Brexit, élections et guerre culturelle

Posté le juin 21, 2016, 9:51
5 mins

Le référendum sur le Brexit, comme l’élection présidentielle américaine, voient deux camps s’affronter.

D’un côté, les « élites » (élus et technocrates de toutes sortes, cadres des banques et grosses sociétés) qui tiennent au statu quo bénéfique pour elles et qui veulent verrouiller les votes futurs en achetant – avec l’argent des contribuables de nouveaux électeurs, immigrés et dépendants, et en répandant de grandes frayeurs chez les électeurs déjà présents.

De l’autre côté, les peuples britannique et américain qui se rebiffent, car ils ont compris la menace.

Ces peuples tentent de renverser une situation quasi-désespérée. Ils veulent retrouver leur souveraineté, leur droit à se gouverner eux-mêmes, plutôt que d’être soumis aux diktats des oligarques, leur droit de commercer librement et d’accueillir qui ils veulent – et en quelle quantité.

Les peuples ont pour eux le nombre, mais il faut compter avec les pouvoirs exorbitants que détiennent les élites.

Aux États-Unis, après le massacre d’Orlando, Trump a fait un discours magistral sur la sécurité nationale et le laxisme criminel des politiques socialistes politiquement correctes qui, partout, favorisent les ferments islamistes et garantissent d’autres attentats et l’escalade de l’horreur comme nous venons de connaître en France.

Ce discours contrastait avec ceux d’Obama et de Hillary Clinton, toujours dans le déni et plus préoccupés de désarmer les Américains, comme le sont les Européens, que d’adopter les mesures adéquates contre le terrorisme islamique.

Hillary Clinton, qui, jusqu’ici, n’avait aucune justification à briguer la présidence (si ce n’est qu’elle est une femme et que c’est son tour), vient même de se trouver un thème censé faire oublier son incompétence, les scandales innombrables qui résultent de sa corruption et son hypocrisie monumentale : Barrer la route à Trump !

Car Trump a, pour la première fois, émis tout haut les doutes que les électeurs éprouvent depuis longtemps sur les probables « sombres motivations » d’Obama.

Il est triste de voir une partie de l’appareil républicain, une fois de plus, se ranger du côté des « démocrates » en une coalition dressée contre la volonté populaire souveraine pour fustiger Trump.

On savait ce qu’il y avait derrière ces faux républicains et faux démocrates, mais l’enjeu de la campagne actuelle, la survie de l’Amérique ou celle de leurs intérêts particuliers, les force à tomber le masque.
Même chose en Grande-Bre­tagne. Là aussi, les élites, par pans entiers, sont passées à gauche. Ce sont désormais surtout les peuples qui défendent les valeurs de droite.

Toutes les élites fusionnent au-dessus des peuples dans ce que Michaël Knox Beran appelle « la gauche transnationale ».

Cameron n’a plus rien d’un conservateur, encore moins d’un Tory. Lui et certains de ses ministres sont apparus prêts à toutes les bassesses pour rester dans l’Union européenne et sauvegarder leur place, allant jusqu’à passer des accords avec les syndicats et à s’entendre avec Merkel pour qu’Erdogan, contre quelques millions d’euros, retienne les « réfugiés » syriens jusqu’au 23 juin ! Après cette date, le déluge ?

Pour ne pas être en reste avec ses pairs dans l’hyperbole, Do­nald Tusk, président du Conseil européen, a annoncé « la fin de la civilisation occidentale » – rien de moins ! –, si le Brexit l’emportait.

Entendre cela de la part de ceux qui font justement tout pour enterrer l’Europe et sa civilisation est assez risible.

Les Anglais ont réussi à rassembler un mouvement populaire extraordinaire contre le monstre technocratique qu’est l’Union européenne, et les Américains ont Donald Trump.

Nous, nous n’avons aucun mouvement, aucun champion, mais nous avons Donald Tusk ! Cela résume assez bien leur chance et notre misère.

Acheter le livre ici

5 réponses à l'article : Brexit, élections et guerre culturelle

  1. druant philippe

    27/06/2016

    La propaganda abteilung du Nouvel ordre mondial a même laissé entendre que des brexitiens se mordaient les doigts d’ avoir voté pour le out UE ! MDR !

    Répondre
  2. BRENUS

    26/06/2016

    Depuis le vote du « brexit » les pleureuses et autres medium vous invitent à vous couvrir la tête de cendres. Il faut expier cette abomination du refus de cette « europe », si prisée par les profiteurs de tous poils qui craignent de perdre une partie de leurs pouvoirs. Vexés aussi qu’ils sont de constater que des « sans-dents » se soient permis d’émettre une opinion. Nous avons même eu droit au clip d’une soit disant britannique bien typée orientale qui se déclarait honteuse d’appartenir a ce pays. J’aurais aimé pouvoir lui répondre qu’a la limite elle pouvait tenter sa chance dans le pays de ses parents lequel est peut être aussi encore le sien également, comme nombre de ces bi-nationaux qui exigent tout de leur patrie d’accueil, mais refusent aux « natives » le droit d’exister; En s’étonnant qu’ils ne se soient pas encore jetés à la mer eux mêmes comme les lemmings suicidaires programmés. Il faut voir les reportages des petits marquis de la City, genre traders, clamant qu’ils se sentaient avant tout européens et même citoyens du monde. Quand sa gamelle est pleine, le chien protégé se fout bien de ses congénères qui doivent fraire les poubelles pour vivre. Pour le reste, je ne suis pas inquiet pour l’Angleterre qui a toujours su tirer les marrons du feu et le fera encore cette fois. D’ailleurs il est à noter que le lendemain du résultat, la bourse de Londres était celle qui avait le moins chuté. Que les économistes à la mie de pain, genre Lenglet (le bien nommé) aillent cracher leurs valdas ailleurs. Sans parler des gens-foutres qui exigent un second référendum pour corriger les résultats du premier.

    Répondre
  3. vozuti

    25/06/2016

    Le peuple britannique est le premier à avoir eu le courage de dire non à cet empire mondialiste islamophile et malfaisant qui tient en esclavage les peuples européens et américains.les parasites nuisibles,au pouvoir,qui prospèrent sur le dos des populations et les étouffent de plus en plus, viennent de subir leur première défaite. Tout leur pouvoir est basé sur la manipulation mentale exercée par les médias.lorsqu’une population cesse de croire aux médias,nos « élites » autoproclamées redeviennent des petits escrocs désespérés de constater que les proies dont ils dépendent se raréfient.

    Répondre
  4. quinctius cincinnatus

    24/06/2016

    Le BREXIT c’ est avant tout le rejet par les électeurs du R.U. d’ une TECHNOCRATIE NON ELUE ET SOUMISE AUX  » GRANDS INTERÊTS étrangers  » … que ce rejet vienne de la Nation qui a inventé la démocratie élective moderne n’ est en rien surprenant

    une autre Nation, elle aussi  » commerciale « , suivra : les Pays-Bas

    les cartes … géographiques européennes sont redistribuées :

    l’ Ecosse exigera un référendum pour se déterminer sur son indépendance et la Catalogne mènera une pression d’ enfer pour son indépendance elle aussi ( avec les Baléares, une partie de la province de Valence et pourquoi pas le Roussillon ! Quant au Pays Basque l’ agitation risque bien de reprendre de chaque côté de la frontière … montagneuse

    le Jacobinisme de Bruxelles restera cependant toujours aussi menaçant pour les peuples et les nations

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      24/06/2016

      bonne semaine prochaine à tous : je pars faire une randonnée ornithologique en … Aragon

      Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)