Les 6 000 000 victimes de l’Holocauste, Auschwitz, la Sorbonne et Affaire Livry

Posté le mai 17, 2010, 12:00
10 mins

La suite de la dernière interview d’Anatoly Livry (1) avait attiré l’attention et ses conséquences l’ont amené à donner une conférence à Auschwitz. Nous laissons ici l’écrivain et scientifique s’exprimer sur ces événements.

 

Les années passant, j’en viens de plus en plus à me demander où réside la différence entre l’Union Soviétique et notre glorieuse Vème République. La réponse est que cette différence entre les deux États socialistes n’existe pas.

Quelles sont ces caractéristiques soviétiques d’une institution de la Vème République finissante ? Pour répondre à cela, il faut effectuer une brève analyse de ce qui était considéré dans un État génocidaire comme URSS comme l’« ennemi ».

« L’ennemi », c’est tout d’abord celui qui ne fait pas semblant de servir quotidiennement l’État ; par rapport à lui, un membre du système est toujours défendu, même si ce dernier est franchement scélérat.

Ensuite, avec l’« ennemi », on ne discute pas : il est mauvais par essence et devient quasi immédiatement le bouc-émissaire contre lequel l’appareil répressif est utilisé gaillardement, les textes du code pénal se mêlant dans une logomachie perverse, puisque obligée de se contredire constamment. Pour paraître cohérent à ses propres yeux, le système soviétique, où qu’il s’implante, doit violer ses tabous les plus « sacrés » !

Ainsi, il est interdit en France, sous peine de sanctions pénales, de douter de la Shoah, et un professeur, membre du Front national a été exclu de l’Université de Lyon pour une phrase ambiguë. Or, parce que lors de mon enseignement en slavistique à Paris IV-Sorbonne, j’ai repoussé le harcèlement sexuel d’une enseignante, on a voulu casser ma future carrière universitaire en France, me couper l’accès aux colloques scientifiques et aux éditions, en utilisant contre moi l’accusation d’antisémitisme, pendant des années, sans que je le sache.

C’est le professeur Dominique Millet-Gérard, de la Sorbonne également, qui m’a informé en octobre 2007 de cette ignominie commise à mon égard, ignominie qui était le fait d’une « maîtresse de conférences » (ancienne élève de Jacques Catteau). Cette femme était allée jusqu’en Russie pour dire à la traductrice russe de Claudel que j’étais « antisémite ». C’est elle aussi qui, selon le témoignage du responsable de « l’Âge d’Homme », M. Babitch, me calomnia en 2004 auprès de cette maison d’édition, en prétendant que je « voulais assassiner (!) sa collègue » –, à savoir, l’enseignante qui m’avait harcelé, à la Sorbonne deux ans auparavant. Ma calomniatrice exigeait que les éditions de « l’Âge d’Homme » lui remettent un certificat affirmant qu’elles refusaient de publier mon Nabokov le nietzschéen, monographie russe primée deux fois au niveau international, et qui paraîtra prochainement en français dans une maison d’édition proche de la Sorbonne…

Pourquoi j’ai porté l’affaire à Auschwitz

Ainsi ces enseignants de Paris IV ont-ils brandi contre moi, en 2007, l’accusation d’« antisémitisme », allant de paire avec celles d’incompétence scientifique, littéraire, etc. Aujourd’hui que mes monographies sont publiées en France et en Russie, préfacées par des professeurs de Berlin et de Moscou qui enseignent par ailleurs mon œuvre littéraire, le moment me paraît venu de porter l’affaire à Auschwitz, afin de montrer, à l’occasion d’une conférence, comment, à la Sorbonne, dans le cadre d’un règlement de compte, on contourne la loi Gayssot en utilisant les cendre des six millions de juifs gazés, afin d’empêcher Anatoly Livry d’enseigner et de publier en France.

En outre, à la veille de la sortie de mes ouvrages, alors que je suis invité à des colloques en Amérique et à travers l’Europe, la multiplication des provocations, surtout sur Internet, me pousse à porter plainte. Mon avocat, Maître Trémolet de Villers, est par ailleurs entré en contact avec le médiateur de la présidence de la Sorbonne. Cette université devrait maintenant démontrer qu’elle n’est pas une administration soviétique.

Car on ne trouve aucune trace de « crime » ni d’ « antisémitisme » dans mon affaire. Tout repose en revanche, depuis 2003, sur les agissements d’une personne – ex-Soviétique paranoïaque, mais titularisée par l’Université –, qui a décidé, mue par ses réflexes soviétiques, que la Sorbonne prendrait à sa charge ses fantasmes.

Si elle ne condamne pas les actes de son employée, la Présidence de Paris IV-Sorbonne sera déshonorée par cette slaviste qui n’a plus rien à perdre, d’autant plus sûrement que les causes et les conséquences de l’« affaire Livry » sont connues de tous. Je ne jouerai pas au « grand seigneur ». La calomnie que je subis depuis des années est trop importante. En effet, des personnes bien connues ont utilisé contre moi, juif et petit-fils de victimes de l’Holocauste, l’accusation d’antisémitisme, passible de poursuites pénales en France et ailleurs.

C’est pourquoi j’ai fait connaître cette affaire à Auschwitz, en Israël, auCentre Wiesenthal, etc. Et c’est pourquoi aussi je suis ravi que le plus grand portail israélien de langue russe ait rendu compte de l’Affaire Livry-Sorbonne-Auschwitz et qu’un demi-million de visiteurs l’aient déjà lu :

http://www.sem40.ru/culture/books/23773

Anatoly Livry

5 réponses à l'article : Les 6 000 000 victimes de l’Holocauste, Auschwitz, la Sorbonne et Affaire Livry

  1. basel

    20/05/2010

    on suit cette affaire depuis l’Universite de Bâle et on est choqué.

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  2. Huet

    17/05/2010

    Ahurissant!
    Bravo à M. Livry pour sa combativité contre une mafia de pseudo-intellectuel!

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  3. Jaures

    17/05/2010

    J’adore ce feuilleton burlesque. Mais franchement, mêler les millions de victimes de la shoah et des goulags à ce sketches me semble d’un goût douteux.

    Les 4V devraient changer d’humoriste.

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  4. Marina

    17/05/2010

    Mais pourquoi Affaire Livry n’est toujours pas réglée ?

    Cette slaviste qui l’avait harcelé est fonctionnaire, d’accord.
    Mais combien de temps la Présidence va-t-elle se ridiculiser dans le monde entier ???

    Combien de personnalités va-t-on encore attirer dans cette Affaire issue d’autre les jambes d’une psychopathe-fonctionnaire ?!?

    Il faut discuter avec ce Trémolet de Villers de ce Livry – qui n’est pas fonctionnaire – et tout sera fini.

    Ou il faut protéger à tout prix une harcéleuse fonctionnaire, parce qu’elle est fonctionnaire, comme en URSS? 

    mais on est en France ! enfin ! et le mur de Berlin est abattu !

    Marina qui suit cette Affaire Livri depuis le début, c’est-à-dire depuis 2002 !

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  5. Florin

    17/05/2010

    Franchement, y’en a qui n’ont pas peur du ridicule …

    On voit mal en quoi un conflit privé de cette nature a sa place sur le blog des 4V … et, pour mémoire, ce n’est pas la première fois que ce monsieur nous fait le coup.

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