Ouvrage : Naissance du mythe gaulliste de Henri de Foucaucourt

Posté le décembre 08, 2020, 10:30
7 secs

Ce livre, paru pour la première fois en 1984, connaît aujourd’hui sa 3e édition – et, si la « conspiration du silence » ne l’entourait pas depuis bientôt 40 ans, il ferait sans nul doute grincer bien des dents.
L’auteur est un ancien officier qui participa en Afrique du Nord à la formation de l’armée de la revanche, avant de prendre part à la campagne d’Italie et à la libération de la France.
Cet ouvrage dénonce un De Gaulle prêt à tout pour prendre le pouvoir – de l’alliance avec Moscou à la guerre civile entre Français.
Une pièce importante au dossier de la guerre civile et de l’étatisme qui sont les principales causes de notre décadence.

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2 réponses à l'article : Ouvrage : Naissance du mythe gaulliste de Henri de Foucaucourt

  1. Gérard Pierre

    09/12/2020

    « Il y a deux Histoires, l’une officielle et qui ment, l’Histoire ad usum delphini, et l’autre, celle qui dit les véritables causes des choses, mais que l’on tait parce qu’elle recèle l’indicible. » – Honoré de Balzac, … (qui, pourtant, ne connaissait pas personnellement de Gaulle) !

    Je n’ai pas lu le livre de Henri de Foucaucourt. Son existence m’était tout simplement inconnue jusqu’à ce jour ! … En revanche, le titre de l’ouvrage m’aurait poussé à l’acquérir et à le lire tant il est susceptible d’éclairer les recherches que je mène, … (en amateur, je ne suis pas Historien), … depuis plusieurs décennies.

    Avec le temps, j’ai fini par acquérir l’impression de plus en plus prégnante que de Gaulle a été l’un des handicaps majeurs les plus machiavéliques de l’Histoire de la France de ces quatre vigt dernières années ! … et les conséquences sont loin d’être en voie de résorption !

    La légende de son « héroïsme » durant le premier conflit mondial est déjà loin d’être avérée. Quels preuves de ses hauts faits ont fait l’objet de relations documentées et impartiales de la part de témoins irrécusables ?

    À part le fait qu’il aurait été légèrement blessé le 15 août 1914 sur un pont enjambant la Meuse à Dinant (Belgique), ainsi que le mentionne une plaque commémorative apposée sur l’endroit par, … la confrérie de la croix de Lorraine, … nous ne sommes pas submergés de témoignages pour la période suivante jusqu’au moment de sa « capture » controversée, en mai 1916, devant Douaumont !

    Qui a entendu parler du témoignage d’un certain lieutenant d’un régiment bavarois du nom de Albrecht, décrivant plutôt la reddition de l’officier de grande taille, chemise blanche plantée au bout d’un bâton ? … qui a eu connaissance de la version de deux des soldats qui l’accompagnaient disant « Le capitaine de Gaulle nous a dit de nous rendre ! » ? … qui a vu la prétendue blessure à la cuisse causée par un soi disant coup de baïonnette au moment du « corps à corps désespéré » ? … qui a entendu parler de cet usage selon lequel, au sein de la forteresse où il était captif, chaque 14 juillet le commandant du lieu permettait le port de l’épée aux officiers qui avaient été capturés dans l’honneur ? … sauf que de Gaulle ne bénéficia jamais de cet usage ! … et pourquoi ?

    Qui a été témoin des cinq tentatives d’évasion revendiquées, et singulièrement jamais réussies ? … échecs d’autant plus humiliants quand on sait que, vingt cinq ans plus tard, le général Giraud, bien plus âgé, parvint à s’évader du même endroit, … du premier coup !

    À peine libéré, en novembre 1918, officiellement ulcéré de n’avoir pas pu prendre sa part des combats, le voilà affecté à la mission militaire française en Pologne, sous les ordres du général Weygand, qu’il a tôt fait d’exaspérer par sa suffisance ! … Il assiste (ce qui signifie clairement qu’il n’y participe pas) à la bataille de la Vistule qui oppose les Polonais aux Bolcheviques !

    Il consacre à l’écriture une bonne partie de la période de l’entre deux guerres. D’une part comme  »nègre » de Pétain qui prisait un siège à l’académie française et auquel il manquait pour ce faire d’avoir signé un livre, et d’autre part dans des correspondances avec de nombreux hommes politiques, dont, entre autres, un certain Paul Reynaud.

    Pétain fut élu sans avoir écrit. Le  »nègre » récupéra ses textes, sans le lui dire, et les publia, sous son nom, et sous les titres « Au fil de l’épée » et « Vers l’armée de métier ».

    Arrive mai 1940 ! … le colonel de Gaulle se retrouve le 11 mai à la tête d’une division cuirassée hâtivement constituée sur le papier, … et c’est la légendaire « Victoire » de Montcornet ! … avec, du côté français : 14 tués, 9 disparus, 6 blessés et 23 chars hors de combat sur les 85 que compte la division !

    Il faut dire que le combat cessa le soir même pour deux raisons : les chars s’arrêtèrent par manque de carburant (bonjour la logistique) et ceux qui étaient encore en état de fonctionner étaient embourbés dans les marécages ! … J’aimerais prendre connaissance du cadre d’ordres fixé aux commandants de bataillon. Selon certaines  »mauvaises langues » il serait introuvable ! … Il n’empêche que, … dans la foulée de cette « victoire », que Guderian n’apprendra que 48 heures plus tard, qualifiant le fait d’anecdotique, … de Gaulle s’empressa de la valoriser en écrivant à Paul Reynaud qui le nomma général à titre temporaire et … sous-secrétaire d’état à la guerre !

    Piètre guerrier, … mais remarquable intrigant !

    Venons en à son appel « historique » que pratiquement personne n’a entendu en France !

    La veille, … 17 juin 1940, … avant de décider de s’envoler ou non pour Londres, « l’homme providentiel » attend de connaître la constitution du nouveau gouvernement de la république française que le président Albert Lebrun a demandé à Philippe Pétain de constituer, en conformité des lois constitutionnelles. Apprenant qu’il n’en faisait pas partie (Weygand s’y était farouchement opposé), c’est alors, … et alors seulement, … qu’il décida de déserter !

    Quelle eut été son attitude si Pétain l’avait pris dans son gouvernement ? … et quid alors de la … France Libre ?

    Je pourrais continuer ainsi avec l’épisode de Dakar, les combats fratricides de Syrie, ses rapports avec Giraud (qui l’appelait simplement Gaulle), sa préférence pour un deal avec Staline plutôt que pour l’AMGOT qui nous valut par la suite les nuisances communistes que l’on sait, sa sanglante « libération » de Paris, son entrevue en octobre 1944 avec Albert Lebrun qui lui fit observer qu’il n’avait jamais démissionné de son mandat de président de la république, … et son retour au pouvoir en 1958, dans d’obscures circonstances, et le mépris avec lequel il solda l’Algérie, les Pieds-Noirs et les Harkis.

    Devant une telle « légende » un être raisonnable ne saurait se montrer admiratif  !

    Quant à ceux qui concourent à son entretien, … reste à voir quel intérêt ils ont à s’y livrer !

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    • quinctius cincinnatus

      14/12/2020

      dans la Philosophie de l’ Histoire il y a toujours deux questions à se poser :

      # à QUOI sert l’ Histoire ? … et …

      # à QUI sert l’ Histoire ?

      comme disait Churchill :  » l’ Histoire me sera FAVORABLE , car j’ ai l’ intention de l’ écrire  »

      oui de Gaulle a été un opportuniste qu’ animait un orgueil démesuré et sans scrupules

      et certains croient encore fermement au  » mythe gaulliste  » qui écrivent dans les  » 4Vérités  » !

      mais cela n’ a plus beaucoup d’ importance , notre sujet étant : comment sauver notre Civilisation … européenne ? sauf à rétablir la vérité sur l’ homme et son action

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