Chômage des jeunes et réforme de l’État

Posté le décembre 01, 2016, 5:44
6 mins

Les dernières statistiques du chômage font apparaître un pourcentage constant, très supérieur à celui des autres pays européens, particulièrement en ce qui concerne les jeunes.

Pour 15 à 20 % des Français ou néo-Français de cette classe d’âge, la cause essentielle est leur mauvaise ou leur non-maîtrise de notre langue parlée ou écrite, ce qui a aussi des conséquences très dangereuses dans le domaine de la sécurité publique – ces jeunes étant plus faciles à endoctriner pour des actions qui leur sont présentées comme « valorisantes » par ceux qui refusent la laïcité, mère de la démocratie en Occident.

La France a accueilli en 2014 la Conférence européenne pour l’emploi des jeunes, réunissant 24 chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne et les présidents des institutions européennes (Conseil de l’Union européenne, Commission et Parle­ment européens). C’est dire si l’affaire est sérieuse.

En toute logique, tous les gouvernements concernés auraient dû se saisir du problème, non au niveau des ministres mais au niveau suprême, particulièrement chez nous, notre palmarès étant l’un des plus mauvais de toute l’Europe occidentale.

Selon Eurostat, il y avait, en effet, en mars 2016, 4,3 millions de moins de 25 ans qui étaient au chômage dans l’Union européenne, soit un taux de 19,1 %, dont 2,9 millions dans la zone euro.

L’Allemagne était sous la barre des 10 %, comme c’était le cas en décembre 2015. Avec un taux de chômage des jeunes de 6,9 %, elle reste loin devant la République tchèque et Malte (9,8 %), l’Autriche (10,9 %), le Danemark (11 %), les Pays-Bas (11,4 %), la Lituanie (14,1 %) – tous sous la barre des 15 %. Le taux culmine à 51,9 % en Grèce (en janvier), à 45,5 % en Espagne, à 39 % en Croatie et à 36,7 % en Italie.

En France, près d’un jeune de moins de 25 ans sur quatre (24 %) était sans emploi en mars 2016.

Ceci est d’autant plus inacceptable qu’il existe plusieurs centaines de milliers d’emplois non pourvus dans différents secteurs.

À cela, une raison et une seule : pour qu’un jeune recherche du travail avant 25 ans, il faudrait qu’il ait vraiment besoin de travailler pour manger et vivre.

Or, tel n’est pas le cas, en raison des nombreuses aides européennes ou nationales qui fournissent aux allergiques au travail un revenu sans avoir à se lever le matin. Un nombre trop important de jeunes vivent par ailleurs de revenus illicites dans certains quartiers « self-ghettoïsés ».

Les chiffres qui nous concernent sont suffisamment éloquents pour qu’un gouvernement di­gne de ce nom ne laisse pas plus longtemps à un ministre de l’Éducation nationale et à son état-major la responsabilité de la réforme. Le vocabulaire de notre ministre est d’ailleurs digne des « précieuses ridicules », et le ministère de l’Éducation nationale compte, de surcroît, le plus fort pourcentage de communistes pur jus dans ses rangs.

Or, ce sont eux qui décident du fonctionnement et de la nature des matières à enseigner aux différents niveaux de son organisation. Autant confier aux renards la charge de protéger les poulaillers !

Comme on le voit, ce problème ne concerne pas seulement l’éducation publique, mais aussi l’ordre public.

À cet égard, la question devrait relever de la plus haute autorité de l’État, le Président de la Ré­publique en personne.

Aussi talentueux soit-il, aucun ministre de l’Éducation nationale n’a les moyens, ni le pouvoir d’imposer dans son ministère les bonnes réformes qui en feraient l’outil performant qu’il devrait être.

Voici donc une réforme qui pourrait être mise en œuvre sans susciter le mécontentement général des Français.

Plutôt que d’injecter plus de crédits ou de personnels dans une institution qui fait mal ce qui lui incombe, il faudrait se pencher particulièrement sur le fonctionnement des cours préparatoires de nos écoles, où tout se joue, en récompensant, par des primes très substantielles, les écoles obtenant les meilleurs résultats (vérifiés par un examen permettant de mesurer exactement le niveau de ces classes en fin d’année).

Cela inciterait les meilleurs de nos professeurs des écoles à briguer ces postes, au lieu de les abandonner aux nouveaux recrutés… avec un mastère acquis grâce à un bac + 7 de complaisance !

René Crignola
Neuilly-sur-Seine (92)

11 réponses à l'article : Chômage des jeunes et réforme de l’État

  1. BRENUS

    04/12/2016

    Le cafard JOJO a éprouvé le besoin de se mêler une fois de plus de ce qui ne le regarde pas. Et d’une façon idiote, mais cela nous y sommes habitués. Exemple dans une classe bien merdique (la catégorie qui progresse le plus a l’heure actuelle) , si votre gosse à l’Intellect normal tend a trouver son équilibre vers le haut, c’est pas « citoyen » : il doit glander, voire foutre la merde comme les autres, au risque de perdre sa « sensibilité ». Quand vous avez lu ça, vous avez tout compris des dénis, mensonges outranciers et impostures de la gauche. Une « gauche » qui trahit d’ailleurs ses anciennes valeurs qui consistaient à rendre fiers les enseignants accompagnant leurs meilleurs éléments, plutôt que les ravaler au niveau des crétins, maintenant. Ce n’est plus la gauche, c’est la merde ! Ceci dit pour jojo, l’un des deux échappés de la glue EN est actuellement, a 18 ans étudiant dans l’une des 3 prestigieuses écoles d’ingénieurs à Paris où il marche bien. Il n’a pas de problèmes relationnels, même avec des copains de 2 ans plus âgés et a été choisit par ses pairs comme pilote d’un des projets obligatoires de l’école. Alors le baratin justifiant la promotion de la médiocrité entretenue, le jojo, il peut se le mettre au derche. Foi de vrai prolo, non assisté, ayant appris très tôt à se battre pour la vie dans un monde où personne ne fait de cadeau à personne. Et surtout pas, ceux qui prétendent le contraire.

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    • Jaures

      04/12/2016

      Délicat Brenus, tout ce qui est écrit ici relève du débat libre et donc me regarde.
      Si vous souhaitez vous exprimer en censurant les contradicteurs, créez votre propre blog.
      Pour le reste, je n’ai pas dit qu’aucun enfant n’était apte à sauter une classe. Ils sont 10 à 15% chaque année. Pour certains dont la maturité est suffisante, c’est nécessaire. Pour d’autres, il est préférable qu’ils demeurent de bons élèves dans leur classe d’âge plutôt que des élèves moyens dans la classe supérieure.
      Je félicite votre proche pour son parcours scolaire. Ceci dit, ils sont des dizaines de milliers chaque année à faire médecine, à suivre des prépas, à intégrer des écoles d’ingénieurs, de commerce, à obtenir des masters de mathématique, science économique, etc… sans avoir jamais sauté une classe.
      Ce qui compte, in fine, est d’être à l’aise dans son niveau d’études et s’accomplir dans sa vie professionnelle et sociale. Avoir eu son bac à 14,16, ou 18 ans quelle importance au bout du compte ?

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  2. BRENUS

    03/12/2016

    Il n’y a rien d’extraordinaire pour un enfant préservé de la belkacemerie de lire (raisonnablement) à 5 ans. Deux de mes petits l’enfant l’on fait et surtout sans être cornaqués, simplement parce que ça leur plaisait .Par contre à l’école publique où ils allaient c’était très mal vu. Convocations des parents fortement soupçonnés de mettre la pression, etc… Jusqu’au moment où, les choses commençant à se mal passer, l’un des instits à laché le morceau : il ne fout rien enclasse car il sait déjà ce que j’apprends aux autres, demandez à le faire passer au dessus. Pour une fois nous pouvons saluer l’honnete homme, si rare dans cette profession de chercheurs de congés.

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    • Jaures

      03/12/2016

      Il n’est pas forcément pertinent de faire sauter une classe à un enfant qui sait lire à 5 ans.Déjà parce qu’il sera rejoint rapidement par d’autres en cours de cp, d’autre part parce qu’une maturité cognitive n’implique pas automatiquement une maturité affective.
      C’est pourquoi des tests sont effectués avant de faire sauter une classe à un enfant. Le faire uniquement à la demande des parents peut amener des échecs, voire une phobie scolaire si l’enfant n’est pas assez mature pour côtoyer d’autres plus âgés, plus grands, peut-être scolairement plus avancés.

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  3. Raoul Villain

    02/12/2016

    « le pays européens aux meilleur résultat Pisa » . C’est peut être du finnois, ce n’est en tout cas pas du français ! Vite une subvention pour venir en aide aux cégétistes analphabètes.

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  4. Jaures

    02/12/2016

     » des nombreuses aides européennes ou nationales qui fournissent aux allergiques au travail un revenu sans avoir à se lever le matin » écrit R.Crignola.
    Je serais curieux de connaître ces aides.
    Quant à l’idée géniale de récompenser les professeurs obtenant les meilleurs résultats par des primes aux écoles performantes, c’est sans doute là une proposition intéressée.
    Il est en effet probable que les écoles de Neuilly/Seine obtiendraient de meilleurs résultats que celles des quartiers populaires ou celles des communes rurales à triple ou quadruple niveaux.
    Fameuse politique que permettrait aux écoles des villes cossues de recevoir de nouvelles subventions tandis que les plus pauvres verraient leurs moyens encore diminuer.
    Cela dit, c’est assez conforme à ce que propose Fillon dont les mesures en matière d’éducation (suppression de postes de professeurs, construction de nouvelles écoles privées, apprentissage de la lecture dés 5 ans,…) vont exactement dans le sens de l’inégalité et de la contre-performance puisque le pays européens aux meilleur résultat Pisa (Finlande)) a adopté une politique exactement contraire (apprentissage de la lecture à 7 ans).

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    • quinctius cincinnatus

      02/12/2016

      à 5 ans je savais lire et j’ avais appris …  » seul « , en observant mon frère aîné alors en C.P. ! d’ autres le font plus péniblement à partir de 7 ans , certains ne peuvent le faire … etc

      l’ acquisition de la lecture de la langue française est une des plus difficile pour beaucoup de raisons et en tout cas beaucoup plus difficile que celle d’ une langue agglutinante comme l’ est finnois ou que celle de l’ italien où tout se prononce

      .

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      • Jaures

        02/12/2016

        A 5 ans seulement ? D’aucun ici était persuadé que vous saviez lire avant de naître et que vous aviez achevé à 12 ans vos études de médecine tout en jouant surclassé avec l’équipe senior de rugby de votre canton.
        Mais peut-être ne confirmez-vous pas tout cela uniquement par modestie.

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        • quinctius cincinnatus

          03/12/2016

          tout le monde n’ est pas aussi con que vous, c’ est ce que vous devriez vous dire

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          • Jaures

            03/12/2016

            Le hic c’est qu’avant d’apprendre à lire vous n’avez visiblement pas appris à parler.
            Quant à réfléchir…

  5. pointédudoi

    02/12/2016

    A bas joresse le détritus !

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