Pour en finir avec Jean Jaurès

Pour en finir avec Jean Jaurès

Les signes inquiétants de l’état dans lequel se trouve le pays se multiplient.

Voici peu, des quartiers entiers de Paris étaient livrés à des hordes islamo-gauchistes venues pour casser du Juif et, au-delà, casser du Français et de l’Occidental. Il en a résulté des scènes de petites guerres civiles qui ont pu rappeler les soulèvements nihilistes que l’islam radical peut susciter dans les pays qu’il imprègne.

Que des gauchistes y aient participé montre que, pour ces gens, la destruction et la haine passent en premier et la réflexion vient en second. Que des femmes se disant « féministes » rejoignent des mouvements pour qui les femmes sont des êtres à classer en dessous des animaux domestiques suffirait, en soi, à le montrer. Que des hommes se prétendant défenseurs d’« enfants » se rangent sous le drapeau des plus grands massacreurs d’enfants des temps modernes, le Hamas, le Boko Haram, l’État Islamique, le montre aussi, de manière effroyablement éloquente. Que, depuis, le gouvernement essaie d’aider les victimes de l’État Islamique ne change rien à ce que je viens d’écrire.

Voici peu aussi, le gouvernement partait en vacances et Manuel Valls parlait du mois de septembre, annonçant préventivement que la situation serait difficile et espérant sans doute minimiser les dégâts. Il ne minimisera vraisemblablement rien du tout, car chômage et pauvreté vont continuer à monter dans un contexte de croissance nulle, où la seule réponse salutaire serait de délivrer l’esprit d’entreprise des corsets multiples qui l’asphyxient et où rien ne sera fait pour cela par des dirigeants abonnés à l’immobilisme et aux mesures d’euthanasie économique.

La période s’y prêtant, il y a eu aussi les commémorations du début de la Première Guerre Mondiale et un cortège d’analyses déficientes incriminant le nationalisme et évoquant la « paix » comme un remède magique. Jamais n’a été évoqué ce qui évite vraiment la guerre, à savoir le sentiment, chez celui qui veut la déclarer, qu’il court à la défaite.

L’Allemagne a envahi la Belgi­que le 4 août 1914 parce qu’elle pensait pouvoir le faire sans dommages majeurs. La France et le Royaume-Uni ont sous-estimé le danger. Le résultat a été la dévastation de toute l’Europe et, les leçons n’ayant pas été tirées, la dévastation a repris vingt ans plus tard. L’Europe, aujourd’hui, ce n’est pas « la paix », c’est le défaitisme actif. Mais les aveugles volontaires ne le voient pas.

Le tableau n’aurait pas été complet sans les hommages rendus à Jean Jaurès, qui montrent que la France regarde l’avenir dans un rétroviseur et, qui plus est, dans un rétroviseur brisé. Jean Jaurès est l’incarnation de l’idée de lutte de classes, de grèves ouvrières, d’un pays aux allures de Germinal d’Émile Zola. Exactement ce qu’il faut pour ne rien comprendre au XXIe siècle. C’est aussi l’incarnation d’un pacifisme idéologique prônant l’union du « prolétariat » de tous les pays contre la guerre « bourgeoise ». Si Jaurès n’avait été assassiné, il y aurait eu la guerre et Jaurès aurait été un tribun de la plèbe parmi d’autres. Son assassin lui a offert l’auréole du martyr. Voir l’ensemble de la gauche française se disputer les mânes du grand ancêtre a été un spectacle pitoyable. Voir des gens censés être de droite se demander si Jaurès appartenait seulement à la gauche a été plus pitoyable encore.

Nul n’a évoqué l’attitude très ambiguë de Jaurès au moment de l’affaire Dreyfus. Il aurait fallu dire que Jaurès n’a défendu Dreyfus que tardivement, après avoir été guidé au départ, plutôt, par des accents antisémites. Ce qui aurait impliqué de rappeler que l’antisémitisme, à l’époque, se pratiquait, surtout, à gauche. Cela pourrait raviver des plaies mal refermées.

La France commencera à sortir de l’ornière lorsqu’on donnera aux diverses avenues Jean Jaurès des noms plus honorables et lorsqu’on reléguera son nom au placard où on range les gloires usurpées et les souvenirs usagés. 

Guy Millière

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(142) Commentaires

  • Anomalie Répondre

    En somme, vous n’apportez rien de nouveau par rapport à ce vous écrivez depuis cinq jours. Cf la longue discussion et les arguments avancés dans nos posts.

    Vous glissez rapidement sur votre méconnaissance de ce que sont les libéraux et sur le rôle de Trarieux, vous assimilez Clemenceau au socialisme au moyen d’une pirouette assez bancale (le fait de pouvoir s’allier à un socialiste dans une perspective électorale ne fait pas de soi un socialiste), et surtout, vous n’avez toujours pas apporté d’éléments probants à la défense de votre assertion : « les » socialistes étaient dreyfusards. Je sais pertinemment que vous ne pouvez pas, puisque la majorité des socialistes ne l’ont pas été. Certains silences valent démonstration, et c’est là où je voulais vous amener ! Dont acte.

    Je fais volontairement court car vous avez apporter tous les éléments à l’appui de votre démonstration, j’ai apporté les éléments à l’appui de la mienne, les lecteurs qui le voudront pourront s’y référer, et j’ai le sentiment que nous rabâchons un peu !

    25/08/2014 à 13 h 12 min
    • HansImSchnoggeLoch Répondre

      Pour être bref, Jaures est de nouveau coincé dans la mélasse de ses contradictions.
      Tous les intervenants ne cessent de le répéter sur d’autres sujets depuis des années.

      Quod Erat Demonstrantum.

      25/08/2014 à 13 h 36 min
    • Jaures Répondre

      Ressasser est parfois nécessaire pour ceux qui ont peine à assimiler.

      Nous avons effectivement chacun apporté les agissements de ceux qui, selon vous ou moi, ont mené le combat. Pour vous, 3 personnalités « libérales » (vous n’avez pas dénié expliquer ce que vous entendez par là. Sachant que le royaliste Brunetière se disait libéral, ce ne serait pas inutile), pour moi le « syndicat » mené par Zola, Clemenceau, Jaures, Herr, Blum,…

      Sur Clemenceau qui partage les tribunes de son journal « La Justice » avec des socialistes (dont le gendre de Marx), qui dit que son programme est « radical-socialiste » et envisage une alliance politique avec Jaurès, le dire radical-socialiste n’est pas une pirouette mais un fait.

      Enfin, si les socialistes n’étaient pas dreyfusards, personne de le fut tant ils s’investirent jusqu’à la fin de l’affaire en 1906. Evidemment, si pour dire « les » socialistes il vous faut une unanimité totale et permanente, vous aurez toujours raison car jamais, en n’importe quelle circonstance, les socialistes ne formèrent un bloc monolithique.
      Par contre, vous serez bien en mal de dire « la majorité des socialistes » car vous ne pouvez citer que quelques personnalités en vue. Ce qu’il en fut des militants, vous ne pouvez rien en dire.

      On peut simplement constater l’impact populaire de l’Affaire, la multitude de petites mains qui collèrent, discutèrent, convainquirent, recueillirent des dizaines de milliers de signatures. C’est cela qui enlève ma conviction autant que les volumes d’articles dans les journaux parisiens et provinciaux écrits par les membres du « syndicat ».

      Effectivement nous avons fait le tour. Merci pour ce dialogue respectueux et de qualité qui tranche avec les réflexions néandertaliennes habituelles de ce site (et d’autres).

      25/08/2014 à 13 h 43 min
      • Anomalie Répondre

        Et merci d’avoir espacé vos paragraphes 😉

        25/08/2014 à 13 h 55 min
    • HansImSchnoggeLoch Répondre

      Vous avez utilisé 1041 caractères (y compris espaces et contrôles) pour votre dernière réponse.
      Cela devient lentement raisonable.

      Pour Jaures la démesure reste de mise, 5191 caractères ont été nécessaires pour nous étaler son ignorance.

      25/08/2014 à 14 h 15 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        J’ai oublié de préciser ignorance crasse d’avant Néanderthal,
        pour ne pas injurier cettre branche de l’humanité qui a quand contribué au pool génétique des Occidentaux.

        25/08/2014 à 14 h 21 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          environ 5 %

          25/08/2014 à 16 h 34 min
          • HansImSchnoggeLoch

            C’est dans ces eaux Quinctius, ce n’est pas négligeable quand on connait la différence génétique minime qui existe entre un humain et un primate.

            25/08/2014 à 20 h 01 min
  • Jaures Répondre

    Cher Anomalie, il convient tout d’abord de resituer notre dialogue car vous avez le chic pour peu à peu créer un débat dans le débat. Je répondrais ensuite à chacune de vos remarques qui mérite d’être précisée.

    Mon premier post, en réponse à Millière, disait ceci: « Concernant l’affaire Dreyfus, le camp des antidreyfusards est clair: les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes: Scheurer-Kestner, Trarieux, Clemenceau, Zola, Jaures…  »

    Vous voyez que non seulement je ne nie pas l’engagement des deux premiers, mais que je les cite avantageusement. Notre première divergence vient de ce que je les nomme « républicains laïcs » et vous « libéraux ». Comme vous avez dit que cette appellation n’est pas liée à sa signification économique, il conviendrait que vous précisiez ce que vous entendez par ce terme dans le contexte de 1895-1900. Pour moi « républicain laïc » veut dire simplement ce que ces deux mots signifient. Je rappelle qu’à l’époque, le combat politique était très prononcé entre républicains et monarchistes (et bonapartistes), entre laïcs et catholiques, entre jésuites et protestants. Les clivages n’étaient pas ceux d’aujourd’hui.
    Ceci pour dire que les liens entre ceux que vous appelez libéraux et la gauche socialiste et radicale-socialiste étaient réguliers. Clemenceau était l’ami intime de Scheurer-Kestner dont il recueille les derniers mots. Reinach finance « L’Humanité » et Jaurès le remercie de sa contribution par écrit. Trarieux et Lucien Herr fondent ensemble la LDH où figurent des socialistes et des républicains laïcs.
    Que ces personnalités se soient retrouvées pour ce même combat n’est pas surprenant.

    Notre querelle vient de votre premier post « ce sont les libéraux qui menèrent le combat ». Là, je m’inscris en faux. Si Trarieux et Scheurer-Kestner interviennent les premiers auprès de leurs amis, c’est que c’est entre leurs mains que les éléments déterminants sont posés par Bernard Lazare, ami de Mathieu Dreyfus. Comme vous le signalez, vos deux « libéraux » se retrouvent bien seuls et impuissants. C’est pourquoi Scheurer-Kestner met le dossier entre les mains de Zola qui écrit sur l’affaire dés le 25 novembre 1897 et reçoit le soutien de L.Herr, Clemenceau et Jaurès. « J’accuse » sort le 13 janvier et Jaurès intervient à l’Assemblée le 28. C’est alors que le dossier devient « l’Affaire Dreyfus ».

    Encore une fois, jamais les républicains laïcs n’auraient pu réunir les énergies pour lancer une campagne de presse, réunir des dizaines de milliers de signatures dans tous les milieux, organiser des meetings.
    Comment croyez-vous que furent remplies les pétitions ? Par un blog sur internet ? Ce sont des centaines de militants qui ont pris la route et recueilli des signatures de Normandie comme de l’Alsace. Ces militants ne pouvaient être mobilisés que par les socialistes et radicaux de Clemenceau car eux-seuls avaient les moyens politiques d’entrainer un mouvement populaire organisé.
    Trarieux et Scheurer-Kestner, certes ! Mais a-ton idée de ce que subirent Zola (condamné, forcé à l’exil, ruiné, son père calomnié), Jaurès qui perd son mandat de député est caricaturé honteusement, Clemenceau provoqué en duel, Labori victime d’un attentat en 1899,…

    L’affaire Dreyfus ne fut pas qu’un combat de salon. Il y eut des manifestations, des campagnes d’affichage, des débats publics dans toute la France. D’où venaient ces petites mains ? Pour l’essentiel, des militants socialistes et républicains mobilisés par les articles quotidiens de Jaurès, les pamphlets de Mirbeau, les pétitions de Herr, les actions de Clemenceau,…

    Sur ce dernier, et pour clore le débat sur son appartenance, laissons lui la parole. En 1880, Clemenceau a fondé un journal, « La Justice » où des socialistes figurent au comité de rédaction. En 1894, il publie un article où il envisage une entente avec Jaurès en ces termes  » Ce programme reprend le programme radical-socialiste que « La Justice » défend depuis 14 ans ».

    Sur Trarieux, il élabora effectivement avec Jaurès en 1903, avant de mourir en 1904, le dossier de réhabilitation de Dreyfus.

    Donc, nous avons bien quelques individualités « libérales » (ou républicains laïcs) qui sont persuadées de l’innocence de Dreyfus mais totalement impuissants. Il faut dés lors l’artillerie lourde: le courage et le talent de Zola, le poids politique de Clemenceau et Jaurès et les troupes militantes socialistes sans lesquelles l’affaire serait restée une querelle d’intellectuels, comme le débat épistolaire de Guyot et Brunetière, plaisant mais futile,
    Quel naïf peut croire que l’administration et le lobby militaire soutenus par une presse réactionnaire déchaînée auraient reculé simplement face à quelques intellectuels même pugnaces ?

    Encore une fois, il est exact qu’il y eut des avis divergents parmi les socialistes (divisés je rappelle en une dizaine de groupes) mais jamais dans l’histoire il n’y eut chez les socialistes de décisions immédiates et unanimes. Le débat est consubstantiel aux socialistes. Cela l’a été à l’origine, cela le demeure aujourd’hui. C’est leur force et leur faiblesse.

    25/08/2014 à 12 h 34 min
  • HOMERE Répondre

    On s’en fout de Dreyfus que de Jaurès…..parlons de l’avenir qu’ils ne sont plus par bonheur !!
    Pour une fois,n’est pas coutume,je suis d’accord avec Hans truc machin……les laïus interminables ont deux défauts majeurs :
    1 ils sont interminables,
    2 ils ne sont pas lus pour la raison sus dite.

    25/08/2014 à 11 h 45 min
    • Jaures Répondre

      Allez-donc sur tweeter si votre capacité de concentration ne dépasse pas 3 minutes et si votre vocabulaire n’excède pas les 500 mots.

      25/08/2014 à 12 h 36 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        Réponse au clown Jaures:

        Pour assimiler toutes les données du monde une CPU d’un PC n’a besoin que de 0 et de 1.
        Un pédant comme vous peut donc être réduit à une succession de 0 et de 1.
        Ci-joint votre derrnière réponse en binaire crypté.
        001000110011111100100011101011011000011011101000001110001110100111110100001101001001011100110001111011010110111110100111010011101001100110101110100101101000010001011011001010011000000111011100010011011111010101011011001110001110111010000101110110001110001011000011001000111000010110010001111011001100000101111111010000001111010111101011110111010011010101100001001001111011111001010110110111111000010011011000111000101100100010010000010010010101001001111010110101011101011011001101111101111100000111000111100101100010001101011101001000001101001011001100111101100011010011000101100100011011010011111011101111001100100111011100110111111111010010011001101100101000011001101110010011011001110100110100110111001010101110111010100110001100110101110010110011001110111001010111010001111110001001110011110101011010100001011101100001111000011111100101110111001110111110111110101001001110100011010100010110001110011110001001100111011110000111001011101001011001000111111100100110111010101001110010010001010111010011011011001101010110111111010010101111101001111111101010010010000010101011000111101111001100111110100010010110010110100010001011111011111100111010110011010100000100011010111111010101000110010101000001110011111011101110010010111111001000010110100010100011111111001111100110100100100011000110100000100111001100000111011111100111001010111011000101111100111110001000110011110111001011000001010011100000010011010000111001100001111010001101010010101011101110111010011010110001001011100101000000111110010011111101001110111000111000110110111001100000001010100110110101101001101101111110011000110101011111000010110101010101101001011110111001101100010100110001111101010000101111001110101110101100111000010110111001101100111011101001011010001001000010011110110000111101111000101110111101111101111010011101110110110111010101010101011110010100001011100110011111100100000010010101011111101001001001110011100110111001000101011110110000110000101111100011110111100000100100110100111110100001100011111011111100101000010100101001101110111010101010011011000001101010010010101010000111010000101000000001001011111110000101000110000000100001010100101110000100101010001110110010011010001000110011111100100011

        25/08/2014 à 13 h 28 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Pour en finir avec cette confrontation stérile il suffirait de limiter le nombre de caractères permis dans la TextBox qui sert de réceptacle pour la saisie.
    Exemple: my4VTextBox.MaxLength = 1000;
    Ce qui limiterait le nombre de caractères à 1000 dans ce cas précis.
    Cette limitation pourrait être dynamique et s’adapter au flux des réponses données par un intervenant. Par exemple 1000 pour la première réponse avec une diminution de 100 ou 200 par réponse.

    25/08/2014 à 10 h 43 min
    • quinctius cincinnatuis Répondre

      mais il faut aussi tenir compte de la réalité française : les querelles anciennes sont toujours actuelles, pour ne pas dire indispensables !

      25/08/2014 à 13 h 37 min
  • Anomalie Répondre

    Diantre, Jaurès ! Vous voilà donc persuadé de « m’apprendre » que l’Affaire a duré jusqu’en 1906. Et tout ça parce que je pointe avec une touche d’ironie l’engagement tardif de certains socialistes jaurésiens entre 1902 et 1905 (entre 4 et 7 ans après le début de l’Affaire, et presque 10 ans après les libéraux, tout de même) au moment où l’Affaire a quitté le champ des passions populaires pour devenir exclusivement juridique. Ne soyez donc pas si susceptible ! Pouvez-vous également « m’apprendre » si l’Affaire prend place sous la IIIe République, ou la Restauration ? Soyons sérieux.

    Quant à Clemenceau, il était radical, votre tentative de le rattacher, comme d’autres, au socialisme masque mal votre impossibilité de réfuter cette vérité élémentaire que vous vous entêtez maladroitement à défendre : « les » socialistes n’étaient pas dreyfusards. Certains socialistes, oui, très minoritaires, l’étaient, derrière Jaurès et Herr, mais ils les ont rejoints très tardivement. Comme je l’ai déjà écrit, c’est d’autant plus à l’honneur de Jaurès et de Herr.

    Votre méconnaissance de cette période explique que vos interventions deviennent de plus en plus brouillonnes et, pour tout dire, un peu laborieuses. À cet égard, sur Ludovic Trarieux, je dois confesser que vous m’avez vraiment ébloui. Voici donc quelqu’un, vous, qui, acculé, ne peut que repousser la date d’engagement « des » socialistes dans le combat dreyfusard faute de vouloir admettre qu’ils étaient attentistes dans le meilleur des cas, et, après avoir délégitimé Blum, bon connaisseur de l’Affaire, qui rappelle que ce sont parmi les libéraux que la famille Dreyfus a « d’emblée reçu ses plus fervents soutiens », avoue maintenant, benoîtement, méconnaître le rôle des libéraux dans l’Affaire.

    Avant 1898, Trarieux et Scheurer-Kestner sont les seuls hommes politiques d’envergure à défendre Dreyfus. Les deux sont libéraux. Pendant ce temps, la majorité des socialistes s’épuisaient en guerres picrocholines, d’autres encore étaient occupés à bouffer du Juif, et Jean Jaurès opposait une fin de non-recevoir à la demande d’aide de la famille Dreyfus. Il convient d’ajouter également à ces libéraux précurseurs Joseph Reinach, libéral s’il en est – à moins que vous ne le contestiez aussi et vouliez le rattacher à l’extrême gauche – acteur privilégié de l’affaire avant l’affaire, dont la somme en 7 volumes publiée ultérieurement a fait autorité pendant près d’un siècle, avant de nouveaux travaux historiographiques.

    Scheurer-Kestner est qualifié de « premier des dreyfusards ». Quant à Trarieux, alors Garde des Sceaux, il est celui qui prend le risque de révéler dès 1895 la découverte du « petit bleu » par Picquart, et fait par à Scheurer-Kestner des dissemblances entre l’écriture de Dreyfus et celle de l’auteur de la pièce qui fondait sa culpabilité. Il quitte le Ministère de la Justice fin 1895 et sacrifie sa profession et sa carrière politique pour devenir l’inlassable défenseur de l’innocence de Dreyfus. Il n’y avait pas « que la famille de Dreyfus » qui s’engageait de 1895 à 1897, comme vous le prétendez, il y avait aussi ces trois libéraux courageux. Mais passons, je comprends que ce fait vous gêne.

    Le 7 décembre 1897, Trarieux est le seul des sénateurs à soutenir Scheurer-Kestner quant il interpelle le Président Méline.

    A la veille du procès d’Esterhazy, le 8 janvier 1898, avant J’accuse !, donc, il publie, dans Le Temps, une lettre ouverte au Ministre de la Guerre pour dénoncer « le simulacre de justice » qui se préparait.

    Il dépose également, pendant deux jours, longuement, les 9 et 10 février 1898, en faveur de Zola accusé de diffamation.

    Que vous l’ignoriez, je n’en doute pas, vos commentaires successifs démontrant à l’envi de sérieuses lacunes ou simplifications militantes sur cette période. Non content, donc, d’ignorer le rôle de Trarieux dès 1896 (comme vous le confessez dans votre post précédent), vous écrivez que « son rôle fut surtout important pour la réhabilitation de Dreyfus, entre 1903 et 1906 ».

    Plutôt que de « m’apprendre » que l’Affaire Dreyfus a duré jusqu’en 1906, vous devriez plutôt m’expliquer comment le rôle de Trarieux a « surtout pu être important » de 1903 à 1906 alors que le pauvre Trarieux, déjà gravement malade en 1903, est mort en 1904…

    Vous voici donc, Jaurès, rattachant au socialisme des personnalités qui ne le sont pas (Clemenceau) et expliquant parallèlement que Trarieux a joué un grand rôle dans l’Affaire, surtout durant les trois années où il n’était plus en vie !

    Entendons-nous bien : nulle part je ne discute le rôle du « Syndicat », je ne conteste pas non plus, évidemment, qu’y figuraient des socialistes. L’objet du délit n’est pas là. Il est dans votre assertion que « les socialistes » étaient dreyfusards. Et puisque c’est l’objet de notre désaccord, je vous ai montré qu’il s’agissait là d’une contre-vérité historique formelle.

    Votre dernière parade est donc maintenant – et la boucle est ainsi bouclée – de me faire dire ce que je n’ai pas dit, à savoir m’accuser de minimiser le rôle de Jean Jaurès dans l’Affaire à partir de 1898 et pendant la campagne de révision. J’ai, précisément, écrit le contraire depuis le début de cette discussion, pensant ainsi me prémunir contre la mauvaise foi. J’ai commencé par bien préciser que le rôle fondamental joué par Jaurès, Zola et Clemenceau, que l’engagement de certains intellectuels proches du républicanisme progressiste, du radicalisme ou du socialisme, n’était pas en question.

    En revanche, ceux parmi « les » socialistes qui, aux côtés d’intellectuels de tous horizons, d’hommes politiques de tous horizons, de simples convaincus et petites mains utiles venant de tous horizons, ont porté l’Affaire à bout de bras, étaient une toute petite minorité. L’écrasante majorité des socialistes n’était pas des leurs. Puisque vous n’avez pu prouver en une quinzaine d’interventions que « les » socialistes étaient dreyfusards, alors que je vous ai pour ma part démontré que l’écrasante majorité des socialistes ne l’étaient pas, vous êtes dans l’obligation, pour ne pas perdre la face, de déplacer la discussion sur un autre terrain, sur l’importance de l’engagement de Zola, Clemenceau et Jaurès, ce que je ne conteste pas et n’ai jamais contesté, puisque mon désaccord n’a jamais porté sur ce point. L’affaire est donc désormais entendue.

    25/08/2014 à 10 h 24 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

     » Pour en finir avec Jean Jaurès  » je ne vois qu’ une solution … ( finale ) demander à la rédaction des  » 4 V²  » de clore ce débat byzantin entre enculeurs de mouches !

    24/08/2014 à 15 h 36 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Pendant que son mentor et le fou qui le divertit sombrent dans les sondages (17% et 35% respectivement) lui Jaures l’impayable clown des 4V nous enterre sous des tonnes d’inepties qu’aucun déchet-tri au monde ne pourra traiter ou recycler.

    Lui c’est vraiment le roi de l’INUTILE, le fainéant type à grande boite vocale couronnée d’une calotte vide de tout atome et de toute énergie. Le vide absolu au sens physique du terme.

    NB: ma réponse suit les principes de cause à effet, d’où sa prédictibilité.

    24/08/2014 à 11 h 16 min
  • Jaures Répondre

    Cher Anomalie, vous me demandez de réviser cette période alors qu’il m’a fallu vous rappeler que l’affaire a perduré jusqu’en 1906 ainsi que les engagements de Clemenceau comme « radical-socialiste » dés les années 1890 avec Jaurès.

    Que vous me demandiez de produire ce que les socialistes et républicains laïcs ont réalisé durant l’affaire Dreyfus est assez délicat car, là, j’ai un problème de quantité.
    Il me faudrait vous lire in extenso les 7 volumes que Clemenceau a consacré à l’affaire. « Les Preuves », le recueil d’articles écrit par Jaures compilant les preuves qu’il lui a fallu réunir pour prouver l’innocence de Dreyfus. Les articles de Lucien Herr contre Barrès. Les instigateurs et signataires des multiples pétitions de l’époque comme Emile Duclaux, ami de Lucien Herr, qui réunit les signatures de plus de 1400 savants et universitaires. L.Blum qui assista comme juriste en permanence Jaurès et Zola. O.Mirbeau et ses pamphlets (réunis dans un livre). Fernand Labori, avocat de Zola, qui offre une tribune à Blum, Anatole France et autres dreyfusards avant d’être tué au cours d’un attentat…
    On ne peut citer tous ces personnages, en première ligne dans cette affaire, mais il ne faut pas oublier les militants qui travaillaient au sein du mouvement dreyfusard et qui ont permis de réunir 45000 signatures de soutien à Georges Picquart.
    L’essentiel de ce beau monde était socialiste ou républicain laïc. Mais qu’en fut-il de vos libéraux ?

     » Faut-il vous rappeler le rôle fondamental, dès 1896, de Ludovic Trarieux ? » Eh bien oui ! Rappelez-moi ce rôle fondamental. Je ne nie pas que Trarieux fut dreyfusard (je le compte parmi les républicains laïcs, ami de Lucien Herr avec qui il fonde la LDH), mais son rôle fut surtout important pour la réhabilitation de Dreyfus, entre 1903 et 1906. Entre 1897 et 1899, quel « rôle fondamental » joue-t-il ?
    Concernant Scheurer-Kestner, je serais plus enclin à vous suivre. Il a en effet été un dreyfusard de la première heure (mais en 1897, pas avant, il n’avait pas connaissance de l’affaire) et a réellement essayé d’intervenir en haut lieu. Il a cependant désapprouvé la méthode Zola et est resté ensuite en retrait de l’affaire. Mais, soit, je vous l’accorde ! Y compris avec l’étiquette « libéral ».
    Quant à Waldeck-Rousseau, il n’entre en scène qu’en 1899 avec le 2ème procès (comme Périer) et la grâce n’est qu’un compromis, pas une victoire qui n’interviendra que 7 ans plus tard grâce au travail de Jaurès et Trarieux.

    Je fais ici appel à votre bonne foi. Pouvez-vous comparer l’impact des actions de ces trois personnes avec la débauche d’énergie, la mobilisation sans faille, la lame de fonds dont fit preuve « le syndicat » ?
    Quelle commune mesure avec l’engagement des Zola, Herr, Jaurès, Blum, Clemenceau et leurs amis ?

    Alors, certes, au sein de la mouvance socialiste il y eut débat. Mais à l’époque, dans la dizaine de groupes et groupuscules qui la composait, il y avait débat sur tout. On a vu au cours des mois des socialistes comme Lafargue refuser de s’engager, puis le faire finalement. Guesde a presque fait l’inverse, passant de l’enthousiasme après « J’accuse », à la neutralité méfiante. Mais au fil des mois, alors que les preuves étaient diffusées, que les pétitions recueillaient de plus en plus de signatures, c’est la ligne Jaurès qui l’a emporté, celle de l’extension de la lutte à la morale.

    Durant toute l’affaire il y eut débat. Fallait-il faire ceci ? Devait-on faire comme cela ? C’est ainsi dans tout mouvement, dans toute lutte. Que croyez-vous qui se passe lors d’une campagne électorale, une grève longue, la vie d’un parti politique ou d’un syndicat ? C’est un débat quotidien, des luttes permanentes, des déchirements, des déceptions, des victoires.
    Evidemment, vous ne trouverez rien de tel chez les libéraux dreyfusards. Croyez-vous qu’Hébrard et Scheurer-Kestner débâtirent de l’affaire ? Se sont-ils seulement rencontrés ?

    Si les personnalités qui s’engagèrent ne furent au départ que quelques unes, c’est que les pièces du dossier n’étaient pas publiées mais passées sous le manteau. Il fallait pour les populariser, pour faire reculer le mouvement antisémite, les institutions militaires et judiciaire, une force militante pour relayer et diffuser le travail du « syndicat ». Si les socialistes n’avaient fait qu’hésiter, comment la cause aurait-elle pu avancer aussi vite face à telle adversité ?
    Sans le travail des dreyfusards socialistes et républicains laïcs, Périer ou Waldeck-Rousseau n’auraient même pas eu à entrer en scène et Scheurer-Kestner serait mort bien des années avant la grâce de Dreyfus. Si tant est qu’elle eût en ce cas été possible.

    23/08/2014 à 18 h 05 min
  • Anomalie Répondre

    « Vous pouvez contester quand j’avance que « les socialistes et les républicains laïcs ont mené le combat » mais, pour ma part, j’ai un paquet d’actions, d’écrits, de pétitions, de discours à l’appui », écrivez-vous… Non seulement je le conteste, mais je l’ai démontré. Si vous avez des paquets d’écrits, que ne les produisez-vous pas, car pour l’instant, malheureusement, l’affaire est entendue : « les socialistes » n’ont pas été dreyfusards, mais attentistes dans le meilleur des cas au nom de la lutte des classes, ou antidreyfusards dans le pire des cas au nom de l’antisémitisme de classe. Seuls Jean Jaurès et Lucien Herr sont, parmi les socialistes, ceux qui peuvent être qualifiés de « dreyfusards ».

    Pour Jean Jaurès, la cause de Dreyfus a été une priorité à partir de J’accuse. Mais ce n’est pas le cas de la majorité des socialistes qui, ne vous en déplaise, n’était pas dreyfusarde, ni à ce moment là, ni en 1899, ni même en 1900. Charles Péguy s’en est grandement ému. Dans ses articles de La Revue blanche de l’été 1899, il juge très sévèrement les socialistes français. Il considère l’Affaire comme un révélateur des impasses du socialisme, comme la manifestation du viol par les socialistes de leurs principes. « L’affaire Dreyfus, qui a pris une telle place dans l’histoire du monde, qui aura dans l’histoire de l’humanité, au moins la valeur morale d’une guerre et sans doute la valeur morale d’une révolution même, a déterminé parmi les socialistes français, une crise intérieure très grave, à conséquences lointaines (in « La crise du parti socialiste et l’affaire »).

    Charles Péguy attaque ensuite vivement les principaux leaders socialistes, de Jules Guesde à Édouard Vaillant en passant par Paul Lafargue. Ces derniers s’opposent systématiquement à Jaurès, comme je vous l’ai rappelé, dans les deux manifestes de 1898, dont vous n’avez pipé mot. Mais, à rebours de ce que vous essayez de faire croire, cette opposition perdure l’année suivante, puisque dans le manifeste qu’ils adressent aux dissidents le 14 juillet 1899, Guesde et Vaillant dénoncent encore « une politique prétendue socialiste, faite de compromissions et de déviations, que depuis longtemps on s’efforçait de substituer à la politique de classe, et par suite révolutionnaire, du prolétariat militant et du parti socialiste » (in Péguy, toujours).

    Nous ne sommes pas, Jaurès, en 1897 ou même en 1898. Mais en 1899. Vous parlez « d’hésitations ». Des « hésitations » qui durent trois ans, Jaurès, ne sont pas des « hésitations »…

    Acculé, vous repoussez donc sans cesse la date de l’engagement « clair » « des socialistes ». Vous écrivez maintenant : « Mais surtout, au fil des mois, alors que le syndicat accumulait les preuves, la ligne Jaurès a pris le pas sur les hésitations de Guesde. De fait, dans le sillage de l’affaire Dreyfus, Jaurès fonde le PSF (1902) qui deviendra la principale tendance de la SFIO (1905) ». Ce n’est pas au fil des mois, mais au fil des années. Merci d’admettre à demi-mot, ce n’est déjà pas si mal, on progresse, que jusqu’en 1902, la majeure partie des socialistes n’était donc pas dreyfusarde. En somme, si je vous comprends bien, les socialistes étaient dreyfusards mais après l’Affaire Dreyfus, et encore, il ne s’agissait que des socialistes de la ligne Jaurès. Décembre 1944 aussi a vu un afflux massif et spontané de Résistants de la première heure !

    Je crois que le fond du débat est là : vous ne maîtrisez pas bien cette période, que vous réinterprétez a posteriori en fonction de blocs monolithiques malheureusement bien trop manichéens pour pouvoir approcher la réalité des faits.

    C’est le même problème concernant les libéraux. Votre seule parade est de délégitimer les écrits de Blum et de dénier le qualificatif « libéral » à des personnalités républicaines. Faut-il vous rappeler le rôle fondamental, dès 1896, de Ludovic Trarieux ? Vous ne le considérez pas comme un « libéral », et pour cause, cela ruinerait votre argumentaire ! Il est pourtant ce qui se fait de plus libéral à l’époque dans le camp des républicains opportunistes, hostile à la création des écoles publiques et à la création des syndicats en lesquels il pressentait un risque de trouble social. Ce qui n’a pas empêché ce républicain de valeurs de fonder la Ligue des Droits de l’Homme. Faut-il vous rappeler, surtout, le rôle fondamental, dès 1896, du très libéral et protestant Scheurer-Kestner, Alsacien de cœur, patron de son état, président du Sénat, dreyfusard de la première heure au moment où Jean Jaurès opposait à la famille Dreyfus une fin de non recevoir ? Mais peut-être allez-vous me dire que Scheurer-Kestner n’était pas, non plus, un « libéral », mais un « républicain ceci ou cela », comme si l’on ne pouvait être libéral et opportuniste, ou libéral et laïc ! Tout comme Waldeck-Rousseau, un « non-libéral » lui aussi, qui a concrétisé le combat de Jaurès et de Clemenceau, en décidant la révision du procès, puis en imposant au Président Loubet la signature de la grâce, puis en purgeant l’Armée et l’administration des éléments antidreyfusards, à telle enseigne que Déroulède a pu parler de « Cabinet Dreyfus »…

    Pendant ce temps, les socialistes « hésitaient », dites-vous… Oui, Clemenceau, Zola, Jean Jaurès et les libéraux étaient bien seuls, quand les socialistes « hésitaient ». C’est sans doute de cette « hésitation » de cinq ans dont vous vous voulez parler quand vous écrivez : « les camps sont clairs, les socialistes étaient dreyfusards ». Allons Jaurès, soyez sérieux et révisez (dans le bon sens du terme, entendons-nous bien !) l’Histoire de cette période.

    À lundi !

    PS : espacez si cela vous est possible vos paragraphes, c’est pénible à la lecture.

    23/08/2014 à 15 h 04 min
  • Jaures Répondre

    Cher Anomalie, il n’est pas question pour moi d’escamoter l’Histoire mais vous faites preuve d’une telle conviction que je ne puis m’empêcher de vous demander des précisions. Vous écrivez: « Les libéraux, que l’on retrouve dans le camp des républicains laïcs et des opportunistes, ont bien mené le combat et permis que celui-ci aboutisse politiquement ».
    Soit ! Mais comment ?
    Vous pouvez contester quand j’avance que « les socialistes et les républicains laïcs ont mené le combat » mais, pour ma part, j’ai un paquet d’actions, d’écrits, de pétitions, de discours à l’appui. Pas juste une phrase de Blum écrite 40 ans après dans les circonstances des années 30.
    Quoi qu’il en soit, vous êtes le premier intervenant sur ce site convaincu simplement par une phrase de Blum. Curieusement, parmi les lecteurs que vous souhaitez juges, personne n’a pu, à votre appui, citer tel fait accompli par Périer ou Hébrard qui pourrait donner à penser que ceux-ci menèrent le combat. D’ailleurs vous même dîtes que les principaux protagonistes de l’affaire sont Zola, Clemenceau et Jaurès. Qui citerait Périer ou Hébrard ? Mais glissons.
    Donc, nous avons une droite nationaliste, cléricale et monarchiste antidreyfusard et des libéraux qui « mènent le combat » dans un total anonymat. Qui reste-t-il donc pour faire la besogne, pour intervenir devant les parlementaires pour écrire articles sur articles, discours, pétitions,… ? Ceux que j’ai précédemment nommés socialistes et républicains laïcs.
    Petite précision également: l’affaire Dreyfus ne s’est terminée qu’en 1906. En 1899, il est à nouveau condamné puis gracié. Sa réhabilitation demandera 6 ans. C’est Jaurès qui relancera l’affaire en fournissant les faits nouveaux permettant de relancer l’enquête. Nous sommes en 1903.
    De même pour Clemenceau, si je dis qu’il est radical-socialiste c’est parce qu’il se définit lui même ainsi dés les années 1890. C’est à cette époque qu’il se lie avec Jaurès et mène avec lui les combats pour la laïcité, contre la peine de mort, la répression des grèves, le libéralisme économique, et envisage un programme politique avec les socialistes.
    Donc, pour résumer, nous avons bien deux camps clairs: la droite conservatrice et cléricale d’un côté, les socialistes et républicains laïcs de l’autre. Je parle là du combat, pas des convictions intimes de tel ou tel qui, dans un salon aristocratique ou un bureau de l’Assemblée pouvait juger Dreyfus innocent. Ceux qui ont pris des risques, parfois physiques, qui se sont engagés corps et âme pour obtenir que soit reconnue l’innocence d’un homme sont les 3 hommes que vous avez cités, appuyés de centaines de militants, écrivains, journalistes, parlementaires qu’il a fallu convaincre un à un. Ceux-ci étaient, pour l’essentiel, socialistes et républicains laïcs. Que les socialistes de la mouvance Guesde aient hésité, soient parfois restés neutres, personne ne le nie. L’Histoire a montré leur erreur quelques années plus tard. Mais aucune obédience ne peut prétendre avoir accompli ne serait-ce que le quart de la moitié de ce qu’ont réalisé autour de Jaurès, Clemenceau et Zola les socialistes et républicains laïcs pour faire valoir l’innocence de Dreyfus.
    Sauf à me lister les faits accomplis par vos « libéraux » mais si vous ne me les avez pas déjà décrits par le menu, c’est que tout simplement ils n’existent pas.

    23/08/2014 à 14 h 43 min
  • Jaures Répondre

    Allons, Anomalie, épargnons nous les arguties du genre « les lecteurs jugeront » et confrontons sérieusement nos points de vue.
    Sur « les libéraux ont mené le combat » (curieusement là vous ne faites pas dans la nuance en écrivant « des » libéraux), je suis prêt à vous suivre dés que vous m’aurez donné la liste des actions et écrits qui atteste de leur combat. Vous ne faites que citer Blum et ses « Souvenirs sur l’affaire Dreyfus » que celui-ci a écrit en 1935 à un moment où l’union la plus large était nécessaire. Il s’agit d’une phrase de circonstance qu’aucun fait ne corrobore. Si vous me citez ces faits, je vous en saurais gré. Dans l’attente, je reste sur mon point de vue.
    Sur le reste, je ne prétends pas que tous les socialistes se sont levés comme un seul homme, au même moment, avec les mêmes convictions. Comment cela aurait-il été possible ? Déjà Jaurès, après une première rencontre avec les Dreyfus était sceptique: comment penser que l’armée ait pu fomenter un tel complot ? Zola, en 1897 ne fait qu’exprimer ses doutes. Mais dés que leur conviction est faite, l’organisation se met en marche. C’est Jaurès qui intervient à l’assemblée en janvier 1897 pour alerter les parlementaires, pas un « libéral ». Que ce soit Zola, Jaurès ou Clemenceau, il est entendu que convaincre autour d’eux ne va pas être facile. Furent-ils eux-mêmes aisément convaincus ? Il faudra des mois de travail à Jaurès pour réunir et publier les preuves dans « La petite République ».
    Dans votre précédent post vous écrivez « UN écrivain, Zola » mais vous vous en tenez à 1897. Avec Lucien Herr, Zola va très vite mobiliser: Octave Mirbeau, Charles Péguy, Anatole France, A.Gide, R.Rolland,…signent la pétition. Tous ne sont pas socialistes, certes, mais, à cette date, car certains évolueront ensuite, très proches.
    Que des socialistes aient été réticents à l’engagement, que certains comme Guesde aient hésité (vos citations sont incomplètes, Guesde au lendemain de « J’accuse » a écrit que c’était « l’acte le plus révolutionnaire du siècle ») est exact: il s’agissait de la branche la plus intransigeante du socialisme alors éparpillé. Lafargue, cependant, a fini par rejoindre Jaurès.
    Mais surtout, au fil des mois, alors que « le syndicat » accumulait les preuves, la ligne Jaurès a pris le pas sur les hésitations de Guesde. De fait, dans le sillage de l’affaire Dreyfus, Jaurès fonde le PSF (1902) qui deviendra la principale tendance de la SFIO (1905). Guesde sera très vite isolé. Dans « L’Humanité » fondé en 1904, on retrouve à la rédaction les anciens dreyfusards comme Mirbeau, Blum, Herr,…
    Ce sont donc bien les socialistes et les républicains laïcs qui ont mené le combat. On les retrouve partout aux avant-postes qu’ils soient juristes, écrivains, journalistes, hommes politiques,…Ce sont eux qui ont emmené quelques « libéraux » dans leur sillage. Les actes de ces derniers, à moins que vous n’ apportiez de nouveaux éléments, sont arrivés ensuite et sont restés ponctuels. Mais surtout, l’affaire a été fondatrice. La ligne Jaurès s’est affirmée. Le fond d’antisémitisme qui polluait le mouvement socialiste a été balayé, nombre de Juifs militant ensuite au PSF puis à la SFIO et participant au financement de « L’Humanité ».

    23/08/2014 à 12 h 03 min
    • Anomalie Répondre

      Pour confronter sérieusement des points de vue, encore faudrait-il que vous n’escamotiez pas l’Histoire. Une fois de plus dans ce post, c’est ce que vous venez de faire.

      Les socialistes n’étaient pas dreyfusards. J’ai tordu le cou à cette affirmation, vous vous enferrez maladroitement dans cette contre-vérité en étant désormais réduit à rattacher les socialistes a posteriori, en 1902 puis en 1905 ! À vous écouter, un grand Résistant a donc été quelqu’un qui a rejoint la France Libre en 1947…

      Les faits sont là et jusqu’à preuve du contraire, comme vous dites, les socialistes n’ont donc pas été dreyfusards. Dont acte.

      Les libéraux, que l’on retrouve dans le camp des républicains laïcs et des opportunistes, ont bien mené le combat et permis que celui-ci aboutisse politiquement. Vous en êtes réduit, là encore, à qualifier les Souvenirs de Blum de « propos de circonstance » pour éviter d’avoir à admettre ce qui vous dérange : oui, les libéraux ont permis à Clemenceau et à Jaurès de faire aboutir la cause de Dreyfus.

      Les socialiste, eux s’enferraient dans des combats stériles de lutte de classe ou l’antisémitisme tenait une bonne part, et n’ont pas été dreyfusards. je constate que vous êtes incapables de l’infirmer au bout de six contributions, la cause est donc entendue.

      Vous utilisez ensuite un autre argument de mauvaise foi en travestissant ce que j’écris en réponse de votre propre question. Qu’on en juge : vous me demandez quels sont les « principaux protagonistes » de l’Affaire. Je vous cite un écrivain, Zola, et deux hommes politiques, Clemenceau et Jaurès. Je pense que tout le monde pourra tomber d’accord sur le fait que ces trois figures incarnent l’Affaire Dreyfus. Or vous répliquez : mais non, Anomalie, d’autres écrivains ont également affiché leurs positions dreyfusardes. Certes, Jaurès, mais ce n’est pas ce que j’écrit ! Encore une fois, un peu d’honnêteté intellectuelle, que diable !

      Au passage, vous qualifiez Clemenceau de radical-socialiste, signant là encore, ce que je suspectais déjà vue la difficulté avec laquelle vous tentez de rattacher « les » socialistes au dreyfusisme, votre méconnaissance de la période. Au plus fort de l’Affaire, le radicalisme n’est pas constitué en parti, Clemenceau ne sera un « républicain, radical et radical-socialiste » qu’en 1902. Il s’oppose avec véhémence à la lutte des classes, défend la propriété privée et la liberté d’entreprendre. Si vous en êtes réduit à rattacher Clemenceau à la mouvance socialiste, c’est grave…

      Enfin, laisser les lecteurs juges n’est pas une argutie mais une conception du débat. Je n’écris pas ici pour vous convaincre, vous imaginez bien que je m’en moque ! Mais bien pour tordre le cou à une série de mécanismes manichéens à l’oeuvre dans les « guerres civiles franco-françaises » idéologiques, comme l’a analysé Jean-Pierre Azéma, dont l’Affaire Dreyfus a constitué le premier jalon important. J’apporte des arguments, vous apportez les vôtres, les lecteurs jugeront.

      23/08/2014 à 12 h 31 min
  • Jaures Répondre

    Cher Anomalie, quel intérêt militant aurai-je sur ce site à refaire l’Histoire ? Nous sommes d’accord que celle-ci est complexe, d’où l’intérêt de tels débats qui nous amènent à réfléchir.
    Si je reprends l’origine du débat, mon premier post en réponse à Millière énonçait ceci: « Concernant l’affaire Dreyfus, le camp des antidreyfusards est clair: les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes: Scheurer-Kestner, Trarieux, Clemenceau, Zola, Jaures,… ». Je n’ai jamais limité aux seuls socialistes cette action mais ai souligné la part des « républicains laïcs » parmi lesquels Trarieux que vous qualifiez de libéral. Zola était très lié au mouvement socialiste: «Ma vie est bourgeoise, mon oeuvre est socialiste, mon âme est révolutionnaire» écrivait-il. Clemenceau était radical-socialiste. Ce ne sont pas quelques unités mais toute une organisation qui s’est constituée autour des plus fortes personnalités. Comment 3 ou 4 socialistes, même talentueux auraient-ils pu mobiliser les énergies nécessaires à faire reculer une institution comme l’armée, affronter la presse antidreyfusarde, repousser les attaques des nationalistes et du clergé ?
    Les questions que je pose ne sont pas des diversions. Si des leaders socialistes et républicains laïcs se sont trouvés être à la tête du combat, ce n’est pas un hasard. Jaurès l’écrit en novembre 1900, revenant sur l’origine de l’affaire. Il rappelle qu’à l’époque on lui pose alors la question: pourquoi suivre Zola qui n’est qu’un bourgeois ? Jaurès explique alors aux réticents que la lutte des classes n’est pas limitée aux intérêts matériels du prolétariat mais aussi moraux: »D’après cette conception, le prolétariat devient le défenseur né de tous les intérêts généraux et permanents de la société elle-même. » Si les plus modérés hésitent, Guesde, Vaillant et d’autres le suivent. (publié dans  » De Jaurès:Textes et Discours »)
    Cela est déterminant car c’est cette conception idéologique qui a poussé ce que schématiquement j’appellerai la gauche à mener ce combat: la justice est un tout, une conception sociale et morale de l’Humanité.
    Voilà ce qui m’a amené à écrire que les camps sont clairs. La riposte au complot ne pouvait qu’émaner de l’obédience socialiste et républicaine laïque.
    Reprenons maintenant votre premier post du 20/08: « Sur l’Affaire Dreyfus, vous faites erreur. Ce sont bien les libéraux qui ont mené le combat. » Vous avez, vous en conviendrez avancé une contre vérité: vous n’avez jamais pu me fournir des écrits, actions ou interventions des libéraux que vous avez cités montrant qu’ils auraient « mené le combat ». Je ne dis pas là qu’ils en étaient incapables ou qu’ils étaient alliés du camp opposé mais qu’idéologiquement ils ne pouvaient concevoir prendre la tête d’un tel mouvement et le faire vivre.
    Cela n’a pas empêché qu’ils s’investissent ou fassent preuve de sincérité le moment venu, mais il aura fallu auparavant le militantisme acharné compilé dans des dizaines d’ouvrages des personnalités que l’on connait et de leurs amis. Vous ne pouvez forger ainsi une conviction sur la simple affirmation de Blum. Par exemple, êtes-vous convaincu quand Blum écrit: » Une fois détruite la propriété capitaliste, la démocratie est suffisante pour extirper les derniers résidus du capitalisme » ?
    Vous citez un peu tous les camps en disant que « des » monarchistes, socialistes, allemanistes,…auraient pris part au combat, comme si cela avait été partagé mais où est la part de chacun ? Quelles actions menées par « des » monarchistes ? Quels articles écrits par « des » républicains de droite ? Quels discours prononcés par « des » personnalités libérales ?
    Millière dénie le rôle de Jaurès et invente des dreyfusards de droite. Vous tentez de noyer l’action des socialistes et républicains laïcs en nivelant l’engagement des différents mouvements, en construisant une nébuleuse action « libérale » qui, étudiée de près, reste tout à fait accessoire dans le déroulement de l’affaire.

    22/08/2014 à 22 h 16 min
    • Anomalie Répondre

      Jaurès, vous continuez à écrire contre-vérité sur contre-vérité. Je crois que vous êtes fâché avec l’Histoire.

      Aux côtés de Jean Jaurès et de Clemenceau, les libéraux ont bien mené le combat. Dont acte. Je ne vais pas passer mon temps à vous rappeler ce que j’ai écrit : les lecteurs seront juges et pourront s’y référer, et c’est ce qui compte. Au passage, votre pirouette sur Léon Blum est d’une rare mauvaise foi ! D’autant que Léon Blum est l’une des personnalités politiques qui, quels que soient ses engagements ou son idéologie, suscite mon plus grand respect. Bref.

      En inscrivant « les socialistes » (dans leur ensemble, si les mots ont encore un sens) dans le camp dreyfusard, vous produisez une contre-vérité historique. Une première. Vous moulinez et moulinez pour ne pas l’admettre, après tout, les lecteurs seront juges, là encore. J’ai déjà écrit longuement dessus, je n’y reviendrai pas. Je crois que vous comme moi avons suffisamment répéter les même choses sur ce fil !

      J’ajouterai donc seulement que le manifeste du 19 janvier 1898, signé de Jules Guesde, mais aussi de Jaurès, de Vaillant, de Viviani, et de Millerand, est sans ambiguïté : « nous n’avons aucune raison particulière de repousser ou de suspecter, au fond, les jugements particuliers rendus dans cette affaire, qui est un combat entre deux clans bourgeois : les opportunistes et les cléricaux. Prolétaires, ne vous enrôlez dans aucun des clans de cette guerre civile bourgeoise… Entre Reinach et de Mun, gardez votre liberté entière ».

      Jean Jaurès, il le raconte en 1900, a signé à contre-coeur ce manifeste appelant à la non-intervention. A alors prévalu le sens de la synthèse majoritaire (c’est-à-dire non interventionniste) au sein des différentes factions socialistes. Mais Jean Jaurès n’allait pas rester longtemps dans ce flou, et embrasser la cause dreyfusarde avec la ferveur que l’on sait… Mais seul. Ne vous en déplaise, Jaurès, les socialistes n’étaient donc pas dreyfusards !

      Jules Guesde va même s’enferrer dans cette posture de neutralité, et emmener avec lui l’ensemble du Parti ouvrier et les autres chapelles socialistes, à l’exception de certains allemanistes (dont votre cher Herr). Les autres ? Ils cosignent l’appel aux travailleurs de France du 24 juillet 1898 de Jules Guesde et Paul Lafargue : « Les prolétaires n’ont rien à faire dans cette bataille qui n’est pas la leur et dans laquelle se heurtent des Boisdeffre et des Trarieux, des Cavaignac et des Yves Guyot, des Pellieux et des Galliffet ».

      Avec de tels « dreyfusards », effectivement, Dreyfus n’avait pas besoin d’ennemis ! Mais non, vous avez raison : les socialistes étaient dreyfusards, puisqu’on vous le dit ! Voici donc ce que j’appelle votre cause militante : l’impossibilité de reconnaître un fait historique lorsque ce fait historique va à l’encontre d’un cliché communément admis, un cliché simpliste et manichéen qui veut que « les choses soient claires : dans le camp dreyfusard figuraient LES républicains laïcs et LES socialistes ». Même si c’est faux… CQFD.

      23/08/2014 à 0 h 37 min
    • HansImSchnoggeLoch Répondre

      …d’où l’intérêt de tels débats…

      Voilà un type qui ne comprend rien à rien. On lui dit que les 4V sont un journal papier rapporté sur un site internet et lui comprend qu’il se trouve sur un site de débats.

      23/08/2014 à 9 h 29 min
      • Jaures Répondre

        Oups ! Pardonnez-moi Hans, je voulais dire « d’où l’intérêt des commentaires aux articles et des réponses aux commentaires ».

        23/08/2014 à 10 h 29 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Jaures (le vrai) n’a ja mais passé par le suffrage populaire à ce que je sache.
    Qu’a-t’il apporté de remarquable et de nouveau au monde?
    Cette réputation que les socialistes lui ont créée de toutes pièces n’est-elle pas surfaite?
    Laissons le donc composter dans la poubelle de l’histoire.

    22/08/2014 à 21 h 24 min
    • Jaures Répondre

      Je vous précise ceci en espérant qu’en retour vous ne m’insulterez pas (je blague, en fait je m’en moque).
      Jaurès a été élu député de Carmaux en 1885, 1893 et 1902. Il était député lors de son assassinat.
      Concernant l’affaire Dreyfus, c’est en janvier 1898 qu’il prend la parole à l’assemblée pour dire « Ne livrez pas la République aux généraux ».
      Outre ce combat, il y a eu celui pour la laïcité, la Paix et contre la peine de mort. On peut effectivement rendre hommage à tout cela.

      22/08/2014 à 22 h 29 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        Comme vous c’était un médiocre (socialiste) qui n’a laissé que quelques traces orales que le vent du temps a fini de disperser.
        L’article de Guy Milliere est donc justifé et les rigoles de prose que vous débitez sur ce site tout juste du pipi de chat.

        Vous êtes vraiment le pédant des hôtes de ce site. Heureusement pour vous que le ridicule ne signe pas votre arrêt de mort.

        LOL!!

        23/08/2014 à 9 h 23 min
        • Jaures Répondre

          C’était attendu. Vous êtes assez prévisible, finalement.

          23/08/2014 à 12 h 05 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    réponse au dernier  » J’ accuse  » de @ Jaurès me concernant : je n’ ai rien à foutre de vos querelles d’ Allemands ( en Allemagne on dit de … Polonais ) c’est de l’ enculage de mouche, du temps perdu, de la dispute byzantine … mais comme @ Anomalie semble l’ emporter vous êtes MAINTENANT a dire ( comme l’ avait fait Jaurès qui affirmait mordicus avoir pris AVANT Zola la défense de … Dreyfus ) , vous êtes donc MAINTENANT à dire que vous avez  » précédé  » @ Anomalie … c’ est d’un ridicule à mourir de rire !

    22/08/2014 à 17 h 52 min
    • Jaures Répondre

      Merci de votre contribution au débat, Quictius. Je vais sérieusement étudier votre thèse et les références qui l’accompagnent lesquelles montrent un esprit libre et ouvert loin du formatage de l’EN.

      22/08/2014 à 18 h 58 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        que voulez vous à chacun son rôle dans la farce humaine vous êtes Trissotin et je suis Molière ( en plus modeste cela va sans dire )

        22/08/2014 à 19 h 59 min
  • Jaures Répondre

    Vous êtes étonnant, Anomalie. D’un côté vous pouvez avancer que « les libéraux étaient les premiers dreyfusards » sans produire le moindre article, le moindre discours émanant des personnalités que vous citez. Par contre moi, quand j’écris « d’un côté la droite nationale et le clergé, de l’autre les socialistes et républicains laïcs » avec à l’appui des quintaux de textes de personnalités liés à ces mouvances, il faudrait que je me porte garant de chaque socialiste de l’époque sans quoi le combat des Clemenceau, Jaurès, Herr et consort serait à compter pour rien.
    Je ne reviens pas sur le rôle des « libéraux », la cause est entendue. Il vous faut les mots de Blum pour les raccrocher mais je doute que vous preniez ensuite pour argent comptant ses autres discours.
    Pourquoi donc dis-je « les socialistes et républicains laïcs » ? Tout d’abord un mot sur le contexte de l’époque. Il n’existait pas un PS ou même encore une SFIO mais une bonne dizaine de partis, alliances, fédérations se réclamant du socialisme, chacune étant rivale des autres. Quand Lucie et Mathieu Dreyfus rencontrent Zola, Jaurès et Clemenceau, Paris est secoué par d’importants mouvements sociaux (grève générale du bâtiment en 1898). Pour certains socialistes, l’affaire Dreyfus n’est qu’un fait divers: la lutte des classes avant tout. Pour d’autres (je n’ai pas connaissance de la phrase que vous citez, pouvez-vous m’en donner les références ?) Zola est un bourgeois. Je ne prétends donc pas ici que tous les socialistes de toutes les tendances ont fait front derrière Dreyfus. Je ne pense pas qu’une seule période de l’Histoire montre ainsi un mouvement totalement unanime pour quelque cause que ce soit. On sait par exemple que des juifs ont collaboré avec les nazis. Cela m’empêche -t-il d’affirmer que les Juifs furent les premières victimes des nazis ou dois-je nuancer afin de n’être pas accusé de réviser l’Histoire ?
    Si je dis « les socialistes et républicains laïcs », c’est qu’après avoir rencontré nombre de personnalités de l’époque, la famille Dreyfus n’a trouvé un écho dans un premier temps que parmi ce courant de pensée et que lui seul s’est inscrit durablement et jusqu’au bout dans ce combat. Rien que pour Clemenceau, sa production écrite en faveur de Dreyfus comprend 7 tomes (combien pour Périer ou Hébrard ?). Cela est d’autant plus remarquable que ces personnalités étaient par ailleurs politiquement opposées dans le jeune mouvement socialiste.
    De l’autre côté aussi, il y eut probablement des membres du clergé, des royalistes, des nationalistes dreyfusards mais noyés dans un mouvement en lequel cette opinion était broyée et inaudible.
    Je ne refais donc pas l’Histoire,cher Anomalie, j’essaie de comprendre ce qui s’est joué et ce que fut le rôle de chaque mouvement de pensée en ces années troubles. J’espère au moins avoir tordu le cou aux affirmations arbitraires de Millière qui lui ne se gène pas pour faire de l’Histoire une fiction destinée à illustrer ses opinions.

    22/08/2014 à 17 h 27 min
    • Anomalie Répondre

      Encore une réponse fleuve pour y noyer le poisson et éviter d’admettre que vous ne pouvez pas rattacher « les socialistes » aux dreyfusards !

      La méthode n’est pas nouvelle qui consiste à faire diversion en demandant aux autres de produire des références sur quelque chose qu’ils n’ont pas écrit (« les libéraux ont eu un rôle aussi important que Jaurès et Clemenceau ») pour éviter d’avoir à étayer ce que l’on a soi-même écrit (les choses sont claires : les socialistes étaient dreyfusards ») ! Vous ne pourrez pas m’avoir avec ce genre de tour de passe-passe rhétorique que je connais bien.

      Pour ma part, j’ai écrit trois posts vous expliquant comment les dreyfusards ont trouvé dans les libéraux « des soutiens d’emblée ». Écrivez une thèse pour expliquer que Blum raconte n’importe quoi, mais de grâce, Jaurès, un peu d’honnêteté intellectuelle !

      Ce qui est « étonnant » en revanche, c’est que vous méconnaissiez autant la mouvance socialiste de la fin du XIXe siècle. On a beau vous mettre face à l’évidence que les socialistes n’étaient pas dreyfusards, vous persistez tel le lemming à courir vers la falaise ! Oui, Jean Jaurès était bien seul. Non, l’écrasante majorité des socialistes n’était pas dreyfusarde. Faut-il que je poste, puisque manifestement vous en ignorez l’existence, les compte-rendus et les communiqués des principaux leaders socialistes pour expliquer qu’ils devaient rester en dehors de l’Affaire ?

      22/08/2014 à 18 h 01 min
      • Jaures Répondre

        Réponse fleuve ? Deux minutes de lecture, ce n’est pas si exigeant.
        Vous avez certes, écrit 3 posts, mais pour l’instant produit aucun texte pour étayer votre affirmation que « les libéraux furent les premiers dreyfusards ». Pourquoi ne vérifiez-vous pas ce qu’écrit Blum ? Pourquoi ses mots suffisent à vous convaincre ? Pour ma part je n’ai rien trouvé qui étaye votre affirmation. Les quelques libéraux dreyfusards que vous citez le furent tardivement et eurent un rôle ponctuel jusqu’à preuve du contraire.
        Et si on ne peut pas rattacher les socialistes aux dreyfusards, qui donc y associer en dehors de sa proche famille ? Quel courant de pensée a donc fourni les principaux protagonistes de l’affaire, ceux qui ont joué leur liberté voire leur vie (Clemenceau fut provoqué en duel), ceux qui ont écrit sans relâche des centaines d’articles, mobilisé les énergies ?
        Me « mettre en face que les socialistes n’étaient pas dreyfusards » ? C’est fort de café ! Vous êtes incapable de produire un seul texte de vos « premiers dreyfusards » alors que les socialistes que je cite, pas des seconds couteaux avouez-le, se sont battus jusqu’à la réhabilitation de Dreyfus et cela ne compte pour rien. Il aurait fallu que tous les mouvements socialistes se dressent, soient convaincus de l’innocence de Dreyfus (alors que tous n’avaient pas eu connaissance des éléments fournis par Mathieu) et de la priorité de ce combat pour que, peut-être, vous admettiez que le camp dreyfusard était pour l’essentiel celui des socialistes.
        Je vous poserai dés lors la question: retirez de l’affaire Clemenceau, Jaurès, Zola, Herr, Blum,…Qui reste-t-il ? Qu’en aurait-il été de Dreyfus ?
        Car si, selon vous, « l’écrasante majorité des socialistes n’était pas dreyfusarde », quel courant de pensée a donc fourni les principaux dreyfusards ? Pourquoi donc s’est-il trouvé que les dreyfusards du « syndicat » étaient socialistes ou républicains laïcs ? A quoi attribuez-vous cette génération spontanée ?
        Merci de me donner les références dont vous disposez, notamment celles de la phrase que vous citez dans votre précédent post.

        22/08/2014 à 18 h 53 min
        • Anomalie Répondre

          Jaurès, répondre à une question par une autre question est un aveu d’échec. Si je vous met en face d’une réalité (« les socialistes n’étaient pas dreyfusards ») et que vous me répondez « alors qui était dreyfusard », dois-je considérer qu’il s’agit enfin d’un début de reconnaissance que « les socialistes » n’étaient pas dreyfusards ? À moins que vous ne considériez Zola et Clemenceau comme des « socialistes » ?

          Encore une fois, oui Jean Jaurès s’est engagé avec ferveur pour Dreyfus à partir de 1898, mais non, « les socialistes » comme vous dites n’étaient pas dreyfusards. Je vous rappelle que c’est vous qui l’affirmez. Or, vous ne pouvez pas le prouver, et pour cause : les socialistes n’étaient pas dreyfusards.

          Les principaux protagonistes de l’Affaire ont été « UN » socialiste (Jean Jaurès), « UN » radical (Clemenceau), et « UN » écrivain (Emile Zola). Si « UN » socialiste vous suffit pour affirmer que, je vous cite, « les choses sont claires : dans le camp dreyfusard figuraient LES socialistes », alors dois-je comprendre que « la Résistance a été de droite puisque le Général de Gaulle était de droite » ?

          Vous pouvez trouver la référence du député socialiste qui écrit « douze balles pour Zola » dans le journal d’Aix-en-Provence le Franc-Parleur du 16 janvier 1898. Un « socialiste dreyfusard » ?

          Enfin, sur les libéraux, une dernière fois, relisez ce que j’ai écrit sur la question, et vous comprendrez que, comme l’écrit Blum, « ils ont été les principaux soutiens d’une cause » que ni la majorité des radicaux, ni la majorité des socialistes, n’ont embrassé, mais bien des individus issus tant de la « droite » que de la « gauche », des monarchistes (et non « les » monarchistes), des républicains opportunistes (et non « les » Républicains opportunistes), des républicains laïcs, des allemanistes (et non « les » allemanistes)… Les choses sont complexes, Jaurès, pouvez-vous considérez l’Histoire autrement que comme des blocs monolithiques, à fin de servir votre cause militante ?

          22/08/2014 à 19 h 22 min
  • Jaures Répondre

    Cher Anomalie, ne soyez pas jésuite ! Lorsque je dis que les camps sont bien définis, je fais allusion à l’affaire elle-même. Les protagonistes sont alors bien clivés avec effectivement d’un côtés les socialistes et républicains laïcs, de l’autre la droite conservatrice et cléricale. Cela n’empêche en rien que l’antisémitisme ait été à l’époque une pensée dominante. Jaurès pouvait ainsi assimiler les Juifs et la bourgeoisie possédante, mais défendre sans réserve un juif dont il était convaincu de l’innocence. A droite, Dreyfus était juif, donc coupable.
    Sur le second point, vous ne m’avez pas démontré que « les libéraux étaient les premiers dreyfusards ». Il faudrait que vous me citiez des articles précis de leur plume datant d’avant 1898 ou des interventions publiques d’un Périer ou d’un Hébrard démontrant la primauté de leur investissement dans cette affaire. Je suis toujours dans cette attente.
    En dernier lieu, je rappelle (on commence à l’oublier, c’est vrai) que je répondais à l’article de Millière parlant d’une « attitude ambigüe » de Jaurès, d’un « engagement tardif », d’un antisémitisme qui « se pratiquait surtout à gauche ». On voit que Jaurès a emboité le pas à Zola moins de 2 mois après lui, quelques jours après « J’accuse » et que ce sont des leaders de gauche et républicains laïcs qui ont mené l’essentiel du combat. On voit également que l’antisémitisme n’était pas « pratiqué surtout à gauche » mais polluait peu ou prou tous les esprits intellectuels, politiques et religieux. On a cependant vu très vite des Juifs prendre des hautes responsabilités à la SFIO dés 1905 dés que la réflexion a permis de dissocier judaïsme et capitalisme.
    L’antisémitisme est encore présent dans certains esprits, y compris à gauche. Mais le PS a, depuis 1905 et encore aujourd’hui, toujours compris des Juifs dans ses plus hautes instances. Les noms de Blum, Kauffmann, Zay, Mendes-France, … sont indissociables de ce mouvement et les élus et ministres juifs d’aujourd’hui montrent que perdure ce lien traditionnel et historique.

    22/08/2014 à 11 h 55 min
    • Anomalie Répondre

      Et ne soyez pas sophiste ! Lorsque vous persistez à dire que les camps sont bien définis, en mettant du côté des dreyfusards « les socialistes », vous écrivez une contre-vérité historique. Vous venez d’écrire encore un long post pour finalement éluder ce fait, une fois de plus. « Les » socialistes n’ont pas été dreyfusards, la majorité d’entre eux étaient en effet qui antidreyfusards, qui détachés de l’Affaire.

      Sur les libéraux, j’ai dit ce que j’en avais à dire dans 3 posts. Vous pouvez vous y référer. « Réfutez-moi, j’adore ça », dites-vous. Réfutez donc que la majorité des socialistes n’était pas dreyfusarde !

      22/08/2014 à 12 h 29 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        à mon avis vous devriez vous rencontrer quelque part ! à Nicée par exemple !

        22/08/2014 à 12 h 48 min
      • Jaures Répondre

        Je persiste à dire que les camps sont bien définis. La meilleure preuve est que vous êtes incapable de produire des articles ou discours des « libéraux » que vous avez désignés comme « premiers dreyfusards ». A côté, les publications de Clemenceau, Herr, Jaurès, Zola ou Blum représentent plusieurs volumes.
        Lors de l’affaire, la presse de droite est déchainée. J’ai cité « La Croix » mais on pourrait ajouter « Le Pélerin », « Le Journal », « La libre parole », » Le petit journal », « Le Matin »,… Tous ces journaux et leurs relais provinciaux représentent l’immense majorité de la diffusion de l’époque qui se chiffre en millions d’exemplaires.
        On pourrait objecter qu’il n’y avait pas à l’époque une réelle presse socialiste (le mouvement était éclaté en de multiples groupes et groupuscules). Il est vrai que certains socialistes ont hésité (Guesdes) ou sont restés en marge (Lafargue, il est vrai exilé) mais on ne trouve nulle part un discours antidreyfusard émanant de personnalités socialistes en vue. Les citations de Clemenceau ou de Jaurès que l’on met en avant pour dire qu’ils furent des dreyfusards tardifs datent de la première condamnation. Personne alors, hormis la famille du condamné, n’imaginait une telle machination. Dés qu’ils ont été convaincus de l’innocence de Dreyfus, « le syndicat » comme les appelaient les antidreyfusard s’est lancé dans la bataille.
        D’ailleurs, en 1904, quand Jaurès fonde « L’Humanité », nombre de Juifs participent à son capital et parmi ses éditorialistes, les dreyfusards sont en première place.

        22/08/2014 à 14 h 42 min
        • Anomalie Répondre

          Persister à dire ne suffit pas à étayer. Vous ne pouvez démontrer, et pour cause, malgré votre deuxième post sur la question, que les socialistes étaient dreyfusards. Jean Jaurès était bien seul au milieu des siens. Notamment quand le J’accuse ! de Zola paraît en janvier 1898 et que le député socialiste Gabriel Baron l’accueille par un « douze balles pour Zola ! »

          Je ne suis pas « incapable » de produire tel ou tel discours. J’ai répondu précisément sur ce point dans trois post où j’expliquais pourquoi, et Blum le confirme, les libéraux ont été des alliés de choix des dreyfusards. Tout simplement parce que les radicaux n’ont pas suivi leur leader Clemenceau, et que les socialistes étaient ou antidreyfusards par « antisémitisme de classe », ou détachés par « conscience de classe ». Vous ne pouvez pas refaire l’Histoire, Jaurès.

          22/08/2014 à 16 h 16 min
          • quinctius cincinnatus

            si @ Jaurès ne peut nous refaire l’ Histoire à la bonne façon alors à quoi bon qu’ il se décarcasse le bougre ? il n’ a plus maintenant comme seul recours qu’ à déposer plainte contre vous pour …  » déviationnisme  » ! après tout l’ Histoire en France n’ est elle pas l’affaire des historiens mais celle des  » juges  » ? et vous l’  » Anomalie  » pourquoi vous épuiser dans une vaine querelle puisque en définitive, l’ éducation nationale *** pilonnera dans nos têtes qui jadis furent rousses ou blondes la doxa que professe @ Jaurès ? terminez en une bonne fois pour toute, sans ergoter, sans enculer les mouches , et dites à @ Jaurès qu’ il est bien celui qu’ il est, un  » intoxiqué  » du Socialisme , jusqu’ à une dépendance irréversible !

            *** notez s.v.p. LES MINUSCULES !

            22/08/2014 à 17 h 06 min
          • Jaures

            Bien sûr, cher Quinctius ! Suis-je bête ! C’est à vous, rescapé du lavage de cerveaux de l’EN que j’aurais dû demander les textes, discours et interventions des libéraux et autres qui menèrent en premier le combat dreyfusard quand les Zola, Clemenceau ou Jaurès étaient à la traine.
            Ne me faites pas attendre, je suis fébrile !

            22/08/2014 à 17 h 34 min
    • Toni Répondre

      Je ne lirai votre tirade jaures, bonjour d Espagne ceci dit … Et hélas je vais devoir supporter votre tronche à mon retour en France et les imbeciles de votre genre. Ça ne vous vient pas à l idée que vous nous gonflez ??
      vous vous écoutez … Personne n en a rien à foutre du capitaine de pédalo ici et je prends les nouvelles quand j ai le wifi … Franchement vous êtes un pauvre minable.

      moi j utilise le bouton ignorer du Smartphone si vos commentaires me paraissent trop longs.

      22/08/2014 à 13 h 07 min
  • Jaures Répondre

    Cher Anomalie, vous avez raison. Vous ne dîtes cela à aucun moment et ce n’est pas ma question. Vous avez écrit que les premiers dreyfusards sont les libéraux et avez cité quelques noms. Soit ! A l’appui, et pour parfaire mes connaissances, pouvez-vous me préciser la teneur des interventions, articles, etc…produits par ces personnalités avant 1898 et en quoi celles-ci ont eu un impact sur l’affaire. Pour les socialistes et hommes de gauche comme Jaures, Zola, Herr ou Clemenceau, la question ne se pose pas: cela occupe des rayonnages. Pour Périer, Waldeck-Rousseau ou Hébrard, en dehors des actions que j’ai citées, honorables mais datant de 1899, quels faits ou écrits vous permettent d’avancer qu’ils furent les premiers dreyfusards ?

    21/08/2014 à 20 h 53 min
    • Anomalie Répondre

      Jaurès, je vous revois demain si vous le voulez bien 😉

      En attendant, les choses sont claires : « C’est dans ce milieu composite que les dreyfusards trouvèrent d’emblée le plus de partisans ouverts, et surtout le plus d’alliés secrets ou discrets ». Dixit Blum. Or pourquoi écrivis-je : « les libéraux étaient les premiers dreyfusards » ? Pourquoi premiers ? Parce que suite au J’accuse de Zola, porté par Clemenceau et Jaurès, les premiers dreyfusards ne se trouvaient pas parmi les socialistes (dont l’antisémitisme primait sur le combat dreyfusard), ni parmi les radicaux (qui étaient opposés à la ligne de leur leader Clemenceau). Mais bien parmi les dreyfusards. Ceci invalide donc totalement votre phrase péremptoire : « le camp des antidreyfusards est clair : les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes». Et vous êtes bien en peine de le réfuter. Relisez bien ce qu’écrit Blum, je ne dis pas autre chose ! Sur tout le reste, nous ne sommes pas en désaccord. Sur ce à demain.

      21/08/2014 à 21 h 03 min
      • Anomalie Répondre

        Il faut bien sûr lire : Mais bien parmi les « libéraux », pas « les dreyfusards » !

        21/08/2014 à 21 h 06 min
      • Jaures Répondre

        Votre lecture pour demain, cher Anomalie.
        Tout d’abord, je ne dis pas être en désaccord avec vous mais je pense que votre discours manque de clarté. Quand j’écris: « le camp des antidreyfusards est clair : les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes», ce n’est pas péremptoire. Je ne fais pas référence à ce que vous appelez « les libéraux » que je préfère appeler « républicains modérés » dont certains furent dreyfusards, d’autres non. D’ailleurs, je classe Trarieux parmi eux, laïc fervent et fondateur de la LDH.
        De fait, on trouva durant cette bataille d’un côté les articles de Jaures, Zola, Clemenceau,… de l’autre Drumont, Barres, Maurras, Cavaignac et l’armée, « La Croix ». Encore une fois, ceux que vous considérez comme « premiers dreyfusards » sont historiquement tardifs et en retrait par rapport à ceux que je cite.
        Ce que dit Blum est intéressant mais ce sont là propos d’un politique, non d’un historien. Parfois les politiques ont besoin de donner plus ou moins de relief à des personnalités dont l’influence ou le courant politique serait utile. On a vu pareille chose à la libération où les actes de chacun ont été réévalués selon leur intérêt stratégique.
        On a vu ainsi Simone Veil pourtant marquée dans sa chair, interdire la diffusion du « Chagrin et la Pitié » à l’ORTF qui montrait la France collaboratrice car, politiquement, rappeler ces faits n’était pas à l’époque opportun.
        Plutôt donc que les commentaires a posteriori de tel ou tel, attachons nous aux faits et aux écrits de l’époque. Et on constate que le roi est nu. Avant les actions militantes des Zola, Jaures, Clemenceau, Herr,…personne (en dehors de la famille Dreyfus et un ou deux amis proches) n’a mené le combat. Et de 1898 jusqu’à la révision du procès, ce sont bien ces mêmes personnes qui ont pris les risques, polémiqué et obtenu des résultats.

        21/08/2014 à 22 h 13 min
        • Anomalie Répondre

          Bien le bonjour, Jaurès ! Très bien , les choses s’éclaircissent. Reste que ce qui manque de clarté est encore ceci : « Dans le camp des dreyfusards, les républicains laïcs et les socialistes ». Or, les socialistes, comme je l’ai écrit à maintes reprises, et à l’appui de Blum, étaient majoritairement antidreyfusards. À cause de l’antisémitisme de classe. Maintenez-vous donc que « les socialistes » étaient dans le camp des dreyfusards ? Et ne vous retranchez pas derrière Jaurès et Herr ! Premier point.

          Pour le second point, vous me faites un faux procès puisque je n’ai jamais rien dit d’autre que les libéraux étaient les premiers dreyfusards. Si, par la suite, vous êtes parti dans une argumentation fleuve pour expliquer que ces libéraux n’ont pas joué un rôle aussi éminent que Clemenceau ou Jaurès, certes, nous sommes d’accord, mais je n’ai jamais rien écrit de tel, au contraire ! Essayons donc, si cela vous est possible, de répondre précisément à ce que VOUS avez écrit, pas à ce que JE n’ai pas écrit, à savoir que les camps sont « clairs », et que dans le camp dreyfusard figuraient « les » socialistes. Vous savez comme moi, du moins je l’espère, que c’est historiquement faux.

          22/08/2014 à 11 h 20 min
  • Guy Marquais Répondre

    Pour en finir avec Jean Jaurès ce n’est pas simple….déjà en finir avec NOTRE Jaurès serait un bon début !

    21/08/2014 à 19 h 26 min
    • Jaures Répondre

      Réfutez, Marquais ! Réfutez !

      21/08/2014 à 19 h 36 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        comme dans une justice démocratique on peut réfuter un témoin, un juré ?

        22/08/2014 à 17 h 11 min
  • Anomalie Répondre

    Jaurès, sur Martin Luther, je connais aussi « Des Juifs et leurs mensonges ». Je vous invite à relire mon dernier post à ce sujet et à lire les auteurs dont je vous ai fait part. Je lirai, de mon côté, les vôtres.

    Sur l’Affaire Dreyfus, répéter une contre-vérité comme un mantra ne la transforme pas, par enchantement militant, en analyse rigoureuse. Puisque vous me faites la remarque de ne pas assez « étayer » mes arguments, à raison parfois puisque je manque de temps, je vais donc prendre le temps, précisément, de rassembler mes notes et références éparses.

    Ce sont bien les libéraux qui, comme je l’ai écrit, ont été les premiers à défendre le capitaine Dreyfus. Pas les « républicains modérés », qui sont loin de constituer un bloc monolithique, et encore moins les « socialistes » qui, pour beaucoup, communiaient dans l’antisémitisme de classe. Vous êtes libre de préférer un simplisme manichéen et hagiographique qui veut que les camps soient figés, entre les « bons » socialistes et républicains laïcs, et les « méchants » d’extrême droite et monarchistes catholiques. Mais c’est malheureusement faux. L’Histoire est faite de complexité. L’esprit militant n’a pas sa place dans l’analyse rigoureuse des faits.

    Peut-être accorderez-vous plus de crédit à Léon Blum qu’à moi-même, ce que je peux comprendre ! Or qu’écrit Léon Blum dans ses Souvenirs ? Que dans la société française, les premiers dreyfusards appartenaient essentiellement aux milieux libéraux. « C’est dans ce milieu composite que les dreyfusards trouvèrent d’emblée le plus de partisans ouverts, et surtout le plus d’alliés secrets ou discrets ». Et Léon Blum de citer ainsi Jean Casimir-Périer, Waldeck-Rousseau, Adrien Hébrard, Ludovic Trarieux, et même ses principaux adversaires politiques de droite des années 1920-1930, Raymond Poincaré, Louis Barthou, Charles Jonnart ou Georges Leygues, qui étaient « tous dreyfusards ». Léon Blum ajoute ensuite : « Les Princes, les membres des familles royale et impériale, ne doutaient pas de l’innocence de Dreyfus. L’impératrice Eugénie, par exemple, était dreyfusarde convaincue et résolue, le duc d’Aumale également, le Pape et les plus hauts dignitaires de l’Eglise romaine. Ils sont dreyfusards car ils sont modérés et instruits ». Même « les francs-maçons radicaux, poursuit Blum, n’osaient pas découvrir leurs amis, ou engager le gouvernement ». Quant à leurs collègues radicaux, ils étaient antidreyfusards sans états d’âme. « Cavaignac en particulier est un antidreyfusard passionné ».

    Il n’en est pas moins vrai, Jaurès, car comme je vous le dis, l’Histoire est complexe, qu’une certaine presse catholique (assomptionniste plutôt), dont la Croix, que de nombreux monarchistes, que Barrès, que Drumont ont mené le combat antidreyfusard. Il n’en est pas moins vrai que parmi les hommes en pointe du combat dreyfusard figuraient le leader radical Georges Clemenceau (contre la plupart des membres de sa famille politique, d’ailleurs), le militant socialiste Lucien Herr que vous vous plaisez à citer, et bien sûr, Jean Jaurès… Mais sur le tard. Sur le très tard, même ! Car Jean Jaurès, avant de jouer dans le combat dreyfusard le rôle éminent que l’on sait, a fait assaut de déclarations antidreyfusardes et antisémites. On parle là de la période 1894-1898, c’est-à-dire avant la parution de J’accuse ! qui a véritablement donné sa résonance nationale et passionnelle à l’Affaire. Avant J’accuse ! les dreyfusards se comptaient sur les doigts de la main – ce sont essentiellement les libéraux dont parle Blum – et Jean Jaurès n’en faisait pas partie.

    C’est ce qui permet de comprendre comment Jaurès, lors de son discours au Tivoli du 9 juin 1898, peut encore prononcer de telles sentences : « Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la fièvre du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corruption et d’extorsion ». Et c’est d’autant plus à l’honneur de Jean Jaurès d’avoir su dépasser son antisémitisme de classe pour défendre avec ferveur et humanité le Juif Dreyfus et de voir en lui le patriote innocent qu’il était plutôt que le traître Juif ou le Juif capitaliste dans lequel essayaient de le figer les militaristes et les socialistes.

    Mais pourquoi de tels engagements antidreyfusards chez nombre d’autres socialistes ? La réponse est fournie par Léon Blum, encore. Car « les socialistes ne voulaient pas avoir pour alliés d’un moment des adversaires permanents de classe qui embarrasseraient l’action future [du socialisme] de liens pesants et d’habitudes dangereuses ». En d’autres termes, les radicaux et socialistes considèrent que Dreyfus est, d’une part, un riche bourgeois, d’autre part un quasi-étranger, et que le défendre ne relève pas de leur combat anticapitaliste et jacobin. Le boulangisme avait déjà fait bouger les lignes partisanes de la jeune Troisième République, en rassemblant des républicains modérés, des socialistes, des radicaux, des monarchistes, des nationalistes… En somme, écrire comme vous le faites dans votre post du 20 août que « le camp des antidreyfusards est clair : les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes » est non seulement un non-sens, mais une contre-vérité historique totale.

    21/08/2014 à 16 h 45 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      le problème voyez vous reste que ni la culpabilité, ni l’ innocence du capitaine Dreyfus n ‘ ont pu être établies sérieusement … ce qui en fait toujours de nos jours un sujet de polémique politiquement correcte ou incorrecte … dans lequel les Français s’ affrontent comme dans une guerre civile perpétuelle … pour ce qui me concerne le doute bénéficie à  » l’ accusé  » puisqu’ il n ‘ y a pas de preuves !

      21/08/2014 à 16 h 52 min
    • Jaures Répondre

      Cher Anomalie, je suis content que vous sortiez enfin du flou pour mettre enfin des noms sur ce que vous appelez « libéraux » et que, vous l’avouerez, vous réunissez sous ce label malgré des parcours extrêmement divers.
      Je ne suis pas surpris car je m’attendais à ces personnages qui n’ont dans l’affaire joué qu’un rôle secondaire. Quels sont leurs articles publiés à l’époque ? Quel impact ont-ils eu dans le débat ? D’ailleurs, c’est l’un des acteurs de l’affaire qui les cite, Blum, et non le contraire, ce qui est révélateur. Périer a témoigné pour Dreyfus en 1899 (autant d’ailleurs pour régler un vieux compte avec le Gl Mercier). Cela fait-il de lui un dreyfusard de la première heure (il est président de la République quand l’affaire éclate) ? Quels sont les articles de Hébrard dans « Le Temps » qui défendent véhémentement Dreyfus ? De même Waldeck-Rousseau n’intervient qu’en 1899 pour annuler le premier procès.
      Bref, les personnes que vous citez ont pu avoir un comportement estimable mais sans commune mesure avec le militantisme de Zola, Herr, Jaures, Blum, Clemenceau, qui ont mouillé la chemise et pris des risques considérable à une époque où on avait la gâchette facile.
      Jaures intervient sur le tard ? Mais qu’est-ce « sur le tard » ? Avant 1898, seuls la famille de Dreyfus (son fils et sa fille) et son ami Scheurer-Kestner se battent. Ils doivent convaincre contre toute logique que l’armée a fabriqué des faux et produits des faux témoignages. Dés le « J’accuse » de Zola, Jaurès s’engage totalement, moins de 2 mois après que le romancier ait été lui-même convaincu.
      On voit donc que vos « libéraux » n’ont pas été sur le devant de la scène et sont factuellement intervenus bien après Jaurès, Clemenceau, Zola ou Herr.
      Sur les propos antisémites des socialistes, je l’ai déjà expliqué, ils sont liés à un amalgame fait entre juifs et industrie et commerce. Il s’agissait là d’un antisémitisme de classe, certes condamnable a posteriori, mais qui n’a en rien empêché de nombreux Juifs d’intégrer la SFIO et d’y jouer le rôle que l’on sait. L’antisémitisme envahissait alors tous les milieux. Chez certains il a perduré, ailleurs il s’est estompé jusqu’à élire des Juifs à leur tête.

      21/08/2014 à 18 h 56 min
      • Anomalie Répondre

        Jaurès, je suis également content qu’enfin, vous ne travestissiez plus mes propos ! Comme l’écrit Léon Blum, ce sont bien les libéraux qui ont, factuellement, été les premiers dreyfusards. Il écrit bien « les premiers ».

        21/08/2014 à 19 h 05 min
        • Jaures Répondre

          Je ne pense pas avoir jamais travesti vos propos mais, à l’appui de Blum qui vous est si cher, pouvez-vous m’informer de la teneur des interventions de ces « premiers » dreyfusards ? Avant 1898, quelles furent donc leurs actions ? Quels articles, dans quelle presse ? Quelles interventions publiques ?
          Pourquoi n’ont ils pas produit un « J’accuse » avant Zola ?

          21/08/2014 à 19 h 22 min
          • Anomalie

            Vous travestissez encore mes propos ! Relisez mes posts. Et dites-moi à quel moment je nie le rôle de Clemenceau ou de Jaurès après 1898 ? Vous seriez bien en peine.

            21/08/2014 à 20 h 39 min
          • Anomalie

            Pour compléter ma réponse précédente (désolé, le temps m’est compté!), mon désaccord avec vous, depuis le début du débat, porte sur cette phrase : « le camp des antidreyfusards est clair : les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes ». ce manichéisme est non seulement un non-sens, mais une contre-vérité historique totale. Sur le reste, relisez bien mes posts, nous ne sommes pas en désaccord…

            21/08/2014 à 20 h 46 min
  • BRIVOT Pierre Répondre

    Quelle chance pour la France que ce gauchiste ait été abattu : la France a survécu et n’a pas été annexée par les boches.
    Il est certain que le prix fut élevé… dans ma famille, deux grands-parents et plusieurs cousins ont payé, ma maman est restée orpheline… mais je suis né Français de mère Française.

    21/08/2014 à 11 h 19 min
    • Jaures Répondre

      Chance pour la France ? 1,3 millions de morts au combat ?
      A partir de combien vous trouvez que c’est pas de chance ?

      21/08/2014 à 16 h 44 min
    • Dr H. Répondre

      Jaurès a eu le chance de ceux qui meurent avant d’avoir pu montrer ce qu’ils seraient devenus : Gérard Philippe le bras droit de Georges Marchais, Kennedy pire qu’Obama, James Dean un cocaïnomane, etc..

      21/08/2014 à 22 h 37 min
      • Jaures Répondre

        DrH, je ne suis pas, comme vous, un expert en uchronie. Cependant, dans le camp pacifiste, aux côtés de Jaurès qui le salua dans un article en mars 1914, on trouvait Alain qui lutta jusqu’au bout pour la paix ( » Massacre des meilleurs »), mais s’engage à 46 ans pour vivre et comprendre le mécanisme de la guerre (« Mars ou la guerre jugée »).
        Pacifiste en 1914, il sera antifasciste dés 1934 (création du Comité de Vigilance des Intellectuels Antifascistes).
        Mourir pour des idées n’est qu’un accident.

        22/08/2014 à 10 h 37 min
  • HansImSchnoggeLoch Répondre

    Anomalie:

    Il n’existe qu’une seule référence à Martin Luther dans « Mein Krampf ».
    Celle où l’auteur stipule que Frédéric le Grand, Martin Luther et Richard Wagner étaient de grands hommes.

    J’ai une version allemande « pdf » du livre en question, il suffit de lancer la recherche avec le mot clé « Luther » et vous obtiendrez la même réponse que moi.

    Jaures n’a donc jamais lu ce bouquin et ses assertions viennent sans doute de « wikipédia.fr » qui comme chacune et chacun le sait est une encyclopédie en constant changement.

    Pour rappel Hitler était autrichien et catholique et non luthérien.

    21/08/2014 à 11 h 10 min
    • Anomalie Répondre

      J’ajouterais que l’antisémitisme d’Hitler était très peu étayé de références littéraires ou historiques sérieuses ; Mein Kampf est un gloubiglouba d’expériences plus que de références, tiré de ses observations personnelles, notamment à Vienne, de ses rencontres, d’un air du temps mal digéré marqué par la crainte de la submersion judéo-bolchevique et de la théorie du « coup de couteau dans le dos » porté à l’armée allemande par les Juifs, les démocrates et les cosmopolites. Il s’agit d’un « antisémitisme d’impulsion » (Jeffrey Herf, déjà cité, à lire). Je ne suis pas certain que Hitler possédait les outils intellectuels pour bien saisir Martin Luther !

      21/08/2014 à 11 h 24 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        Des années lumières séparent en effet les écrits de Martin Luther du contenu du bouquin « Mein Krampf » *).
        Hitler avait une cervelle reptilienne axée sur la haine. Sa haine s’est finalement cristallisée sur les Juifs mais si des Martiens avaient existé à l’époque ce sont eux qui auraient du subir son courroux.

        *) Mein Krampf = Ma Merde.

        21/08/2014 à 11 h 36 min
        • Jaures Répondre

          Des années lumières ? Lisez donc la partie 11 du livre de Martin Luther dans lequel il décrit ce qu’il faut faire des Juifs.
          « En premier lieu, il faut détruire leurs synagogues », « En second lieu je préconise qu’on brûle les maisons des Juifs »,…Plus loin: « calculons avec eux combien les Juifs nous ont extorqué par l’usure,partageons, partageons à l’amiable, et ensuite chassons les pour toujours de notre
          pays. » Je vous fais grâce du reste.
          Des années lumières ?

          21/08/2014 à 16 h 41 min
          • quinctius cincinnatus

            pour l’ occasion je … partage, bien que n’ étant pas socialiste, et même sans réserves , l’ opinion de Martin Luther sur … l’ usure ! ( à peu près à la même époque un auteur dramatique Anglais écrivait une pièce sur ce sujet …  » le Marchand de Venise *** ) quant à les chasser il faut se replacer dans l’ esprit de l’ époque : les Juifs sont les assassins de Jésus le Nazaréen … un des leurs, mais aussi un … hérétique , un traitre , un renégat etc … . Enfin, pour votre culture politique, je vous incite, une fois encore, à lire  » Le Juif Süss  » de Lion Feuchtwanger ( nous sommes alors dans le Wurtemberg au XVIII ième siècle )

            *** j’ ai vu jouer la pièce où le Marchand avait été tout simplement … baptisé par le metteur en scène ( dont j ‘ai préféré oublier jusqu’ au nom ) … un  » bon salaud de catho  » c’ est plus acceptable , n ‘est ce pas ?

            21/08/2014 à 17 h 13 min
    • Jaures Répondre

      Le même PDF existe en Français, Hans. Vous pourrez ainsi constater que dans le même chapitre « Peuple et Patrie » où Martin Luther est qualifié de « grand homme », il parle du « juif Karl Marx » dont le livre Le Capital est la lutte qui « devait préparer le terrain pour la domination du capital véritablement international et juif ». Quelle est la référence de Hitler ?
      Plus que le citer, Hitler a mis en oeuvre ce que préconise Martin Luther en 7 points, les pogroms et la déportation.

      21/08/2014 à 15 h 46 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        pour compléter votre formation sur l’ anti-sémitisme d’ origine économique vous devriez lire du même Marx Karl  » la question juive  » bien plus passionnant que  » le capital « 

        21/08/2014 à 17 h 17 min
        • Jaures Répondre

          Le réel titre est « A propos de la question juive ». Il s’agit d’un article commentant celui de Bauer. J’ai écrit ce que j’avais à dire de ce texte plus bas.

          21/08/2014 à 17 h 48 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        Martin Luther n’a jamais parlé des Juifs comme d’une race inférieure à éliminer physiquement. Ses propos concernait les Juifs en tant que peuple déicide.

        C’est Hitler qui introduit ce concept et pour réaliser cela il n’avait pas besoin des écrits de Luther. Il existait une littérature abondante et internationale sur ce sujet.
        On peut d’ailleurs se demander s’il a jamais lu un seul livre de Martin Luther.

        21/08/2014 à 19 h 15 min
        • Jaures Répondre

          « Martin Luther n’a jamais parlé des Juifs comme d’une race inférieure à éliminer physiquement » écrit Hans.
          Il est vrai que le concept de race n’est pas encore de saison mais les propos de Matin Luther sont déjà sans nuances: « Comment se fait-il que nous,pauvres Chrétiens,nourrissions et enrichissions ce peuple oisif et paresseux, ce peuple inutile et nuisible, ces ennemis de Dieu blasphémateurs ». Les Juifs sont accusés de cannibalisme et d’enlèvements d’enfants. Ils sont assimilés à des animaux « engeance de vipères », « ces serpents venimeux », « ces pourceaux », « vers venimeux »,…et conclut (chapitre 10) « Nous sommes coupables de ne pas les abattre ». Hitler saura en tirer les leçons.

          21/08/2014 à 21 h 36 min
          • HansImSchnoggeLoch

            … ces ennemis de Dieu blasphémateurs …

            Et bien nous y sommes, voilà la vraie raison du courroux de Martin Luther.
            Si vous compulsez le coran yous y trouverez pire. Mais vous évitez de parler de ce bouquin car cela offusquerait vos potes djihadistes.

            22/08/2014 à 13 h 08 min
      • HansImSchnoggeLoch Répondre

        Une traduction ne vaut jamais l’original.

        21/08/2014 à 19 h 47 min
        • Jaures Répondre

          Il y a des exceptions: Poe, par exemple.
          Mais pour traduire « Mein Kampf », franchement, pas besoin d’un Baudelaire.

          21/08/2014 à 21 h 38 min
        • HansImSchnoggeLoch Répondre

          Alors essayez de le traduire de l’allemand en français, vous le pédant qui prétend tout savoir.
          Hitler avait une très bonne connaissance de l’allemand écrit et oral. Le sous-estimer est une erreur grossière.

          22/08/2014 à 13 h 02 min
          • quinctius cincinnatus

            et qui plus est c’ était un  » acteur-orateur  » au talent exceptionnel … d’ où son charisme sur les foules … il est évident qu’ un @ Jaurès serait un soporifique efficace pour n’ importe quel insomniaque , le lire nous amène déjà dans un état de torpeur colonial

            22/08/2014 à 13 h 11 min
  • Anomalie Répondre

    Jaurès, c’est justement parce que j’ai lu Mein Kampf (il en faut du courage, tant c’est mal écrit) que je me permets de vous dire que vous écrivez une contre-vérité ! Attribuer Luther comme « référence principale » (ce sont vos mots) de l’antisémitisme national-socialiste est une contre-vérité, d’ailleurs vous seriez bien seul à défendre cette « thèse ». Encore une fois, relire les auteurs que je vous ai cités.

    Sur l’Affaire Dreyfus, les libéraux s’opposaient aux conservateurs et aux nationalistes qui désiraient ardemment préserver l’honneur de l’Armée et de la Patrie fussent-ils ainsi contraints d’accuser un innocent. Or les nationalistes et les conservateurs se retrouvaient dans tous les partis. C’est justement cette transversalité qui fait que vous méconnaissez à mon sens les mécanismes qui ont permis, ultérieurement, la naissance du fascisme. D’ailleurs, à la même époque, le boulangisme suivait déjà la même logique. Il y avait autant d’hommes venus de la gauche que de la droite. Je le répète parce que c’est primordial : c’est ce qui explique la rencontre, dans la première moitié du XXe siècle, entre des hommes venus du socialisme et d’autres venus du nationalisme de droite pour fonder la synthèse fasciste. Sans le socialisme, le fascisme n’existe pas. Sans le nationalisme de droite, le fascisme n’existe pas. Les deux éléments sont nécessaires à la synthèse.Je ne sais pas si mes propos ne sont pas étayés, mais les vôtres me semblent trop militants pour saisir la complexité des mécanismes à l’oeuvre durant cette période.

    21/08/2014 à 10 h 43 min
    • Jaures Répondre

      Cher Anomalie, je vous invite à relire « Des juifs et leurs mensonges » (à lire sur le net uniquement, non disponible en librairie, on le comprend), notamment les 7 points qu’il préconise pour se débarrasser des Juifs et qui seront réalisés point par point par Hitler. Cette thèse n’a rien d’original et figure chez de nombreux historiens, notamment anglo-saxons comme Paul Johnson (Une Histoire des Juifs) qui dénonce le livre de Martin Luther comme « un pas de géant vers l’Holocauste ». Voir également les travaux de Robert Michael de l’Université du Massachusetts (Luther et les Juifs).
      Sur l’affaire Dreyfus, je vous entends bien mais, concrètement, par qui sont signés les articles ? Qui interpelle les députés ? Martin Dreyfus porte plainte en 1897. Dés cette année, à la suite de Zola, ce sont Lucien Herr, Jaures, Blum, Clemenceau, qui s’engagent… Où était alors la droite alors que les recueil d’articles de la gauche dreyfusarde sur cette affaire occupent des volumes ? Les républicains modérés qui se disaient dreyfusards étaient bien timides quand Zola en janvier 1898 est condamné à un an de prison à la suite du « J’accuse ».
      Pour étayer votre thèse, j’eusse aimé lire des faits: quelles actions, quels articles, quelles interventions pour quels résultats vous font dire que les libéraux (merci de les citer) ont joué le premier rôle lors de l’affaire Dreyfus ?

      21/08/2014 à 16 h 17 min
  • anne charlotte Lundi Répondre

    Jaurès,? Je vous invite à écouter sur TVLiberté, Bernard Antony dans un entretien dirigé par Martial Bild, vous y découvrirez la face » cachée » de Jaurès par les medias officiels et l’histoire frelatée…
    et je vous invite aussi à lire son livre : « Jaures, mythe et réalité ».

    Tout cela en un clic : http://www.livresenfamille.fr/p6656-bernard_antony_jaures.html

    21/08/2014 à 8 h 47 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      l’ a t il fait ?

      21/08/2014 à 21 h 57 min
    • Jaures Répondre

      Anne Charlotte, imaginez-vous dans les temps qui nous occupent (1859-1914), qu’une personnalité engagée ait eu un parcours sans failles, une lucidité parfaite et une clairvoyance de chaque instant ? Je ne fais pas de Jean Jaurès un saint laïc. Comme tout le monde, il s’est parfois trompé, a parfois eu des engagements justes, parfois des discours erronés,… La question n’est pas de juger mais d’étudier l’action et la réflexion de l’homme dans un contexte donné. Je dis, pour ce qui nous occupe que Jaurès a pris part à une juste cause en un temps où défendre un Juif était prendre un risque réel, physique. Au XIXème siècle, l’antisémitisme (qui est lié dans son essence même à ce siècle) imprégnait toute la société de droite à gauche, des usines aux salons aristocratiques (lire Proust). Jaurès et d’autres ont su passer par dessus une idéologie dominante, comme en 1914 où être pacifiste était à contre courant et dangereux, ce que l’Histoire a montré.

      21/08/2014 à 22 h 40 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        bien distinguer , s’ il vous plait :  » les engagements justes des discours erronés  » dans la casuistique un Jésuite ne ferait pas mieux !

        22/08/2014 à 13 h 14 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      @ Jaurès vous rétorque ( et vous retoque par la même occasion ) que Jaurès, celui sans @, était moins parfait que le Jaurès avec @ ( signe d’ excellence comme chacun sait ) … et cela est convenez en, en toute modestie, imparable et pour tout dire définitif …

      22/08/2014 à 17 h 20 min
  • Oeildevraicon Répondre

    Eh bééééé… Les vacances ont redonner du tonus à tous les bretteurs, de droite et de gauche.
    Cela augure de quelques passes d’arme épiques et… j’aime ça.

    Vivement la rentrée parlementaire et tout l’enfumage qui va avec,
    cela attisera les braises afin de dissiper la fumée.

    20/08/2014 à 22 h 24 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      mais est ce que cela donnera la flamme aux Français ? rien de moins sûr

      21/08/2014 à 8 h 44 min
      • Oeildevraicon Répondre

        En effet Quinctius, rien ne prouve que cela rendra la flamme aux français, mais une foi la fumée dissipée, celui qui ne porte pas d’œillères y verra plus clair.

        21/08/2014 à 21 h 17 min
  • DESOYER Répondre

    Mon cher Guy, ne faudrait-il pas en finir avec tous les Jaurès?
    Quant aux Juifs, qui ont droit à leur Etat comme tout le monde, il faut les défendre, mais les mettre au-dessus de tout, non. Je préfère le christianisme.

    20/08/2014 à 20 h 32 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      vous n’ avez rien compris à la prééminence divine du  » Peuple élu  » !

      20/08/2014 à 20 h 37 min
      • HOMERE Répondre

        Moi non plus !!

        20/08/2014 à 21 h 19 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          alors pourquoi diable êtes vous sarkozyste ?

          21/08/2014 à 8 h 45 min
  • DESOYER Répondre

    Mon cher Guy, ne faudrait-il p

    20/08/2014 à 20 h 28 min
  • Jaures Répondre

    » on » ( le contribuable ) le paie comme syndicaliste cégétiste ».
    Je vous rappelle que délégué syndical est une activité bénévole.

    20/08/2014 à 17 h 42 min
    • quinctius cincinnatus Répondre

      oui mais comme vous passez votrer temps derrière votre ordinateur ( professionnel ? ) à nous faire la leçon vous ne produisez rien pour la Nation et votre employeur vous paie à ne rien foutre … donc in fine nous vous payons bien !

      20/08/2014 à 19 h 11 min
      • Jaures Répondre

        Vous ne savez strictement rien de tout cela. Ne sombrez pas dans le hansisme ! Demandez-vous simplement quel patron paierait un employé sans que cela lui rapporte plus que le salaire dépensé.

        21/08/2014 à 16 h 20 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          sans doute des … commandes publiques et la  » paix  » syndicale est ce que je me trompe … à moins que votre entreprise  » privée  » ( ou vraisemblablement » privatisée  » ) ne soit tout simplement para-publique ( du genre La Poste ) … la dernière hypothèse étant que vous  » travaillez  » pour un patron  » de gauche  » du genre Bergé, Rothschild , Niels etc …

          21/08/2014 à 16 h 32 min
          • Jaures

            Tout faux ! Préoccupez vous moins de l’homme que des idées. Je ne vous demande rien de votre vie privée et ne m’en préoccupe pas. C’est un lieu de débat, pas une séance de relation d’aide. Réfutez moi, j’adore ça, le reste n’a aucune importance.

            21/08/2014 à 17 h 52 min
          • HansImSchnoggeLoch

            Encore une fois Jaures se trompe.
            Faut-il lui rappeler que les 4V sont un journal papier qui rapporte ses articles sur un site internet.
            Les intervenants commentent les articles publiés mais aucun débat n’est prévu.
            Jaures pense avoir affaire à un forum mais ce n’est pas le cas.

            21/08/2014 à 19 h 28 min
          • Jaures

            Certes, Hans. On peut commenter les articles et l’on peut commenter les commentaires. Vous avez raison, cela n’a strictement rien à voir avec un débat.

            21/08/2014 à 19 h 33 min
          • HansImSchnoggeLoch

            Dans ce cas restez dans les limites du thème de l’article et cessez de divaguer dans tous les sens pour afficher votre pédanterie.
            Tout le monde ici s’en fout.

            21/08/2014 à 19 h 37 min
          • quinctius cincinnatus

            alors votre patron est soit un aveugle, soit un imbécile, soit un mécène soit un masochiste ou bien c’est le père de votre épouse ( lol )

            21/08/2014 à 22 h 01 min
    • Dr H. Répondre

      Bénévole… vous rigolez ! Je siège dans une CPAM face à des syndicalistes CGT et autres : nous touchons tous près de 300 € pour 2 heures de présence… Moi 4 x / an, eux 3x / semaine !

      21/08/2014 à 11 h 23 min
      • Jaures Répondre

        Qu’est-ce que vous racontez ! Les délégués syndicaux ne disposent que d’un crédit d’heures selon les effectifs de l’entreprise (maximum 20 heures/mois). Ces heures doivent être justifiées. Aucune indemnité en numéraire n’existe (sauf remboursement de frais de transports sur justificatifs).
        Si vous touchez 300€ d’indemnité pour une réunion syndicale (qui vous la paie ?), c’est totalement illégal !

        21/08/2014 à 16 h 28 min
        • HansImSchnoggeLoch Répondre

          Pour la cgt l’illégalité c’est chez elle.

          21/08/2014 à 19 h 40 min
    • HansImSchnoggeLoch Répondre

      Le fait d’être délégué syndicat permet à Jaures certaines acrobaties.
      En effet quand il est assis derrière son pc en train de répondre aux intervenants des 4V il peut se justifier en prétendant oeuvrer pour son syndicat.
      Son patron restera donc éternellement désarmé face à ce genre d’argumentation.

      21/08/2014 à 13 h 50 min
      • Jaures Répondre

        Vous ne connaissez strictement rien à la question et, de ce fait, pouvez avancer n’importe quoi.

        21/08/2014 à 16 h 29 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          alors dites nous quelle est votre fonction effective dans cette entreprise  » privée  » … la transparence c’ était bien au programme de François De Corrèze , non ?

          21/08/2014 à 16 h 36 min
        • HansImSchnoggeLoch Répondre

          Je constate que les horaires de vos interventions sur ce site correspondent à des heures ouvrables.
          Et c’est pratiquement la même chose tous les jours ouvrables de la semaine.

          De deux choses l’une ou bien votre occupation principale est d’intervenir sur ce site ou bien vous êtes un tricheur invétéré.
          Personnellement je penche pour la seconde solution.

          21/08/2014 à 19 h 33 min
          • quinctius cincinnatus

            un tricheur ? qu’ entendez vous par là : un affabulateur ? un  » congé longue durée pour maladie  » ? c’ est possible !

            21/08/2014 à 22 h 04 min
    • HansImSchnoggeLoch Répondre

      Mon oeil!

      21/08/2014 à 19 h 41 min
  • Anomalie Répondre

    Jaurès écrit : « Mais c’est à droite qu’on trouvait à l’époque l’antisémitisme le plus radical où les mots race ou traitre étaient récurrents ».

    Ce n’est pas exact. C’est le blanquisme et le proudhonisme qui, dès la fin de la Monarchie de Juillet, ont commencé à parler de « race » pour désigner les Juifs. Puis derrière Gustave Tridon, rédacteur en chef de la revue blanquiste Candide, toute une école de pensée socialiste a substitué à l’antisémitisme marxiste (c’est-à-dire faisant du Juif un usurier capitaliste, partie d’une lutte des classes et non d’une lutte des races) un antisémitisme de dimension raciale. Ainsi dans Du molochisme Juif paru en 1884, le propos est sans équivoque : « les Sémites, c’est l’ombre dans le tableau de la civilisation, le mauvais génie de la terre. Tous leurs cadeaux sont des pestes. Combattre l’esprit et les idées sémitiques est la tâche de la race indo-aryenne ».

    Dans les années 1880, le socialiste Albert Regnard perpétue le corpus idéologique du blanquisme auquel est désormais lié le concept de race supérieure ; il salue, dans le n°30 de la Revue socialiste de juin 1887, dans un article intitulé Aryens et Sémites, le triomphe du catholique Drumont, se faisant ainsi l’écho de l’immense popularité des thèmes antisémites dans le milieu ouvrier français : « Drumont a l’immense mérite de proclamer cette éclatante vérité contestée seulement par l’ignorance des naïfs ou la mauvaise foi des intéressés : la réalité et l’excellence de la race aryenne, cette famille unique à laquelle l’humanité doit les merveilles du siècle – et qui seule est en mesure de préparer et d’accomplir l’achèvement suprême de la rénovation sociale ». Du national-socialisme avant l’heure, en somme.

    Ce n’est qu’en 1881 qu’un socialiste est, pour la première fois, élu à la Chambre des députés. Il est seul et s’appelle Clovis Hugues. Il incarne le socialisme de tradition française, un socialisme proche du sans-culottisme, imperméable au marxisme, violemment égalitaire, anticapitaliste, anti-collectiviste, antireligieux et patriote. Lors d’une apostrophe à un député monarchiste jugé trop pusillanime dans sa dénonciation de Dreyfus, il s’écrie devant ses pairs médusés : « Vous prétendez attaquer la citadelle judéo-internationale, comme si je n’avais point, au nom même de la Patrie, cent fois cravaché de mes discours et de mon vers indigné la face des Rothschild et de leurs plats courtisans ».

    Il apparaît donc tout à fait logique que l’Affaire Dreyfus cristallise cette haine antisémite et scelle la jonction entre droite nationaliste et socialisme. Mais attention aux simplifications : les antidreyfusards comme les dreyfusards ne sauraient englober la totalité d’un camp. Il est bon de savoir que les plus dreyfusards ont été les libéraux, à l’époque classés à gauche.

    20/08/2014 à 16 h 06 min
    • Jaures Répondre

      Anomalie, nul ne conteste, et je le rappelle ici, que les théoriciens socialistes ont parfois assimilé les Juifs et les bourgeois pour les raisons que j’ai énoncées à savoir leur investissement dans l’industrie et le commerce délaissé par les chrétiens. Cependant, dire que ce sont ces textes qui ont fondé l’antisémitisme racial et violent est totalement faux. Les juifs ont été persécutés durant des siècles et le pire pamphlet antisémite avec « Mein Kampf » est « Des juifs et leurs mensonges » de Martin Luther, principale référence d’Hitler dans son funeste ouvrage (et non les théoriciens socialistes jamais cités). C’est dans cet ouvrage qu’après avoir couvert le peuple juif de boue, l’auteur théorise leur persécution et leur déportation (le texte intégral est disponible sur le net).
      Par ailleurs, si l’on peut effectivement trouver ici et là des ouvrages antisémites écrits par des socialistes (comme celui, posthume de Tridon écrit en prison), l’antisémitisme de la droite conservatrice, nationaliste et catholique est une constante politique et journalistique. « La Croix » du 30/09/1880 se proclame  » le journal le plus anti-juif de France, celui qui porte le Christ, signe d’horreur des Juifs ». Lors du procès de Zola, le journal titre « Etripez-le ! ». Les journaux catholiques de l’époque se vendaient alors par centaines de milliers. Il est inutile de citer ici la presse nationaliste et conservatrice dont l’engagement antisémite, avec Drumont à sa tête, fut prégnant.
      Ce qui montre que l’antisémitisme n’est ni une constante, ni un fondement du socialisme, c’est que nombre de juifs furent très vite appelés aux plus hautes fonctions de la SFIO. On connait bien sûr L.Blum mais je citerai aussi, parmi bien d’autres, la féministe Caroline Kauffmann. La présence des Juifs de la SFIO au PS ne s’est jamais interrompue jusqu’à aujourd’hui.
      Qu’il y ait eu au XIXème siècle confusion entre bourgeoisie et judaïsme pour les théoriciens socialistes, c’est exact. Qu’il y ait eu tout au long de l’Histoire des socialistes antisémites, c’est incontestable. Mais dire que l’antisémitisme serait lié au socialisme est ridicule.
      Enfin, sur l’affaire Dreyfus, ce sont bien les républicains laïcs et les socialistes que j’ai cités qui ont mené le combat. Le terme de « libéral » n’avait pas à l’époque la signification d’aujourd’hui.

      20/08/2014 à 17 h 38 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        dans l’ amalgame vous êtes tout naturellement à votre aise , mais il n’ empêche qu’ à chaque fois que des citoyens juifs français prenaient le contrôle d’ un appareil politique d’ inspiration marxiste ( lutte des classes et bonheur par l ‘ économie pour être bref ) la S.F. I. O. par exemple , l ‘anti-sémitisme s’ épanouissait chez les militants … de base, c’ est à dire chez les VRAIS laissés pour compte, comme fleur sur le fumier … et je préfère ne pas parler du … P.C.F.

        20/08/2014 à 19 h 25 min
      • Anomalie Répondre

        Jaurès, vous avez tout à fait raison sur l’antisémitisme de certains milieux de droite et catholique, pour reprendre votre expression, là aussi, « nul ne le conteste ».

        Je n’écris pas que « l’antisémitisme serait lié AU socialisme ». Effectivement, soyons clair, ce n’est pas le cas. L’antisémitisme socialiste est une goutte parmi les autres gouttes versées dans la jarre de l’antisémitisme depuis Saint-Louis. Mais cet antisémitisme-là a longtemps été l’oublié de l’historiographie. Il est important en ce qu’il renvoie à ce que Zeev Sternhell a nommé « l’antisémitisme politiquement fonctionnel ». Par le truchement du socialisme et du nationalisme de droite, l’antisémitisme devient un programme politique, ce qu’il n’a jamais été auparavant. C’est ce qui explique la rencontre, dans la première moitié du XXe siècle, entre des hommes venus du socialisme et d’autres venus du nationalisme de droite pour fonder la synthèse fasciste. Sans le socialisme, le fascisme n’existe pas. Sans le nationalisme de droite, le fascisme n’existe pas. Les deux éléments sont nécessaires à la synthèse. Minimiser, pour des raisons idéologiques ou militantes, l’influence de l’un ou l’autre de ces deux éléments revient à se condamner volontairement à passer à côté de la compréhension du phénomène fascisme, à sa « possibilité pratique ». Sur ce point, je vous renvoie aux travaux de Zeev Sternhell, certes, mais aussi à ceux de deux historiens malheureusement trop méconnus en France, George L. Mosse et Jeffrey Herf.

        20/08/2014 à 19 h 31 min
        • HOMERE Répondre

          Mon Dieu qui l’est intelligent notre Anomalie de gauche…comment lutter avec de tels bretteurs de la plume ? je vous le demande humblement….dire « l’antisémitisme politiquement fonctionnel » est une rare habileté sémantique qui ne veut rien dire…mais c’est tellement bien dit…qu’on lui pardonne,comme à Sarkozy on lui pardonne tout…enfin presque….mais passer à coté de la compréhension du phénomène fascisme,a sa  » responsabilité pratique « !! alors là chapeau l’artiste !!!! çà mérite le prix Concourt !!

          20/08/2014 à 21 h 04 min
          • Anomalie

            Pas si intelligent que ça, puisque je n’ai rien compris à votre intervention ! Ce doit être la syntaxe et l’orthographe…

            Quant à « l’antisémitisme politiquement fonctionnel », il s’agit d’une analyse de Zeev Sternhell. Merci de me l’attribuer, c’est flatteur ! Bonne continuation

            20/08/2014 à 21 h 16 min
        • Jaures Répondre

          Encore une fois, Hitler dans « Mein Kampf » ne fait aucunement référence aux théoriciens socialistes, mais à Martin Luther (et à Wagner). D’ailleurs, les premiers à garnir les geôles nazies, avec les Juifs, ont été les communistes et les socialistes. Ceux qui l’ont soutenu, voté la confiance et financé, étaient les politiciens de droite et les industriels et banquiers.
          Dire que le nazisme avait besoin du socialisme pour exister est arbitraire. On pourrait dire cela de tout ce qui l’a précédé tout effet ayant en Histoire de multiples causes.

          20/08/2014 à 21 h 06 min
          • Anomalie

            Hitler ne fait pas référence qu’à Martin Luther dans Mein Kampf. Ecrire que « Des Juifs et leurs mensonges est la principale référence » d’Hitler est une contre-vérité formelle. Les références y sont multiples et variées, parfois même contradictoires, en tout cas indigestes. Je ne peux encore une fois que vous renvoyer aux travaux des historiens précités, auxquels j’ajoute Ian Kershaw.

            20/08/2014 à 21 h 43 min
          • Jaures

            Cher Anomalie, ne commettez pas les mêmes erreurs que Millière qui préfère lire 50 commentaires d’un texte plutôt que le texte lui-même. « Mein Kampf est disponible sur le net, le mieux est de vous y référer en dominant votre nausée (je sais, ce n’est pas toujours facile mais nécessaire), vous verrez que ses références nominatives sont assez réduites et Martin Luther y est en bonne place.

            20/08/2014 à 23 h 40 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          là aussi un amalgame : le Fascisme n’ est pas le National-Socialisme … il vous faudrait approfondir la question

          21/08/2014 à 8 h 48 min
          • HansImSchnoggeLoch

            Exact, c’est un socialisme national, un de plus dans la collection. Le plus connu étant le socialisme international.

            21/08/2014 à 19 h 52 min
          • quinctius cincinnatus

            à @ Vozuti

            effectivement c’ est un risque à … courir … les paris sont ouverts !

            note personnelle : je vous aime bien Monsieur Vozuti vous tenez bien intelligemment votre Droite !

            22/08/2014 à 8 h 53 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          @ Anomalie parlez nous donc maintenant des luttes fratricides entre les écuries de course de Byzance ! je suis certain que cela nous passionnera tous et toutes et que @ Jaurès en dépit d’un travail harassant et sous-payé ( comme l’ est un socialiste ) prendra sur son temps de  » récupération  » pour s’ informer sur WIKICHOSE pour vous contredire !

          21/08/2014 à 16 h 41 min
          • Anomalie

            Je vous prépare ça, quinctius, j’espère que de votre côté vous commenterez ensuite avant autant de pertinence qu’à l’accoutumée 😉

            21/08/2014 à 18 h 35 min
          • vozuti

            je pari sur @ Jaurès,pour avoir le dernier mot. Mais à la fin de la discussion, on risque de ne plus savoir si les cavaliers de Byzance montaient des chevaux,des poneys,ou des lévriers,ou même si les cavaliers courraient à pied avec un lévrier sur le dos.

            22/08/2014 à 3 h 18 min
      • Anomalie Répondre

        Sur l’Affaire Dreyfus, vous faites erreur. Ce sont bien les libéraux qui ont mené le combat. Le terme libéral n’avait pas le même sens qu’aujourd’hui, évidemment, c’est ce que j’ai écrit 😉

        20/08/2014 à 19 h 34 min
        • Jaures Répondre

          Je conteste faire erreur. Les premiers à soutenir Dreyfus ont été sa famille et ses amis. Si vous appelez « libéraux » ceux qu’à l’époque on nommait « républicains modérés », comme E.Loubet, certains ont effectivement rallié le camp des dreyfusard mais ont mené un combat de second plan par rapport à Clemenceau, Jaures, Zola, Trarieux, Herr,…, personnalités de gauche, socialistes ou radicaux, qui furent les acteurs les plus engagés.

          20/08/2014 à 21 h 14 min
          • Anomalie

            « Libéral » n’est pas une étiquette politique, mais un positionnement politique. Ce sont les libéraux, par opposition aux conservateurs, aux nationalistes, et aux socialistes, qui ont été les premiers dreyfusards. Clemenceau ne l’a été que -très- tardivement, par exemple. Ces libéraux pouvaient être républicains modérés (étiquette politique), de droite, de gauche, peu importe l’étiquette… Je maintiens donc que vous faites erreur sur ce point.

            20/08/2014 à 21 h 31 min
          • Jaures

            Si vous donnez à tous les dreyfusards l’étiquette libérale, vous êtes sûr d’avoir raison. Ces libéraux autres que les dreyfusards que j’ai cité n’ont pas joué de grand rôle, il suffit de se référer à la littérature des acteurs en question pour voir que Clemenceau, Jaures et Zola ont tenu la scène et pris les risques. Sans négliger les travaux de l’ombre de l’éminent Herr, les autres dreyfusards prenaient surtout partie, ce qui n’était certes déjà pas si mal.
            Je maintiens donc ne pas être dans l’erreur, mais je respecte votre point de vue même s’il me parait peu étayé.

            20/08/2014 à 23 h 46 min
      • HOMERE Répondre

        Mon Dieu qu’il est intelligent notre Jaurès à nous…..comment répondre à de telles compétences sans avoir l’air d’un nul ? je vous le demande……des citations …en veux tu en voilà…des « je le rappelle ici.. » des développements en série dignes d’Evariste Gallois, des affirmations incontestables venues des profondeurs de la gauche/gauche,des diatribes absolument imparables….comment lutter contre un tel déchaînement de savoir ? va savoir !!!

        20/08/2014 à 20 h 56 min
        • quinctius cincinnatus Répondre

          c’ est cela la dialectique appliquée à la casuistique ( ou le contraire ! ) c’est pour tout dire et en résumé de la Science Molle Appliquée ( aux deux sens du terme ) mais seul son auteur s’ en délecte !

          21/08/2014 à 9 h 04 min
    • HOMERE Répondre

      Mon Dieu !! pardonnez mon incurie à comprendre le verbiage du sieur Anomalie qui vous remplace dans les nombreuses fonctions qui sont les vôtres !! fera t il des miracles ? oui je le crois volontiers…. à mon humble avis,il est à la solde des créateurs de la Judéo maçonnerie…mais mon esprit s’égare!!
      Je ne connais pas le numéro 30 de la revue socialiste de Juin 1887 mais je vais me soigner !!!
      Vous rendez vous compte la chance que vous avez d’être les témoins privilégiés de tels intellos qui savent tout sur rien et rien sur tout ? Priez mes frères afin que le génie du Cap Nègre (eh oui) mette un peu d’ordre dans ce foutoir de dialectitiens de comptoir !!

      20/08/2014 à 21 h 16 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        Votre problème voyez vous c’ est que Sarkozy est judéo dépendant ; son grand père maternel est le docteur Meddah *** natif du PontEuxin donc un réfugié dans l’ Empire Ottoman, chassé d’ el Andalouse par Isabelle La Catholique Notons aussi que son fils marié à une fille des propriétaire israélites de Darty ( en faillite ! ) a fait circoncire son fils ( ce qui est son droit )

        N.B. 1 : Meddah en arabe chérifien signifie ghetto

        N.B. 2 : et pour les Musulmans un Juif est plus proche religieusement d’ eux puisqu’ ils ne croient qu’ en UN SEUL DIEU et pas à la Sainte Trinité ( ce qui est une forme de polythéisme selon eux )

        21/08/2014 à 9 h 15 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Agata Christie nous a suffisamment montré dans ses ( mauvais ) livres qu’ on n’ en n’a jamais fini avec les fantômes et les … poisons !

    20/08/2014 à 14 h 41 min
  • HOMERE Répondre

    Oui ! en France on aime les figures de rhétorique fussent elles biaisées par la véritable image qui fut celle du Jaurès susdit !! merci d’avoir rétabli quelques vérités dont Jaurès (le nôtre,celui dont Millières provoque des réactions cutanées) ne manquera pas de répondre avec de solides arguments toujours empreints de mauvais sens…passons !!
    Nous aimons les figures du passé surtout celles qui ont fracturé irrémédiablement notre pays;Jaurès fut un de celà…parmi d’autres.C’est navrant aussi,de voir cette droite se joindre aux pleureuses de cette Gauche aux abois…..on a les héros que l’on mérite…….pendant ce temps notre falot Président commémore les faits d’armes du passé….il manque encore, le Vercors, les Glières,le libération de Strasbourg,le massacre d’Oradour,les pendus de Tulle,la prise de Limoges par Guingoin,la libération du Larzac et celle de Meung sur Loire,celle de Tournefeuille…..mon Dieu !! nous n’arrêtons pas d’être libérés….on en peut plus d’être libérés……revenons à nos fondammentaux….Jaurès, Frachon, Thorez, Krazucki….sans oublier Marchais notre jobastre national….que de l’anti France pur jus !!

    20/08/2014 à 12 h 25 min
  • Jaures Répondre

    Millière utilise la rhétorique à la Zemmour: lancer des rafales d’outrances et de contrevérités qui demanderaient des volumes de réponses. Le slogan est plus facile que l’analyse.
    Décrire les manifestations pro-palestiniennes comme des émeutes de « guerre civile » en est un exemple. Sur les dizaines recensées dans toute la France, deux ont dégénéré (avec l’implication de la LDJ). Sans doute Millière aurait apprécié une répression à la Ferguson. En fait, les plus violents heurts de l’été ont eu lieu à l’issue de match Bastia-OM en Corse.
    Je ne développe pas le discours sur l’Economie, les libéraux se sont tellement fourvoyés ces dernières années, au point que plus personne ne s’affiche derrière leur bannière, que leurs « il suffirait de faire ceci pour obtenir cela » ne mérite même plus qu’on s’y arrête.
    L’assertion  » l’antisémitisme, à l’époque, se pratiquait, surtout, à gauche » mérite quelques précisions. Si le discours socialiste du XIXème siècle était teinté d’antisémitisme, c’est que les juifs avaient occupé les secteurs industriels et commerciaux délaissés par les chrétiens. Ceux-ci étaient alors identifiés aux bourgeois. Mais c’est à droite qu’on trouvait à l’époque l’antisémitisme le plus radical où les mots « race » ou « traitre » étaient récurrents. C’était la prose de Drumont, que Maurras reconnaitra comme son maître, et les journaux nationalistes ou catholiques comme « La Croix » dont la lecture donne aujourd’hui la nausée.
    Concernant l’affaire Dreyfus, le camp des antidreyfusards est clair: les conservateurs, le clergé, les militaires, les nationalistes. Dans l’autre, les républicains laïcs et les socialistes: Scheurer-Kestner, Trarieux, Clemenceau, Zola, Jaures… Ce dernier a pris fait et cause pour Dreyfus dés le « J’accuse » de Zola en interpelant 10 jours plus tard le gouvernement puis en écrivant des séries d’articles durant un combat de 8 ans. Parler d’une attitude « ambigüe » est donc historiquement faux.
    Enfin, oui, Jaures avait raison (comme Alain) d’être pacifiste en 1914 ! Oui, il eut été préférable qu’une grève générale internationale, comme il en a soutenu l’idée, empêche le conflit ! On ne peut refaire l’Histoire, malheureusement pour les 19 millions de morts.

    20/08/2014 à 12 h 18 min
    • HOMERE Répondre

      Jaurès,le nôtre,a raison…je vous l’avez bien dit,Millières lui file des boutons…regardez l’économie dirigée , elle fonctionne à merveille, observez les islamistes en action place Denfert (!) et Rochereau réunis pour l’occasion,une broutille !! matez le raccourci chrétiens/bourgeois ou encore droite/traitre…eh bien c’est la prose à Drumont !! que diable n’y avait on pas pensé ?
      Quand à la sémantique « républicains laïcs et socialistes » pourquoi ne pas écrire « anti cléricaux et marxistes « ? tout bonnement ?
      Enfin oui ! les pacifistes traitres Clémenceau,Zola et consorts auraient évité la guerre….c’est une évidence !!demandez à Bismarck et Hitler leur point de vue !!!
      Jaurès est impayable…c’est même à çà qu’on le reconnaît !!

      20/08/2014 à 12 h 41 min
      • quinctius cincinnatus Répondre

        @ Jaurès impayable ? vous plaisantez Monsieur le Sarkozyste ! on paierait pour l’ avoir ! …. d’ ailleurs  » on  » ( le contribuable ) le paie comme syndicaliste cégétiste …Mais redevenons sérieux. Jaurès, l’authentique pas le numérique, c’est de la bouillie empoisonnée, donné par un  » bourge « , pour les chats de gouttières efflanqués de nos rues prolétariennes !

        20/08/2014 à 14 h 49 min
        • HOMERE Répondre

          Vous pouvez traduire ?

          20/08/2014 à 20 h 47 min
          • quinctius cincinnatus

            traduire qui ? @ Jaurès ? et en quelle langue , idiome ou même dialecte ?

            21/08/2014 à 22 h 09 min

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