Cigales et fourmis

Posté le 11 septembre , 2005, 12:00
38 secs

Pour un revenu équivalent, chaque personne a une façon différente de dépenser : les cigales voyagent, vont dans les bons restaurants, achètent des vêtements de marque…, tandis que les fourmis se constituent un portefeuille et, en France, commencent par acheter leur logement.
Normalement, l’État n’a pas à intervenir dans ces choix. Pourtant, il le fait.
En effet, le revenu des “cigales” ne supporte que trois impôts : l’IRPP, la taxe mobilière pour le logement et la TVA.
En revanche, celui des “fourmis”, en particulier celles qui investissent dans l’immobilier, pour se loger ou pour se constituer un capital, en subit de supplémentaires :
1. À l’achat du bien immobilier, les taxes de mutation (improprement appelées “frais de notaire”) ou la TVA s’il s’agit d’une construction neuve ; ces impôts contribuent d’ailleurs à augmenter la valeur monétaire du bien immobilier à chaque mutation.
2. L’impôt foncier payé chaque année.
3. Si la “fortune” de la fourmi atteint un certain plafond, pas extrêmement élevé, l’ISF.
La nation a-t-elle vraiment intérêt à favoriser les “cigales” et à décourager les “fourmis”?

A. M.-C.
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Courrier des lecteurs des 4 Vérités Hebdo

4 Commentaires sur : Cigales et fourmis

  1. Adolphos

    14 septembre 2005

    En France, on cherche à punir et à culpabiliser les gens les plus brillants, les plus travailleurs, les plus talentueux; Et tout ca au nom de l’égalité. Comme si un troupeau de moutons égaux (ou sans doute une meute de loup) avait jamais réussi à faire progresser la Société et l’humanité ! En plus, il est dans l’interet même des fénéants que les plus doués soient motivés à travailler, car ils travaillent pour eux, et ceci même sans payer d’impôt. ce pays est fou..

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  2. sas

    12 septembre 2005

    Le problème ne s’entend pas comme une dualité entre fourmis et cigales….les en…clumes de cigales nous expliquent comment vivre avec moins que le smic…en nous dépouillant illégalement du fruit de notre travail au nom d’un service public qui n’existe plus…et alors que ces mêmes cigales sont atteintent des plus grands déordres moraux de la création….sas dit flingons les cigales…j’aime pas les cigales…d’abord ca fait chier car ca fait du bruit la nuit et nous empêche de dormir… sas

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  3. monsieur R. Mascle

    12 septembre 2005

    Nous sommes dans un pays qui encourage la parresse.Pour de simples concidérations politiques nos hommes politiques flattent les feignants avec toute une artillerie de “primes” injustes et ruineuses pour le pays.En France contrairement à d’autres pays les gens qui travaillent sont défavorisées par rapport à ceux qui ne font rien.Ceux qui se lèvent tôt,se couchent tard, mettent entre parenthèse leur vie familiale ou passent des heures dans les transports devraient-ils avoir le même train de vie que ceux qui dorment toute la journée et profitent des aides payées par les travailleurs.La différence entre le brut et le net sur le bulletin de salaire correspond en partie à ce que côutent les feigants à ceux qui travaillent.

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  4. pipo

    12 septembre 2005

    On peut appliquer ce raisonnement à de nombreuses catégories de gens travailleurs et prévoyants : Nombres de professions libérales par exemple, ne comptent pas les heures de travail et sont assaillies d’impôts pendant que d’autres professions font difficilement 35h en une semaine mais voudraient en plus être mieux payées. Comme quoi les “fourmis” seront toujours prises pour des vaches à lait. Il n’y a qu’à voir les déclarations récentes d’un des “barons” du parti socialiste, à savoir M. Henri Emmanuelli, , qui, suite à l’intention du gouvernement de poser un plafond à la charge fiscale globale, souhaiterait lui plutôt taxer les propriétaires.

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