Fiscalisme : polémique au sommet de l’État

Posté le février 20, 2018, 4:30
3 mins

L’INSEE, c’est-à-dire l’État, s’est récemment fait recadrer par le gouvernement, c’est-à-dire là encore l’État, sur la hausse de la fiscalité pour le particulier en 2018 !

Hormis la décrédibilisation des annonces de l’INSEE au niveau international, c’est un jeu de « poker menteur » que nous livre le gouvernement Macron.

Quels sont donc les chiffres ?

D’un côté, l’INSEE annonce une augmentation de la pression fiscale pour le particulier de 5 milliards d’euros pour 2018. De l’autre, le ministère des Finances nous annonce 7,5 Mds € de baisse. Soit une différence d’appréciation de 12,5 Mds €!

Qui a raison ?

L’administration qui, jusque-là, n’avait jamais été contestée dans les chiffres régulièrement avancés ? Ou le « politique » qui nous a habitués à un « enfumage » répété depuis la nuit des temps ?

Examinons donc quelques chiffres :
– Les dépenses de l’État seront de 427,7 Mds en 2018 contre 417,4 en 2017 (soit une augmentation de 10,3 Mds €).
Sachant que l’État s’est engagé à respecter les critères de Maastricht, où va-t-il trouver cette somme, si ce n’est dans la poche du contribuable ?
– Les augmentations de la CSG de 1,7 point (pour les retraités, cela représente tout de même 25,75 % de hausse) ne seront compensées complètement qu’en fin d’année, et encore seulement pour les salariés !
– D’autres dépenses « forcées », que l’État omet de comptabiliser comme la hausse des carburants et dérivés pétroliers, des cigarettes (et combien d’autres à découvrir ?), viendront baisser notre pouvoir d’achat. On peut les considérer comme autant d’augmentations d’impôts.
– Une grande partie des baisses d’impôts prévues ne seront opérationnelles qu’en fin d’année, donc visibles sur 2019. Si d’autres impôts n’interviennent pas entre-temps.
Alors, M. Macron, si vous voulez vraiment faire de la politique autrement, arrêtez de maquiller les chiffres et dites la vérité aux Français !

Vous ne voulez pas procéder à une baisse drastique des dépenses de l’État, puisque vous ne baissez que de 1 600 le nombre de fonctionnaires, après une hausse de 20 000 en 2016.

Alors qu’il en faudrait, je le rappelle, 2 millions de moins pour nous mettre au niveau de l’Allemagne !

Tant que nous n’aurons pas baissé de 10 points les prélèvements obligatoires (c’est-à-dire de 23 % ou 250 Mds €) pour rejoindre la moyenne européenne, vous ne brasserez que du vent.

Une réponse à l'article : Fiscalisme : polémique au sommet de l’État

  1. quinctius cincinnatus

    21/02/2018

    pour ce qui est de la fiscalité , je n’ ose croire qu’ il y ait eu ne serait ce que l’ébauche d’ une  » polémique  » au sommet de l’ Etat presse fruits ( de votre travail ) : le parasitisme étatique n’ a pas encore trouvé son remède

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