Énergie : responsabilités des anti-nucléaires

Énergie : responsabilités des anti-nucléaires

Des manifestations sont organisées en France contre l’utilisation de l’énergie nucléaire. La bombe atomique d’Hiroshima, les incidents survenus sur une centrale américaine en 1979 ou la catastrophe de Tchernobyl en 1986 justifient les craintes. Les gouvernements américains, allemands, italiens ou anglais avaient programmé l’arrêt de la production d’électricité par l’atome.
Vivre sans énergie est totalement impensable, mais des économies d’énergie peuvent être réalisées dans certains pays développés. Le développement de l’Asie, de l’Afrique ou de l’Amérique du sud augmentera de façon fantastique les besoins d’énergie des hommes. On ne peut pas leur refuser le développement…

Aujourd’hui, 65 % de l’électricité produite proviennent des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), 19 % des énergies renouvelables (barrages sur les rivières, usines marémotrices, éoliennes ou piles solaires) et 16 % proviennent des centrales nucléaires.

Tandis que les besoins des hommes augmentent rapidement dans le monde, les réserves en énergies fossiles commencent à montrer leurs limites. Schématiquement, le pétrole risque d’avoir encore 50 ans à vivre, le gaz 100 ans et le charbon 200 ans. Peu de temps à l’échelle historique de l’univers. Il devient donc indispensable et urgent de penser dès maintenant au renouvellement de l’ensemble des sources d’énergie.

Les énergies renouvelables sont très à la mode. Elles permettent d’envisager un développement durable. Mais elles ont deux inconvénients majeurs. Elles coûtent plus cher que les énergies fossiles et elles ont des limites. L’équipement des rivières françaises en barrages n’a que peu d’avenir, tandis que les inconvénients écologiques des immenses barrages sont évidents (par exemple Assouan en Égypte).

Dans l’état actuel de la technologie, le développement des usines marémotrices ne peut pas apporter un complément valable.
L’énergie du vent captée grâce aux éoliennes est très à la mode. Mais les éoliennes ne sont pas belles, font du bruit et ne marchent que quand le vent souffle. L’appoint est intéressant, mais ce ne peut être qu’un appoint.

L’énergie solaire peut être captée directement par des engins de plus en plus puissants et efficaces. Mais ils utilisent des métaux lourds très polluants. L’énergie solaire peut aussi être captée par les plantes, comme les arbres, le maïs ou la canne à sucre, plantes alimentant des chaudières à biomasse. Signalons enfin le projet d’une immense tour solaire en Australie. Une cheminée de 130 m de diamètre et de 1 000 m de hauteur (trois tours Eiffel) Le soleil chauffe à sa base une vaste serre et l’air chaud s’élève dans la tour, créant un vent de 32 km à l’heure animant des turbines.

L’énergie nucléaire est produite dans des centrales atomiques. La France est dans ce domaine à la pointe de la production et de la recherche, avec la société Areva. On travaille dans le projet EPR (European Pressurized Reactor) sur une grande amélioration des centrales actuelles : meilleur rendement, meilleure sécurité et moindre coût de l’énergie. Les centrales actuelles pourront être renouvelées vers 2020. Une société américaine Général Atomics, associée à Framatome, travaille aussi sur des réacteurs HTR (High Temperature Reactor) pouvant porter à 800° la température, ce qui améliore de façon notable le rendement. Les pays européens et les USA s’intéressent à nouveau à l’atome.

Reste enfin à signaler le projet pharaonique et international ITER qui cherche à utiliser la fusion atomique vers 2030 au plus tôt.
S’opposer actuellement aux recherches sur l’énergie nucléaire, c’est vouloir condamner l’humanité à vivre sans énergie dans 50 ou 100 ans, c’est exposer des milliards d’individus à la mort…

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(19) Commentaires

  • Un passant Répondre

    L’article et les commentaires ne volent pas haut … Le nucléaire permet actuellement de produire de l’électricité par chère, mais pour 50 ans au train où file la matière fissile et vive le démantelement après. Les éoliennes, c’est beau quand on visite pas quand on vit à côté. Pourtant, il existe des éoliennes horizontales qui sont plus sympas et accessibles au particulier… pourquoi n’en parle-t-on pas plus ? pourquoi ne fait-on pas plus de pub ? sûrement une affaire de lobby. Et même si un tel appoint représente 80% de la consommation d’une maison, lorsque le vent s’arrête, on est content de l’EDF… nucléaire ou pas. Mais l’électricité n’est pas tout : le pétrole n’est pas remplaçable à l’heure actuelle. Ni par la voiture électrique (encombrante, polluante, sans réelle autonomie), ni les carburants « verts » comme l’éthanol/colza/tournesol (les champs ne sont pas en surface illimitée pour subvenir autrement qu’aux marginaux). A moins de trouver une source d’énergie révolutionnaire (fusion propre, EPZ, ?), propre, inépuisable et quasi-gratuite, soyons sûrs qu’actuellement on est mal barrés. Les premières actions seraient de modifier en profondeur le mode de vie, en évitant le « tout voiture » lié aux distances maison/boulot, revenir à des économies locales (éviter d’aller faire ses courses sans cesse à 100 bornes), accepter des technologies alternatives comme les PMC pantone qui permettent de réduire de 75% la consommation d’un véhicule -avec le bonus d’une pollution quasi-nulle-, réduire la conso domestiques (lampes basse conso, ordinateurs et multimédias à conso raisonnée) mais surtout industrielle (qui consomment 95% de l’électricité produite), arrêter de mettre sans cesse des convecteurs électriques et privilégier le bois de chauffage (on a des fôrets à ne plus savoir quoi en faire) et surtout empêcher ces p*tains de camion de traverser sans cesse l’europe en brulant des tonnes de fuel ! Il ne s’agit pas réellement d’écologie, mais d’un raisonnement économique sain, car qui dit baisse globale de la consommation dit réduction des factures (calculer le prix du chauffage par le bois, avec les lampes basse conso : économie sur la facture EDF, avec un moteur pantone : réduction de 75% au passage à la pompe, …). C’est un jeu gagnant-gagnant. Et toute personne sensée peut le voir. Et comme il y a le mot ‘gagnant’, ce sera sûrement les ricains qui nous dameront encore la partie … PS: si JP Petit est un chercheur pas sérieux, on aura tout vu (regardez le CV de la bestiole). Il y a une sacré différence entre être politiquement incorrect (ce qu’il est) et incompétent (ce qu’il n’est pas).

    26/04/2006 à 1 h 07 min
  • sas Répondre

    Les risques liés au nucléaire ,n’ont aucune commune mesure , avec les effets probants….vu la crême d’enculé qui nous gouverne , que dieu fasse qu’il n’y est jamais de tchernobyl en france….car le massacre sera encore et probablement dans les rangs de la france du bas… EXEMPLE/ madelin et le nuage radioactif…circulant à l’insue de notre plein gré sur l’hexagone… Avantageu , car depuis dans les vosges , il est possible de ceuillir les champignons de nuit, vu qu’ils sont phosphoresent….et les chasseurs de sangliers sont reconnaissable facilement , d »un coté ils ont le 12 et à l’autre main le geiger….pour scanner les cochons… sas qui se marre…Avec nos nucléairistes à 2 balles… et si on bridait nos consomations ????et si les cheminées etaient remises en marche…et si on exterminait les pétroliers..et leurs banquiers ???membres de la symphonie rouge… Putain , qu’on irait mieux. sas

    23/04/2006 à 12 h 39 min
  • Gino Répondre

    A Trémeau Un peu de bon sens tout de même. N’importe qui (à part vous peut-être) préfèrera avoir pour riverain un parc d’éoliennes même si celles-ci « deforment le paysage », font du bruit et empestent, plutôt que d’avoir une centrale nucléaire qui est une oeuvre d’art.

    22/04/2006 à 19 h 57 min
  • grandpas Répondre

    Dans vos journaux parfaitement informés,moi c’est l’auto-journal,c’est moins sérieux que le monde politique.

    22/04/2006 à 15 h 56 min
  • Jaures Répondre

    A grandpas: révisez vos références mon cher. Au Brésil 8 voitures sur 10 roulent à l’éthanol. L’usine de Sao Tone produit 350 000 litres/jour et les experts prédisent que 90% des voitures brésiliennes rouleront au pétrole vert d’ici quelques années. Ceci dit, c’est la piste des économies d’énergie et celle des transports en commun qui doivent, à mon sens être sérieusement explorées.

    21/04/2006 à 16 h 28 min
  • grandpas Répondre

    JAURES Méconnaissance de l’industrie automobile brésilienne,volkswagen do Brazil a depuis longtemps mis en sourdine sa voiture à alcool de canne. Informez vous! Enfin quant au diester utilisé dans nos autobus,il ne concerne qu’une toute petite partie de la flotte des transporteurs routiers. Quant au recherche sur les autres moyens pour mouvoir un véhicule,il sont encore trop chers.

    20/04/2006 à 20 h 07 min
  • Jaures Répondre

    Peu de choses à ajouter pour commenter ce ramassis d’idées reçues et de contre-vérités. Quid de la géothermie ? Quid du « pétrole vert » qui remplissent 80% des réservoirs brésiliens et 1% des nôtres ? Etc… Les 4 vérités seraient-elles également victimes des lobbys nucléaires et pétroliers?

    20/04/2006 à 16 h 06 min
  • Jean-Claude Lahitte senior Répondre

    Une nouvelle fois, nous tombons sur un « article-catalogue » qui, sans doute par manque de place, ou de réflexion, est loin de poser la totalité du problème, ce dont se sont chargés en partie les commentateurs dans leurs « posts ». Avec, j’imagine, quelques erreurs que mon incompétence ne m’a pas permis de relever. Il est évident que le problème de l’énergie au sens large du mot ne pourra être réglé même en écrivant des tas de livres sur le sujet. Il faudrait, comme le suggère d’ailleurs GRANPAS, que les « écolos » donneurs de conseils et d’avis et tous genres commencent par se passer de tout le « confort » qui est produit pas des « énergies » polluantes, ou produites à avec des techniques polluantes, ce qui élimine à peu près tout ce qui produit de l »énergie… Et, contrairement à GRANPAS, je les priverai même de vélo. Car si ce mode de locomotion ne génère pas de pollution, n’est-il pas lui-même le produit d’une industrie source de pollutions en tous genres. Tout comme les éoliennes ? Lesquelles, de surcroît sont génératrices d’un volume de décibels que ces mêmes « écolos » (mot à mettre entre guillmets, comme les dirigeants « verts » sont eux-mêmes à prendre avec des « pincettes » !) qui prennent certainement de temps en temps l’avion, refusent aux abords des aéroports. Tout ceci pour montrer qu’on n’en finirait pas sur ce sujet. Mais je redeviens sérieux. Le vrai problème est que l’on ne peut pas faire confiance aux industriels aussi bien en égargie nucléaire qu’en énergies fossiles, pour accepter ce rendre obsolètes du jour au lendemain leurs investissements en lançant sur le marché une énergie de substitution bon marché, non polluante et renouvelable. Qui ne se rend pas compte des milliards investis (en recherche, forages, raffinage, transport et distibution, poour le prétole ou le gaz, en études, recherches et constructions de barrages et de centrales) qui, du jour au lendemain, deviendraient inutiles ? Sans parler des millions de gens qui seraient réduits au chômage ? Je pense que si l’on peut faire confiance au génie humain (aidé par la Providence, le saint Esprit, ou tout ce que vous voudrez) pour trouver les sources d’énergie de remplacement lorsque l’heure sera venue, je crains que pas plus les Etats, que les entreprises et les individus qui vivent plus ou moins bien des énergies utilisées actuellement, ne sont prêts, tant que les ressources fossiles ou autres sont encore capables de subvenir aux besoins de la planète, à supprimer d’un trait de plume les forrages, les raffineries, les barrages, les centrales, les éoliennes, etc. Je suis même prêt à parier que les « industriels de l’énergie » ont déjà dans leurs tiroirs les moyens de pallier à la fin de l’énergie d’origine fossile, celle que les « écolos », pas seulement allemands, ont réussi à imposer contre l’énergie nucléaire. Qui osera, parmi aux, tirer le premier en sortant de ses cartons ce nouveau type d’énergie ? Ou quel franc-ireur, étranger à la corporation, le fera ? Ou encore quel Etat, ayant le coyrage de retrouver son indépendance (dans un monde « globalisé », c’est une gageure), se sentira suffisamment fort pour oser affronter les « majors » de l’industrie pétrolière pour utiliser une énergie qui ne soit ni nucléaire, ni fossile, ni ….utopique façon « écolo ». Plaise à Dieu que ce soit la France dedevenue elle-même ! Cordialement, Jean-Claude Lahitte

    20/04/2006 à 14 h 53 min
  • sas Répondre

    Effectivement rosanov…ne sont même pas intégré aux couts le dementellement des centrales nucléaires: des années et des milliards d’euros…comme pour le reste comptabilité en trompe l’oeil,dividendes pour les enculés et problème et charges pour la grande masse. Pour bronsard,JEAN PIERRE PETIT, lorsqu’il traite un dossier ,(ex le KOURSK) ce n’est pas par le petit bout de la lorgnette…ce n’est pas une conversation de comptoire à 3 balles…j’ai recoupe et verifié et confirme nombre de données evoquées…son cursus:diplome de supaero, maitre de recherche au CNRS,astrophisiscien et mathématicien plus quelques autre spécialité et non des moindre…dont la logique , la curiosité et la pragmaticité… Sans être nunuche…je trouve ses vulgarisations bien faites, instructives et pas politiquement correcte… sas aime beaucoup, et conseille de s’abreuver en savoir au ce robinet non sous tutelle. sas qui te confirme que le moteur a eau existe depuis l’avant guerre…

    20/04/2006 à 13 h 29 min
  • Gino Répondre

    Dégagez ce type de votre journal ! Il vous fait perdre votre âme, puisque vous en arrivez à la censure. Presque tout ce que j’ai écrit à la suite des articles de Trémeau a été censuré, alors que je n’ai jamais été censuré en commentant les autres. Les 4V sont un journal pour nous ouvrir l’esprit, si besoin est, et nous apporter des informations censés. Les autres journaux se chargent de faire la propagande. Ne leur emboitez pas la pas.

    20/04/2006 à 9 h 55 min
  • grandpas Répondre

    Je propose aux écolos de ce site d’acheter un vélo de le relier à une dynamo et de pédaler pour se fournir en electricité.Sont ils prêts à laisser leur petit confort et de revenir aux temps anciens. A propos des éoliennes,pour être rentable elles devraient être installées sur des sites venteux,ils ne sont pas légions.Enfin,pourquoi nos amis danois ont installé celles-ci en pleine mer,le bruit serait il asourdissant? Vertement vôtre,tiens la même couleur que le doux prophéte.

    19/04/2006 à 22 h 20 min
  • LOLO17 Répondre

    Aïe, aïe, aïe : que de raccourcis, d’imprécisions … Essayons de participer au débat qui nous est proposé 1°/ Eviter de résumer l’énergie (notion par laquelle commence votre article) à … l’électricité (seuls chiffres cités). Si on raisonne « énergie consommée », le nucléaire ne représente alors plus que 6%, qui pourraient d’ailleurs être largement réduits si on ne « gaspillait » pas cette énergie « noble » (car difficile à produire) en chauffant par effet joule par exemple (équivalent de 10 réacteurs). D’autres alternatives plus « citoyennes » (car plus locales, les pertes en ligne du réseau de distribution s’élevant à 6 réacteurs) et plus efficaces (5 réacteurs sont dédiés à l’auto-consommation de la filière nucléaire pour un rendement global de 27% pour les centrales thermiques dont le nucléaire fait partie alors que les rendements sont au bas mot de 80% pour une chaudière biomasse (bois) ou gaz par exemple) 2°/ « [Les Energies Renouvelables] coûtent plus cher que les énergies fossiles ». Affirmation hasardeuse tant les véritables coûts globaux nous sont cachés. Tentons nous à l’exercice à partir du rapport 2003 du ministère DGEMP sur les coût de production qui prend en compte : . coût de construction et de démantèlement moyen d’une centrale divisé par le nombre de kWh moyen produits pendant son espérance de vie. A noter que le 11/08/05, la Nuclear Decommissioning Authority a estimé à 96 milliards d’euros le coût du démantèlement des 20 sites nucléaires britanniques, contre 70 milliards d’euros lors de la précédente évaluation. Rapporté à l’industrie nucléaire française qui, outre ses 58 réacteurs, compte des dizaines de sites et installations, cela donnerait, au minimum, 150 milliards d’euros, largement plus que ce qu’estime le rapport du DGEMP ! . coût de maintenance annuel récurrent de la centrale (intervention sur site, maintenance, assurances,…) . coût du productible . coût de retraitement, stockage… des déchets. Notons qu’il est difficile de donner un coût réel prévisible de stockage des déchets nucléaires. Si le coût actuel est connu, les générations futures ne seront-elle pas amenées à retraiter ces déchets ? J’estime pour ma part que les coûts sont largement minimisés dans le rapport DGEMP. Et MAINTENANT, les coûts qui ne sont pas pris en compte : . coût du risque : les marchés fournissent aujourd’hui une cotation du coût du risque pour les énergies qui produisent des gaz à effet de serre. Il n’est est pas de même pour l’énergie nucléaire pour laquelle le coût du risque est difficilement prévisible. A titre prudentiel, et même si cela peut paraître cynique, considérons que le coût d’un accident du type de celui survenu à Tchernobyl devrait être retenu tous les 30 ans (Rappel : sans revenir sur l’estimation très polémique du nombre de décès, l’estimation du coût de cette catastrophe s’élève à 235 milliards de dollars, sachant que depuis 1986, jusqu’à 20% du budget de la Bielorussie est consacré à la gestion des conséquences (10% d’après Sergei Ling, ambassadeur permanent du Belarus à l’ONU)). Par ailleurs, on commence à voir poindre des coûts de protection supplémentaires tels : batteries anti-missile, missiles, avions de chasse mobilisés 24h sur 24 pour protéger les sites nucléaires français. . coût de recherche (dont le nucléaire monopolisait 92% des crédits nationaux consacrés à la recherche énergétique) et subventions « cachées ». Énergie Coût du KWh en c€ [1] . Nucléaire EPR : 2.84 . Hydroélectricité hautes-chutes : 3.3 . Cycle combiné gaz : 4.21 . Éolien terrestre : 4.5[2] . Photovoltaïque commercial : 15 . Photovoltaïque résidentiel : 25 [1] Coût donné pour un fonctionnement en base, c.a.d toute l’année, avec un taux d’actualisation de 8% et un prix de la tonne de CO2 de 20€ [2] L’étude considère que l’éolien devrait en outre se voir affecté d’une externalité de 0.3c€/KWh pour tenir compte des effets de l’intermittence. 3°/ « [EPR constitue une] grande amélioration des centrales actuelles : meilleur rendement, meilleure sécurité et moindre coût de l’énergie ». Des chifres, des chiffres … Rappelons qu’un EPR, c’est 3 milliards d’Euros d’investissement (sur la base d’une tête de série à 3 milliards d’euros, puis des EPR de série à 2,2 milliards, le coût de remplacement des 58 réacteurs en service dans les 19 centrales nucléaires d’EDF atteindrait 130 milliards d’euros) pour une baisse de prix annoncée par Areva lui-même de … 10%. La construction des 58 réacteurs en service en France nous (contribuables) a couté la bagatelle de 92 milliards d’euros alors que les projets de recherche associés (La Hague financé par le CEA + Super Phenix qui n’a fonctionné que 174 jours sur 6 ans et a eu peine à équilibrer sa production # sa conso), 46 milliards d’euros (non comptés évidemment dans kWh utile consommé et facturé). Meilleur rendement ? J’espère car, rappelonsle, contrairement à une idée fausse, EdF a toujours perdu et perd aujourd’hui encore de l’argent avec les centrales nucléaires (99 millions d’euros de pertes en 2004). Ce sont les activités de transport et de distribution de l’électricité qui sont (très) rentables : 1002 millions d’euros en 2004 ! Meilleure sécurité ? EPR n’est toujours pas prévu pour résister à un attentat type « 11 septembre » … 4°/ Un point assez peu évoqué par la presse : la responsabilité d’EdF est plafonnée par une Convention internationale datant des années 60, à quelques 91,5 millions d’euros par accident et il faut que les victimes se manifestent dans les 10 ans. Au delà – et seulement jusqu’à 228,6 millions de dommages – c’est l’Etat qui paye, donc les contribuables. EdF paye aujourd’hui 6 millions d’euros par an de prime d’assurance pour se couvrir. Mais ces règles vont changer… La responsabilité d’EdF va être augmentée à 700 millions d’euros quand la France va ratifier les nouvelles règles internationales établies en 2004. L’Etat devant compléter à hauteur de 1 200 millions d’euros l’indemnisation des victimes et le « nettoyage » des zones contaminées. En cas d’accident, les dommages seront potentiellement beaucoup plus lourds (Cf. les 235 milliards de dollars de Tchernobyl) … mais que les victimes n’auront personne vers qui se retourner. 5°/ Enfin, je ne reviendrai pas sur les commentaires rapides des différentes énergies renouvelable, notamment l’éolien pour lequel je suis d’accord avec chmgd … Voilà, j’espère simplement que ces quelques repères nouriront la réflexion de chacun … en ces temps où les tensions géopolitiques se font sentir sur la montée du terrorisme organisé (d’où risque quotidien, à travers les transports de matières radioactives pouvant facilement servir à la conception de bombes « sales ») et sur le prix du pétrole brut, qui ne représente qu’une parenthèse, certes importante en terme de développement industriel, mais une parenthèse tout de même au regard de la chronologie de nos civilisations (quel dommage de gaspiller en 1 siècle ce que la nature a mis des millions d’années à nous offrir) … Je terminerai juste par ce qui suffit à justifier, à mes yeux de papa de 3 enfants, le retrait progressif mais réel du nucléaire de fission : « Il est criminel de développer une technologie qu’on ne maîtrise pas, surtout quand elle engage les générations à venir. » (Théodore Monod) Au plaisir de lire vos réactions …

    19/04/2006 à 21 h 12 min
  • Rosanov Répondre

    Article partial et tronqué. Entre autres arguments pourris, l’électricité nucléaire est la moins chère si l’on fait l’autruche et laisse aux générations futures, outre les déchets, le soin de démanteler les centrales. Si l’on démantelait « proprement » le coût du kw dépasserait de loin celui des éoliennes.

    19/04/2006 à 19 h 47 min
  • chmgd Répondre

    Je suis toujours étonné de voir des articles de ce type, avec autant d’erreurs (au mieux) et de mensonges (au pire) sur les énergies renouvelables. « Les éoliennes c’est moche, ça fait du bruit et ça ne remplacera pas le nucléaire » est un grand classique, qui dénote avant tout une grande méconnaissance du sujet énergétique. Je vous invite à visiter http://www.negawatt.org (ni de droite ni de gauche, ça rassure), ou http://www.cler.org (sur les EnR), ou encore http://www.ademe.fr (généralités sur la maitrise de l’énergie et les EnR). J’espère que vous vous documentez plus sérieusement sur les autres sujets traités dans votre site web, car pour cet article-là, il y a encore de gros progrès à faire. Dommage !

    19/04/2006 à 18 h 02 min
  • bronsart Répondre

    je ne qualifierais pas le site de M. Jean-Pierre PETIT de site sérieux de chercheur, il possède suffisamment de détracteurs pour ne pas benoitement croire tout ce qu’il dit… (notamment votre soit-disant moteur à eau…) Concernant le nucléaire, il s’agit d’une des voies les plus sensées actuellement mais il ne faut effectivement pas pour autant écarter les énergies renouvelables mais qui ne peuvent constituer notre mode principal de production d’électricité

    19/04/2006 à 17 h 05 min
  • marco Répondre

    « S’opposer actuellement aux recherches sur l’énergie nucléaire, c’est vouloir condamner l’humanité à vivre sans énergie dans 50 ou 100 ans, c’est exposer des milliards d’individus à la mort » D’abord, les réserves prouvées d’uranium n’excèdent pas 50 ans au rythme de consommation actuel. Ensuite si seulement la Chine et l’Inde étaient équipées comme la France (en comptant 1 réacteur par millions d’habitant çà fait 2400 réacteurs!) on n’aurait plus que pour 5 ans de réserves de combustible nucléaire disponible. Enfin, si on veut, en France, continuer à pouvoir se chauffer, s’éclairer et faire fonctionner nos usines à l’électricité, on ferait mieux de ne pas trop vendre de réacteurs aux petits copains sous peine de devoir payer l’uranium encore plus cher que le pétrole (qui lui sera devenu inabordable). « S’opposer actuellement aux recherches sur l’énergie nucléaire, c’est vouloir condamner l’humanité à vivre sans énergie dans 50 ou 100 ans, c’est exposer des milliards d’individus à la mort » Les morts de Tchernobyl, au fait, c’est depuis 20 ans qu’ils trépassent et c’est pas fini qoiqu’en dise l’AIEA. L’humanité s’est développée avec l’énergie de la biomasse et du soleil pendant quelques dizaines de milliers d’annéesElle continuera le nucléaire qu’il soit de fusion ou de fission n’est qu’une étape. Le principal c’est de ne pas pourrir la planète pour qu’elle reste vivable. Marco

    19/04/2006 à 16 h 46 min
  • siamoi Répondre

    Une emission sur ARTE parlait de l’oubli des morts de Tchernobyl mais qui parle de la catastrophe de Bohpal en Inde qui a fait pour le moment 20 fois voir bien plus de victimes, ou sont les manifs des écolots ou prétendus sur ce drame ? Qui veut dire la vérité aux français et annoncer que si l’on passe à la production d’électricité solaire ou éolien ou marémotrice leur facture doublera à minima ? Que de toute façon ces productions ne seront que des appoints, que la consommation modiale explose malgrés toute les économies d’énergie souhaitables ! Qu’EDF industrie au service de l’état doit bientôt entrer en concurence pour tous les secteurs de vente (pro et particuliers) et devrait prochainement se comporter en Industrie qui ne peut plus se permettre d’acheter l’électricité des éoliennes plus cher qu’elle ne le vend à ses clients (obligation actuelle imposé par l’état)

    19/04/2006 à 16 h 39 min
  • sas Répondre

    Arrêtez de débiter des conneries svp…les substituts à l’énergie fossile existe depuis des lustres…: moteur à eau , a hydrogène,a air comprimé, sterlling, tour à vent….(allez faire un tour sur des site sérieux de chercheur comme jean pierre petit) LE PROBLEME: SONT LE GOUVERNEMENT QUI SURTAXE LE PETROLE PÖUR ASSURER SON TRAIN DE VIE…ET LES PETROLIERS QUI EMPECHENT ET NUISENT AUX BREVETS ET AUTRES SOLUTIONS…. Debarrassons nous des uns et des autres…EN FRANCE…et nous aurons réglé d’un coup d’un seul 20 problèmes majeures.. sas

    19/04/2006 à 13 h 19 min
  • Baudouin Répondre

    Je ne pense pas que les Etats Unis, l’Inde, la Chine se soucient des états d’âme de l’Europe en général et de la France en particulier quant à la recherche sur l’énergie nucléaire. L’obscurantisme des verts et des autres bobos de la région parisienne, qui profitent au maximum des décisions du Général de Gaulle en matière de nucléaire, n’a qu’une seule conséquence : Enfoncer encore un peu plus l’Europe et la France. Ceci dit, il se dégage actuellement une très forte majorité en Allemagne pour revenir sur les décisions stupides prises au sujet des centrales nucléaires. Cette question n’est ni de droite ni de gauche, c’est une question de bon sens et de survie pour nos économies. Mais l’économie et les verts sont deux mondes à part. « J’ai toujours du mal à comprendre qu’il y ait autant d’imbéciles en France ». Ce commentaire n’est pas de moi mais de Claude Allègre. Vive la France et vive les imbéciles. JB

    19/04/2006 à 12 h 34 min

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