Fiscalité : les chiffres parlent aux USA comme en France.

Fiscalité : les chiffres parlent aux USA comme en France.

Le débat a fait rage aux USA entre Démocrates et Républicains sur la façon de réduire les déficits et la dette pour faciliter la reprise et l’emploi. Les premiers veulent augmenter les impôts pour assurer de meilleures couvertures sociales, les autres les réduire pour dynamiser l’économie.

Face aux problèmes français, un tel débat semble presque surréaliste alors que les prélèvements aux USA représentent 35 % du PIB contre 45 % chez nous : dix points d’écart ! Objectivement, Washington résoudrait ses problèmes de dettes en passant de 35 à 37 % de prélèvements, ce qui était notre taux durant « les 30 glorieuses » avec le plein emploi et une croissance soutenue.

Objectivement les Américains peuvent donc résoudre leur problème budgétaire en instituant une TVA ou un impôt léger sur l’essence puisque l’Américain consomme deux fois plus d’énergie par tête d’habitant que l’Européen.

Notre situation est bien différente avec nos 45 % de prélèvements et nos 56 % de dépense publique. Nous présentons le triste privilège d’être les champions d’Europe des prélèvements avec une industrie qui a perdu 50 % de son potentiel en 25 ans, entraînant un déficit croissant de notre balance du commerce extérieur, avec un chômage qui n’arrive pas à descendre en dessous de 10 %.

Encore une fois les chiffres parlent : pour un salaire complet de 48 500 euro, charges patronales comprises, l’Etat encaisse 27 000 euro et le salarié 21 000 euro !

Comment redresser l’économie et restaurer une industrie lorsque l’employeur débourse 2, 30 euro alors que le salarié n’en recevra qu’un ? On pourrait penser que de tels prélèvements permettraient au moins d’équilibrer les budgets et d’épargner pour les retraites du futur. Malheureusement c’est l’inverse  : la dette frise les 1 700 milliards  d’euro, 87 % du PIB et le dernier budget équilibré date de 1974 !

Moins de dépenses et moins d’impôts !

Devant une telle situation, on se doit de constater que la course aux dépenses, le toujours plus déjà signalé par François de Closet, n’a été qu’une fuite en avant qui nous affaiblit chaque jour davantage et appauvrit le salarié.

Les arbres ne doivent pas cacher la forêt, car l’histoire balaie toujours  les mots creux et la démagogie : les niches fiscales ne sont en réalité que des palliatifs aux excès fiscaux.

Ne visons pas les 35 ou 37 % de prélèvements américains, mais visons au moins la moyenne européenne de 40 %, car notre priorité doit rechercher la création de richesse. Il nous faut réduire les dépenses et les impôts et non les augmenter. Une telle affirmation n’est pas d’ordre politique mais de bon sens, car le maintien de la pression fiscale actuelle et à fortiori son renforcement affaiblira l’économie productive et par voie de conséquence l’emploi et la croissance.

Les politiques n’ont plus droit à l’erreur : c’est le message qu’il faut faire passer, alors qu’à Washington comme dans la majorité des pays européens, on voudrait continuer à vivre à crédit sans percevoir que les créanciers doutent maintenant de leurs débiteurs et que le Moyen Orient, avec ses révolutions, réclame un argent que personne n’est plus à même de lui fournir.

La crise exige des Occidentaux une lucidité et une détermination trop souvent absentes. Français, réveillons-nous.

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(2) Commentaires

  • Isabelle Répondre

    Fuir la France, quitter ce pays sans avenir devrait vite devenir la règle pour les jeunes diplômés. 35 ans d’incurie et de mensonges des responsables politiques UMP et PS et il n’y a qu’à descendre dans les rues pour voir l’étendue du désastre. Et ce n’est qu’un début. Il est à craindre que la France ne s’en relèvera jamais.

    13/08/2011 à 4 h 52 min
  • HOMERE Répondre

    Votre article,cher Monsieur,qui est plein de bon sens,est exactement le contraire de ce que veulent faire les socialistes….le contraire !! car en impôts ils sont les maîtres absolus,rien ne leur fait plus autant plaisir que d’augmenter les impôts….c’est leur crédo perpétuel !!!

    Ajoutons à celà une capacité sans pareille à fabriquer du déficit et à creuser la dette pour financer l’éducation socialiste et les fonctionnaires socialistes.A leur naissance,il reçoivent une dose irrationnelle de ces principes qu’ils rabachent durant toute leur vie de socialistes…

    Mon Dieu !!

    12/08/2011 à 19 h 18 min

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