bleus Français…. A propos, j’ai un jour demandé (méchamment)à un Casque-Bleu français posté à un carrefour à Sarajevo s’il n’avait pas honte d’avoir ainsi été mis à “la ciculation” alors que les snipers continuaient à sévir à certains endroits? A ma grande surprise il m’a répondu que OUI, et qu’il n’attendait qu’une chose, c’est qu’on “l’expédie en Afrique, car là au moins, NOS SUPERIEURS NE NOUS I N T E R D I R O N T PAS D’AGIR POUR PROTEGER DES CIVILS!” Fin de citation ! Etait-il paranoiaque, ce casque Bleu ? ET le général Morillon, que faisait-il ce jour là à fêter la Paque orthodoxe en compagnie d’un certain MLADIC et ce juste avant je ne sais plus quel meurtre de masse pour leqel celui- ci était si “réputé” ? ! (je ne pense pas que c’était celui de Srebrenica, mais je ne sais plus quelle autre ville de Bosnie orientale)…. et combien d’autres exemples du même tonneau……Vieille affaire, très vieille complicité des Français – non avec la “Yougoslavie”,Mr.SADOT, MAIS AVEC LES SERBES, et ce depuis toujours, de De Gaulle à Chirac en passant par Mitterrand … Toujours la même tartufferie française dès qu’il s’agit des Balkans (et aussi avec le monde Arabe,d’ailleurs, mais en sens opposé, si je puis dire)… Je dois maintenant avouer pour être juste que j’ai lu depuis toutes ces années de bien pires articles que le vôtre qui reste, malgré tout, relativement “modéré” jusque dans ses déformations ! Mais si je fus aussi critique au sujet de votre article, c’est parce les ämbiguïtés, les non-dits et les demi-vérités un peu confuses qu’on y trouve ne font rien pour amender un peu la proverbiale ignorance de la plupart des Français en la matière, comme le disent très justement beaucoup de commentateurs… Anglo-Saxons ! Sorry! Et lorsque on lit la majorité des commentaires d’internautes juste après votre article, on réalise sans peine que le tableau n’est -malheureusement- pas près de s’améliorer ! Cordialement Alborg

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  13. Jaan-Claude Lahitte senior

    9 avril 2006

    Feravec. Merci de votre appréciation et de votre remarque. Je tâcherai d’en tenir compte (de votre remarque !). Cordialement, Jean-Calude Lahitte

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  14. Feravec

    8 avril 2006

    A Florent, 1) Je fais référence à ce qui s’est passé de 1991 à 1995 (mais pas en Bosnie ). Certes les Serbes ont attaqué la Croatie exigeant son indépendance pour soutenir la République Serbe de Krajina (où les Serbes étaient majoritaires). Les Croates ont repoussé les Serbes surtout en 1991-1992. Il n’y a pratiquement plus de Serbes en Krajina depuis l’opération Tempête d’Août 1995. Beaucoup de massacres dans tous les cas, les assassins comme les victimes étant catholiques (croates) ou orthodoxes (serbes). Encore ne faut-il pas oublier la responsabilité de l’Allemagne de Kohl dans ce déchainement. 2) Mon rapprochement avec la deuxième guerre mondiale n’avait pas pour but d’identifier les Croates des années 1990 aux nazis. Je prétendais seulement montrer que le travail de relations publiques en faveur de la cause croate (commandé par la Croatie), qui jouait expressément sur la mise en perspective avec le génocide des juifs européens, très sensible pour la communauté new-yorkaise, avait été bâti sur un mensonge historique. L’Etat libre de Croatie avait bien été pendant la deuxième guerre mondiale l’alliée de l’Allemagne, ce qui ne condamne ni les Croates d’aujourd’hui ni les catholiques. Les guerres de Yougoslavie ont montré que l’horreur n’était pas l’apanage d’un camp.

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  15. Florent

    8 avril 2006

    A Feravec, ce que vous dites tient du pur amalgame. Les croates furent bien victimes durant la Guerre de Bosnie (1992-95), ce n’est qu’après que les serbes furent agressés, non par les croates, mais par des musulmans, pour la plupart importés d’ailleurs (brigades internationales de Saoudians, Yéménites, Palestiniens et autres Iraniens version Al Qaida dont beaucoup allaient par la suite se retrouver en Afghanistan et en Irak). C’est curieux, cela la presse ne le mentionne pas non plus. Et le repprochement avec la deuxième Guerre Mondiale est des plus fallacieux. Bon il est vrai aussi que les croates sont catholiques, ceci explique cela.

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  16. sas

    8 avril 2006

    La vérité est que la serbie et les balkans, ont toujours été une frontière naturelle de l’europe à l’est…contre l’invasion de l’islam…. Avec la mort de SLOBOVAN…..le démentellement et le tutelle de la serbie…nous sommes à poil à l’est…moralement et techniquement. sas le stratège.point.

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  17. Jean-Claude Lahitte

    7 avril 2006

    Vous avez raison, AUDE, de faire remarquer que, jamais, la presse ne rappelle que Milosevic fut un communiste dur et pur. Le ferait-elle, qu’elle ne le lui reprocherait pas. Non, ce qu’elle lui a reproché, c’est de s’être transformé en “patriote” (comme s’il avait trahi la patrie soviétique !)et notamment cette phrase adressée aux serbophones(1) (j’utilise ce mot par opposition à alabonophones (2) qui venaient d’être victimes de tueries provoquées (sinon éxécutées) par l’UCK “PLUS JAMAIS VOUS NE SEREZ VICTIMES DE CELA”. Cela me rappelle le “plus jamais ça” prononcé par nos ministricules et nos policiens, cahque fois qu’un acte barbare est commis. A la différence que, Milosevic, n’avait pas hésité devant les représailles. Cordialement, Jean-Claude Lahitte (1) chrétiens (2) musulmans

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  18. Feravec

    7 avril 2006

    La première guerre est née de l’éclatement de la Yougoslavie. Tito, un Croate, voulant limiter l’influence de la Serbie avait découpé les frontières administratives en mettant la Krajina à majorité serbe dans la Croatie. Lorsque la Croatie a réclamé son indépendance, elle a voulu garder la Krajina. L’Allemagne a immédiatement soutenu cette vision qui allait entrainer inévitablement la reprise de la Krajina par les Serbes ou l’expulsion des Serbes de le Krajina. Mitterrand de son côté ne voulait pas fâcher Kohl pour “réussir Maastricht”. Les Croates, alliés sans ambiguité des Allemands pendant la guerre, ont fait appel à la société de Relations Publiques Hill et Knowlton qui a instillé l’assimilation victimes=Croates et bourreaux=Serbes dans l’influente communauté journalistique new-yorkaise, jouant sur le parallèle avec le génocide des juifs européens. Quand bien même les Serbes avaient attaqué l’armée allemande et protégé les juifs alor que l’Etat croate les avait pourchassés. Suite à la remarque d’Aude : Milosevic était effectivement un cadre communiste qui a choisi la défense des Serbes en 1987 au Kossovo alors qu’il avait toujours lutté contre le nationalisme serbe auparavant. C’est une personnalité plus complexe. A Jean-Claude Lahitte : l’intérêt de vos remarques justifierait que vous passiez un peu plus souvent à la ligne pour faciliter la lecture.

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  19. Aude

    6 avril 2006

    C’est marrant comment la presse ne mentionne presque jamais le fait que le camarade Milo était un pur produit de l’URSS… Tout comme le fait que la “dernière dictature d’Europe” alias la Biélorussie est une dictature communiste… Bizarre, bizarre…

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  20. Jean-Claude Lahitte

    6 avril 2006

    Pour chaque action, il faut voir les origines et les circonstances, d’un côté, et, de l’autre, les résultats. La guerre au Kosovo remonte sans doute à 1918 période où un traité de paix a rattaché le Kossovo à l’Etat Yougoslave. Un Kossovo qui, berceau de l’âme serbe, avait été “envahi” au fil des siècles précédents par l’islam qui avait imposé sa religion aux kossovars. Ce qui fait que, au moment où s’est déclarée – en 1999, après les “faux” accords de Rambouillet, la guerre au Kossovo, celui-ci était peuplé de 90% d’Albanophones musulmans. Ceux-ci, comme le font les musulmans dès lors qu’ils sont majoritaires(1), s’efforçent par tous les moyens d’imposer leur Loi (celle du plus fort !) aux chrétiens. Cela allait des simples exactions contre des biens et des personnes, jusqu’aux violences sur les personnes, et même à la gerilla contre les forces serbes; Le but des chefs de l’UCK (en particulier Hashine Thaci, Adem Demaçi): provoquer par leurs incessantes guerillas une répression brutale pour provoquer de la part du Pouvoir yougoslave une réaction brutale, laquelle contraindrait l’OTAN à intervenir. L’ex-communiste Slobodan Milocevic (auquel les bonnes âmes “occidentales” ont le culot de reprocher de s’être converti en patriote) ne pihvait pas laisser impunément les Serbophones se laisser maltraiter. Et comme, à la même époque, les Etats-Unis cherchaient à imposer de nouveau leur leadership à l’OTAN (dont ils étaient les fournisseurs en armes et en armement) pour lui imposer un nouveau rôle, celui de gendarme, les évènements qui se déroulaient au Kossovo (et qui avaient entraîné des morts dans des populations réputées “civiles” (mais pas forcément innoncentes, ne serait-ce qu’à cause de leur solidarité “musulmane” avec l’UCK), dans la nuit du 23 au 24 mars 1999, l’OTAN avait déclenché sur la Serbive une offensive aérienne qui devait durer 78 jours ! Sans se soucier bien sûr des dégâts à des bâtiments civils, ou même hospitaliers, et pas davantage des victimes civiles. Ce qui avait permis aux Albanophones d’accroître leur emprise sur le Kossovo et entraîné l’exode deplus de 200 mille serbes et Tziganes (NB. ceux-là, qui n’étaient ni Serbophones ni Albanophones, n’ayant pas été victimes de “nazis”, personne n’a songé à les plaindre particulièrement, pas plus, ‘dailleyrs que les chrétiens!). Depuis que la pax americana s’est établie au Kossovo, sous la surveillance de casques bleus émasculés, les Albanophones ont continué de plus belle leurs exactions, pillages, et agressions en tous genres contre les Serbophones qui ont eu le courage ou l’inconscience de penser qu’ils pourraient, en restant, retrouver la cohabitation pacifique qui régnait avant que l’UCK réclame l’indépendance(2). Mais il y a pire, toujours sous l’égide de l’ONU, si j’ose écrire, la Mafia albanaise (drogue(3), contrabande en tous genres, émigration illégale, traite des blanches) dont la base est l’Albanie en a profité pour reprendre ses deux autres fiefs que sont le Kossovo et la Macédoine. Non sans avoir modernisé ses méthodes, à l’image des autres mafias qui n’ont jamais été aussi prospères (cf à ce sujet “L’Expansion”, nov/déc. 2005)depuis certaine globalisation. Voilà, très schématiquement résumés les dessous de cette guerre du Kossovo. Beau bilan, n’est-ce pas ? Cordialement, Jean-Claude Lahitte (1) ce qui devrait faire réfléchir les gouvernants incompétents et imprévoyants qui laissent entrer imprudemment, année après année, des populations islamisées qui sont en train de conquérir “pacifiquement” (façon de parler quand on constate les dégâts collatéruax qui ne cessent d’augmenter), mais méthodiquement, l’Union européenne avec les “ventres” de leurs femmes, selon la prophétie d’Houari Boumedienne ! (2)rappel : en 1989, le Kossovo avait perdu son autonomie (3) depuis sa “libération” du régime des Taliban, l’Afghanistan n’a jamais produit autant de drogue…

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  21. mdk

    6 avril 2006

    Slobodan reste un criminel de guerre! Mais C’est la communauté europpenne qui est reponsable de la guerre de Bosnie beacoup plus que Slobodan Milosevic. Vous savez je compare souvant la Bosnie avec la pauvre Palestine. meme systeme…

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  22. Jean-Claude Lahitte

    6 avril 2006

    Le dossier” Milosevic” étant refermé, on ne saura jamais si celui-ci a été “suicidé” ou est mort d’une crise cardiaque. Mais les explications embrouillées, et gênées qui ont accompagné cette disparition sont au moins aussi suspectes que la mort elle-même. Et j’ai encore en mémoire les propos de Carla da Ponte, sorte de hyène affamée, qui, pas très certaine que sa “proie” n’ait pas été zigouillé dans sa prison, avait annoncé catégoriquement – avant-même les résultats de l’autopsie, que Milosevic s’était suicidé ou était mort naturellement… Carla qui avait perdu la face à Slobodan Milosevic devant lequel elle n’osait plus se présenter au tribunal, a dû pousser grand soupir de soulagement. Je voudrais préciser à Philippe Sadot que, sans compter Milosevic (“suicidé” ou pas) et Milan Babic, un autre Serbe (je n’ai plus son nom en tête) s’est également suicidé à La Haye. Il n’y a pas que dans les dictatures que les prisonniers politiques meurent de façon plus ou moins suspecte dans les prisons. On devrait se souvenir de Rudolf Hess dont tout donne à penser qu’il a été liquidé dans sa prison. En tout cas, sa mort a permis aux 4 puissances qui se partageaient sa surveillance de réaliser de sérieuses économies. Et sans doute surtout de permettre un jour à ce célèbre prisonnier qu’il eût bien fallu finir par relâcher de dévoiler certains secrets compromettants pour les puissances géôlières… Qui aura l’idée d’écrire un livre sur ces morts survenues dans les prisons “démocates” ? Cordialement,Jean-Claude Lahitte

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  23. Florent

    5 avril 2006

    La totalité des exactions respectives des serbes et des bosniaques musulmans restent encore sans doute à déterminer, mais en tous les cas, ces décès illustrent clairement la tartufferie et l’incapacité notoire de la Haye à mener à bien des procés pour crime contre l’humanité. Petit idée bête: et si on aidait les serbes à reconstituer une justice chez eux et qu’on les laissait juger eux-mêmes leurs propres criminels? La souveraineté nationale, elle connait la mère Carla? Apparement pas. Amicalement PS: à mon sens, milosevic était bien un criminel, mais sûrement pas plus que les leaders de l’UCK. Deux poids de mesures. La Haye et Paris, même combat! Triste

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  24. R. Ed.

    5 avril 2006

    Ce qu’il y a , c’est que au fur et à mesure que l’instruction avançait, on se rendait compte que les accusations portées contre Milosevic se transformaient en eau de boudin. Il devenait de plus en plus difficile de “justifier” les bombardements “humanitaires” de l’OTAN au Kosovo. D’ailleurs, à ce jour, rien qu’à voir la “partie visible autorisée” de se qui se passe dans cette province serbe, on peut facilement en tirer des conclusions. Les musulmans du Kosovo “déterraient” les corps des “charniers”( de quelle guerre, celle de 40-45 ?) pendant la nuit et allaient les “replanter” ailleurs, et la suite logique, qui fait pleurer dans les chaumières: “On a encore trouvé un nouveau charnier etc…” Les bombes de l’OTAN ? “Vu leur précision, elles n’ont causé de morts “que” parmi les soldats serbes. Aucun civil n’est mort sous une bombe de l’OTAN ,et la suite logique, les morts des “charniers” sont uniquement des civils exécutés par les soldats serbes (les Serbes, uniquement, les musulmans, eux, ne tuent personne, c’est bien connu !!!)

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  25. R. Ed.

    5 avril 2006

    Ce n’est pas le deuxième décès qui a eu lieu dans la plus petite prison du monde, mais le cinquième. Cette prison, qui ne compte que des “personalités” de haut rang détient le record mondial de décès par nombre d’occupants. Milocevic, est d’abord décédé parce qu’il ne prenait plus ses médicaments, après l’autopsie, parce qu’il prenait “bien” ses médicaments mais “aussi” un médicament à l’effet contraire (sic). Il parait qu’il “fabriquait” ce produit grâce à la mallette “du parfait petit chimiste” qu’on lui avait offert pour sa Saint Nicolas. M’enfin, tout ça c’est des racontards, il est mort “d’un arrêt” du coeur. Aussi appelée “crise” cardiaque. On meurt TOUS d’un arrêt du coeur ! Cela me rappelle la cause du décès des internés des camps de concentration allemands. “Nous sommes au regret de vous signaler le décès de “XXXX” à la suite de maladie “xxxx”.

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