Europe : le Titanic a heurté l’iceberg

Europe : le Titanic a heurté l’iceberg

Quand l’euro a été lancé, je parlais de Titanic en route vers l’iceberg. Nous y sommes. Le Titanic a heurté l’iceberg. Le naufrage a commencé. L’orchestre continue à jouer sur le pont.
Ce qui se révèle, ce n’est pas la mauvaise gestion de la Grèce qui – ce doit être dit – ne pourra jamais rembourser l’argent qu’on lui prête. Ce qui se révèle n’est pas non plus la prochaine faillite de la Grèce. Non, ce qui se révèle, c’est que la faillite menace quasiment tous les pays de la zone euro et, au-delà, l’essentiel des pays de l’Union européenne.

La cause de la faillite qui vient est simple à énoncer : les pays de l’Union européenne, à deux ou trois exceptions près, dépensent, depuis trop d’années, beaucoup plus d’argent qu’ils n’en encaissent.

Il n’y a pas d’issue dans l’augmentation des impôts et des taxes. Au contraire, les impôts et les taxes sont déjà si lourds dans la plupart des pays d’Europe qu’ils asphyxient la croissance et l’esprit d’entreprise et qu’ils multiplient les pau­vres et les chômeurs.
Il n’y a pas d’issue dans les emprunts et l’endettement. Présenter plusieurs centaines de milliards d’euros de dettes supplémentaires comme une mesure de redressement est grotesque et fait penser aux saignées des médecins du temps de Molière, qui permettaient au malade de mourir « guéri ».

La finance planétaire vient de signaler que les dettes de divers États européens ne lui paraissaient pas saines du tout
, et lui semblaient bien plus toxiques encore que les produits financiers incluant des prêts « subprime » à l’automne 2008.

Il ne pourrait y avoir d’issue ni dans la dissolution de l’euro, ni dans un gouvernement technocratique fédéral, mais dans des diminutions drastiques des dépenses des États. Les gouvernements européens concernés ont continué à emprunter ces dernières années pour ne pas avoir à dire la vérité. Ils ne veulent toujours pas dire la vérité.

Les populations, à qui on n’a pas appris les règles élémentaires de l’économie, et qui sont dans des systèmes totalement détraqués, se crispent sur la défense d’« avantages acquis » destinés à fondre très vite.

Je ne vois pas d’issue immédiate. Les dépôts de bilan sont des moments douloureux et chaotiques. L’Europe n’est plus, depuis longtemps, au centre dynamique du monde. Une recomposition planétaire est en cours.

Bien au-delà de l’euro, l’Europe meurt d’Etats-providence pléthoriques, d’incitations perverties, de poisons disséminés de tous côtés.
Couper dans les assistances alors qu’on a multiplié les pau­vres ne pourrait se concevoir que si, en parallèle, se recréaient des incitations à entreprendre et à investir, mais le discours am­biant diabolise l’entreprise et l’investissement, et dit qu’il faut faire « payer les riches ».

Tailler dans les dépenses serait envisageable si des structures de gaspillage n’étaient pas en place dont dépend la subsistance de millions de gens qui, sans cela, seraient au chômage, et ne pourraient trouver un emploi productif, car le système éducatif fabrique des inadaptés au capitalisme global.

Mon dernier livre, « La septième dimension », explique ce qui survient. J’y ai placé un chapitre sur la mort lente de l’Europe où j’expose les relations de cause à effet qui opèrent sous nos yeux aujourd’hui. J’y ai placé un autre chapitre sur la souveraineté de la finance et c’est la finance souveraine qui vient de dire au Titanic européen qu’il avait heurté l’iceberg.

Des joueurs de flûte fustigent les « spéculateurs », mais, lorsqu’on a la fièvre, casser le thermomètre et chasser le médecin ne change rien au fait qu’on a la fièvre.

Un homme d’État tiendrait un discours churchillien. Il n’y en a pas un seul en Europe aujourd’hui. Angela Merkel est ce qui se fait de moins pire. Les États-Unis sont gouvernés par un imposteur. Nous vivons une époque effro­yable. Je préfère regarder le lointain : dans le moyen terme, l’avenir sera fécond. Pour l’heure, en Europe, c’est la stérilité et le naufrage.

Les gouvernants européens devraient demander conseil à Bernard Madoff. C’était un escroc, mais il savait, lui, qu’il était un escroc, et il savait pratiquer la cavalerie financière mieux que tous les dirigeants européens. Qu’on le nomme d’urgence conseiller de l’U­nion ! 

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(22) Commentaires

  • sas Répondre

    Cours d economie pour les tanches…française…a faire circuler sans restrictions :

    http://www.youtube.com/watch?v=DMKb9A6Kouk&feature=player_embedded

     

    bonne lecture et bonne comprenette…

    SAS

    14/06/2010 à 17 h 12 min
  • grepon Répondre

    "…Saint Obama, ils sont mal engagé mais comme par hasard ces promesses électorales ont oubliées de plus en plus, la réalité de la situation l’ oblige à être pragmatique.."

    Obama ne sait pas faire dans le pragmatique.   Ce qu’il connait, c’est le radicalisme style Alinsky.   Clinton, lui, a su etre pragmatique, mais il etait pro-Americain.   Obama ne travail pas sous le joug pro-americain.   Son idee reste de "fundamentally transform the United States of America" et il mesurera les resultas de ces 4 ans ainsi, malgre ce que les americains verront comme des degats.   N’est pas un Bill Clinton qui veut.   Obama est un Carter qui a commence son presidence haissant les Etats-Unis.  Carter s’est radicalise dans l’apres de son presidence destrueuse.

    27/05/2010 à 16 h 20 min
  • Anonyme Répondre

    @ Jaurès l’ étroit

    Le PASOK est pouvoir depuis 1974 sauf l’intermède conservateur de 2007 à 2009 , la crise ce dernier a eu le temps de la voir arriver mais aussi combattre sauf que il faut savoir brosser dans le sens du poil ses électeurs, les nombreux fonctionnaires une famille grecque compte dans ses rangs au minimum un représentant de la fonction publique.

    Certains de vos petits camarades ont cherché dans le budget militaire de la Grèce, un début d’explication, l’arbre cachant la foret.

    Vôtre idole et je maintiens vôtre idole n’ayez pas honte , a bénéficié d’ une croissance mondiale ce qui lui a permis de faire des cadeaux à tous ses petits camarades qui ne lui ont pas été reconnaissants, les ingrats.

    Les emplois jeunes, un contrat de 5 ans qui du à un simple hasard se terminait à la veille des élections présidentielles.

    Les USA , un état d’ immigration, certes mais ces derniers sont venus enrichir ce pays de leur travail et non bénéficier des divers avantages de l’ état paternaliste comme le font nos chances pour la France.

    Combien de "Madame Soleil" ont prédit la fin des Etats Unis et ces derniers sont toujours debout, il est vrai qu’ avec Saint Obama, ils sont mal engagé mais comme par hasard ces promesses électorales ont oubliées de plus en plus, la réalité de la situation l’ oblige à être pragmatique..

    Vous remarquerez cher Jaures l’ étroit que vos amis journalistes ne prononcent jamais le nom des faiseurs de trouble si ces derniers ont un blase à la consonance d’ outre-méditerranée.

    Hier, j’ai entre aperçu votre grand ami politique, ce cher poupin facteur qui devant les caméras s’ époumonait come un beau diable pour le droit au logement, mais charité bien ordonné commençant pas soi-même pourquoi ne leurs a t il pas proposé son lotissement dans le quartier de Montmartre.

    Toujours cette même rhétorique socialiste et gauchiste, avec l’argent des autres on ose tout, avec le sien, faut pousser mémé dans les orties quand même.

    26/05/2010 à 14 h 14 min
  • grepon Répondre

    "La langue officiel des Etats-Unis sera sans doute l’Espagnol dans quelques décennies, cela ne signifiera pas la fin de l’identité nationale américaine.    Il faudra juste que Grepon et Millière s’y mettent et lisent Gabriel Garcia Marquez dans le texte. Olé !

    D’accord, Jaures, mais que si vous etes d’accord pour lire les Hadiths et le Koran integralement, et je ne parle pas de textes revisionnistes traductions fiables.    Je n’echangerais pas 10 de nos immigres latino pour un seul de vos illumines fascists infecte par le prophete pedophile.

    25/05/2010 à 18 h 11 min
  • Anonyme Répondre

    jaurès:

    oui, les immigrés ou enfants d’immigrés ont joué leur rôle dans la reconstruction de la France. Rôle "proportionnel à leur proportion" dans la societé française.  Proportion qui juste alors était réalisée en grande partie par les italiens, les polonais et les espagnols qui étaient déja en France avant la guerre. Proportion donc assez faible des immigrés arrivés aprés la guerre et qui n’est devenue remarquable (dans le sens propre du terme, digne d’être remarquée) que dans les années 70, période à laquelle la croissance a fortement baissée.

    Oui, lorsque vous vous baladez, je ne sais pas moi, à Colombes par exemple (pour le faire moi même réguliérement), vous passez devant des petits vieux assis sur un banc. Originaires d’Algérie, ils vous disent avoir été recrutés dans les années 50 et 60 pour travailler dans les usines. Ils vous diront aussi qu’ils n’étaient pas tant que ça et que la véritable immigration n’a commencé qu’avec le regroupement familial. Ces nouveaux arrivants mode Giscard, eux (ou plutôt elles), n’ont pas trouvé de travail (n’en cherchant pas, je vous l’accorde) et leurs enfants non plus, pour les mêmes raisons. Ils consomment et font tourner l’économie, certes, mais en même temps l’argent qui leur permet de consommer provient de la générosité de l’Etat car comment un homme seul travaillant à la chaîne à Boulogne Billancourt pourrait entretenir sa (ou ses) femme et ses (nombreux?) enfants?

    Ce qui veut dire que d’une certaine manière, il est vrai de dire que l’immigration qu’a connue la France dans la première moitié du XXème siècle a vraiment participé à la reconstruction de la France, mais beaucoup plus que l’immigration de la seconde moitié du XXème siècle.

    25/05/2010 à 17 h 48 min
  • Jaures Répondre

    Siniq, soyez honnête, le PASOK n’a pas plus provoqué la crise qu’Obama: ils l’ont trouvée en entrant.
    Ceci étant, le second n’a jamais été mon "idole" (si tant est que j’en ai une), relisez-moi.
    Pour l’Espagne, par contre, je suis d’accord avec vous: la gauche a sa part de responsabilité pour s’être laissée endormir pas une croissance dopée par l’immobilier et l’endettement des ménages.
    Retenons la leçon.

    Pour l’expérience Jospin, il faut être clair. En 2000, en pleine législature de gauche, la croissance était de 3,9%, mieux que l’Allemagne, l’Italie ou l’Autriche. Aussi bien que le Royaume-Uni. Mais avec la CMU, les 35h, la PPE, la baisse d’1 point de la TVA, les emplois jeunes,… Ceci prouve que l’amélioration des acquis sociaux ne nuit pas à la croissance. Bien au contraire. Et ce sont ces acquis, notamment les retraites par répartition, qui ont servi d’amortisseur à la crise en France.
    Retenez la leçon.

    Nathaniel ,la reconstruction de la France s’est faîtes avec le concours de l’immigration (l’ONI a été créé en 1945) et l’immigration ne nuit pas à l’identité d’un pays: regardez les USA, pays composé d’immigrés et dont la démographie doit l’essentiel à l’immigration latino (la population d’origine latino a doublée en 15 ans). La langue officiel des Etats-Unis sera sans doute l’Espagnol dans quelques décennies, cela ne signifiera pas la fin de l’identité nationale américaine.
    Il faudra juste que Grepon et Millière s’y mettent et lisent Gabriel Garcia Marquez dans le texte. Olé !

    24/05/2010 à 21 h 12 min
  • Anonyme Répondre

    Bonsoir à tous

    Le seul commentaire sensé que j’ai pu lire ici est celui de Mohamed.

    Nous nous entretuons afin de savoir à qui la faute de la crise, les socialistes ou les liberaux? Mais derrière, il y en a qui se frottent les mains en nous regardant. Et il ne faut pas chercher loin pour les trouver.

    Grepon: C’est vrai que le capitalisme et la finance à l’échelle mondiale ont permis un développement rapide pour nos pays. Il est vrai que le libéralisme est le meilleur systéme économique qui soit. Mais là, nous sommes dans l’ultra libéralisme et l’hyper capitalisme. Les théories de Smith et de Ricardo sont à des années lumières de notre situation! Merci la mondialisation! Le libéralisme est bon, mais nous devrions peut être freiner un peu au lieu de pousser toujours plus. La population mondiale est passée de 1 milliard à 7 milliards en quelques dizaines d’années. Il est temps de dire STOP. Nous sommes allés trop loin. Mais il est hors de question de revenir à l’âge de pierre. Il faut trouver le juste milieu.

    Jaures: Saviez vous que ce n’est pas la 4ème Rèpublique qui a inventé l’Etat Providence en France? Les lois constitutionnelles de Vichy instauraient déjà la Securité Sociale et une certain eforme de justice sociale (pervertie, il est vrai, par l’attitude vis à vis des juifs). L’Etat Providence fonctionnait lorsque le pays était en pleine croissance, lorsque le taux de chomage était à 1%, lorsque tout était à reconstuire. Aujourd’hui, avouez que la situation est bien différente. L’Etat préleve tellement d’impôts sur les classes moyennes que celles ci finissent par se retrouver à la rue et ne peuvent plus en payer! Donc l’Etat doit prélever toujours plus haut. Ca n’a pas de fin. La justice sociale ne peut fonctionner que s’il y a une solidarité nationale, une conscience nationale donc. Cette conscience n’existe plus, et ceux à qui je faisait allusion plus haut s’en frottent les mains.

    Il est possible de concilier libéralisme économique et justice sociale, mais cela ne peut se faire que dans un pays ou règne une seule et même culture, ou habite un seul et même peuple qui croit à un seul  et même système de pensée. C’était peut être encore le cas au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    23/05/2010 à 19 h 27 min
  • sas Répondre

    salam mohamed…..

     

    ….déconne pas momo, tu vas nous les énerver…….et aujourd hui ,il y a de toute évidence et par volontés logesques et claniques……la préorganisation d’une confrontation éthnique en France….entre souchiens et chance pour la france….

    ….ne fait pas leur jeux….car ce n est pas le tien non plus…

     

    salam malikoum

    sas

    23/05/2010 à 15 h 47 min
  • Anonyme Répondre

    @Jaures l’étroit

    Ma rhétorique mais il me semble que vous utilisez les mêmes armes en accusant les patrons ou les actionnaires de tous les mots de la crise.

    Vous n’aimez ma médecine et pourtant les faits sont têtus pour la PASOK, l’Espagne et autres pays sont pouvoirs socialistes.

    Grépon vous répondra mieux que moi sur les méfaits de Carter, vôtre idole commence même à rejeter sur les mandatures précédentes son incapacité à gérer la marée noire du Golfe du Mexique malgré sa venue en personne lui même.

    Ses promesses de campagne oubliées, les mid élections le rendrait il plus pragmatique. Je vous rappelle que lors des premiers échecs des divers gouvernements Maurois, ils invoquèrent le lourd héritage de la droite.

    Socialiste et syndicaliste, antinomique pour une raison une fois ces derniers au pouvoir, on ne peut manger dans la même gamelle sous peine de trahir l’ un ou l autre.

    La période faste que vous évoquez sans une larme à l’ œil , fut identique pour tous les pays ce qui permit à vôtre idole Jospin de faire le beau mais dès que les difficultés se présentèrent , il détruisit tous ses fusibles.

    @ Mohamed

    La takia n’ayant pas fonctionnée , vous revenez à vos véritables démons, sans Islam pas d’ espoir . Alors pourquoi venez vous perdre vôtre temps en France sauf évidemment pour le conquérir.

    Merci, mais nous le savions déjà sauf les idiots utiles.

    23/05/2010 à 13 h 26 min
  • MOHAMED Répondre

    La France de sagesse séculaire entre progressivement, et en paix, dans l’Islam… il n’y aura bientôt plus de crise, d’aucune sorte…

    France nous t’accueillons dans notre giron, dans notre miséricorde, dans notre grande tolérance… Aussi rassure toi France, dans l’Islam tu redeviendras la belle France, grande, éclairée, éternelle…

    Abdel MOHAMED

    22/05/2010 à 23 h 19 min
  • Jaures Répondre

    J’adore votre rhétorique, cher Siniq: quand il y a une crise, c’est toujours la faute aux socialistes, soit parce qu’ils sont au pouvoir, soit parce qu’ils y furent. Comme Millière, vous pourrez ainsi dire que la crise américaine est la faute de Carter, celle de l’Irlande à Mary Robinson, celle de la France à Jospin,…

    C’est pratique car quel que soit le pays, on trouvera toujours un socialiste à qui faire porter le chapeau en cas de coup dur. Par contre, il est évident que la faste période économique que connut la France de 1997 à 2002 était due à la présence de Madelin au gouvernement français 4 ans auparavant.

    Je n’ai pas ce genre d’ a priori. Alain écrivait qu’un bourgeois qui arrive au pouvoir reste un bourgeois, alors qu’un socialiste qui arrive au pouvoir devient bourgeois. C’est pourquoi je suis socialiste ET syndicaliste car il importe que la pression de la lutte rappelle constamment aux socialistes ce pourquoi ils ont été élus.

    22/05/2010 à 10 h 33 min
  • Anonyme Répondre

    @ Jaures l’étroit

    La Californie avant d’être gouverné par Schwarzenegger, était un bastion démocrate tout comme l’ était la Louisiane avant la vilaine tempête qui détruisit tout.

    La Gréce est gouverné par le PASOK et le fut depuis la chute des Colonels à part l’intermède conservateur.

    L’Espagne avec Zapatero qui pourtant avait hérité d’un pays avec une économie saine et arrivé suite aux attentas de Madrid (1 million de personnes dans la rue pour cracher sur l’ETA, mais plus un chat quand les véritables responsables furent découverts), ils sont bons pour un nouveau Califat.

    Je pourrais continuer la liste des pays en faillite qui ont ou furent sous le joug d’un gouvernement socialiste.

    La Suède exemple toujours par vos amis du PS, la retraite se prend à plus de 60 ans, et les fleurons de l’économie que furent Saab et Volvo sont de nos jours propriété de l’Indien Tata et d’ un consortium chinois.

    21/05/2010 à 18 h 39 min
  • Jaures Répondre

    La Californie va à nouveau sabrer dans les dépenses

    La Californie se voit contrainte de sabrer à nouveau dans les dépenses publiques notamment celles destinées aux plus pauvres, a annoncé son gouverneur Arnold Schwarzenegger. L’Etat de la côte ouest est confronté à un déficit budgétaire de 19,1 milliards de dollars.

    "La Californie n’a plus de fruits à cueillir à portée de main. Maintenant, nous devons retirer l’échelle et secouer tout l’arbre", a déclaré M. Schwarzenegger pour illustrer la situation désespérée des finances publiques.

    Comme il l’avait anticipé en janvier, les coupes frapperont surtout les plus pauvres et les plus fragiles. La Californie va notamment supprimer son programme d’aide aux foyers modestes et ses aides à la garde des enfants, et diminuer de 60% les budgets alloués à la prise en charge des malades mentaux.

    Il n’a pas hésité à comparer la situation de la Californie à celle de la Grèce, dont la crise budgétaire a secoué la planète financière. "Chacun doit comprendre que l’on ne peut pas dépenser l’argent que l’on n’a pas et promettre des choses que l’on ne peut pas tenir", a-t-il insisté.

    La Californie, l’Etat le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis, a été frappé de plein fouet par la crise immobilière et économique et se débat depuis des années avec un déficit budgétaire chronique.

    (ats / 15 mai 2010 10:49)

    Peut-être que c’est notre crise, ami Grepon, mais elle ressemble diablement à la vôtre.

    21/05/2010 à 15 h 12 min
  • sas Répondre

    Sauf que ce TITANIS LA…….

    …..a été concut dès le daprt simple coque , sans portes etanches, non cloisonné…….et sans pompes de cales…..

    …..tout juste si il y a un commandant pour un equipage démesuré et incompétents……et pas une barque de suvetage……

     

    ……on va assurément compter les cadavres sous peu….

     

    et on fera une marche blanche…..ACCABLANT LA FAUTE A PAS DE CHANCE….

    ce sont les trou duc et autres méchants qui doivent se tennir les côtes…car en plus on continue a leur demander conseilles et expertises……et ils nous fournissent allègrement des gillets pare -balles en guise de gillets de sauvetages……. attention….

    sas

    21/05/2010 à 14 h 02 min
  • sas Répondre

    Constitutionaliser les defficite……revient en fait a interdir au TITANIC de fermer les portes étanches en cas d’avaries…..

    ….on a bien vu le résultat..

     

    sas

    21/05/2010 à 13 h 50 min
  • Frank Répondre

    L’Amérique n’est plus en état de donner des leçons à L’Europe mercantile qu’elle a façonnée et avilie depuis un siècle d’impérialisme sans partage. Bien sûr, qu’il n’y a pas que du négatif, mais l’empire est caricatural.

    Les tocards franchouillards essayent de rendre les autres responsables de leur propre declin et de leur propre incompetence. La realite est que la France n’a pas su passer a la modernite car ses elites n’ont pas compris que l’epoque n’etait plus aux etats militaires et imperialistes. Les pseudo-nationalistes francais qui se pretendent patriotes sont de pires ennemis de la France que les communistes car ils veulent la maintenir dans un etat qui n’est pas compatible avec la modernite et qui ne peut entrainer que le declin.

    La crise est géographiquement plus vaste, et la corruption américaine est profonde. L’Amérique agonise de sa ploutocratie corrompue.

    La realite est que le capitalisme americain est superieur a la loseritude nationaliste franchouillarde basee sur l’abrutissement du peuple et son asservissement au service d’un etat incompetent et grotesque. C’est pour cette raison que l’ecart de puissance entre la France et les EU se creuse de plus en plus et continuera de se creuser. Vos denonciations du pretendu modele americain n’ont qu’un seul but: maintenir votre domination sur la tribu.

    Les "néo-conservateurs", "américano-sionistes", sont devant leur propre faillite
    ….
    Les losers franchouillards ne sont meme pas capables d’assumer leurs echecs et blament les autres pour leur faillite intellectuelle, politique, sociale, economique et culturelle. Les nationalistes francais prouvent ce qu’ils ont toujours des laches meme pas capables d’assumer leurs responsabilites. Les problemes actuels de la France proviennent tous et sans exception de l’implementation des idees nationalistes par De Gaulle.

    21/05/2010 à 12 h 07 min
  • grepon Répondre

    "Certes, l’Europe subit une crise. Qui le nie. Mais ce ne sont ni l’euro, ni les déficits qui en sont la cause mais une crise financière née aux Etats-Unis qui s’est propagée dans le monde. D’ailleurs, l’état de la Grèce n’est pas pire que celui de la californie ou du Névada"

    La demographie greque (et celle italienne et espagnole) sont si catastrophique que les dettes combines aux pensions etc ne peuvent jamais etre paye, sous aucun perspective de croissance possible.    L’allemagne et la France ne sont pas aussi proche de leur chutes respectives, mais voila que vos banques ont preter de l’argent aux pays insovables et boites et banques de pays  insolvables, ce qui rendra plein de vos banques a vous insolvables.    

    Tout ceci adviendrait avec ou sans les Etats-Unis, Jaures.   Votre crise est a vous.

    La crise (les crises va peut-etre mieux) aux Etats-Unis est la faute au trop de gouvernment ici, mais nous n’avons pas la demographie catastrophique que vous avez.   Nous sommes des decennies derriere vous a ce niveau la.   Il suffira ici de virer un bon tier des employes federaux, et de meme au niveau des divers etats les plus irresponsables, et le probleme deviedra reglable par la simple croissance ordinaire produite par le marche libre.    Evidemment, le Congress Pelosi-Reid empire la situation, surtout depuis Ogabe est venu signer leurs bouses.   A partir, de Janvier le nouveau congress arretera tout ca.   Pelosi sera dans la minorite, et Reid sera chez lui au Nevada.

    20/05/2010 à 23 h 22 min
  • Jaures Répondre

    Dois-je une fois de plus rappeler que Guy Millière nous prédit la fin de l’euro depuis…sa création.

    Certes, l’Europe subit une crise. Qui le nie. Mais ce ne sont ni l’euro, ni les déficits qui en sont la cause mais une crise financière née aux Etats-Unis qui s’est propagée dans le monde. D’ailleurs, l’état de la Grèce n’est pas pire que celui de la californie ou du Névada (sauf que la grèce ne représente que 2% du PIB de l’Europe contre 13% du PIB américain pour la Californie).

    D’ailleurs, ce sont les pays européens qui étaient les moins déficitaires qui sont aujourd’hui les plus mal en point.

    L’Espagne, par exemple, avait un budget excédentaire jusqu’en 2007. De même l’Irlande. Par ailleurs, le Royaume Uni, peu soupçonné de pratiquer l’état providence, est structurellement déficitaire depuis des années. Enfin, la Suède, qui a des niveaux de prélèvement comparables à ceux de la France, est en excédent budgétaire (pour les chiffres, aller sur le site d’eurostat).

    Bref, tout l’argumentaire de Millière est biaisé par les a priori idéologiques.

    Le Titanic, c’est l’idéologie libérale.

    20/05/2010 à 19 h 45 min
  • sas Répondre

    a troubadour…..je t adoube…

    ….clair et plein de sous entendus….très cordial pour des tocards qui ne comprenent jamais rien….

    trop soft pour moi…mais bien.

    sas

    19/05/2010 à 16 h 46 min
  • grepon Répondre

    "Les "néo-conservateurs", "américano-sionistes", sont devant leur propre faillite. Il leur manque vraiment la catastrophe finale pour revenir sur leur idéologie messianique. Je ne suis pas sûr qu’ils aient la grâce de la conversion. Mammon est leur Dieu."

    Troubadour, Vous avez perdu de vue les conservateurs, sans "neo", qui sont bien plus nombreux, est bien plus truffe de foi que les neos de votre imaginaire.   Par aillieurs, quel bizarre sorte de "empire" que celle americaine!   On vous impose la liberte, on protege votre souverainete, et on vous invite de faire du commerce….  Que la France et l’Europe ont profite pour batir des etats-providences toute en banissant leur foi d’origine pour le remplacer avec materielisme a outrance, et qu’ils ont ainsi laisse tombe le vouloir et devoir de faire des enfants, preferant importer matrices d’etrangers infectees par une foi tyrannique et anti-humain au possible, personne n’aurait cru a une telle sort de l’histoire.

    Milliere a raison du premier octet au dernier cette semaine.   J’ajouterais que, parceque les avantages aquis vont commencer a fondre au soleil de l’endettement souverain, et que le publique n’y pige rien (ignorance et pensee magique soigneusement enseigne par les Mammouths d’Europe), il va falloir…je devine…une dictature et la loi assez martiale pour contenir ce public.   Ne perdons pas de vue dans l’affaire qu’une pourcentage effrayante de ceux dependantes sur les avantages acquis sont issus d’immigration, et c’est dans cette communite la que se trouve une percentage serieuse de vos jeunes hommes.

    Pour ce qui en est de votre ahout de "sionistes" dans l’affaire, mais que bordel peut le sionisme…   qui concerne une infime partie du monde et de l’economie, loin de l’Europe materieliste a outrance, sans foi mais truffe d’aidees et bureaucrats…  avoir le moindre relation avec la chute terrible que l’Europe va connaitre dans peut de temps?    Ca n’a rien a faire avec la chute d’Europe!    Souvenez vous que les europeens les ont rejetes il y a bien longtemps, et aujourdhui ils sont une minorite infime chez vous.   Ils sont un facteur exogene infime dans l’affaire de l’implosion actuelle de l’Europe.   Infime.

    19/05/2010 à 15 h 35 min
  • Anonyme Répondre

    *** Guy Millière réaliste mais réducteur, d’où son désespoir *** * Guy Millière réaliste * Il voit bien que les remèdes libéraux sont en panne dans un système socialisé à outrance. La thérapie de choc libérale dans un système ouvert au monde ne peut qu’accélérer les délocalisations et la chute finale du système trop dépensier dans lequel nous agonisons. Il n’y a pas de remède libéral à cette Europe envahie,avachie, technocratisée à outrance et là Guy Millière est réaliste jusqu’au désespoir. Il a raison et voudrait avoir tort et espérer… * Guy Millière réducteur * Réducteur de la gravité de la crise et de sa géographie. – De sa gravité, car la crise est aussi théologique, l’Europe a perdu la foi à l’échelle du continent. Philosophique, elle ne sait plus s’il y a une vérité, elle crève de relativisme, alors que Millière réduit un peu trop à l’économique ce qui est une crise globale. Il ne faut pas réduire l’homme à la quantité de richesses à créer et à un messianisme temporel car l’homme meurt et ne peut tomber en adoration devant un taux de croissance. Le matérialisme économique agonise car l’homme est un animal religieux qui ne peut adorer une idole aussi décevante. – De sa géographie, car la crise est aussi américaine (ne disons pas israëlienne pour ne pas l’exaspérer). L’Amérique n’est plus en état de donner des leçons à L’Europe mercantile qu’elle a façonnée et avilie depuis un siècle d’impérialisme sans partage. Bien sûr, qu’il n’y a pas que du négatif, mais l’empire est caricatural. La crise est géographiquement plus vaste, et la corruption américaine est profonde. L’Amérique agonise de sa ploutocratie corrompue. Les « néo-conservateurs », « américano-sionistes », sont devant leur propre faillite. Il leur manque vraiment la catastrophe finale pour revenir sur leur idéologie messianique. Je ne suis pas sûr qu’ils aient la grâce de la conversion. Mammon est leur Dieu. Cela approche à grands pas.

    19/05/2010 à 10 h 11 min
  • Martin Répondre

    M. Millière le Bushiste qui se permet de critiquer les Européens. Non seulement il ne manque pas d’air mais surtout il ne se rend visiblement pas compte du fait qu’il n’est absolument pas crédible.

    19/05/2010 à 4 h 44 min

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