Baisser la TVA sur les carburants

Baisser la TVA sur les carburants

En guise de représailles aux attaques perpétrées par l’État russe contre l’Ukraine, l’Union européenne envisage un embargo sur le pétrole russe.

Or, la Russie représente 10 à 12 % des importations françaises de pétrole brut et est le principal fournisseur de gazole en France.

Aussi, si d’après la ministre de l’Écologie Barbara Pompili, un embargo ne devrait pas provoquer de pénurie dans les stations-service françaises, les prix à la pompe des carburants devraient cependant reprendre leur courbe à la hausse, malgré le geste gouvernemental encore en cours.

Aujourd’hui, « 40 millions d’automobilistes » dénonce des décisions politiques prises au détriment des automobilistes, déjà fortement touchés au portefeuille depuis la reprise économique post-Covid, sans mesures compensatoires dignes de ce nom.

L’association continue à demander une vaste réforme sur la fiscalité des carburants routiers en France, pour alléger les charges pesant sur les usagers de la route français et leur restituer un peu de « pouvoir-rouler ».

Pour compenser l’absence de pétrole russe, la France devrait se tourner – d’après les professionnels de l’Ufip (Union française des industries pétrolières) – vers d’autres fournisseurs sur le marché mondial, qui pratiquent des prix moins avantageux que la Russie.

Cela aurait donc pour conséquence une nouvelle flambée du coût des carburants routiers pour les consommateurs français.

Or, aucune mesure complémentaire n’est pour l’heure prévue par le gouvernement français pour en atténuer l’impact sur le budget des automobilistes (la remise gouvernementale de 18 centimes prendra fin au 31 juillet prochain, et seule une aide « ciblée » est actuellement à l’étude, pour un nombre restreint d’usagers).

L’État français ne peut pas continuer indéfiniment à faire peser sur les automobilistes le coût des politiques qu’il mène, que ce soit à l’échelle nationale ou sur la scène internationale, sans risquer de déclencher une crise sociale majeure sur son territoire.

La colère gronde de plus en plus fort parmi les usagers de la route, qui ne supportent plus d’être le bouc émissaire des politiques économiques.

Ils veulent du changement et qu’on leur rende du pouvoir d’achat, et cela doit nécessairement passer par une grande réforme de la fiscalité sur les carburants.

Nous proposons, d’une part, de réduire le taux de TVA impactant les carburants de 20 à 5,5 %, en tant que produits de première nécessité ; cela permettra une économie substantielle pour les consommateurs.

Pour compenser la « perte » de recettes pour l’État, il est possible d’appliquer une légère hausse (+7 cts€) sur le montant de la TICPE, de façon à préserver les revenus fiscaux pour les finances publiques.

Concrètement, cela permettrait une réduction de 13 à 15 cts€ du prix du litre à la pompe, détaille Daniel Quéro, dirigeant de l’association.

Pierre Chasseray

Délégué général de 40 millions d’automobilistes

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(2) Commentaires

  • Chris Répondre

    Beaucoup de lieus communs dans l’article de Pierre Chasseray.Quelle est l’influence de l’association 40 miliions d’automobilistes?Réclamer une diminution de la t.v.a sur le carburant de 20% à 5,50% et appliquer une hausse légère de 7 centimes sur la t.i.c.p.e,ou est la logique dans la démonstration?

    J’ai du mal à comprendre.

    15/05/2022 à 21 h 32 min
  • quinctius cincinnatus Répondre

    Et l’ Etat il ira où pour prendre  » SON  » argent ?

    15/05/2022 à 12 h 18 min

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