Un autre regard sur la colonisation

Posté le septembre 29, 2020, 10:11
4 mins

Le mot «colonie» vient de colere, cultiver, qui a donné aussi culture intellectuelle.

Et cela nous invite à dépasser les notions de domination politique et d’exploitation économique et à réfléchir à tous les apports bénéfiques des mal-aimés (souvent à juste titre) colonisateurs.

Les Français, dont le seul nom évoque l’une de leurs nombreuses colonisations, ont bénéficié, et avec grand profit, des apports bénéfiques de leurs nombreux colonisateurs avec l’entremêlement de leurs cultures.

Tout le prouve, jusqu’à l’étymologie de toutes les notions scientifiques qui puisent leurs racines aux noms grecs, romains ou autres.

Les envahisseurs n’ont pas toujours limité leur rôle au pillage. Ils ont apporté leur protection et leur savoir-faire.

Si les colonisateurs, tout comme les riches, et tous ceux qui ont réussi, ont si mauvaise presse, c’est que l’on ne veut voir en eux que l’aspect rapine.

Pour nombre de gens (un nombre en augmentation constante avec toutes les propagandes socialistes), les conquérants, les riches, les créateurs dépouillent les autres par la force ou par la ruse.

Ces gens ne veulent voir que l’aspect négatif de l’action colonisatrice. L’envie, troisième péché capital, les étouffe.

Comme notre pseudo-économiste à la mode, ils veulent s’absoudre de leur médiocrité en voulant nous faire croire que les riches et les puissants le deviennent en spoliant les autres.

D’où l’idée farfelue d’une égalité qui n’existe nulle part au monde, dans aucun domaine.

La réalité est tout autre: les conquérants, à l’exception des purs gangsters, apportent toujours nombre de bienfaits aux populations conquises.

Pour ma part, j’ai vécu longtemps dans les ex-colonies françaises et n’ayant pas lieu, du fait de mes origines, d’avoir a priori un préjugé pro-français en cette matière, je voudrais souligner l’œuvre immense que la France a réalisé dans ses ex-colonies.

De nombreuses villes de cet ancien empire sont beaucoup plus modernes que plusieurs de leurs équivalentes françaises et la France n’a nullement à rougir, bien au contraire, de son apport dans ces pays.

Que les nouveaux envahisseurs locaux ne veuillent pas le reconnaître, c’est de bonne guerre. Mais que notre chef suprême se déconsidère en s’excusant de son passé guerrier, en tout point semblable à celui de beaucoup d’autres peuples, c’est non seulement désolant mais outrageusement perturbant.

Une chanson en vogue à la fin de la Deuxième Guerre mondiale se terminait ainsi: «Civilisation, pour moi, pas bon!»

Je crois, bien au contraire, que, pour la plupart des gens, «civilisation très bon»! Et je suis convaincu que la France peut, contrairement à son président, s’enorgueillir de ce qu’elle a apporté à ses ex-colonies.

D’ailleurs, les colonisations se continuent sous une tout autre forme : en pillant les brevets des découvertes des pays les plus avancés. Ou en adoptant délibérément leurs pratiques. N’avons-nous pas été volontairement colonisés par les Américains ?

Évidemment, je comprends le désir des anciens colonisés d’être maîtres chez eux. Mais c’est pure vanité. La liberté soi-disant retrouvée est souvent, pour la masse, pire servitude que la colonisation.

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