Allocations familiales et chômage

Posté le mars 21, 2007, 12:00
8 mins

Le chômage est une catastrophe individuelle qui peut mener au suicide ou à de graves troubles psychotiques, mais il est aussi un facteur essentiel de déséquilibre social : une société où il sévit est une société malade même si des mesures, telles les indemnités sont prises pour améliorer le sort du chômeur lui permettant de survivre. Aussi la lutte contre le chômage est un impératif. Sa cause est essentiellement, mais pas uniquement, le coût salarial trop élevé. Ce coût salarial est bien évidemment alourdi par les prétendues « cotisations sociales ». Terme menteur !

En effet, rares sont les salariés qui ont versé un centime à la Sécurité sociale. Au lieu de cotisants, il serait moins erroné de parler de cotisés, puisque les salariés n’ont aucun contrôle sur des sommes versées par les employeurs. En réalité, comme l’avait observé il y a longtemps le journal « Valeurs Actuelles », les « cotisations » sont des impôts, plus exactement des impôts affectés, tout comme la « redevance » télévisuelle. Or, ces impôts pèsent essentiellement sur les salaires ce qui entraîne un cercle vicieux catastrophique.

L’employeur estimant le coût salarial trop élevé est amené à licencier créant ainsi et le chômage et le déséquilibre du budget de la Sécurité sociale, amenant ainsi la nécessité d’augmenter les impôts (ou « cotisations ») et abaissant la consommation intérieure, en aggravant une crise économique. De fait, la fiction de l’équilibre du budget de la Sécurité sociale est devenue irréalisable et l’on a été amené à inventer la CSG, impôt particulièrement mal conçu et rendu grotesque et odieux par l’aberration totale qu’est la CSG non déductible, créée par les socialistes et conservée, on ne sait pourquoi, par la Droite.

Laissons, pour le moment, les « branches » que sont l’« Assurance-maladie » et l’« Assurance Vieillesse » (qui ne sont pas des assurances de fait). Reste le cas paradoxal des Allocations familiales.

Les enfants sont les bénéficiaires de l’école qui est financée par l’État et pèse très lourd dans le budget. Jadis la gratuité totale ne concernait que l’école primaire, mais depuis les années trente, cela a été étendu au secondaire. De plus s’ajoutent à la scolarité pure et simple, diverses aides venant de l’État ou des municipalités… De toute façon, nul n’a songé à faire peser ces coûts sur les salaires !

Or, les allocations familiales sont destinées, elles aussi, aux enfants pour contribuer aux frais qu’ils entraînent : nourriture, vêtements, jouets, logement… Qui peut comprendre qu’elles soient financées par la Sécurité sociale et ainsi soient créatrices de chômage car pesant sur les coûts salariaux ? L’explication est purement historique. Quand la IIIe République créa l’École laïque et obligatoire, création nécessaire pour des raisons économiques et politiques, on ne manquait pas d’enfants, il y en avait même trop, si bien que l’argument nataliste n’avait pas à être pris en compte.
Mais certains patrons, notamment catholiques, estimaient juste un système de compensation des salaires en faveur des familles nombreuses et même de construction de maisons destinées aux salariés, tels les fameux corons. Leurs motivations étaient idéalistes certes, mais aussi il y avait le souhait de réduire le nomadisme des « prolétaires », considéré comme néfaste et immoral.
C’est de ces idées et pratiques qu’est sorti le système des allocations familiales considérées comme « salaire différé » : une ineptie. Ce qui l’excuse est le fait que l’on considérait alors l’emploi comme incompressible, d’où aussi la création d’un impôt sur les salaires, qui fut assez vite abandonné.

Financer les allocations familiales par l’impôt en général, c’est-à-dire par l’impôt sur les sociétés, la TVA… et non par une pseudo « cotisation » alourdissant la charge salariale, est donc un moyen logique et efficace pour réduire celle-ci.

Certes, c’est encore l’entreprise qui paye, mais c’est elle qui, finalement, paye tous les impôts y compris l’impôt sur le revenu des salariés même si elle ne le fait pas directement.

Bien entendu ce raisonnement peut s’appliquer aux autres « branches » de la Sécurité sociale, mais le bouleversement entraîné par une telle réforme et aussi certains problèmes auxiliaires fait qu’une telle réforme ne peut être faite « instantanément ». En s’attaquant d’abord aux seules allocations familiales, on pourra, en réduisant cette charge salariale, stimuler l’emploi. Donc augmenter la consommation, et finalement la « croissance ».

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7 réponses à l'article : Allocations familiales et chômage

  1. patrick le breton

    27/03/2007

    Nous savons tous que la baisse de l’impôt finance la baisse de l’impôt, effectivement, une telle baisse augmente la rentabilité des entreprises et donc leurs permet d’augmenter leurs marges et donc de créer des emplois qui eux-mêmes deviennent créateur de richesse, cela relance la consommation donc l’offre augmente donc on crée encore plus d’emploi et au bout du compte  de recettes pour l’état. Comme vous le décrivez justement nos gouvernants sont dans la logique inverse, et cela ruine notre pays depuis des années. Or, c’est individus ne sont pas sans savoir ce qu’il faut faire, puisqu’ils sortent tous de hautes écoles ou sans nuls doute ils ont eu tout le temps de s’en rendre compte.

    Ce ne peut être donc que par pure cynisme et par intérêt qu’il ne procèdent pas aux reformes nécessaire et maintiennent un système qui contribue au malheur du peuple français.

    Je suis en Ireland depuis huit ans déjà et je m’en fut dégoûte de la France, notez la différence :

    Pour créer ici mon entreprise il me fallu : une demi heure, une carte de crédit, et une connexion Internet et cela me coûta 250 euros.

    En France en 1991 il me fallu 6 mois de tracasseries administratives 50000 FF, on me réclama des impôt ou des cotisations sociales des la première semaine (URRSAF).

    Laissez moi rire !

     

    L’Irlande a un chômage négatif, bénéficie d’une immigration qualifiée, n’a aucun problème de banlieue ou d’intégration ou très peu. Les salaires sont hauts, certes la vie est chère, mais son coût reste parfaitement a la portee des ménages. Et bien savez vous quoi ? les impôts sur les entreprises et les ménages vont encore baisser ici. Et pourquoi ? parce que cela crée de la richesse et de l’emploi. Alors nul n’est besoin de regarder si loin de l’autre cote de l’atlantique pour voir un modèle qui  fonctionne.

     

    500 000 Polonais vivent en Irlande, nul ne sait combien de chinois, africains, russes slovaques tchèques français allemands espagnoles italiens ou portuguais. Et pourquoi ? parce que on d’autre chose a faire que de les compter ou de leurs réclamer de l’impôt pour maintenir une batterie de fonctionnaires inutiles.

     

    SILENCE ON BOSSE !

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  2. Ni9ko

    27/03/2007

    Ce n’est pas le chomage qui conduit aux troubles psychologiques ou au suicide mais l’absence de liberte du travail et pire son contingentement par un Etat qui confond la defense des interets des travailleurs avec la defense de son propre pre carre interventionniste contre la societe civile. Un comble. Or ce domaine reserve, a l’instar du fief des Capetiens, n’a cesse de s’elargir aux depens des libertes civiles, ce qui conduit tout naturellemt au rationnement de la quantite de travail dans ce contexte ubuesque ou la creation d’emplois entraine avec elle un cortege de reglementations toutes plus contraignantes les unes que les autres. En fait ceux aue l’Etat utilisent outrageusement comme pretexte a un encadrement delirant, les travailleurs de base, les salaries lambda, sont en fait les principales victimes du systeme, car ils n’ont pas les moyens de s’echapper de cet environnement contraignant. En fait la seule maniere de contourner ce systeme dirigiste est d’aller planter ses choux ailleurs, ie de s’exiler a l’etranger proche ou lointain afin de profiter de la flexibilite du marche pour retrouver du boulot ailleurs que dans ce goulag du travail qu’est devenue la maison France.

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  3. Anonyme

    27/03/2007

    Le chomage? Alors la, c’est pourtant facile :
    La société (Nos impots, that is) aide les jeunes, (l’avenir), et aide les vieux, (le passé). Normal.  Totalement pris en charge.   Mais entre vingt et disons cinquante ans,  AUCUNE AIDE a l’EMPLOI, zero, oualou, rien, zippo, macache, quedal.
    Par contre, on peut offrir a chacun un exemplaire numeroté de "La Cigale et la Fourmi".
    Ceux qui souhaitent souscrire une assurance "perte d’emploi" a titre personnel et avec LEURS économies, peuvent tres bien le faire.
    Mais qu’est ce que c’est que ces con..ies que de vouloir faire payer a autrui le fait que l’on n’ait pas de travail? Et si j’arrette de bai..ser ma femme, quelqu’un va le faire pour moi aussi?
    Best,
    Mancney

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  4. sas

    26/03/2007

    a jean claude…….le chomage n’existe que parcequ’il a des allocations…..

    supprime les allocs chomages et tu verras les chomeurs disparaitres……

    liberons le travails…….supprimons les carcans administratifs (theorie de lepen, du scaphandrier qui ferait du vélo,équipé en plus d’un parachute ventrale et un dorsale…s entend….facile a pédaler après ca…) et appliquons les m^mes règles pour tous….

    sas

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  5. MINUX75

    25/03/2007

    Bonjour Le chômage est un choix de société, les français aiment le chômage, ce n’est pas un hazard si un ministre qui a fabriqué massivement du chômage a été aussi un des plus populaires, je veux parler de Pierre BEREGOVOY. Un autre ministre qui s’est contenté de faire le statu quo lui est devenu impopulaire, je veux parler de ROCARD. DE gaulle qui a créé beaucoup d’emplois a été massivement désavoué en Mai 68. Nombre de français sont sortis dans la rue pour condamner la politique de plein emploi d’alors. Si les américains ont le plein emploi, c’est qu’ils ont viré les fabricants de chômage avec un coup de pied au cul, les CARTERS et autre BUSH père n’ont pas fait un deuxièmme mandant ce qu’ont parfaitement compris BUSH fils et CLINTON qui après avoir créés des emplois, ont été réélus à un deuxiemme mandat. De l’autre côté de l’atlantique l’affaire est claire, les américains sont pour l’emploi alors que les français sont contre. Si les français étaient contre le chômage, LE PEN serait élu avec 82% des voix. Au lieu de cela, c’est la république des fossoyeurs d’emplois qui a triomphé avec 82% des voix en 2002. N’importe quel imbécile qui fabrique du chômage en france est promu automatiquement « génie politique ». Cette démonstation de l’horreur nous la faisons depuis trente ans. Friedrich von hayeck a dit que le socialisme c’était un hopital, une école et une prison, j’ajouterai que le vrai socialisme en françe est bien pire, l’hopital est mal entretenu, l’école forme des futurs chômeurs et la prison est largement surpeuplée, pire qu’un goulag soviétique. Sans compter ces millions de chômeurs qui n’ont aucun espoir de retrouver du travail. à bientôt

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  6. Jean-Claude THIALET

    24/03/2007

    24/03/07    – "Les 4-Vérités" –

    Pierre BARRUCAND pourrait encore écrire des tonnes du même genre sur ce que l’on pourrait appeler les "séquelles du chômage" qu’il ne résoudrait pas pour autant la double question lancinante qui devrait hanter nuit et jour les esprits des énarques qui nous gouvernent :

               –  comment en sommes-nous arrivés à un tel taux de chômage dans un pays prétendu riche (ce qui ne l’empêche pas de croûler sous une dette de plus de deux-milliards d’euros !) ?

               – comment faire pour remettre le maximum de gens au travail ?

    Compâtir aux misères engendrées par le chômage ne sert à rien, sinon à justifier que, de plus en plus, on augmente l’assistance aux chômeurs jusqu’au point où l’on en est malheureusement arrivé pour certaines catégories de chômeurs : à savoir qu’ils se sont installés dans le chômage, comme d’autres dans une "situation" à pleine temps, prenant toutes les aides et touts les allocations auxquelles ILS ONT DROIT, et se débrouillant pour arrondir leurs revenus. Tout comme, dans d’autres catérogies de gens, des "RMISTES de banlieue" subsistent très bien grâce à "l’économie parallèle" chère à Dominique VOYNET. Certes, en écrvant cela, j’ai conscience de dresser une méchante caricature dans un domaine où la nuance devrait s’imposer.  Si nous connaissons tous des "profiteurs", nous connaissons tous également de véritables détresses du genre de celles que décrit bien Pierre BARRUCAND. Je n’évoque moi-même cette "exploitation" du chômage que pour marquer qu’il n’est pas bon pour la Nation que des Gouvernements successifs (UMP, PS, UDF, PC"F et VERTS, je ne cesserai de le rappeler) aient laissé une partie de nos concitoyens s’installer ainsi "à vie" dans le chômage comme d’autres, atteints d’une affection jugée incurable, dans la maladie.

    Car le fond du problème est là : tous les gouivernements qui se sont succédés se sont certes efforcés d’aider les chômeurs à subsister, mais sans rien faire d’autre que de beaux discours et de belles promesses, faute d’avoir eu le courage de s’en prendre aux véritables causes :    

         – incurie de l’EDUCATION NATIONALE qui, faute de savoir former aux métiers d’avenir, faute même d’avoir su donner à ses élèves le goût du travail, le goût d’apprendre et de se perfectionner sans cesse, le goût de créer et d’entreprendre, etc. est devenue une véritable usine à chômeurs (1)

          – ouverture de plus en plus large de nos frontières tant aux marchandises fabriquées à bon marché par une main d’oeuvre aux salaires de miisère (ce qui a détruit des pans entiers de nos industries de main d’oeuvre, entraîné la fermeture d’usines ou leur délocalisation…) qu’à une immigration non qualifiée qui, lorsqu’elle s’insère (de moins en moins d’ailleurs) sur le marché du travail, tire les salaires vers le bas, ce qui contribue encore davantage au dégoût du travail …

          – découragement des créateurs d’entreprise par une politique contraignante de paperasserie administrative (il faut bien que certains focntionnaires justifient leur existence !), de charges, et d’impôts.

    Avec en toile de fond, le mépris et la détestation "enseignés" par une EDUCATION NATIONALE truffée de marxistes, de tout ce qui, de prêt ou de loin, est considéré comme un "patron". Mépris et détestation soigneusement "orchestrés" par une presse écrite par une majorité de gens de gauche qui montre du doigt tous ceux qui ont faitr fortune en créant leur entreprise (même si on note une évolution en bien dans ce domaine), tout en encensant les vettetes du show bizz ou du sport qui gagnent largement plus que la majorité des entrepreneurs, exceptés les grosses pointures du CAC.

    Et je crains que, tant qu’un Gouvernement digne de ce nom n’aura pas le courage de remédier à toutes ces causes, nous ne soyons amenés à voir encore longtemps un Pierre BARRUCAND s’apitoyer sur le sort des chômeurs et imaginer tout ce que l’on peut faire pour les aider, euxc et leurs familles. Vu la gravité de la situation, l’heure n’est plus à la compassion, mais à l’action. La FRANCE n’a plus besoin d’un Nicolas SARKÖZY, d’une Marie-Ségolène ROYALE ou d’un François BAYROU qui, chacun à leur façon, promettent toutes sortes d’aides (comme autant de cautères sur une jambe de bois), sans s’engager à  attaquer le mal   – que dis-je ? les maux ! – à la racine. Elle n’a plus besoin de docteurs tant-mieux qui, chaque fois qu’ils sortent de chez la malade, ont aggravé son mal…

             Cordialement, Jean-Claude THIALET

    P.S. Je crois utile de signaler que le signataire a été quatre fois chômeurs dans son existence. Et qu’à son installation en FRANCE, n’ayant trouvé aucune aide d’aucune sorte, il a dû se contenter de "petits boulots"…. Et que, à 55 ans, il avait dû retrouver une situation ! Le chômage, il a connu…

    (1) j’emprunte cette formule à un universitaire qui a écrit un livre à ce sujet et qui est payé pour savoir de quoi il parle !

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  7. Zermikus

    24/03/2007

    Là, je n’ai pas tout compris (mais ce n’est pas la première fois)…

    Financer les allocations familiales par l’impôt, je ne vois pas trop ce que ça changerait…
    Maintenant, il faut quand même considérer que la procréation est un choix, les "procréateurs" peuvent donc savoir s’ils ont les moyens ou pas d’élever un ou plusieurs enfants. Il serait donc plus loigique de percevoir des salaires décents qui permettraient de nourrir sa famille, plutôt que de recourir, une fois de plus, à l’assistanat. Par ailleurs, les "allocs" sont bien souvent détournées de leur but premier, elles contribuent donc à entretenir un climat malsain. Je ne vois pas pourquoi un employeur se doit de contribuer à élever les enfants des autres, même si la natalité est l’affaire de tous. Néanmoins, les "allocs" constituent une des plus grandes injustices ou inégalités qui soient, et sa plus grave conséquence est l’attrait irrésistible qu’elles donnent à des populations qui la considérent comme une manne, et n’apportent rien en retour…. Signalons encore les dérives du style "le 3ème enfant pour faire construire, ou encore, pour que madame ne travaille plus". Je ne suis pas économiste, mais je ne suis pas non plus certain que ce calcul soit vraiment judicieux.La suppression pure et simple des allocs pourrait ramener très rapidement un équilibre salutaire. Masi je souhaitre beaucoup de courage à qui tenterait l’exploit…

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