L’adieu au féminisme de Gabrielle Cluzel

Posté le 12 avril , 2016, 5:10
6 mins

J‘ai découvert Gabrielle Cluzel, voici une quinzaine d’années, en recevant en service de presse un recueil de nouvelles intitulé « Rien de grave ». Pour être franc, le titre n’étant pas spécialement explicite et le nom de l’auteur de ne me disant rien, je m’apprêtais à opérer un « classement vertical ». Mais, machinalement, j’ai tout de même feuilleté pour me faire une idée. Et j’avoue que j’ai été séduit par le style et par l’humour, un tantinet décalé comme dirait Audiard alliés aux idées d’une « fieffée réactionnaire » ! Moyennant quoi, je me suis trouvé « contraint » de reprendre le recueil au début et de ne plus le lâ­cher avant de l’avoir terminé…

Depuis, je lis, irrégulièrement, des articles de cette excellente chroniqueuse, sur « Boulevard Voltaire », dans « Monde et Vie » ou dans « Famille chrétienne ». Et je constate avec joie que certains font mouche, comme le truculent « Méfiez-vous de la France bien élevée ! », admirable illustration du mouvement opposé à la loi Taubira.

Car Gabrielle Cluzel n’est pas simplement une chroniqueuse légère, qui joue si bien son propre personnage de mère de famille débordée. Elle est aussi une des meilleures plumes de la droite française.

De cette droite qui assume, qui dit tranquillement, mais fermement, qu’elle veut re­fermer la parenthèse de 1968. De cette « droite hors les murs », comme dirait Patrick Buisson, ou de cette « droite qu’on aime » com­me dirait « Valeurs actuelles »… Cette droite conservatrice socialement et mo­ralement, attachée à l’autorité, aux libertés économiques, à la famille… Cette droite détestée par les bobos, qui n’a guère de représentant dans la caste politico-médiatique, mais qui représente tout de même le cœur battant de notre pauvre pays.

Dans ce court essai, Gabrielle Cluzel fait la preuve de toutes ses qualités : l’humour et le style toujours, mais aussi le courage intellectuel.
Car il en faut pour s’attaquer au féminisme (la Simone du titre étant naturellement Simone de Beauvoir, la compagne de l’horrible Sartre).
Sans agressivité, avec des formules d’une irrésistible drôlerie, Gabrielle Cluzel démonte les contradictions d’un féminisme qui s’est développé contre le christianisme et qui n’a rien à dire devant l’islam.

Les féministes « canal historique », à la suite de Simone de Beauvoir, prétendaient arracher la femme à la société patriarcale. Elles semblaient ignorer ce que leur rappelle fort bien notre amie que la dignité de la femme est une « invention » de l’Europe chrétienne.
Au Moyen Âge, des femmes ont gouverné, ont écrit, ont brillé dans cette société prétendument « patriarcale », qui a tout de même inventé l’amour courtois.

C’est d’ailleurs la modernité qui a renvoyé la femme à la cuisine. C’est le code Napoléon qui en fait une mineure. Et ce sont les parlementaires radicaux-socialistes qui lui refusèrent longtemps le droit de vote, de peur qu’elle ne soit in­fluencée par les « cu­rés »…

On lit avec consternation ces pages sur le laxisme de la « féministe » Taubira qui relâchait des violeurs pour le plus grand malheur des femmes de France. On lit avec jubilation les remar­ques « assassines » sur la « regrettable » absence de parité dans les prisons.

Mais on constate surtout que Ga­brielle Cluzel est bien seule, parmi les féministes (car elle l’est, authentiquement, comme toutes les personnes attachées à notre si belle civilisation européenne et donc, en particulier, au respect de la femme), à dénoncer la triple menace qui pèse aujourd’hui sur les femmes.

Une première menace, conséquence directe du féminisme « historique », pour qui la femme doit urgemment gommer sa féminité pour être « un homme comme les autres ».

Une deuxième menace, conséquence de la « révolution sexuelle », pour qui la femme devient un objet (plus ou moins consentant) de plaisir, voire de commerce (comme avec la « gestation pour autrui », promue par maintes « féministes » socialistes !).

Et une troisième menace, avec l’arrivée massive de l’islam, pour qui la femme n’est pas un être humain, é­gale en dignité à l’homme. Gabrielle Cluzel a ainsi mille fois raison de constater le silence assourdissant qui entoura les viols de Cologne.

Oui, le féminisme vit ses derniers instants. Ses contradictions deviennent trop criantes. Espérons que cette fin du féminisme sera l’occasion de redécouvrir la dignité de la femme !

Acheter le livre ici

10 Commentaires sur : L’adieu au féminisme de Gabrielle Cluzel

  1. BRENUS

    15 avril 2016

    @QC Que Macron et sa femme aient une grande différence d’âge ne nous importe peu. C’est leur affaire et, pour ce qui me concerne je ne vais jamais renifler les draps des autres. Par contre qu’un couple d’un tel niveau intellectuel se tire dans le pied si connement c’est presque incroyable. A croire qu’il y a une vraie malédiction sur ces bêtes a concours. Ecoutez les conneries que peuvent sortir les NKM, BERGER, MOIJE et autres. C’est à pleurer. Peut être aurions nous intérêt a rechercher les leaders parmi des gens moins évanescents, mais plus terre a terre et pratiques. A moins que, comme Lemaire, ils considèrent qu’ils sont trop intelligents et qu’il leur faille faire ressortir un peu de bêtise de temps en temps pour faire “normal”.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      17 avril 2016

      un ” psy ” lambda vous affirmerait sérieusement que la réaction d’ Emmanuel Macron est typiquement celle d’ un noeud deep !

      Répondre
  2. quinctius cincinnatus

    15 avril 2016

    où on apprend après son escapade et son exposition médiatique londonienne que Mr Emmanuel Macron, ce gentil garçon et gendre idéal , a pour femme une seconde mère : Brigitte a 20 ans de plus que lui et, naturellement, elle était … prof !

    Répondre
  3. trivi

    13 avril 2016

    Evidemment si vous désignez taubirat féministe, alors là vous êtes hors sujet !

    Les “déclarées féministes” d’aujourd’hui sont dans les faits tout sauf féministes au sens noble du terme j’entends : ben oui quoi elles passent leur temps à cirer les pompes des islamistes !!!!!! La femme paillasson elles vénèrent un comble !

    Quant à Gabrielle CLUZEL: je partage votre point de vue , ses écrits sont fins et hilarants

    Répondre
  4. Jaures

    13 avril 2016

    Contrairement à ce que conclut de Thieulloy, je dis que ce discours est réjouissant car le féminisme, bien loin de vivre ses derniers instants imprègne désormais tellement la société que les plus réactionnaires s’en réclament désormais plus ou moins directement.
    Peu importe aux féministes que l’on dise que ce sont les chrétiens qui ont “inventé” la dignité de la femme et l’ont émancipée de la société patriarcale. L’essentiel est qu’on n’y revienne plus. Sans doute les radicaux socialistes n’ont pas milité pour que les femmes disposent du droit de vote. L’important est que celui-ci leur soit définitivement acquis.
    Quelle importance que l’on dise que “la révolution sexuelle” ferait de la femme un objet. Ce qui compte est que la femme dispose librement de son corps, que son consentement pour ce qui la concerne soit décisif et que le viol soit un crime dénoncé et réprimé.
    Aujourd’hui, nombre de chrétiens affirment qu’ils ont inventé la laïcité. On peut évidemment en douter (voir le vehementer nos) mais cela n’a aucune importance. Ce qui compte est que ce principe soit désormais partagé.
    Il en est de même pour le féminisme.

    Répondre
    • quinctius cincinnatus

      15 avril 2016

      c.q.f.d. seul le socialisme a su et pu libérer la femme

      Histoire :

      à Bologne qui est la plus ancienne Université européenne , puisque fondée en l’ an … 425 , les femmes y enseignaient déjà et ce même avant la Renaissance italienne et cependant quoi de plus patriarcal pour le commun des Français que la société italienne où règne le … matriarcat même et surtout chez les … mafieux !

      Répondre
      • Jaures

        15 avril 2016

        Et avant cela, Hypatie enseignait la philosophie et les mathématiques à l’école platonicienne d’Alexandrie.
        Elle fut assassinée, lapidée par la milice de Saint-Cyrille en 415.

        Répondre
        • quinctius cincinnatus

          15 avril 2016

          croyez vous que je l’ ignorai ? Au sujet de Cyrille, notons que Théodose II le ” déposa ” avant que d’ être contraint de le remettre sur le siège épiscopal d’ Alexandrie … notons aussi que ce même Cyrille publia 75 ans après la mort de Julien dit l’ Apostat un traité ” contre Julien l ‘ Athée *** ” dont seuls quelques fragments nous sont parvenus et qui sont sans fondements philosophiques … à cette époque le ” christianisme ” était belliqueux et conquérant très semblable en somme à ce qu’ est ( encore ) l’ Islam de nos jours !

          *** l’ empereur ” romain ” … sophiste et culturellement fortement ” hellénisé “

          Répondre
  5. genau

    13 avril 2016

    Si on s’attache à poursuivre le raisonnement de nos politiciens et dirigeants occidentaux, la seule défense contre l’Islam sera de mettre en valeur, donc en danger, les homosexuel(le)s, emblématiques de notre supposée liberté. Car, pour le reste, pensée jugulée, fiscalité décourageante, morale publique évanouie, nous sommes déjà dans une dictature.
    On peut néanmoins se réjouir de ce que les premières victimes seront les hommes et femmes sans foi, sans courage et sans esprit. Il faudra seulement savoir se battre, à coups de bouteilles de bière, si nécessaire, comme le préconisait Churchill.

    Répondre
  6. BRENUS

    12 avril 2016

    Les “féministes” en peau de lapin devraient se rappeler (ou apprendre si elles l’ignorent” qu’au 15° siècle, en Espagne, c’est une femme, Isabelle la catholique, qui a porté le coup de grâce aux envahisseurs muzz. Cette Isabelle chef inconstestée de milliers de combattants, n’avait pas besoin de porter le voile pour affirmer sa “dignité” comme le disent les belphégors actuelles.

    Répondre

Répondre

  • (pas publié)