Il faut préparer la reprise économique

Posté le novembre 06, 2008, 12:00
4 mins

Ménages et entreprises bien gérés savent parfaitement, et d’ailleurs spontanément, comment faire face à la situation économique catastrophique qui se présente, et à laquelle personne ne peut ou ne pourra échapper : en faisant des é-co-no-mies, partout où c’est possible, pour reconstituer des marges de manœuvre, afin de rebondir, dès que la tempête sera calmée. Car même le déluge a eu une fin…
Savez-vous que le même idéogramme chinois désigne les mots « crise » et « opportunité » ?

À juste titre, les particuliers renoncent au superflu. Et il y en a toujours. Ils se serrent la ceinture, et on peut toujours rajouter des trous à sa ceinture… Commerçants, artisans et industriels rationalisent « à mort ». Ils coupent dans les budgets qui peuvent attendre. Ils réduisent la voilure afin de garder le plus grand nombre de noisettes possible.

L’État ferait bien d’en faire autant. Mais il prétend faire tout l’inverse, au nom de cette vieille lune du « soutien à l’activité », de sa prétention à jouer un rôle « anticyclique ». En application des doctrines obsolètes, dites « keynésiennes » – en fait « socialistes » –, qui justifient son goût suicidaire pour l’interventionnisme et le dirigisme.

On objectera que réduire les dépenses publiques maintenant serait contribuer à accélérer la récession. Sans doute. Mais c’est le seul moyen de raccourcir la durée de ce mauvais moment à passer. Or, s’il faut choisir entre intensité et durée, mieux vaut certainement une crise forte mais brève, qu’une crise à peine moins forte et qui n’en finit pas, comme celle que nous organisent présentement nos hommes politiques, malgré, ou à cause de, leurs bons sentiments.

Le gouvernement répète chaque jour qu’il ne veut pas augmenter les impôts. Mieux vaut entendre ça que l’inverse… (Le maire de Paris n’a pas cette pudeur… Son annonce d’une augmentation de 9 % de la fiscalité en 2009 mériterait à elle seule qu’il soit battu en 2014 !…). Mais, en même temps, il refuse obstinément de réduire les dépenses. Il reconnaît qu’il prend le risque d’augmenter le déficit. Mais c’est la pire des politiques pour l’avenir, y compris pour sortir le plus rapidement possible de la crise ! Car elle revient à reporter encore un peu plus à la charge des générations futures le prix de nos incuries présentes.

Ce sont pourtant les plus jeunes et leurs propres enfants qui auront à relever notre pays. On pourra dire que nous ne leur avons pas vraiment facilité les choses…

11 réponses à l'article : Il faut préparer la reprise économique

  1. sas

    11/11/2008

    Avec quelque potes…expert comptables, entreprenneurs et d’autres ….du style : très bon…..

    ……noous avons modestement estimés……qu il fallait s’attendre a une augmentaion de la fiscalité locale générale de 15 a 20 % en 2009

    ……wait and see…mes mais

    sas qui se marre

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  2. Jea-Claude THIALET

    10/11/2008

    "Les-4-Vérités"    – 10 08 08

    Aux internautes qui s’imaginent que la "crise de 2008" aura incité nos édiles à gérer leur budget en bon "pères de famille", ou si l’on préfère, en "bonnes ménagères’, je livre ce propos de Marie-Pierre de la GONTRIE, première vice-présidente  (P.S.), chargée des finances du Conseil régional d’Île de France, à "20-Minutes" du 17 octobre. Pour éviter d’avoir l’air de travestir sa déclaration en la tronquant, je la livre in extenso :

    Question : la crise économique et finanière impacte-t-elle le budget de la région ?

    Réponse de M-P. de la G. Oui car un tiers de nos recettes sont fiscales et dépendent de nos (sic) activités économiques. Ajoutez à cela que les dotations de l’Etat seront l’année prochaine en baisse. Il est donc vraissemblable (remarque personnelle : seulement vraissemblable ?) que la baisse de nos recettes globales soit de 5% en 2009. Cela ne veut pas dire que les dépenses baisseront d’autant car nous emprunterons sans doute (remarque personnelle : ce "sans doute" est sans un euphémisme puisque Dame de la GONTRIE nous annonce dans la foulée  – voir ci-après – DEUX nouveaux emprunts !) davantage."

    Q. – Mais justement, n’est-il pas plus difficile aujourd’hui pour une collectivité de trouver un prêt ?

    M-P. de la G. – Pour l’instant, nous avons des contrats très avantageux (remarque personnelle : si elle le dit …) avec des établissement bancaires. Je n’exclue pas qu’ils souhaitent renégocier les taux d’intérêt à la hausse (note personnelle : moi aussi !)(1). Lorsque la Région levait un emprunt jusqu’à cinq ou six banques réagissaient dans les 24 à 48 heures. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

    Q. – Un exemple ?

    M-P. de la G. – Mardi dernier, nous avons contracté un prêt de 45 millions d’euros auprès d’UBS. Au bout de dix jours, c’est la seule banque à avoir répondu à notre consultation. Dexia a hésité durant une semaine avant de nous accorder une ligne de trésoreie de 100 millions d’euros comme un contrat entre nous le prévoit … (remarque personnelle : 45 millions + 100 millions, cela fait déjà 145 millions. A combien l’ardoise des nouveaux emprunts va-t-elle se monter ? Et à quel niveau la datte de la Région ?) (2)

    Après avoir lu ce qui précède, les internautes parisiens qui sont aussi des Francilens doivent s’attendre à une surimposition régionale. Après les 9% d’augmentation annoncés par le "camarade libéral" Bertrand DELANOË, ils ont de quoi s’inquiéter !

    J’ai cité l’exemple de Marie-Pierre de la GONTRIE car, après toutes les folies distributrices du Gouvernement SARKÖZY/FILLON, les contribuables français que nous sommes toutes et tous à des degrés et à des titres divers doivent s’attendre au pire ! Avec, notamment :

           – une aggravation de la dette déjà abyssale de l’Etat et des intérêts qui vont avec.

           – une inflation générale des impôts.

    Mais il peuvent se consoler en pensant qu’ils se sont donné le 6 mai 2007 un "Président de Droite" ! Avec Marie-Ségolène ROYALE c’eût été pire …Les éternels cocus de la "Droite" se consolent toujours ainsi … Oubliant que les "Gouvernements de Droite" ne font qu’ajouter aux erreurs des "Gouvernements de Gauche", sans jamais y retrancher ! Notamment en matière de Dettes et d’intérêts …

                            Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) gageons qu’avec les deux prêts de 45 et de 100 milliions qu’elle vient de contracter, Dame de la GONTRIE doit déjà savoir à quoi s’en tenir sur ces "taux d’intérêts (éventuellement) à la hausse" !

    (2) Ami(e)s Francilien(ne)s, rassurez-vous : la vice-présidente de la Région Île de France a précisé à son interviewer que la Région dont elle est chargée des finances n’a pas contracté de "prêts à des taux hasardeux". Tout en précisant que, en Île de France, "des Communes et même des Conseils généraux en ont contracté". Précisant même : "Je ne vous donnerai pas de noms, mais le phénomène n’est pas négligeable." (fin de citation). Ppur nous permettre de mieux dormir, on réclame des noms …

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  3. Jean-Claude THIALET

    09/11/2008

    "Les-4-Vérités"    – 09 11 08

    Assurément, Jean ROUXEL écrit d’or. Il est évident que  les personnes morales et les personnes physiques qui sauront tirer les leçons de la crise économico-financière qui frappe la planète en sortiront renforcées. Et même grandies pour peu qu’elles ne retombent pas dans les errements qui ont conduit le monde économique et financier à la situation actuelle. A CONDITION QU’ELLES SURVIVENT comme un malade à une attaque !

    La crise de 2008 est dûe essentiellement au fait que nous vivons dans un monde où une majorité d’entreprises et d’individus ont été entraînés à dépenser à l’avance de l’argent qu’ils n’avaient pas, sur la rentrée duquel ils comptaient. Où les Etats, eux, on parié sur une croissance qui était toujours au dessous de celle sur laquelle ils comptaient, et par conséquence sur des recettes inexistantes.

    Les personnes physiques et morales ont vécu à crédit. Et les banques qui leur prêtaient, parce qu’elles avaient conscience que leurs clients étaient de moins en moins fiables, ont voulu arrondir leurs revenus en se mettant à jouer, à spéculer : sur la hausse des biens immobiliers, mais aussi sur celle des matières premières.

    Et si Jean ROUXEL a raison d’écrire que "Ménages et entreprises bien gérées savent parfaitement, et d’ailleurs spontanément, comment faire face à la situation économique catastrophique qui se présente…", il oublie de préciser que c’est précisément parce qu’un nombre grandissant de ménages et d’entreprises n’ont pas été bien gérées, qu’ils et elles ont parié sur des revenus ou des gains qui ne venaient pas, que la crise a éclaté. Il est probable que cette crise a atteint cette ampleur parce que précisément partout dans le monde un nombre de plus en plus considérable de personnes morales et physiques ont été mal gérées, ONT VECU A CREDIT !

    Et il est à prévoir que, pour de nombreux ménages comme pour de nombreuses entreprises, il sera trop tard pour se remettre en question, pour faire "des "é-co-no-mies". Pour celles-cicomme pour ceux-là, il manquera précisément d’obtenir le crédit qui pourrait leur laisser le répit nécessaire pour se remettre en question et pour se mettre aux é-co-no-mies !

    En France  il ne faut pas compter sur l’Etat, pas plus que sur les Collectivités (Régions, Départements, Municipalitésd …) pour donner l’exemple. Notamment en matière d’é-co-no-mies. Et c’est cela qui me paraît le plus dramatique. Car ce n’est pas évidemment en continuant à emprunter de plus belle et en augmentant les impôts (l’avantageux Delanoë (1) n’est pas le seul à donner l’exemple !) que l’on aidera les personnes morales et les personnes physiques à s’en sortir. 

    Le jour où, du sommet de l’Etat à la plus petite commune, de la France d’en-haut à la France d’en-bas on aura compris qu’il est temps de gérer son budget  comme le faisaient les bonnes ménagères d’antan, ne me paraît pas arrivé. Cela dans la mesure où, pour nos dirigeants comme pour les particuliers, ce n’est pas de leur faute si la crise est arrivée. J’ai même l’impression, concernant nos dirigeants, qu’elle arrive à point pour couvrir leur gabegie, leur impéritie qui, après des lustres de malgouvernance aussi bien UMP que PS (sans oublier leur satellites !) a conduit le "FRANCE-TITANIC" au bord du naufrage, au bord de la faillite. Désormais, ce n’est plus de leur faute, c’est de celle de la crise des "subprimes" qui submerge la Planète. Et mieux, ceux qui ont été les "incendiaires" de notre économie, chacun à son niveau de compétence (ou plutôt d’incompétence), se donnent aujourd’hui le rôle de pompiers. Avec à leur tête Nicolas SARKÖZY qui doit bénir le Ciel que cette crise ait frappé alors qu’il était président en exercice de l’UNION EUROPENNE !

      Bon dimanche, bien coridalement à toutes et à tous, Jean-Claude THIALET

     

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  4. ozone

    08/11/2008

    Cette crise est du pain béni,il remonte dans la sondagie,cela fait zapper les 40000 chomeurs supps du mois d’Aout,avant l’accélération de la crise,ils ont tout faux,ce n’est que de l’idéologie de bazar.

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  5. francesco

    07/11/2008

    Bonjour à tous,

    J’entends certains parler de gestion de bon père de famille… Puis-je vous conter une petite histoire (pleine de fautes d’orthographe) et tirée de faits réels ? Je me lance :

    CHAPITRE I : "Boire sa paye en un coup !"

    Arrivé aux manettes NS dépense et dépense encore en réformes inéfficaces, mal perçues et inégalitaires. Il lance son paquet fiscal alors que tout les baromètres économiques sont au rouge. Il accentue de plomber le budget par la seule augmentation des frais de fonctionnement de l’Elysée, du Sénat et du Parlement. Les nouveaux power men ne se contrôle plus. Pire il ne voit rien venir de la crise qui pourtant se prépare !

    CHAPITRE II : "Une bonne guerre"

    Le retour sur investissement tarde, puis finit par ne pas venir. Alors se sera Outre-Atlantisme à outrance. "Vive les subprimes à l’américaine" lance-t-il avant de pousser l’armée française dans le bourbier afghan au côté de nos amis américains. Nos premiers morts (hommage leur a été rendu et leur image reste en nos coeurs) agés de 20 ans reviennent. Il ne voit rien venir de la chute américaine. Encore une fois l’investissement est fait dans le pot troué !

    CHAPITRE III : "Ascensceur (social) pour l’échaffaut"

    Le retour sur investissement tarde toujours, puis n’en finit plus de ne pas venir. C’est alors l’heure de faire l’ascenceur social style UMP : casse du code du travail, casse de l’homogénéité territoriale, délitement des services publics, guerre ouverte avec les administrations pénitentiaires et judiciaires. Ce qui a comme conséquence de "bloquer" les français. La consommation est en chute libre et le moral avec…. alors que la crise pointe le bout de son nez et tandis qu’on nous chante "L’Europe sera épargné. Nos banques sont solides."

    CHAPITRE V : "La crise !"

    Lehman Brother tombe ! On ne peut plus se le cacher c’est la crise. Au gouvernement, on a rien vu venir. Un peu comme l’alcolique qui boit sa paye en un jour et finit, à l’heure de payer ses impôts par casser la tirellire cochon du petit dernier. Les français prennent un coup derrière la nuque. La méfiance et la grogne silencieuse commence à pointer. Dans les entreprises les plus exposées (et il faudrait faire quelques grands efforts pour elles) à la variation du moral des ménages l’impact est instantané.

    CHAPITRE IV : "Mieux vaut dix tu l’auras que de lacher quoique ce soit !"

    La France, cul nue, ne sait plus par quel bout prendre le problème. On nous ressort les emplois aidés !!!! On nous lance des "tu l’auras"…. Le raz-le-bol n’est pas loin.

    CHAPITRE VI : "La nausée"

    Certaines entreprises déchantent, le moral est en chute libre et la bourse fait du yoyo dopée dans ces jours de croissance par les fonds engagés par les différents états et institutions financières. Et de plus en plus de monde commence à retirer leurs billes, les PEA ferment, certains préférent perdre maintenant quelques pourcents sur leurs assurance-vie estimant les regagner lors de la relance, etc.. etc..

    Ca sent la débandade messieurs de l’UMP et du gouvernement. Sortez les crocs si les dents ne suffisent plus ! Et bon sang, pensez un peu au moral des français et à leur pouvoir d’achat : la survie de certaines entreprises fortement exposées en dépend (presque) totalement. Il est des domaines où l’innovation, la délocalisation, ne peuvent pas tout !!!!!

    Vite SVP (comme toujours mais cette fois-ci on veut du solide)

    Merci. Désolé pour mon emportement parfois excessif. Entre amis on se  dit tout !

    Bonne fin de journée et bonne fin de semaine.

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  6. maudet

    06/11/2008

    Oui  c’est bel et bien vrai tout ça,

    sauf que là on est endettés jusqu’au cou pour les "autres", sans avoir rien demandé – dette folle démarrée il y a 30 ans – ni en avoir profité, (du moins ce qui n’ont fait que travailler – pas les profiteurs – spéculateurs ou les glandeurs) mais il faut quand même payer l’adition^pour eux et se serrer la ceinture…

    Jacques MAUDET

     

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  7. Joris

    06/11/2008

    Les clochards ne savent pas bien gérer leurs économies: la preuve au lieu d’épargner, ils achètent du mauvais vin.

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  8. voltaire

    06/11/2008

    Ménages bien gérés certes mais faut -il qu’ils aient des ressources suffisantes, ce qui n’est pas le cas.La droite libérale promeut le capital au détriment du travail, elle détruit l’espérance.L’ hyper liberté d’une minorité et l’asservissement des classes moyennes cela ne tue personne quoique…mais c’est une doctrine subtile, sournoise bien pire que le nazisme et le communisme!

    Répondre
  9. voltaire

    06/11/2008

    Ménages bien gérés certes mais faut -il qu’ils aient des ressources suffisantes, ce qui n’est pas le cas.La droite libérale promeut le capital au détriment du travail, elle détruit l’espérance.L’ hyper liberté d’une minorité et l’asservissement des classes moyennes cela ne tue personne quoique…mais c’est une doctrine subtile, sournoise bien pire que le nazisme et le communisme!

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  10. HansImSchnoggeLoch

    06/11/2008

    Consultez la feuille annexe de votre déclaration d’impôts "Budget 2008" *) et vous avez devant vos yeux la manière de procéder du gouvernement français.

    A gauche de cette feuille sont affichées les dépenses et à droite les recettes. Or dans le monde occidental et ceci jusqu’à nouvel ordre nous lisons de gauche à droite.

    Il en découle que le gouvernement, contrairement au bon sens des ménages et des entreprises, commence à évaluer les dépenses et fini par constater que les recettes sont insuffisantes, d’où le déficit indiqué un peu plus bas à droite.

    Ce gouvernement sans foi et sans loi a ensuite l’abject culot de faire la morale aux banques et aux entreprises. Sarko qui pendant sa campagne avait promis une réduction du déficit peut être fier de sa performance.

     

    *) http://www.performance-publique.gouv.fr

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