Les guerres perdues de la République

Posté le 29 août , 2017, 3:47
11 mins

J’en connais trois : celle de 1940, celle d’Indochine et celle de l’Algérie, trois défaites désastreuses en quelques décennies. Je n’oublie pas, pour autant, les défaites de la monarchie et de l’empire, celles – fameuses – qui ont précédé, Azincourt en 1453, Waterloo en 1815, et 1870 avec les Prussiens proclamant à Versailles l’empire germanique dans la Galerie des glaces, à la grande satisfaction des tenants de la République qui voyaient dans cette défaite humiliante la fin de l’empire de Napoléon III.

On ne peut franchement pas dire que cette série constitue un titre de gloire et de fierté ! Je me limiterai cependant ici à ce que j’ai constaté moi-même, comme, d’ailleurs, beaucoup d’autres témoins.

En 1939, la France déclara la guerre à l’Allemagne, après la Grande-Bretagne, en vertu de son alliance avec la Pologne, sans pour autant vouloir faire la guerre. La saignée de la Première Guerre mondiale (1 357 000 jeunes fauchés et 3 595 000 blessés, le nord-est de la France en ruines) avait dissuadé les Français de se lancer dans une nouvelle tuerie. Ils se croyaient à l’abri de la ligne Maginot, puissante fortification comportant, à la frontière de la Belgique, une porte grande ouverte pour laisser passer les Panzers allemands. De plus, une partie non négligeable de l’armement de nos armées, notamment 200 avions et 47 canons de 75, avait été offert aux communistes et anarchistes de la guerre d’Espagne, sur ordre du Front populaire alors au pouvoir. L’aide soviétique achetée à prix d’or par Madrid était débarquée à Dunkerque et au Havre et envoyée en wagons plombés aux communistes espagnols sous la haute surveillance de Pierre Cot et de Jean Moulin. 10 000 Français s’étaient engagés dans les Brigades internationales, dont André Marty, appelé le « boucher d’Albacete », réputé pour sa cruauté et futur député de notre parlement, et André Malraux, qui devint l’un des principaux collaborateurs du général De Gaulle. Évitons d’en dire plus…

La France, mobilisée en 1939, était, en fait, moralement démobilisée. De nombreux appelés passaient leur temps à boire, à jouer aux cartes et aux boules. Alors, il arriva ce qui devait arriver. L’armée française fut culbutée en quelques semaines, laissant aux Allemands 2 millions de prisonniers et un pays transformé en un centre de loisirs, une sorte de Disneyland avec Folies bergères et bordels pour les armées allemandes. Dans la panique, on alla chercher un vieux maréchal à qui un parlement en débandade confia les pleins pouvoirs. Ce maréchal, à 85 ans, évita le pire, c’est-à-dire un gauleiter allemand comme en Pologne.

Mais voici, ô miracle, qu’en 1944, la France se libéra toute seule – oui toute seule. Ayant eu naguère l’impudence de dire que les armées américaines et anglaises étaient pour quelque chose dans cette libération, je me suis fait vertement rabrouer. D’autant plus que j’avais rappelé que les bombardements alliés libérateurs avaient tué 67 078 civils, hommes femmes et enfants et en avaient blessé 70 000, détruisant des villes entières.

Il se trouve qu’assez peu de temps après ces événements, il me fut donné d’observer de près en Indochine une autre défaite, celle de Dien Bien Phu.

La France voulait à tout prix, après la débâcle, retrouver son rang (« rebâtir sa grandeur », disait De Gaulle) et, à cette fin, conserver l’empire colonial en Extrême-Orient comme en Afrique. C’était, hélas, aller là à contre-courant de l’Histoire et du bon sens. Comment la France épuisée de 1945 pouvait-elle gagner une guerre à 12 000 km de ses frontières, contre, en réalité, la Chine qui avait massé un million d’hommes aux frontières du Tonkin, prêts à intervenir en faveur du Viet Minh, dirigé par Hô chi Minh, éduqué par le Parti communiste français, un parti qui militait ouvertement contre l’engagement de l’armée française – ceci en pleine intelligence avec l’ennemi, à tel point que les trains sanitaires de militaires blessés qui, de Marseille, regagnaient Paris, étaient attaqués par les communistes, non pour soigner les blessés, bien sûr, mais pour les achever. Et ce fut Dien Bien Phu, imaginé pour « casser du Viet », et assurer la protection du roi du Laos, fidèle à la France – qu’on laissa mourir de mauvais traitements dans un camp de concentration, sans rien faire pour le sauver. Je rappelle, à ce sujet, que les camps de prisonniers faits par le Viet Minh dans le Haut-Tonkin avaient une mortalité supérieure à celle d’Auschwitz. Un enseignant français, militant du PCF, y opéra en tant que commissaire politique et tortionnaire. À son retour en France, il fit une belle carrière… J’ajoute que, vaincue à Dien Bien Phu, la France abandonna ceux qui l’avaient servie au péril de leur vie.

Quelques années plus tard, toujours en Indochine, mais cette fois-ci au Cambodge, la France fut, pendant un temps, favorable aux Khmers rouges, parce qu’ils étaient considérés comme les fidèles soldats de « monseigneur le prince Sihanouk », grandement respecté parce que gaulliste et anti-américain, alors que les Khmers rouges perpétraient l’un des plus terribles génocides de l’humanité, tuant des millions de Cambodgiens.

Chargé, depuis notre ambassade à Bangkok de suivre la situation au Cambodge, lorsque les Khmers rouges ont attaqué Phnom Penh, je serais en mesure de donner sur ce drame des informations aussi significatives qu’accablantes ! En tout cas, avant cela, comme beaucoup d’autres, je me suis étonné du discours prononcé à Phnom Penh en août 1966 par le général De Gaulle, qui condamnait la politique des États-Unis dont on avait sollicité en 1953 l’appui aérien. Le seul point positif dans cette lamentable défaite fut l’aide apportée aux Vietnamiens catholiques qui fuyaient le régime communiste, les « boat people », sauvés par milliers grâce à l’action personnelle de Bernard Kouchner.

Comme l’armée française en Indochine comptait de nombreux effectifs maghrébins, surtout marocains, ceux-ci, rentrées chez eux, militèrent tout naturellement pour l’indépendance. Les « Viets » sont indépendants, pourquoi pas nous ? Et l’on obtint ainsi la troisième guerre perdue de la République, celle d’Algérie. Il fallait, là aussi, à tout prix, conserver l’Afrique du Nord, cette vaste région du Maghreb, vagues anciennes possessions de l’empire ottoman, que les colons français transformèrent en une région développée, avec une administration, des écoles, des voies de communication, des hôpitaux, mettant fin à la guerre qui opposait depuis des siècles Berbères et Arabes. Mais c’était, là aussi, aller contre le courant de l’Histoire, contre ce que voulaient Roosevelt et son ami Staline, qui soutenaient les pays arabes nouvellement indépendants, lesquels soutenaient la rébellion algérienne. Il fallut finalement, après avoir perdu beaucoup de jeunes Français, tout abandonner. Des centaines de milliers de Français qui perdirent tout ce qu’ils possédaient, et même la vie pour beaucoup d’entre eux.

Aujourd’hui, les résultats sont là. Ils sont indéniables. Non seulement la France a perdu ces guerres, mais elle continue à en mener d’autres, au Sahel africain, et à l’intérieur même de ses frontières, où résident des millions de migrants, en majorité musulmans, qu’ont fait venir dans nos villes et nos villages des démagogues bien connus – le regroupement familial –, ces migrants étant nourris logés et soignés aux frais du contribuable. Alors, certains d’entre eux, en reconnaissance, commettent des attentats meurtriers approuvés en silence par nombre de musulmans. Demandez ce qu’en pensent les blessés, handicapés à vie.

« La guerre en France même », comme l’a dit l’ancien Premier ministre Manuel Valls, l’insécurité générale, le chômage de masse, une dette qui conduit à la cessation de paiement, un déficit commercial abyssal, la fiscalité la plus lourde du monde, voilà le résultat global de la gouvernance française. Le manque de jugement des responsables politiques depuis 72 ans est stupéfiant. Attendez la suite !

ARTICLE PRÉCÉDENT

Hauts fonctionnaires

ARTICLE SUIVANT

Du vent dans l’atome

16 Commentaires sur : Les guerres perdues de la République

  1. Gérard Pierre

    31 août 2017

    Gérer une crise, ça consiste à l’anticiper en éradiquant tout germe repéré, susceptible d’évoluer en vecteur de cette crise à venir.

    De ce point de vue, les ‘’gouvernants‘’ de la république française, quel que soit son numéro, n’ont pas fait montre de grandes capacités en matière de gestion de crises, qu’il s’agisse de crises sociales, économiques ou diplomatiques.

    Dans son exposé, monsieur Christian Lambert ne fait pas mention de la première guerre mondiale.

    Or, si ce n’est peut-être pas une guerre perdue, … aux yeux de l’Histoire Officielle, … ce n’est pas pour autant une guerre gagnée.

    C’est une guerre gagnée par défaut, une guerre qui aura nécessité le concours de multiples forces étrangères pour qu’un léger zéphire fasse tomber la ‘’victoire‘’ du bon côté des tranchées, tant les troupes en présence étaient aussi exténuées de part et d’autre !

    La vaillance de millions de jeunes hommes offrant leurs poitrine à la mitraille de l’ennemi tint lieu de sens tactique à des dizaines de généraux cacochymes, obtus et vindicatifs ! …… La terre de Verdun, d’Argonne, de la Somme, de l’Artois, a été nourrie de la chair déchirée de millions d’êtres.

    Une guerre gagnée, ce n’est pas ça ! …… ça ne peut pas être ça !

    Les Israéliens, eux, savent gagner des guerres, …… qu’au demeurant ils ne cherchent jamais à déclencher, …… des guerres dont ils anticipent suffisamment tôt les scénarios :

    – 1948 : guerre d’Indépendance,
    – 1956 : campagne de Suez, avec les Britanniques et les Français, dont ils sauront tirer toutes les leçons, …… surtout diplomatiques,
    – 1967 : guerre des six jours,
    – 1973 : guerre du Kippour,
    – 1982 : guerre du Liban
    – …… et plus récemment ‘’caressage de côtes‘’ du hamas, à Gaza !

    Au XXIième siècle, les ‘’gouvernants‘’ de la république française n’anticipent toujours rien !

    Dédaignant les leçons du passé, ils font même pire !

    En 1940, c’est l’occupation ennemie qui généra la collaboration !

    Depuis que nous sommes entrés dans … L’ÈRE DE L’INVERSION … c’est la collaboration qui génère l’occupation ennemie !

    Et, depuis le temps qu’elle existe, depuis le temps qu’elle produit ses innombrables incuries, depuis le temps qu’elle ne cesse de nous apporter déboires sur déboires, personne ne se pose la question de savoir si, … LE VRAI PROBLÈME, … ce n’est pas précisément la république, dans son essence même ! ! !

    Il serait grand temps de commencer à réfléchir à cette question au lieu de nous lamenter de nos maux, …… sans envisager d’y remédier enfin !

    Répondre
  2. Laudance

    30 août 2017

    La suite ? C’est la quatrième grande défaite dont Lambert Christian n’a pas parlé, celle en cours actuellement dans un pays déjà truffé de zones de non-droits et de territoires perdus de la République, dans une France lâchée par ses élites encore élues par une minorité et par ceux qui se sont abstenus, une fois de plus. En résumé, une nation abandonnée par ses propres citoyens qui n’ont même plus leur instinct de survie, leur horizon se limitant aux prochaines vacances d’été à la mer, à celles de ski l’hiver et aux frigos encore bien remplis. Mais contrairement aux précédentes guerres perdues, la nouvelle défaite déjà actée a été infligée à la République devenue bananière avant même le début du combat à mener et qui ne l’a pas été, le drapeau blanc ayant été hissé depuis longtemps. Une telle défaite placée sous le signe du renoncement s’annonce évidemment irrémédiable. Elle est de celles dont un Etat ne se remet pas et qui ouvre la porte à une disparition pure et simple : celle d’une civilisation moribonde qui préfère le suicide au combat.

    Répondre
  3. quinctius cincinnatus

    29 août 2017

    si on faisait le bilan de nos guerres il serait dans le … rouge

    Répondre
    • Gérard Pierre

      31 août 2017

      Vous avez un sens de la formulation que, sur ce point précis, je partage assez volontiers !

      Répondre
  4. BRENUS

    29 août 2017

    Pour y avoir participé (à l’insu de mon plein gré, comme dirait l’autre) , je dirais qu’il est faux de prétendre que la France a perdu la “guerre” d’Algérie. Bien au contraire : le FLN était sur les rotules lorsque De Gaulle a décidé – et il avait raison – qu’il fallait arrêter les frais avec ce territoire à emmerdes permanentes et les problèmes perpétuels que posaient ses habitants muzz. Par contre, je lui reproche de n’avoir pas maintenu la loi martiale partout où l’armée tenait le terrain, en suivant le ressac des populations européennes ou berbères alliées, plutot que de les laisser massacrer. Il eut été très facile et à peu de frais de tout foutre en l’air sur chaque partie de territoire laché, en protégeant les notres. Ce sera une tache indélébile sur son nom. Plutot que cette connerie de plan de Constantinople qui n’a été que le début de l’assistanat de gens qui nous détestaient. Et nous détestent encore. En toute bonne logique, que les algériens veuillent prendre leur destin en main et virer les européens, pourquoi pas. Mais qu’ils se démerdent et n’aient aucune prétention à visa, séjour et autres turpitudes chez nous. Y compris pour les français de papiers à qui j’indique la direction du sud profond. Quand des connards, nourris et assistés par la France depuis 3 générations ici, continuent d’ouvrir leur gueule, je ne comprends pas que des politiques courageux ne leur rappellent pas que notre pays n’est pas une prison et qu’il serait souhaitable qu’ils dégagent dans les bleds de leurs ancêtres dont nous n’avons rien à foutre, ayant payé beaucoup trop en regard des services rendus. A l’autre bout de l’histoire, Azincourt est la démonstration parfaite de la connerie des guerriers français de l’époque : les anglais refluaient, malades en sus et il suffisait de les maintenir pour les voir crever les uns après les autres. Mais surtout pas mener une charge de cavalerie dans des bourbiers ou les chevaliers tombaient bloqués dans leurs armures et à la merci des couteaux et épées des égorgeurs anglais, comme des tortues renversées sur le dos. Mais ces cons voulaient le “panache” et ont offert le pays aux envahisseurs parasites d’outre manche. Dans le genre, et en situation bien moins favorable pour lui Charles V a su user les anglais qui sont repartis penauds et sans rien. Louis XI n’était pas mal non plus, malgré la traitrise de nombre de nobles.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      29 août 2017

      vous avez soulevé un trait de caractère important et qui peut apparaître comme propre à la nation française : oui, c’ est toujours ce ” panache “, ou plus prosaïquement, ou trivialement, ce manque de jugement et de modestie, qui nous a perdu et qui continue à nous perdre … en tous domaines !

      Répondre
      • Gérard Pierre

        31 août 2017

        Question ‘’panache‘’, la cavalerie Polonaise, …… chargeant sabre au clair contre les Panzers allemands qui les dégommaient tous, hommes et chevaux, jusqu’au dernier, sans dénombrer un seul blessé dans les rangs nazis, …… n’était pas mal non plus dans le genre « héroïsme improductif » ! ! !

        Répondre
        • quinctius cincinnatus

          31 août 2017

          Beaucoup de points … historiques communs entre nous, les Français, et eux, les Polonais, car eux aussi furent la plus grande Nation de l’ Europe Centrale comme nous de l’ Europe Occidentale … de même que le Catholicisme d’ Etat

          Répondre
      • BRENUS

        31 août 2017

        C’est exact : je déteste cette notion de “panache” qui est pour moi la marque de la plus profonde imbécilité. De plus, elle est contraire à ma propre nature. Quelle jouissance interne de gagner “sans panache”, mais totalement. Surtout sur des ennemis prétentieux et fanfarons . Il faut parfois du temps et beaucoup de modestie, mais, pour une fois, je vais citer un proverbe arabe “assieds toi au bord de l’oued et tu verras passer le cadavre de ton ennemi”.

        Répondre
        • quinctius cincinnatus

          31 août 2017

          Proverbe qui traduit toute la patiente sagesse que ne peut inspirer que le plus profond FATALISME … Typiquement arabe

          Répondre
    • Le Ket

      30 août 2017

      EXACT ! En Algérie, l’armée française était vainqueur sur le terrain et les rebelles du FLN à genoux ! Le gouvernement a du sortir de prison les chefs du FLN (comme Si Salah) pour avoir des “négociateurs” avec qui traiter … LA-MEN-TABLE ! ! !
      Quant à l’Indochine, notre devoir de mémoire nous oblige à se souvenir que ce sont d’abord les Japonais qui ont armé le Viet-Minh en 1945, en ayant aussi commis des atrocités à Langson. Puis, ce sont les américains qui ont “conseillé” Ho Chi Minh et Giap dans la foulée, en armant eux aussi les terroristes du Viet Minh en 1945/1946, car ceux-ci ne voulaient pas entendre parler d’Indochine Française ! La Pensée Unique et les laquais du Nouvel Ordre Mondial font en sorte que toutes ces pages d’Histoire ne soient plus enseignées à nos élèves… Gloire à ceux qui ont succombé au nom des trois couleurs !

      Répondre
      • quinctius cincinnatus

        31 août 2017

        hé oui, mais Guy Millière va nous expliquer pourquoi il nous faut tous être aveuglément américanophiles et israélophiles

        Répondre
        • Gérard Pierre

          31 août 2017

          Pourquoi lier mécaniquement Américanophilie et Israélophilie ?

          À bien des égards, …… notamment sous Obama, …… les Israéliens ont pu avoir de bonnes raisons de douter de l’appui de leur ‘’allié‘’ américain !

          Répondre
          • quinctius cincinnatus

            1 septembre 2017

            lire dans Foreing Policy l’ article de David Rothkopf , rédacteur en chef du site, et Juif américain : ” Obama s’ est toujours comporté en ami d’ Israël “

          • Gérard Pierre

            2 septembre 2017

            Comme référence ‘’impartiale‘’ on devrait pouvoir trouver mieux que ce monsieur David Rothkopf !

            Bien qu’il soit Juif, ça ne constitue pas un brevet d’objectivité en ce qui concerne la politique à l’égard d’Israël, surtout chez les Juifs américains !

            Ce monsieur a fait partie de l’administration Clinton et reconnaît avoir voté deux fois pour Obama ! …… Il ne va donc pas cracher dans la soupe qu’il a lui-même mitonnée !

            Pour autant, je ne suis pas sûr que la position d’Obama en matière de nucléaire iranien ait rendu service à Israël ! …… Obama a toujours été d’une grande ambiguïté envers Israël ! …… Avec un ‘’allié‘’ comme lui Israël n’avait plus besoin d’ennemi !

          • quinctius cincinnatus

            2 septembre 2017

            oh vous savez bientôt Benjamin et Madame auront [ encore ] des comptes à rendre à la Justice … aussi digne que Chirac VOTRE Benjamin !

Répondre

  • (pas publié)