La volonté d’Alexis

Posté le septembre 04, 2005, 12:00
7 mins

Quand je dénonce la dictature médicalo-pharmaceutique ou parle de “religion médicaliste”, certains de nos lecteurs trouvent que j’exagère. L’histoire du jeune Alexis vient, hélas, de confirmer leur effrayante réalité. Je rappelle les faits : Un jeune garçon de 15 ans, Alexis G., est atteint d’un cancer du système lymphatique (maladie de Hodgkin). Les cancérologues du CHU d’Angers voulaient pratiquer sur le jeune homme une autogreffe de moëlle, supposée favoriser sa guérison. Les parents s’opposaient à cette intervention, qu’ils estimaient dangereuse et inutile, et voulaient soustraire leur garçon à l’équipe soignante. Celle-ci alertait alors le Parquet d’Angers et une décision stupéfiante était prise contre l’autorité parentale et la propre volonté du jeune patient par un juge pour enfants du Mans. Alexis était “assigné à résidence” au CHU d’Angers, sa famille étant réduite à un droit de visite réglementé.
Allait-on pratiquer l’intervention de force ? On n’osa tout de même pas. Les parents d’Alexis entamèrent une procédure. Et le 26 juillet 2005, la Chambre des mineurs de la Cour d’Appel d’Angers, réunie en urgence, annula la décision de placement d’Alexis, lui rendant la liberté de choisir son centre de soins.
Ses parents avaient émis depuis longtemps une préférence pour l’hôpital Avicenne de Bobigny et le service du Dr Nicole Delépine. C’est un service de cancérologie pédiatrique unique en France où l’on pratique une thérapie controversée mais réputée efficace. Le Dr Delépine avait assuré les parents qu’Alexis n’était pas en danger et n’avait nullement besoin d’autogreffe. “C’est ce que je souhaitais depuis longtemps” a déclaré le jeune homme en se disant “soulagé”. Je présume que toutes les familles de France le sont aussi. Eh bien, elles ont tort ! Car la Cour d’Appel n’a pas autorisé Alexis à rentrer chez lui et il a dû se rendre directement à l’hôpital Avicenne. Que se serait-il passé si Alexis et ses parents avaient refusé toute hospitalisation et avaient voulu choisir un traitement alternatif non reconnu par le Ministère de la Maladie (du genre Solomidès, Beljanski, Naessens, Hamer, etc.), mais qui a fait ses preuves depuis des décennies ? De quel droit un tribunal de la République prétend imposer à un citoyen de se faire hospitaliser, en quelque établissement que ce soit, s’il ne le veut pas ? Et un garçon de 15 ans est parfaitement capable de savoir ce qu’il veut ou ne veut pas. Alexis s’est d’ailleurs exprimé avec beaucoup de bon sens à l’émission “7 à 8” de TF1 dimanche dernier, révélant les pressions inqualifiables exercées sur lui et sa famille par les médecins d’Angers. “C’est ça ou la mort !” leur disait-on crûment. Le 9 juin 2005, le Comité consultatif national d’éthique a donné l’avis suivant : “Devant le refus d’un traitement par un patient, le médecin ne peut passer outre.” J’ignore si cet avis a été suscité par le cas d’Alexis, mais il lui est parfaitement adéquat. Cependant il ne précise pas si le patient peut refuser tout traitement, et c’est cela seulement qui garantirait la liberté individuelle, agressée de tous côtés par la cléricature médicale. Par exemple, les vaccinations obligatoires ne sont-elles pas une atteinte intolérable à l’intégrité physique de l’individu? Aujourd’hui, on pollue le sang des nourrissons avec des cocktails de vaccins dont on minimise frauduleusement les dangers et les risques, aucune statistique sérieuse des nombreux accidents vaccinaux n’étant effectuée. Sans parler de la détérioration à long terme du système immunitaire.
Trop de médecins, surtout hospitaliers, se conduisent comme les prêtres médiévaux de l’Inquisition. Nous sommes d’ailleurs en plein moyen-âge de l’Église médicaliste. Bardés de bonne conscience, imbus de leur prétendu savoir, ils se croient missionnés pour “sauver” le cancéreux à tout prix, au besoin par la torture et contre sa volonté, et dans la plupart des cas ne le sauvent nullement.
Voici un siècle et demi, le grand médecin français Armand Trousseau avait organisé cette expérience dans la clinique médicale de l’Hôtel-Dieu : Il divisa en deux groupes cent malades atteints des mêmes affections; cinquante de ces malades furent soignés par les médicaments usuels et les cinquante autres n’en reçurent aucun. Au bout d’une année, le pourcentage des guérisons était exactement le même dans les deux groupes ! Bien sûr, on vous dira que, depuis, la médecine a fait des progrès. Sans aucun doute, puisqu’il y a dix fois plus de malades, dix fois plus de médecins et dix fois plus de médicaments, ces derniers causant souvent eux-mêmes des maladies. Tout va donc pour le mieux au Royaume du Caducée.

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10 réponses à l'article : La volonté d’Alexis

  1. TABRIKI

    11/02/2007

    club de santè driss lahrizi-tikiouine…..qui porte le nom de D.H.s.s…..veut collaborer avec les autres clubs de santè de monde entier….nous travaillons actualement…sur la lutte contre le sida par l’approche des  educateurs pairs……….

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  2. catherine joua

    25/11/2005

    L’auteur de cet écrit ne lit a priori pas la presse. ce n’est pas le CHU d’Angers qui a entamé une procédure contre les parents d’Alexis afin de réaliser une intervention chirurgicale mais le CHU du Mans ! Alexis a été placé par la justice en résidence au CHU d’Angers durant 3 semaines puis il est partie pour le région parisienne comme on le sait. Les hôpitaux ne sont pas remplis de coupeurs de têtes et de tortionaires comme vous le prétendez ! Jamais un médecin n’oblige un patient à prendre un traitement ou à l’opérer contre son gré ! On est au 21ème siècle Monsieur et non au Moyen-âge. A l’évidence, vous n’êtes pas allé depuis longtemps dans un centre hospitalier et j’espère que la vie ne vous enverra jamais aux urgences par un malheureux accident ou par maladie auquel cas les médecins auront le dure tâche de vous sauver la vie… et avec votre consentement j’espère !!! mais si vous préférez trépasser, dites leur tout de suite, d’autres pauvres maldes attendront derrière vous(hélas). Les services de soins palliatifs existent dans tous les CHU vous savez et ils ne sont pas fait pour les chiens ! Je dois avouer que je trouve votre discours en général et votre méconnaissance du sujet du cas d’Alexis écoeurant

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  3. Mengele

    11/09/2005

    Je souscris aux façons de voir de Pierre Lance. Je pense que chez lui le mot libéral suscite avant tout la notion de liberté : liberté d’abord de penser par soi-même, liberté de le dire même si ça choque des naifs (comme « cast » ci-dessus), d’avoir une morale qui est pas nécessairement celle pronée par un ayatolah fut-il de blanc vétu, et surtout celle de se faire soigner comme on l’entend meme si ça ne répond pas à un dogme, même si ça n’enrichi pas la Mafia officialisée. Pour en venir au sujet médical, en France la médecine classique, par suffisance et intérêt, s’est laissée piquer entre autres plusieurs grands thèmes : l’influence du psychisme, l’influence du régime de vie et plus généralement la recherche de la cause. Il est vrai que ce dernier thème n’est pas rentable financièrement, puisque qu’un bon malade est un malade qui le reste. On n’est pas dans la Chine ancienne où le médecin était payé pour garder le malade en bonne santé. Enfin, à l’intention des crétins qui ne croient pas aux médecines douces (naturelles et autres), je précise que j’ai connu des cas tragiques (dont une môme qui devait étre trépanée pour épilepsies violentes) recouvrer une santé de façon incroyable après qu’un gérisseur eut trouvé la cause de leur problème : allergie alimentaire dans le cas précité ! Pour les crétins encore, n’allez pas me faire dire qu’il n’y a pas d’incapables ou de filous dans les praticiens de médecines douces ni que tout peut être solutionné en évitant la médecine classique, mais il faut chercher partout et ne pas s’en remettre à des doctes souvent limités par leur intéret et leur orgueil, confortés par les pouvoirs publics, aussi irresponsables que les juges de notre ripoublique, et qui préconisent toujours le canon quand parfois un tue-mouche pourrait suffire.

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  4. Guillermo

    10/09/2005

    L’attitude rétro de notre Nomenklatura médicale a fait prendre un retard considérable à notre médecine. L’Ordre des médecins à rejeté bien des découvertes ou des mesures de bon sens, pour les reprendre à leur compte parfois avec 20 ans de retard. A ce propos on remarquera aussi les pharmacies qui après avoir boudé longtemps les compléments alimentaire y vient en force. Ceci dit, ce n’est pas toujours avec le succès escompté. En effet, « l’hygiène naturelle » ne va pas toujours de soi pour la pharmacie. Le client a d’avantage confiance dans les boutiques bio. Il est vrai que les pharmaciens n’ont aucune gène à ioniser leurs gélules pour la conservation, à servir encore des colorants, à vous mettre divers additifs chimiques, et à abuser du très controversé aspartam (fabricant : Monsanto).

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  5. touane

    08/09/2005

    l’humain c’est tellement détourné de la nature qu’il ne lui viendrait même pas à l’esprit que les remèdes se trouvent dans la nature. Quand retrouverons-nous des diplomes en herboristerie, plus de naturopathes etc…La médecine aujourd’hui n’est qu’une course au clientélisme (nous ne sommes plus des patients mais des clients)

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  6. Rosanov

    07/09/2005

    A propos du commentaire de « cast » ci-dessus. Ainsi « cast » montre sa méconnaissance totale du sujet (bien sûr il va rétorquer peut-être qu’il est médecin urgentiste; peu importe). On se demande si ses propos ressortent seulement de l’ignorance crade ou de la mauvaise foi, dont il accuse d’ailleurs Pierre Lance. Il mélange allègrement cancer et transfusion. Le second est un cas d’urgence absolue, le premier se traite sur des mois ou des années, avec des perspectives tellement peu encourageantes lorsqu’on est traité par la médecine naturelle. Du reste devant la faillite fréquente des traitements proposés par la Mafia-Nomenklatura médicale, certains cancérologues se sont tournés d’eux-même vers les traitements naturels. Citons notamment le cancérologue Moulinier à qui le Conseil d’Etat a donné récemment raison face à l’Ordre des médecins, partant du principe que tout ce qui est suspecté de fonctionner est dorénavant permis même si la preuve absolue d’efficacité n’est pas démontrée, du moment que le traitement en question n’a pas fait la preuve de sa dangerosité. En fait, les médecines naturelles ont leur intérêt tout comme la médecine classique. Simplement il y a lieu que le patient puisse choisir à bon essient. Ce qui est épouvantable c’est l’attitude typiquement franco-française de l’ordre des médecins qui, contre vents et marées, cherche à garder ses prérogatives et sa propriété sur le patient. Or ce coorporatisme exacerbé fait du tord à tous les médecins allopathes (ce que beaucoup déplorent assez ouvertement en privé). Ceci en vient justement à cautionner le recours exacerbé aux médecines naturelles ainsi que la venue de nombreux charlatans sur ce marché. Ceci a aussi pour conséquence de faire prendre du retard à nos médecins, à notre médecine en général (classique ou naturelle). Il suffit de se balader sur les sites médicaux Canadiens ou Suisses pour s’en convaincre. Très souvent, les médecins classiques finissent par reconnaitre avec des années de retard des vérités connues par les médecines naturelles; l’exemple le plus frappant en est le lien de cetaines maladies comme les ulcères avec le psychisme. Ce retard concerne toute la prévention en général . Il y a quelques années quand vous étiez cardiaque votre médecin vous disait que c’était de famille, bref la faute à pas de chance : « Quoi la (mal-)bouffe ? Non mon cher ami, ça n’a strictement rien à voir ! Une huile frelatée n’a jamais abîmé un moteur ! ». On aurait été plus inspiré, plutot que de se cabrer dans la mauvaise foi au profit immédiat d’une minorité, de s’inspirer du modèle des pratriciens de santé Allemands, dont, soit dit en passant, les traitements et diagnostics reposent initialement sur une géniale découverte française : les analyses bio-électroniques. Bref bravo à Pierre Lance pour cet article si symptomatique d’un mal français. Il y a trop de corporatisme en France et surtout trop de perroquets comme « cast » qui lui servent de boulet. Oui ce pays n’a pas d’avenir; il est figé dans sa rigidité suffisante : les jeunes qui sont toujours plus nombreux à se barrer l’ont bien compris. Il est spécialisé pour allumer un bucher chaque fois qu’apparait un nouveau Galilée.

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  7. cast

    06/09/2005

    Au nom de quoi peut-on soigner un mineur contre l’avis de ses parents? Mais simplement au nom de la protection de l’enfance. L’auteur de l’article et les commentateurs montrent leur totale méconnaissance du sujet.Ils n’ont jamais vu un enfant atteint de péritonite où les parents refusent l’intervention en préférant des médecines « douces » chères à Lance,mais dont il faudra bien un jour faire le bilan en terme de morts injustifiées et de retard au diagnostic. Il n’ont jamais vu un enfant avec deux litres de sang dans le ventre dont les parents,témoins de Jéhovah, prétendent interdire la transfusion. Les exemples sont innombrables et beaucoup plus significatifs que le cas exceptionnel ,mais réel, mis en exergue par Lance avec la mauvaise foi qui le caractérise.

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  8. Didier

    05/09/2005

    M. Lance n’insiste pas assez sur la motivation des soigneurs de force : l’argent. C’est l’avidité et non une idéologie qui inspire les comportements médicaux aberrants. C’est d’ailleurs cela qui me rend de plus en plus méfiant à l’égard des médecins… Cela dit, les vaccins sont censés protéger non seulement la personne vaccinée mais aussi la population. Il y aurait donc un problème moral à refuser de se faire vacciner.

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  9. Gino

    04/09/2005

    A l’évidence ce pays marche complètement sur la tête. Parmis les personnes les plus dangeureuses figurent celles chargées de vous sauver.

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  10. Jean-Claude Lahitte

    04/09/2005

    Je retrouve dans cet article le bon (sinon le « vrai ») Pierre Lance qui s’attaque là à l’un des vrais sujets dont dépend aujourd’hui la liberté ou l’esclavage des Ocidentaux. Car, ne lui en déplaise, si (à mon grand regret, pour ce qui me concerne même si je ne suis ni un beni-oui-oui ni un prêchi-prêcha du catholicisme) l’homme prétendu moderne a déserté la religion, et abandonné la « confession » rédemptrice d’une religion qui, toujours selon moi, laissait aux hommes leur libre-arbitre, c’est pour se livrer pieds et poings liés aux gourous de la Médecine officielle, quand ce n’est pas – en plus – des psychiâtres. Quand on connaît la toute puissance de l’Ordre des Médecins (que l’on s’est bien gardé de supprimer alors qu’il avait été créé sous le Maréchal Pétain !)on sait que la France vit sous une véritable dictature qui n’a rien à envier à d’autres dans d’autres domaines. Une dictature à laquelle se soumettent, de gré ou de force, conditionnés qu’ils sont par les médias, les patients qui ne veulent rien entendre des mises en garde contre les dangers* des médicaments et des vaccins**. Quand osera-t-on dresser une liste complète des effets secondaires qui se manifestent plus tard – sans que l’on fasse le lien de cause à effet – par des Alzheimer, Parkingson, sclérose en plaque, etc.)? Sans parler du fait que l’on ne s’étonne pas du nombre croissant de « tarés », de « fous », et autres « anormaux ». Je pense d’ailleurs que, lorsque le public aura enfin ouvert les yeux, il retournera sinon vers la Religion salvatrice du Christ (n’en déplaise à Pierre Lance !) comme l’ont fait les Russes après la chute du Mur de Berlin, du moins aux vertus de la prière*** qui leur rendra sinon la santé, du moins la prise en mains de leur propre destinée. Ils sauront que ce n’est pas avec des petites pilules que l’on mérité la santé, que l’on peut « baiser », boire, fumer, etc. à volonté, etc.mais en ménageant son corps et en le traitant bien. Sans substances chimiques, sans adjuvants. Cordialement? Jean-Claude Lahitte * je citerai à ce sujet Pie XII : « Je m’insurge contre la médecine de troupeau qui asservit le malade aux appétots mercantiles des grands laboratoires et le bien portant aux appétits plus meurtriers encore des fabricants de vaccins. ». Je sais que cette « référence » papale en fera sursauter plus d’un, mais je suis de ceux qui n’hésitent pas à prendre des propos de bon sens jusque chez Lénine ou Mao … ** pour lesquels ont ne comptabilise que les « accidents » survenus immédiatement après leur injection *** un pharmacien de la rue Lecourbe à Paris avait osé prôner dans sa vitrine les vertus de la prière par rapport aux médicaments. Ce qui,lui avait valu un rappel à l’ordre par l’Ordre des Pharmaciens, après avoir été dénoncé par une voisine appartenant à une « ethnie » qui se plaint toujours (à juste titre ) de la « période sombre » de notre Histoire où l’on dénonçait son voisin… Ce qui avait particulièrement outré notre apothicaire… Mais ceci est une autre histoire !

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