Augmenter le pouvoir d’achat : par la productivité

Augmenter le pouvoir d’achat : par la productivité

Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques et Monétaires, vient de demander aux salariés européens de modérer leurs demandes d’augmentation de salaires. Pour éviter, dit-il, une reprise de l’inflation, un ralentissement de la croissance et une augmentation du chômage. Ce sont les grèves des cheminots allemands, réclamant une augmentation de 30 %, qui l’ont poussé à faire cette demande.

Comme la France subit depuis plusieurs semaines des grèves multiples exigeant des augmentations de salaires, il est nécessaire de bien faire comprendre que Joaquin Almunia a malheureusement raison : car quand on augmente les salaires, on diminue le pouvoir d’achat…
Toute augmentation de salaires qui ne correspond pas à une augmentation équivalente de l’offre ne peut globalement produire que de l’inflation. Elle ne peut pas produire d’augmentation du pouvoir d’achat. On ne peut consommer que ce que l’on produit… Si on ne produit que 10 paires de chaussures, une augmentation de 30 % des salaires ne permettra pas d’en acheter 13…

Par contre, une augmentation de 30 % des salaires, uniquement à la SNCF, donne pratiquement une augmentation de 30 % du pouvoir d’achat des agents de la SNCF. Ils font augmenter le coût des billets de 15 % environ. Cette inflation diminue d’autant le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population. L’augmentation des salaires à la SNCF n’augmente pas le pouvoir d’achat des Français. Elle effectue seulement un transfert de pouvoir d’achat de l’ensemble de la population vers les salariés de la SNCF.

En 1968, après les fameux “accords de Grenelle”, une augmentation globale de tous les salaires, a provoqué une augmentation de tous les prix. Elle n’a pas favorisé une catégorie particulière de salariés. Mais comme il existe toujours un délai entre le moment où l’on touche son augmentation de salaires et le moment où l’inflation rééquilibre l’offre et la demande, les salariés ont eu pendant quelques semaines une augmentation de leur pouvoir d’achat. Ce qui leur fait croire encore aujourd’hui que les accords de Grenelle ont été une « grande avancée sociale »… Grenelle a, en fait, été le départ d’une forte inflation, accentuée après 1973 par le premier choc pétrolier.

Pour lutter contre cette inflation, la Banque centrale est obligée de réduire les crédits qu’elle accorde aux particuliers et aux entreprises. Les particuliers n’achètent plus de voitures à crédit et les entreprises font moins d’investissements de productivité. De ce fait, le pouvoir d’achat de l’ensemble de la population stagne et le chômage apparaît. C’est ce qu’on observe en Europe depuis 1983. Cependant, en 2002, Schröder a fortement réduit les charges pesant sur les entreprises allemandes, la BCE a pu augmenter les crédits. Une sérieuse diminution du chômage a suivi en Allemagne, et même un peu en France.

Dernier point. Depuis 1969 le marché français est ouvert aux produits étrangers et, depuis 1999, une même monnaie unit les pays européens. Une monnaie commune n’est qu’un système à parité fixe particulier, où la dévaluation est devenue impossible… Or, depuis 1999, les salaires français progressent bien plus rapidement que les salaires allemands. Les produits fabriqués en France sont de plus en plus coûteux. Pour augmenter leur pouvoir d’achat, les consommateurs européens (et français) délaissent les produits français. Pour continuer à faire des bénéfices, Peugeot installe des ateliers dans la République Tchèque ou utilise des informaticiens indiens. L’augmentation plus rapide des salaires en France fait progressivement le vide économique dans notre pays.

Une augmentation de 30 % des cheminots allemands serait merveilleuse pour « Fret SNCF » français qui risquerait de redevenir compétitif. Mais, elle obligerait la BCE à réduire ses crédits, donc à réduire notre pouvoir d’achat. Le bilan pour les Français serait finalement négatif.
Tel est le rôle incontournable de l’inflation. Pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés, il ne faut pas augmenter leurs salaires. Il faut augmenter la productivité de leurs entreprises, en investissant.

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(18) Commentaires

  • fritz Répondre

    Navrant!

    C’est le mot qui convient pour caractériser les francais dans leur compréhension du fonctionnement d’une économie. (Je pense notamment à Jaures). Pourtant le vrai Jaures était loin d’être une personne incapable de se servir de sa matière grise.

    Avec un peuple aussi ignorant, on est pas sorti de l’auberge.

    Combien de fois faudra-t-il encore le dire:

    le moteur de la croissance n’est pas la consommation mais l’epargne, qui permet l’investissement qui lui même permet l’augmenter de la productivité et par conséquent les salaires.
    Le système capitaliste tend à augmenter continuellement le niveau des salaire mais cette tendance dépend directement de l’accumulation de capital.
    Par conséquent, toute mesure barrant la route à l’accumulation de capital est nocive, bien qu’elle permette une augmentation passagère du pouvoir d’achat par le biais de la redistribution: il est donc important de supprimer l’ISF, la progressivité de l’IR et de tempérer les revendications salariales.

    Les gens comme Jaures qui imputent la mauvaise situation du pouvoir d’achat aux méchants patrons qui se mettent tout le bénéfice dans la poche en versant des salaires de misère aux employés perdent en effet de vue le point le plus important : à savoir que la somme de ce qui peut être réparti, le produit annuel du travail de la société, n’est pas indépendante de la façon dont la répartition se fait. Le fait qu’aujourd’hui le produit national soit si important n’est pas un phénomène naturel ou technique indépendant de toutes les questions sociales mais au contraire la conséquence de nos institutions sociales. C’est seulement parce que notre ordre social connaît l’inégalité de la propriété, parce qu’il incite chacun à produire le plus possible et au moindre coût, que l’humanité dispose aujourd’hui de la somme de richesse annuelle qu’elle peut maintenant consommer. Si l’on supprimait cette incitation, le rendement de la production serait tellement diminué que la part de revenus par tête d’habitant tomberait, en cas de répartition plus égale, bien au-dessous de ce que perçoit aujourd’hui le plus pauvre.

    06/03/2008 à 21 h 46 min
  • Anonyme Répondre

    Jaures : " Un patron n’a pas de prix, laissez moi rire! Jamais on n’a eu de problème pour remplacer un patron par un autre."

    Bravo, Jaures, c’était la clownerie du jour, et l’aveu, devant le forum, de votre méconnaissance du monde du business, du monde qui produit et qui nourrit les hommes. No offense, Jaures, juste la verité.
    Vous avez BESOIN, de monter VOUS-MEME un business. Vous apprendrez beaucoup de chose, sinon, je vous en prie, voulez vous faire l’immense effort sur vous meme "d’imaginer" que des domaines vous sont inconnus et qu’a ce titre vous pouvez ne pas etre vraiment compétent?

    Il y a malgré tout un point, a propos des greves AF, (les greves, ca, vous connaissez, pas de pb!) ou vous avez probablement raison, enfin d’apres ce que m’ont affirmé qqs amis, il est VRAI que la direction Air France (les autres sans doutes aussi) peut prendre tout son temps, y compris celui de partir en week end, PENDANT que les avions sont au sol, et ne pas chercher a négocier sur le champ, et donc, en repoussant les discussions, a la responsabilité d’étendre la durée de la greve. Et, bien sur, ceci n’est pas mentionné dans la presse, et ceci n’est pas honnete.. qui est surpris? Egalement, la greve est TOUJOURS mise "sur le dos" des salariés. Ceci n’est pas honnete non plus, car la greve est issue d’un constat de désaccord entre DEUX parties. Mais suis-je bete, tout le monde, ici, l’avait remarqué, évidemment!
    La greve, ca se joue a DEUX parties: Les deux sont responsables, presque au meme niveau. Comme sur le champ de bataille!
    Mais quel dommage que l’on n’ai pas trouvé autre chose… et pourtant, on a cherché! Peut etre un jour…

    Best,

    Mancney

    26/12/2007 à 20 h 48 min
  • Tucroy Répondre

    La grève était en effet inconnue en Union soviétique, moyennant quoi les réalités de l’économie y ont fait leur démonstration, et un ménage dont la brutalité demandera du temps pour que s’en remettent les pays dont les dirigeants totalitaires y avaient  stupidement cru.

    L’entreprise est un tout qui réunit capital et travail et le rôle du dirigeant est de faire fonctionner le tout en gérant la combinaison de ces moyens, sachant que les capitaux n’y sont jamais excédentaires mais la main d’œuvre si. Lorsque ses coûts condamnent l’entreprise, il est normal que le responsable de sa survie les réduisent.  Quel que soit le domaine, lorsque les dépenses conduisent à la paralysie, il faut faire des choix, qui plaisent rarement à ceux qui en pâtissent, surtout quand leurs capacité, leur ambition, etc. les empêchent de s’assumer en l’absence des moyens que constitue l’entreprise, créée par un patron, car il en faut un pour le faire.

    26/12/2007 à 8 h 38 min
  • Jaures Répondre

    A Tucroy: Mon cher, si les patrons acceptaient de négocier spontanément il y aurait bien moins de grèves. Pourquoi à Air France a-t-il fallu bloquer les aéroport pour obtenir ces négociations ? Pourquoi les patrons essaient-ils de négocier secrètement avec certaines catégories aux postes sensibles ? Pourquoi est-irresponsable de demander un partage négocié des profits réalisés ?
    Un patron n’a pas de prix, laissez moi rire! Jamais on n’a eu de problème pour remplacer un patron par un autre. De nombreux dirigeants partent avec des dizaines de millions d’indemnités sans avoir créé un emploi, souvent même en en ayant supprimé des centaines. Tout cela est un jeu de connivence réglé dans un cénacle de riches patrons actionnaires issus des même milieux. la compétence n’y arien a voir.

    25/12/2007 à 11 h 19 min
  • Anonyme Répondre

    Jaurès vous ne changerez plus.

    Les travailleurs de Carrefour, d’Air France et de Continental (y compris ceux qui font parfois grève) sont parmi les actifs qui financent l’oisiveté de ceux qui sont actuellement mis à mal. Et s’ils le font c’est parce que des entrepreneurs prennent le risque de créer des affaires souvent plombées par des mouvements revendicatifs irresponsables, dont les coûts sont payés par tous, y compris ceux qui y participent (il n’en est peut-être pas de même pour ceux qui se contentent de les encourager).

    Pour ce qui est du salaire des dirigeants, il est plus facile de regarder vers le bas que vers le haut. Mais sachez que la loi de la concurrence joue là aussi et qu’un bon dirigeant n’a pas de prix, pas davantage pour les actionnaires qui le désignent, que pour les salariés dont il est de son premier intérêt de créer et protéger durablement les emplois, autant qu’il le peut.

    Quand à la remise en cause des 35 heures, je comprends qu’elle vous gêne (idéologiquement parlant), mais ce qui devrait vous décevoir encore plus, c’est l’obscurantisme de ceux qui les ont mises en place, suffisant pour leur cacher que ce faisant ils encourageaient le chômage plutôt que l’emploi, comme la preuve en a été largement administrée.

    Mais vous ne changerez plus. Vous êtes de ceux auxquels l’histoire, notamment soviétique, n’a rien appris.

    Joyeuses fêtes quand même.

    24/12/2007 à 23 h 10 min
  • sas Répondre

    Le problème encore 1, mr jaures, de ton travailleur de "carrefour" fleuron de l’économie française et cote en bourse…..c’est qu’aucun travailleurs ou si peu n’ont de contrats de travails chez carrefour CE SONT tous DES SOUS TRAITANTS A PERPETUITE; l inspection du travail(tes copains gochos) devraient requalifier les contrats en salariat déguisé (% du temps passé sur site)….et bien ,néni, comme pour mac donald

    …….derogations et passes droits….elle est là l’enculade

    fait appliquer le droit et rien que le droit…pour tous citoyens et toutes officines de france et navarre….et tu verras assurément le changement…

    CQFD

    sas

    24/12/2007 à 11 h 48 min
  • Jaures Répondre

    " Le temps est révolu d’une oisiveté des uns entretenu par les efforts des autres". Croyez-vous ? Les travailleurs de Carrefour sont actuellement en grève pour obtenir une augmentation de salaire. Chez eux, un ouvrier professionnel commence à 1000 € et finit à …1200€ . "Il n’y a pas d’argent" s’entendent-ils répondre alors que leur PDG est parti avec 27 millions d’€ et que l’entreprise a été condamnée à 45 millions d’€ pour fraude à la concurrence.
    De même à Air France où le PDG a doublé son salaire en 2007 (+80% pour ses proches collaborateurs) et bloqué les salaires des personnels au sol. Un salarié commence chez Air France avec 30% en moins qu’une embauche équivalente il y a 5 ans. Pour obtenir des négociations les salariés doivent faire annuler des vols.
    Chez Continental, le personnel a, sous la menace d’une fermeture d’usine à court terme, approuvé un accord qui leur permet une augmentation de 6% en échange de 20 heures de plus de travail par mois et du sacrifice d’un jour férié. Pour un smicard, ces 20  heures supplémentaires seront donc payées…3€/heure!  Cet accord baptisé "Donnant-Gagnant" signifie bien  cyniquement son nom: tu me donnes, je gagne!

    Et certains disent que la lutte des classe n’existe pas!

    23/12/2007 à 15 h 14 min
  • Anonyme Répondre

    De plus en plus nombreux sont ceux qui commencent à comprendre que le social requiert des moyens que seuls les profits du travail procurent. En d’autres termes, ils savent que l’économique doit irrémédiablement prévaloir sur le social, pour avoir des chances de protéger au moins un temps les acquis dans ce dernier domaine, ou ce qui pourra en être sauvé.

    N’en déplaise à ceux qui en font leur règle de vie, le temps est révolu d’une oisiveté des uns entretenue par les efforts ou les risques des autres. Et ces derniers ne sont pas  tous des riches. Leur pouvoir d’achat aussi est en cause. Mais ce sont probablement ceux qui s’en plaignent le moins. Ils savent que le temps des vaches maigres est arrivé et que ce ne sont ni les lamentations ni les revendications qui y changeront quoi que ce soit, sauf à aggraver une situation qui en a nul besoin. Le seul remède à l’atténuation de nos malheurs du jour et d’un avenir proche : retrousser ses manches. Pour la suite, qui vivra verra.

    Pour le pouvoir d’achat plus précisément, il s’agit de tenter de contrôler autant que faire se peut, avec pragmatisme,  strictement le nécessaire en laissant un superflu de plus en plus encombrant à ceux à qui il plait de faire ce choix, quels que soient leurs moyens, l’égalité là comme ailleurs n’étant qu’illusion et prétexte à la pire des démagogies.

    22/12/2007 à 22 h 19 min
  • Anonyme Répondre

    De plus en plus nombreux sont ceux qui commencent à comprendre que le social requiert des moyens que seuls les profits du travail procurent. En d’autres termes, ils savent que l’économique doit irrémédiablement prévaloir sur le social, pour avoir des chances de protéger au moins un temps les acquis dans ce dernier domaine, ou ce qui pourra en être sauvé.
    N’en déplaise à ceux qui en font leur règle de vie, le temps est révolu d’une oisiveté des uns entretenue par les efforts ou les risques des autres. Et ces derniers ne sont pas  tous des riches. Leur pouvoir d’achat aussi est en cause. Mais ce sont probablement ceux qui s’en plaignent le moins. Ils savent que le temps des vaches maigres est arrivé et que ce ne sont ni les lamentations ni les revendications qui y changeront quoi que ce soit, sauf à aggraver une situation qui en a nul besoin. Le seul remède à l’atténuation de nos malheurs du jour et d’un avenir proche : retrousser ses manches. Pour la suite, qui vivra verra.
    Pour le pouvoir d’achat plus précisément, il s’agit de tenter de contrôler autant que faire se peut, avec pragmatisme,  strictement le nécessaire en laissant un superflu de plus en plus encombrant à ceux à qui il plait de faire ce choix, quels que soient leurs moyens, l’égalité là comme ailleurs n’étant qu’illusion et prétexte à la pire des démagogies.

    22/12/2007 à 18 h 03 min
  • Z Répondre

    Autant de commentaires, ou presque, qui montrent que les considérations économiques passent par dessus la tête de nos concitoyens qui confondent le politique et l’économique, les salaires et le pouvoir d’achat. Reste la baisse des charges sur les entreprises françaises pour augmenter à la fois le pouvoir d’achat et la productivité.

    21/12/2007 à 17 h 14 min
  • sas Répondre

    Le problème de la france:

    …….le train de vie de la Californie…… et le rendement et la capacité de travail du Burkina faso……

    trouvez l erreur…

    sas

    20/12/2007 à 11 h 21 min
  • Jean-Claude THIALET Répondre

    19/15/07    – "Les 4-Vérités" –

    La demande du Commisaire(1) Joaquin ALMUNIA s’inscrit parfaitement dans la logique d’une réponse qu’avait faite il y a quelques années un autre Commissaire :  Jacques DELORS. Ce syndicalo-socialo-chrétien de la meilleure (ou de la pire, comme on voudra !) espèce s’il en est  –  alors qu’il présidait la Commission européenne –  avait répondu à l’actuel Comte de Paris qui lui demandait ce qu’il comptait faire pour résorber le chômage grandissant en Europe après toutes les "mesures d’ouverture" au "marché’" :

    "DE TOUTE FACON, 30% DE LA POPULATION RESTERA SUR LE BORD DE LA ROUTE, C’EST INELUCTABLE !" (2)

    Que l’on se rassure, on n’est est pas (encore) à 30 % de chômage dans une "UNION" de plus en plus ouverte à tous les produits fabriqués, en CHINE ou ailleurs, à bas prix par une main d’oeuvre qui ne passe pas son temps à  réclamer des augmentations, des diminitions d’horaires et/ou de durée de travail, et encore moins le maintien d’on ne sait quels avantages acquis ! Mais sans doute, en demandant aux salariés de l’Union de "modérer" leurs "demandes d’augmentation de salaires", le commissaire ALMUNIA a jugé qu’il était plus que temps de faire comprendre   – certes en langage euphémique – aux salariés que viendrait bientôt le temps où ils réclameraient des "baisses" de salaires, des augmentations des horaires et de la durée de leur travail, une réduction du nombre de semaines de congés, etc. pour s’aligner sur les salaires et les conditions de travail de ceux qui, ne leur en déplaise, sont leur concurrents. Comme le sont les produits de l’étranger pour ceux fabriqués dans l’UNION. Plus tôt les salariés s’en rendront compte, plus tôt les gouvernants (particulièrement les dirigeants français) auront le courage de le leur dire, MIEUX CELA VAUDRA. Pour la survie de milliers de manifactures européennes, et la sauvegarde de millions d’emplois européens ! MAIS AUSSI POUR L’AVENIR DE L’EUROPE …

      Cordialement,  Jean-Claude THIALET

    (1) je ne sais pourquoi, mais ce mot a pour moi des relents de révolutions française et soviétique avec toutes les horreurs qu’elles rappelle !

    (2) propos rappelé par le Comte de Paris dans une allocution pronconcé le 19 mai 2005 au Baux de Provence, en présence du maire de la Commune.

     

    19/12/2007 à 18 h 13 min
  • Rosanov Répondre

    Trémeau sait-il que la rentabilité de la RAPT est complètement plombée par les dégradations ? 

    Si la RATP coûte cher, ça ne signifie pas forcément que le RATPiste Lambda n’est pas rentable.  Ca peut aussi signifier que les juges et les politiciens ne sont pas rentables … surtout si l’on ramène leur coût à ce qu’ils gagnent.

     

    19/12/2007 à 13 h 17 min
  • Jaures Répondre

    Bien sur, le smicar du public ou du privé qui demande une augmentation de salaire met l’économie du pays en péril. Par contre le PDG d’Air France qui double le sien en 2 ans oeuvre pour la croissance. Le Président de la république qui augmente son salaire de 170% ou l’ancien qui cumule 5 retraites pour toucher 20 000€/ mois le font que par soucis d’efficacité économique. Les actionnaires qui ont augmenté leur part de la richesse produite de 25% en 10 ans n’agissent que pour le bien commun. A.Lagardère qui spécule sur son entreprise pendant que l’on ferme des sites ne fait que participer à l’effort de modernisation national.

    Tout ceci relève du plus parfait cynisme mais on trouvera toujours des Trémeau pour théoriser cela.

    19/12/2007 à 11 h 38 min
  • Guillermo Répondre

    Je ne comprends pas qu’il ne demandent QUE 30% d’augmentation.  Même s’ils obtiennent ces 30% leur salaire restera nettement plus bas que celui de tous les homologues voisins.

    Au demeurant la productivité pour un service public est une mesure totalement idiote. De la même façon Trémeau aurait pû prendre en exemple la "productivité" du flic français qui coûte deux à trois fois plus cher que le flic anglais.  Mais le premier passe les 3/4 de son temps à courir après des délinquants que l’on relache, à servir de pot de fleur, à être convoqué au tribunal et reconvoqué le lendemain pour des prunes,  etc.

     

    19/12/2007 à 11 h 13 min
  • sas Répondre

    Augmenter le pouvoir d’achat ? simple dissoudre le sennat et l’assemblée nationnale , toute cette meute d’inutiles par la grâce de l’europe……quand au 35 heures et les reformes à la con pour les contourner……: un drame et un casse tête comptable (obligation de logitiel spécialisé) , juste pour forcer les glandeurs de la fonction publique a faire au moins 35 h 00 en annualisé…..

    je répète les 35 heures n’ont jamais ete faite pour faire bosser moins le privé…ca a été inventé pour faire grater plus le public…

    Resultat: les salariés sont corveable à merci, vont faire beaucoup plus de 40h00 dans nombre de sociétées et entreprises…..ces heures ne seront plus majorées aux même taux……les employés ne pourront plus refuser……et les patrons ne paierront plus de charges dessus…..

    cerise sur le gâteau : les boite preferont certainement faire faire des heures defiscaliséees par le personnel en place……qu’en embaucher d’autres…cqfd

    quelle bande de cons…

    sas

    19/12/2007 à 11 h 01 min
  • Anonyme Répondre

    Peut-être Joaquin aurait-il dû demander aux salariés de faire l’effort de consommer plus intelligemment ?
    Il en est  du pouvoir comme des droits, ils ont l’un et l’autre une contrepartie incontournable et néanmoins omise par tous ceux qui en parlent. Elle porte le nom de devoirs et pour ce qui concerne le pouvoir d’achat, ce devoir est celui de chacun de consommer selon ses moyens, ce qui n’empêche pas de le faire aussi intelligemment que possible plutôt que d’attendre – en crachant dans la soupe – que le système y remédie.  Comment une famille dont chaque membre possède sa voiture, où les plus jeunes ont leur téléphone portable avant que de savoir parler, dont les innombrables gadgets, acquis à crédit , s’en vont, à peine déballés, peupler les poubelles, peut-elle se plaindre de l’érosion de son pouvoir d’achat ?
    Jusqu’où ira la complicité d’une société gavée, dans l’hypocrite encouragement de tels comportements ?
    Mais quelle beau sujet de controverse ; quelle bonne occasion d’exercer son droit d’expression … pour ne rien dire d’utile, c’est à dire en omettant une fois de plus ses devoirs.

    19/12/2007 à 9 h 40 min
  • Florin Répondre

    Le kamarade Kommissar peut aller se rhabiller. S’il avait en vue les cheminots allemands et leurs revendications, alors il a tout faux. Il y a une énorme disparité des salaires des cheminots entre l’Allemagne et ses voisins, France, Suisse, même l’Italie. Une fois n’est pas coûtume, l’Allemand est le parent pauvre dans cette histoire. Leurs revendications sont parfaitement justifiées, dès lors que les écarts de salaire sont si forts (du simple au double, au bas mot).

    Et y’a pas que les Allemands :

    Vous connaissez Zürich ? De l’aéroport vers la ville, le RER local coûte 4 fois moins cher qu’un Roissy-Paris. Et les salaires du coin sont autrement plus mirobolants que ceux octroyés par la SNCF ou la RATP.(Bon, c’est vrai, ils ont moins de rames cramées à remplacer tous les ans …). Le Suisse serait-il 4 fois plus productif que le Français ? Bigre ! La recette SVP.

    Ah, j’oubliais : je n’ai JAMAIS entendu un Kommissar s’exprimer sur les parachutes dorées … ou du moins sur son propre salaire à 5 chiffres, non imposable …

    19/12/2007 à 1 h 18 min

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