Trans : contre l’entrée de la Turquie en Europe

Posté le avril 10, 2004, 12:00
5 mins

Un courrier circulant ces temps-ci sur le web

Objet : Mobilisez vous contre l’entrée de la Turquie en Europe
 http://www.nonalaturquie.com
 
Bonjour,
 
LE SAVEZ VOUS ?
 
Savez vous que l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne sera lancée de manière irréversible à Copenhague, les 12 et
13 décembre prochain. Romano Prodi, président de la Commission européenne, a annoncé que les conditions lui paraissaient
remplies.
 
70 millions de Turcs, qui viennent de voter à 42 % pour un parti islamiste, et dont beaucoup voient l’Europe comme un
eldorado, entreront quelques années après dans l’Union.
 L’Union européenne aura alors des frontières avec la Syrie, l’Irak, l’Iran et le Caucase, un des centres névralgiques d’Al
Quaida (Tchétchénie).

 Les technocrates européens sont prêts à prendre ces risques par conformisme, lâcheté, naiveté, sentiment de culpabilité,
ou pour complaire aux Etats-Unis.
 
Aucune consultation des peuples européens n’est prévue avant d’engager l’Europe dans une voie si nouvelle. Car rien
n’oblige l’Union à organiser des référendums avant d’accepter un nouveau membre.
 Les responsables européens mènent ce processus en toute discrétion car ils savent l’opposition des peuples.
 
En savoir plus :
 http://www.nonalaturquie.com/
 
QUE FAIRE ?
 
Bien évidemment, les peuples d’Europe sont majoritairement opposés à cette adhésion, mais ils ignorent son imminence. Ils
n’y croient pas. Il est temps de réveiller nos concitoyens pour qu’ils reprennent leur destin en mains et exercent la pression
politique nécessaire sur leurs élus.
Les élections européennes sont l’occasion d’imposer ce débat, d’ouvrir les yeux de nos concitoyens, et de faire pression sur
nos élus, en sanctionnant ceux qui ne se prononceront pas clairement contre l’adhésion de la Turquie.

 Le site web www.nonalaturquie.com a été conçu par des citoyens libres, de jeunes étudiants et actifs qui se sont engagés
pour prendre le relais de responsables politiques défaillants qui manquent de courage et de clarté sur cette question.

Il a vocation à donner des arguments et des outils à tous ceux qui veulent s’opposer à cette folie.
Site portail, il aspire à fédérer toutes les énergies, toutes les initiatives, d’ou qu’elles viennent, de droite comme de gauche,
pro et anti-européens, fédéralistes et souverainistes.
Il a pour but de contribuer au débat pour que les Français puissent se prononcer en toute connaissance de cause.
Il propose aux citoyens des moyens d’agir afin d’obtenir un référendum qui leur permettra d’exercer un choix démocratique
sur cette question fondamentale pour notre avenir.

Sur ce site vous pourrez :
– Signer une pétition 
– Relayer le message sur Internet 
– Faire pression sur les politiques 
– Organiser une réunion publique locale 
– Rejoindre ou constituer un comité local de mobilisation
 
Outils d’action :
 http://www.nonalaturquie.com/site/site.php?page=agir
 
Et pour commencer, l’action la plus simple et pourtant si utile : ENVOYEZ CE MESSAGE A VOS RELATIONS afin de les informer des enjeux
 
Bien cordialement,
 
Comité internet contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne
 
Recommandez notre site web à vos relations : 
http://www.nonalaturquie.com/site/site.php?page=recommande&action=relation 
 
Pour vous désinscrire de cette lettre électronique, cliquez sur le lien ci-dessous :
  http://www.nonalaturquie.com/site/site.php?page=desinscrip&[email protected] 
 
***********************************************************************************
 La Turquie en Europe ?… Si on ne fait rien, ce sera irréversible en décembre 2004

 Mobilisez vous !
 Non à la Turquie en Europe !
 http://www.nonalaturquie.com
 ***********************************************************************************

7 réponses à l'article : Trans : contre l’entrée de la Turquie en Europe

  1. Theodore_E

    26/11/2004

    Je crois que la question est simple: il est clair que la Turquie ne remplit pas les critères nécessaires en termes de démocratie, respect des minorités et garanties des droits fondamentaux d’expression et de liberté de conscience. Les raisons de cette situation sont culturelles: la Turquie ne partage pas l’héritage historique des peuples d’Europe dont la conscience et la culture sont batis sur les civilisations grecques et romaines, les apports de l’ère chrétienne, et les acquis humanistes de l’age des lumières. De plus, l’Europe d’aujourd’hui est un projet démocratique et pacificque. Or, que ce soit en termes de politique intérieure ou extérieure la Turquie est totalitaire, militariste et belliqueuse… voire le traitement des minorités religieuses et l’occupation du Kurdistan et de Chypre. Il est donc inconcevable d’intégrer dans l’Union Européenne, ce projet qui est si vital pour la France, un pays qui n’épouse pas les valeurs humanistes et culturelles des peuples d’Europe, ni leur aspiration commune de respect mutuel et de paix.

    Répondre
  2. Eloi

    18/04/2004

    Je suis bien d’accord avec vous cher Didier. Dans cette vision bien idéale de l’histoire turque, je souhaite souligner quelques faits : Ce qu’il advint de Ste sophie n’est effectivement pas un exemple de respect des autres religions… Mis à part le fait qu’elle fût transformée en mosquée, lors de la prise de la cathédrale en 1453, Mohamed II fit tout simplement uriner sa monture sur l’autel de la cathédrale… Parlons aussi des janissaires, cette élite militaire turque ; elle n’était autre que le fait de rapts d’enfants chrétiens assidûment convertis à l’islam et intégrer ensuite à l’armée !…

    Répondre
  3. Didier

    16/04/2004

    Merci cher Paolo pour cet appréciable rappel historique dans lequel il m’a semblé relever quelques petites facilités, celles qui consistent à interpréter les faits passés pour mieux nous pousser, en douceur, vers le centre de l’entonoir de ces idées toutes faites, de ces « évidences » pré-établies par une certaine propagande. Vous avez le droit de penser celà, mais ce n’est que votre opinion… Lorsque vous écrivez: -« Il est totalement faux de dire que les Turcs furent colonisateurs », j’ai envie de demander aux Serbes du Kosovo, et des Balkans, ce qu’ils en pensent… Et là, d’évoquer la prise de celle qui deviendra Istanbul, et avec quel brio militaire pour des gens qui avancent le coeur dans leur béret ! Quant à leur fameux respect des cultes et traditions des autres, parlerons-nous de ce qu’il advint de la cathédrale Sainte Sophie ! Et ici, ce sera les grandes boucheries dans les plaines de Budapest… Les Turcs, rien que des humanistes délicats, c’est bien connu. Et quand bien même, nous parlons d’avenir, de progrès et il ne se construira pas avec les faits du passé. Tout reste à inventer.

    Répondre
  4. paolo

    15/04/2004

    D’un point de vue historique et ethnologique l’argument de l’appartenance du peuple Turc au monde asiatique ne résiste pas à l’examen sérieux, il y a eu un tel brassage de population et un tel métissage qu’on a peine a reconnaître chez les Turcs les traits de leurs ancêtres qui devaient vraisemblablement ressembler aux Yakoutes (Ils préfèrent que l’on dise Sakha) actuels! Le fait Turc n’est pas ethnique mais linguistique et culturel comme le dit très justement Jean Paul Roux (« L’Histoire des Turcs – Fayard – 1984″). Un autre argument évoqué est le fait que les Turcs ont été des envahisseurs, j’ai même entendu colonisateurs de l’Europe. Encore une fois c’est un argument fallacieux. D’une part tous les pays d’Europe ont été fondés par des envahisseurs venus de plus ou moins loin dans l’Est, les uns poussant les autres (à ce titre la poussée turco mongole serait plutôt fondatrice pour les racines européennes). D’autre part on sait maintenant que cette installation ne s’est pas faite dans la brutalité d’une invasion du type Gengikhanide mais progressivement avec la complicité des pouvoirs en place à différentes époques. Les premiers Turcs sont arrivés en Europe sous les noms d’Avars, Huns, Pré-Bulgares, Petchénègues et contrairement aux assertions de l’histoire officielle n’ont pas été rejetés hors de l’Europe mais assimilés.Attila fût l’allié de Rome, les Byzantins ont utilisé les differentes tribus turques pour résoudre leurs conflits. Ainsi quand l’Empire Byzantin s’effondre, il y a bien longtemps que les Turcs sont installés sur ses territoires et participent à l’essor économique et culturel des territoires de l’ex-empire chrétien. Ils vont se substituer par les Ottomans aux Gréco-Latins dans l’exercice du pouvoir et rétablir les frontières de l’Empire au moment de sa plus grande extension et vont être les vrais hériters des Byzantins. On va constater une réelle continuité dans l’architecture, les relations commerciales et la même volonté d’être un Empire Universel sur le principe d' »Un seul Dieu dans le Ciel, un seul Maître sur la Terre ». Il est totalement faux de dire que les Turcs furent colonisateurs, c’est d’abord un anachronisme et ensuite montrer une bien mauvaise connaissance de la réalité historique. Les Turcs ont pris le pouvoir dans des royaumes ou ils ont d’abord servi de mercenaires et c’est tout naturellement qu’ils ont succédé au pouvoir à leurs anciens maîtres, sans véritables batailles de conquète. Les autres régions qui passent sous leur contrôle conservent leurs traditions, coutumes, religions la meilleure preuve en est qu’aprés l’effondrement du pouvoir et de 5 à 7 siècles d’ « occupation » les futurs pays (La notion de nation étant inconnue avant le 19 ème siécle) n’ont rien perdu de leurs caractéristiques. Pas d’islamisation forcée, pas de volonté d’hégémonie culturelle, ni les Grecs, ni les Arabes ni aucun peuple de l’Empire n’ont jamais eu à apprendre que leurs ancêtresétaient originaire de l’Altaï, comme les Africains ou les Guyanais à qui les Français inculquaient sans rire que leurs ancêtres étaient les Gaulois! Au contraire, les Turcs vont réussir une synthèse extraordinaire des talents dans les domaines artistiques, artisanaux, commerciaux et politique. Même dans le domaine religieux, bien que la religion officielle soit figée et présente une grande force d’inertie, la religion populaire d’Anatolie est un syncrétisme extraordinaire de croyances animistes, chrétiennes, musulmanes qui va permettre d’ailleurs une continuation du métissage entre les populations. Ceci jusqu’à la radicalisation du 19ème siècle sur les idées nationales et, disons le, racistes, instillées par la propagande des Européens qui avaient trouvé en elles un moyen de démanteler cet Empire qu’il nommaient eux même « l’homme malade de l’Europe »qui leur interdisait l’accès aux champs de pétrole. Les Français oublient leurs alliances militaires et économiques avec les Ottomans contre les Empires Germaniques et Austro-Hongrois, François 1er va développer des relations avec Soliman contre Charles Quint, les rois suivants vont accueillir des ambassades et signer nombre de traités avec « La Porte ». Au dix huitième siècle une véritable « turcomanie » va saisir les Arts, les Lettres, la Musique. Le système politique et social va intriguer et même provoquer une certaine admiration, comment oublier ces « Lettres Persanes » qui n’évoquaient pas la Perse mais la cour et les us au pays du « Grand Turc ». Comment passer sous silence le Bourgeois Gentilhomme qui s’exclame « Quelle belle langue que ce turc »? Dans la musique l’ « Enlévement au Sérail » et « la Marche Turque » montrent l’influence culturelle Ottomane. On se met à ouvrir des cafés « à la turque » dans toutes le grandes villes d’Europe qui deviendront les creusets de la remise en question de la monarchie absolue. On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Qu’on le veuille ou non le monde turco-ottoman a profondément marqué de son empreinte l’Europe et participé à sa construction. Le prétexte religieux est tout aussi empreint de mauvaise foi (sans jeu de mot!), l’Islam est présent en Europe depuis belle lurette et même ne l’a jamais été autant! Constitue-t’il un péril pour autant? Qui peut croire que 70 millions de musulmans vont influencer les 300 millions de chrétiens au point de leur faire perdre leur âme? Au contraire, intégrer dans l’Europe un pays musulman mais laïc serait la démonstration pour le monde islamique qu’il n’y pas deux blocs en confrontation, Chrétiens contre Musulmans, mais que la frontière est sur des choix de société, démocratie contre théocratie, tolérance contre intolérance. La candidature à l’Europe a déjà profondément marqué la Turquie, qui fait évoluer ses institutions dans ce sens, le chemin parcouru est énorme même si il est encore insuffisant et on nierait cette évolution en arrêtant cette longue marche vers nos valeurs en donnant raison aux partis nationalistes et islamistes qui disent que le gouvernement se fourvoie dans ce choix?

    Répondre
  5. R. Ed.

    14/04/2004

    En Belgique,les parlementaires ont voté, accordant ce même droit aux étrangers non communautaires et cela malgré l’opposition des deux tiers de la population autochtone.Le seul parti qui était contre est celui que les partis en place désignent d’habitude de non démocratique,le Vlaams Blok. Ceux qui président à nos destinées ont-ils de la gelée de groseille à la place du cerveau,on pourrait se poser la question ?Ce n’est pas 70 millions de Turcs qui nous pendent au nez car il faut y ajouter 110 millions de turcophones qui obtiennent d’Ankara la nationalité turque quand ils en font la demande ! A méditer !Si la Turquie entre en Europe,j’irai habiter là-bas,sans Turcs,ils seront tous en Europe pour profiter du système .

    Répondre
  6. Martel

    11/04/2004

    Il est connu que l’Europe est une escroquerie démocratique, la France encore plus. Sinon comment expliquer que nos gouvernants s’acharnent, contre l’opinion publique majoritaire, à faire entrer en Europe un pays musulman asiatique ?!

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)