Ca ne peut pas marcher

Posté le décembre 02, 2009, 12:00
13 mins

Les Français dans leur majorité savent que la France est frappée par deux fléaux : une fiscalité écrasante et une insécurité multiforme permanente. Ils espèrent à chaque élection présidentielle que cette situation va s’améliorer. Ils sont toujours déçus. Ils le seront davantage à l’avenir et je vais dire pourquoi.

L’impôt est une obligation. Il a toujours existé.
C’est un contrat entre le citoyen et l’État qui, ainsi payé par chacun « en proportion de ses facultés », s’engage à assurer la protection de tous par l’armée, la police, la justice, ainsi que la possibilité d’agir grâce à des infrastructures essentielles, voies de communication, hôpitaux publics, etc.

Il en était ainsi jusqu’à la deuxième guerre mondiale et je n’ai pas entendu dire qu’en 1939, la France connaissait des famines meurtrières, la peste et le choléra, le chômage massif et une misère extrême. Mais voici qu’à partir de 1945 est née l’obligation sociale et égalitaire, l’État devenant le distributeur de la richesse prise aux plus aisés qui le sont le plus souvent grâce à leurs mérites pour la remettre aux plus pauvres quels qu’ils soient dans un esprit inspiré du marxisme-léninisme, la France étant en Occident, je le rappelle, le pays le plus imprégné par le marxisme.
Ajoutons à cela les idées illusoires de l’aide au développement – et à tout le monde – à la mode à l’ONU et toujours d’actualité.

Cette redistribution de l’argent du contribuable est devenue une arme électoraliste merveilleuse. « Votez pour moi et vous aurez tout ce que vous voulez ! » Ainsi se sont créés au fil des années, outre les innombrables institutions sociales, un catalogue de subventions de dizaines de milliards d’euros distribués à des milliers d’associations, parfois de la plus haute fantaisie. Je relève par exemple l’association de préfiguration des arts du clown (!), les crédits remis à l’institut Mitterrand, aux associations gays et lesbiennes très bien pourvues, ainsi qu’aux jeunesses communistes, aux scouts musulmans, à SOS Racisme, et j’en passe… Il faut savoir aussi qu’aux subventions nationales s’ajoutent les subventions départementales et communales. Voilà ce que l’on fait de nos impôts ! La liste complète des associations régies par la loi du 1er juillet 1901 est vendue par la librairie nationale. Elle compte 343 pages. C’est à pleurer de rire et de colère. On peut également s’adresser utilement à l’observatoire des subventions de Contribuables associés.

Une partie de ce pactole sert, il est vrai, à payer ceux qui sont chargés de le distribuer, c’est-à-dire des dizaines de milliers de fonctionnaires. L’État-Providence était né, surveillé par les syndicats souvent socialo-communistes et encouragé par le « charité-business », moyen de faire fortune plus sûr que le loto et la bourse !

Ces besoins étant en constant accroissement, il aurait été logique d’augmenter cette richesse nationale que l’on redistribue, d’agrandir le gâteau destiné à être partagé. Eh bien, pas du tout ! La classe politique au pouvoir l’a, en réalité, diminué avec les 35 heures et toutes sortes d’abus tolérés, les vacances à répétition, les congés maladie… qui font que la France est dans le monde occidental le pays où l’on travaille le moins, mais où l’on manifeste le plus. Le résultat de cette démagogie ne s’est pas fait attendre : la faillite, l’État ne survivant que par l’emprunt, accumulant une dette énorme et se comportant finalement comme le financier américain véreux Bernard Madoff !

Ainsi comprend-t-on que les prélèvements obligatoires de toute nature augmenteront indéfiniment jusqu’à la ruine finale, y compris, bien sûr, les impôts locaux, 50 % des 36 000 communes de France étant, comme l’État, largement endettées. La ville de Paris, par exemple, traîne une dette de 2.5 milliards d’euros, malgré l’augmentation annuelle des impôts locaux. Et voilà qu’on nous prépare maintenant une nouvelle couche de prélèvements obligatoires avec la fiscalité verte !

Or, non contents de subventionner les Français, tout au moins beaucoup d’entre eux, on subventionne les immigrés de toute provenance dont le nombre en France n’arrête pas de croître. Un milliard d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde et, comme tout être vivant, ils se dirigent là où ils peuvent survivre, plus le chaos qui règne en Afrique, au Proche et au Moyen Orient, plus, pour le long terme, les vagues « d’immigrés climatiques » qui s’annoncent avec l’élévation du niveau des océans qui submergeront les zones surpeuplées en Inde et au Bangladesh notamment, plus l’augmentation vertigineuse des habitants du Tiers-monde. Dans le seul Nigéria, il naît chaque année plus d’enfants que dans toute l’Union européenne à la population vieillissante.

Alors que faire ? Le plan concocté à la demande de Nicolas Sarkozy par Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, en donne une idée. Il prévoit pour le Tiers-monde un financement de 450 milliards d’euros sur 20 ans, dont les trois quarts pour l’Afrique ! Les banques à Zurich vont exploser de joie ! Et cette fois-ci, les chefs d’État africains achèteront non seulement des appartements de 600 m2 avenue Foch, mais des châteaux aux centaines de pièces, comme l’avait fait l’empereur Bokassa, « fils de Napoléon », avec l’appui empressé des autorités françaises tout honorées de payer le sacre de ce clown sanguinaire avec l’argent du contribuable bien français. On notera avec intérêt à ce sujet que Mme Dambisa Moyo, une économiste africaine réputée et sérieuse, a démontré que non seulement l’aide au développement n’a pas réussi à éradiquer la pauvreté d’Afrique, mais qu’elle est la cause de sa perpétuation…

Comment voulez-vous que dans ce cirque les prélèvements obligatoires officiels diminuent, alors que déjà le fisc s’empare, en moyenne, de la moitié de tout ce que gagnent les Français en une année qui ainsi travaillent jusqu’au 15 juillet pour l’État ? Les prélèvements vont augmenter encore jusqu’à, si j’ose dire, la mort de la « bête », dans un pays qui, malgré la redistribution gigantesque dont je viens de parler, compte 8 millions de personnes au-dessous du seuil de pauvreté, 3.5 millions de mal-logés, une centaine de milliers de SDF mendiants, plus des centaines de milliers de clandestins, toujours plus nombreux, l’une des causes de la délinquance générale : la preuve aveuglante d’une gouvernance où l’incurie le dispute à la démagogie !

Alors ne vous étonnez pas. Les pauvres seront toujours plus nombreux, la classe moyenne va disparaître – le très officiel Institut national de la statistique vient de reconnaître que 40 % des Français les plus aisés en 2003 ne l’étaient plus en 2005 – et les plus riches s’en iront plus que jamais. Seuls s’en tireront les politiques et leurs apparatchiks – les nantis du système – et quelques financiers habiles. Le tonneau des Danaïdes où l’on verse l’impôt des braves gens n’a pas de fond. Les Français le savent bien. C’est le peuple qui consomme le plus de tranquillisants au monde ; ils savent que, comme les moutons, ils ne sont bons qu’à être tondus. Tout le reste n’est que discours pour les imbéciles…

12 réponses à l'article : Ca ne peut pas marcher

  1. Anonyme

    09/12/2009

    Pour la Sécu, il y a les mutuelles et assurances qui assurent au premier euro (c’est le terme consacré), et il faut savoir que c’est certes moins cher et mieux remboursé que la sécu seule pour qui sait calculer.  De plus, quand on est assuré par une mutuelle ou assurance d’un pays de la CEE qui a des bureaux en France, on n’a plus à payer la CSG-RDS.    Il faut aller sur Wikibéral et taper secu ou abolition monopole secu : tout y est.

    En ce qui concerne les Français, ils sont soit drogués de psychotropes ou de stupéfiants à donf, soit résignés, soit lâches, soit collabos.  Tant qu’ils n’ont pas d’ennuis perso, ils se foutent des autres et continuent leur petites magouilles perso à l’image de leurs élus. CQFD.

    On a les élus que l’on mérite et qui, en fait, reflètent l’esprit des Français. 

    "Hypocrisie, jalousie, mauvaise foi" : vive la France !

    Mr Lambert à hélas raison encore une fois.  Bonne gerbe !

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  2. jon

    08/12/2009

    salut,

    je viens de lire l’article sur le blog de reichman contre le monopole de la Sécurité Sociale, et je me pose quelques questions…

    il t’arrive un accident, fracture de la jambe, par exemple. Envoyé automatiquement à l’hopital, on t’opère et tu restes plusieurs jours dans une chambre.

    or si tu ne cotises plus à la sécu, comment fais-tu ? est-ce qu’on te refuses ? est-ce que tu paies et on te donne une facture pour ensuite te faire rembourser par ton assurance ?

    perso, çà m’arrangerait de ne plus payer la sécu, car je suis indépendant… mais est ce que les autres prestataires sont moins chers ? est – on mieux remboursé ?

    merci à ceux qui pourront me répondre…

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  3. NS

    08/12/2009

    Heureusement cette page n’est le reflet que de la lie de sa Société.

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  4. Daniel

    06/12/2009

    Dagmar:   je comprends votre colère sans connaitre précisément votre lutte contre le pot de fer et les dégats personnels qui en résultent. Mais sachez que parmi ceux qui écrivent sur ce site, beaucoup ont des actions différentes de la vôtre, moins courageuses souvent, certainement, mais qui tirent l’opinion dans le bon sens.   L’ensemble constitue un mouvement de résistance non organisé, et face à la machine aveugle et sourde,  c’est là le point faible. Vous devez cependant sentir au travers des interventions la nature des expériences et le vêcu qui ont construit solidement la plupart des intervenants.   

    Courage pour vous,   même dans les situations paraissant désespérées. 

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  5. Anonyme

    04/12/2009

    Assez d’accord avec Dagmar…. Cela dit, nombre de gens ont essayé de sortir de la sécu et ils ont eu les pires ennuis : Persécutions, rappels, intimidations, saisies sur salaires et autres, l’état tout puissant a les moyens. Maintenant, à nager à contre courant, on se fatigue très vite, on s’épuise même et on n’est plus efficace. Mieux vaut donc réfléchir et lutter avec les armes de l’adversaire, si toutefois il vous en laisse, naturellement.
    Pour la sécu, il semblerait que les choses se débloquent. Nous savons tous que dans les textes, tout citoyen européen a le droit de s’assurer où il veut, sauf nous… Et donc, contrairement aux traités de l’union, la France refuse que ses ressortissants aillent s’assurer ailleurs. Mais il se trouve qu’une "affaire" (à Dijon je crois), vient d’être revue par un juge et si je n’ai pas trop bien compris le jargon de cette mascarade, j’ai retenu que l’affaire devait alors être portée au tribunal européen, qui, normalement, devrait donner la préférences aux traités européens. Rien n’est gagné naturellement ( il va bien y avoir encore une combine pour tout mettre en l’air ), mais au moins, le système est lancé (voir sur le site de Reichman, c’est très bien expliqué). Autre chose importante aussi, la mise en demeure de la France de diminuer sa dette de la part de l’union. Certes, nos valeureux dépensiers espéraient bien reporter le problème au-delà de 2012, mais il semblerait que ça ne passe pas, Dubaï aurait créé, comme qui dirait, des urgences… On imagine difficilement ce qui pourrait se passer. Imaginons quand même : La France, obligée de réduire sa dette – donc, taper sur ses fonctionnaires, et augmenter très fortement ses impôts ; la France qui verrait du coup ses assurés sociaux s’en aller voir ailleurs si le climat est mieux réchauffé, d’où un manque à gagner problématique pour la sécu, car celle-ci devra de toute façon couvrir la misère du monde avec sa CMU et son impayable AME ; ajoutez aussi à cela la grogne des contribuables qui vont devoir payer une taxe carbone mais qui n’est plus plausible, même  si elle ne l’était guère avant, elle ne l’est plus du tout et malgré le grand silence sur la chose, la majorité des français sont quand même au courant… Enfin, si on ajoute à cela, des menaces de la part des Syndicalistes Normalement Chiants et Fainéants, si on ajoute celles des routiers pas si sympas qu’on le disait autrefois, mais qui peuvent nous embêter autant que les premiers, alors, le gouvernement sera bien obligé de satisfaire à leurs demandes – élections obligent, et on ne voit pas comment ces hallucinés vont pouvoir continuer longtemps leur cirque ! Et si en plus la grogne face à l’islam monte en puissance grâce à nos valeureux voisins transalpins, il risque fort que certaines talonnettes se mettent en colère… Mais bon, ce sont les risques du métier comme on dit…

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  6. dagmar

    04/12/2009

    vous l’avez voté en 2007, vous avez ce que vous avez choisi.

    en 2007 quand sarkozy est passé et JMLP a été eliminé au 1 tour, j’ai dit: AMEN.

    Rien a faire, les français sont les communistes larvés génétiquement modifiés. Ils adorent se faire battre poir pouvoir se plaindre apres. Sur le papier vous êtes tous les intellos, mais foncer dans l’action…non, cela peut faire mal.

    Nous sommes une poignée a se battre devant les tribunaux pour faire respecter les lois que chaque citoyen a droit s’assuret librement. Ce qui implique que les salariés reçoivent les charges sur leur salaire et les entreprises et s’assurent tout seuls. Tous le monde parle de la protection sociale que personne ne nous envie, et qui ruine le pays, mais combien entre vous ont le courage de FAIRE, de rendre la carte vital, exiger de charges de son patron ou ne pas payer urssaf? PERSONNE et pourtant tous heroiques sur ble papier.

    Parler c’est facil, faire c’est difficil

    Sarkozy c’est votre choix

    salut a tous

    dagmar

     

     

     

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  7. sas

    04/12/2009

    Principe simple et efficace SYNALLAGMATIQUE DE DROIT…….

     

    On ne paie plus rien…….CAR LA CONTREPARTIE DE L IMPÖT C EST LA PLEINE CITOYENETE……entre les prestations foireuses ou approximative de l etat et ces services defaillants, la discrimination positive,la persecution catégorielle,les largesses pour les uns et le joug pour les autres; les derogations et spécificité pour les mêmes et cerise sur le gâteau : LA PREPONDERANCE EN DROIT ET ACQUIT POUR LES FRANCS MACONS au détriment des profanes partout dans la ripoublique……

    la risposte c’est de na plus rien payer et d attendre que ce fruit trop mur se detache tout seul de son arbre chancelant…….

    LE PRINCIPE SYNALLAGMATIQUE EN DROIT veut que les 2 obligations reciproque du contrat soient remplies par chaque cocontractant pour creer une obligation opposable….en bref chacun doit faire sa part du contrat…..

    …….or depuis 40 ans le défaillant permanent est le même….

    sas

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  8. youpi

    04/12/2009

    « une productivite enviee dans le monde entier. » La preuve: nous avons le PIB par habitant le plus élevé au monde!

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  9. IOSA

    03/12/2009

    Invraisemblable…des scouts muslins ?

    Et pourquoi pas des curés muslins tant que l’on y est……pire un pape musulman au Vatican.

    Pas seulement les yeux en dehors des trous, le reste aussi.

    IOSA

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  10. paddy

    03/12/2009

    La france n’est pas le pays ou on travaille le moins.
    Les cadres frrancais travaillent dur, tres dur meme et ils ont
    une productivite enviee dans le monde entier.

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  11. R. Ed.

    03/12/2009

    Monsieur Lambert écrit  " scouts musulmans " et celui qui le recopie " Scouts Musulmans "

    Pas les yeux en face des trous on dirait ?

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  12. Sadouki

    03/12/2009

    Citer les Scouts Musulmans de France qui pourtant oeuvrent de la meilleure manière possible pour que les jeunes soient des citoyens actifs, responsables et autonomes, avouez le, n’est pas convenable !!!

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