Drogue et PIB de la France

Posté le octobre 01, 2019, 9:16
6 mins

Nous nous doutons tous que notre monde est fou.

Il faut en rendre responsable les gens qui nous gouvernent, mais aussi, bien entendu, les électeurs, portant des œillères ou totalement lassés, au fil des ans, par les politiques utilisées.

Ce monde est fou, oui, et les drogues le rendent encore plus schizophrène.

Le gouvernement français n’a ainsi pas manqué de montrer sa belle intelligence en ajoutant quelque 3 milliards d’euros du trafic de drogues dans le PIB de notre pays.

N’est-il pas joli d’intégrer ainsi des trafics illicites dans les comptes de la nation?

Cela montre à quel point la perversion s’insinue dans la tête si bien faite de nos «élites».

Il est vrai que les élèves de l’ENA se regardant dans le miroir peuvent voir, écrit en lettres sombres, ANE. Il est possible que cela déteigne quelque peu.

0,15% d’augmentation du PIB: l’introduction du trafic de drogue dans les comptes de la nation ne représente que ça.

Une stupidité «macronienne» pour un résultat microscopique – je dirais «micronien»!

Ceci posé, comment éliminer ces stupéfiants trafics qui font la «une» des journaux: meurtres dans les quartiers, règlements de compte, tout cela sous le couvert de trafics en tout genre (comme disent les présentateurs du journal de 20 heures: «Des bagarres entre bandes rivales pour gagner des parts de marché»)?

Maintenant, pour arrêter ce joli business, il faut trouver la tête. Donc on fait semblant d’agir. Mais où est la tête (enfin les têtes) ? Serait-elle si protégée qu’on ne la trouve point?
D’une délinquance à l’autre, on constate en tout cas de troublantes différences de traitement.

Vous roulez trop vite avec votre automobile, la route faisant 3 500 morts annuellement.

Va-t-on condamner Renault, Peugeot ou BMW ou encore Mercedes?

Non, bien sûr! Ce sont pourtant eux qui, par la fabrication et la vente, sont à l’origine des infractions et des morts. Mais non, c’est l’automobiliste qui se fait racketter de plus d’un milliard d’amendes par an.

Alcoolisme au volant? Mettons-nous les vignerons, viticulteurs et cafetiers sous les verrous ? Non, c’est le consommateur qui est responsable.

Alimentation trop salée, trop sucrée, on met ou on veut mettre des taxes sur ce qui est trop ceci ou trop cela.

Qui paie? Le CONsommateur bien entendu.

Même les clients des prostituées se font alpaguer par la «brigade des mœurs».

En résumé, puisque c’est le CONsommateur qui paie tout le temps, pourquoi n’en irait-il pas de même pour les fumeurs de cannabis?

On ne touche pas aux trafiquants ; ce serait, paraît-il, la guerre dans les banlieues.

Donc, taxons l’utilisateur, notre maréchaussée a entre ses mains des tests qui permettent de détecter des prises de drogues datant d’une semaine.

Des contrôles de toutes sortes un peu partout, une amende de 200, 500 ou 1000€ pour le contrevenant. On mettrait ainsi rapidement fin aux soirées récréatives à base de marijuana, will, cocaïne, opiacées, ecstasy etc. (J’en oublie certainement.).

On retrouverait rapidement, des banlieues plus tranquilles, moins de fous au volant, des gendarmes pour agir ailleurs, etc.

Il resterait les véritables «addicts» qui, privés de ces substances, finissent malgré tout par les oublier (dans d’atroces souffrances, il est vrai). Mais, là, on pourrait faire un effort d’humanité compatissante et les prendre en charge au mieux.

Par ailleurs, une chose m’étonne, quand on parle de cages d’escalier faisant 10000 ou 20000 € par jour de chiffre d’affaires. Prix moyen de la résine ou de l’herbe, 10€ le gramme. D’après les forums de la toile, 1g correspond environ 3 joints donc en moyenne 50€ par semaine.

En imaginant un achat par semaine, nous voici avec 200 clients (et le double si l’on prend la fourchette haute), une jolie queue devant la cage d’escalier. Cela doit se voir non?

N’habitant pas ce genre d’endroit, je ne fais qu’imaginer. N’hésitez pas à me contredire si je me trompe. Mais, si j’ai raison, punir les dealers à la hauteur de leurs méfaits (ils sont responsables de dépendances, handicaps, morts etc.) ne devrait pas être si difficile!

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2 réponses à l'article : Drogue et PIB de la France

  1. BRENUS

    03/10/2019

    Je me suis souvent demandé pourquoi l’Etat fait semblant de s’attaquer à la drogue en courant sans succès après les drogués et les drogueurs. Ceci épuise notre police, encombre inutilement nos tribunaux qui ont bien d’autre chose à faire et permet de maintenir le prix de la chnouf à un niveau élevé qui profite principalement aux racailles, a leurs alliés et parfois à leurs familles. Sans compter à nos chers amis marocains grand producteurs d’herbe devant Allah. Et sans compter non plus les conducteurs de « go-fast » qui sont prêts à écraser tout le monde durant leurs opérations de transport.
    Laissons la daube en libre service comme bien des produits et le marché fera son oeuvre. Des « producteurs » locaux pourraient même s’installer et faire concurrence à l’importation. Il n’y aura surement pas plus de clients, mais ils paieront moins chers et lorsqu’ils seront tchaubés à fond il ne leur restera plus qu’à faire la queue en longues files aux urgences, dans un service dédié. Si quelques uns n’arrivent pas au bout ce sera leur affaire, après tout. Comme un conducteur fou qui prend tous les risques jusqu’à se ramasser un platane fatal, moment à partir duquel il ne devient plus un danger pour autrui.

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    • Ricardo

      16/10/2019

      Ce jeu du chat et de la souris est sans fin et nous coûte cher en impôt.
      Donc soit on légalise soit on maîtrise.
      Le pire à mon sens c’est le contrôle des quartiers par les dealers qui ne peuvent exister et subsister que par la violence.
      L’Etat doit chasser définitivement ces malfaisants par la force : la police, l’armée (gendarmerie, garde mobile et plus si nécessaire).
      Je propose donc une pétition nationale suivie d’un référendum.

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