Jacques Garello : trente années fécondes

Posté le octobre 09, 2007, 12:00
7 mins

Fin août, Jacques Garello a organisé, cette année encore, à Aix-en-Provence, l’Université d’été de la Nouvelle Économie. C’était la trentième fois que cet événement avait lieu. En trois décennies, la plupart des grands esprits de la fin du XXe siècle y ont débattu. Une profusion d’idées s’est trouvée énoncée, et des propositions ont été élaborées, des hommes et des femmes se sont ouverts à une connaissance qui, parce qu’elle était celle de la liberté, leur a donné accès à leur libre-arbitre. Jacques Garello, et tous ceux qui ont collaboré, peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli.

L’université d’été de cette année était consacrée à la mondialisation. Ce thème était approprié, d’abord parce que les amis de la liberté l’ont laissé trop souvent aux obscurantistes, aux totalitaires, aux dictateurs de « l’altermondialisme », ce qui n’a pas été sans conséquences sur la façon pervertie dont la population française voit l’économie globalisée. Il l’était aussi parce que la mondialisation ne cesse de s’accélérer, avec pour implication principale que les pays où on ne comprend pas les mutations en cours risquent fort de se trouver confrontés à des problèmes croissants, voire à un déclin brutal. Il l’était, surtout, parce que la France vit son ultime chance de redresser une situation déjà fort compromise.

Les travaux ayant été féconds, et l’heure étant grave, on ne peut que regretter qu’un seul membre du gouvernement se soit rendu à Aix. Les hommes politiques présents auraient pu se compter sur les doigts d’une seule main, les journalistes aussi. Ces regrets génèrent une inquiétude : si aussi peu de gouvernants, de ministres et de journalistes portent intérêt à des travaux féconds, cela n’aurait-il pas une signification ?

Il m’arrive de me demander si la France peut encore être sauvée ; de considérer que le malade « France » est dans un état désespéré ; de penser que l’absence d’intérêt de l’élite du pays pour le débat des idées (ou, pire encore, l’intérêt qu’ils s’obstinent à porter à des idées frelatées) fait que l’avenir est sombre.

Voici quelques mois, Jacques Garello se demandait si nous, libéraux, avions échoué. Je lui avais répondu que non : les idées énoncées à Aix sont également énoncées en mille points du monde et elles ont montré leur validité et leur poids d’espérance pour les opprimés et les miséreux.
Grâce à Jacques Garello, à son opiniâtreté, à d’autres penseurs et économistes tels que, Pascal Salin, Henri Lepage, Florin Aftalion, Jean-François Revel… la liberté n’est pas morte en France. Si la France devait continuer à s’éteindre, ce ne serait pas un échec de ceux qui ont fait vivre la liberté, mais, au contraire, l’échec de ceux qui n’auraient pas saisi les opportunités qui s’offraient. Comme Jacques, comme ceux qui ont travaillé à ses côtés, je vais continuer à œuvrer pour la liberté. L’avenir devrait dire si les blocages et les opacités omniprésents dans de ce pays ont une chance de se dissoudre.

Ultime chance, disais-je : les travaux et les exposés de l’université d’été n’ont pu que renforcer ce sentiment d’urgence. On peut être optimiste quant à ce que la mondialisation apportera à des millions d’êtres humains. Il sera difficile de ne pas être pessimiste pour la France. Mais cela n’empêche pas d’agir, ne serait-ce que pour se dire qu’on a fait son possible, et que, parfois, l’opiniâtreté paie.
Qui, voici trente ans, aurait imaginé que l’Europe centrale serait libérée du communisme, que les dictatures auraient reflué, ou que des inventeurs et entrepreneurs géniaux feraient advenir internet, la micro-informatique et l’ère des biotechnologies ?

4 réponses à l'article : Jacques Garello : trente années fécondes

  1. HRS

    16 octobre 2007

    vous ni curieux ni perspicace monsieur Thialet. vous faites beaucoup de bruit et beaucoup de theorie pour rien . si vous seriez allé voir le lien vous verriez qu’il y aucun rapport entre le texte et ma provocation . d’ailleurs si je perds un peu de temps sur ce forum c’est que je suis etrêmement affligé par le niveau des participants qui n’ont même pas flairé le piège.  Si tant de guerre et de souffrances inutiles étaient pas en jeu ,je n’aurais pas gaspillé mes bytes ici.

    cordialement .. comme vous dites !

    Répondre
  2. Jean-Claude THIALET

    15 octobre 2007

    15/10/07    – "Les 4-Vérités" –

    HRS. Toujours les grands mots, H (comme Haute ?)R (comme Résistance ?) S (comme Socialiste" ?). C’est fou ce qu’il y a (encore) de gens pour vous opposer "Munich", le "Pétainisme" et tout le tremblement chaque fois qu’ils ne sont pas d’accord avec quelque chose qui sort du "politically correct".

    Si ma mémoire est bonne, l’appellation  "Munichois" est réservée à ceux qui n’ont pas "résisté" (avant la lettre !) à l’esprit de conquête du National Socialisme. Soit ! mais dans ce cas, comment puis-je être un "bad Munichois" ou même un "right", d’ailleurs, moi qui m’oppose à l’esprit de conquête du "MONDIALISME" et de la "GLOBALISATION" par la haute finance internationale, ou encore à celui de "l’ALTERMONDIALISME" par les hordes de progressistes de tous poils (1) ?

    Même si mon combat est un combat d’arrière-garde (j’espère bien que non, d’ailleurs), il faut être bien ignorant, de mauvaise foi ou à bout d’arguments pour le qualifier de "munichois" ! Alors, cher HRS, ne serait-ce pas plutôt vous qui seriez  "not right" ? Je laisse à nos lecteurs le soin d’arbitrer en leur âme et conscience …

           Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1)alliés consentants ou inconscients de la première …

    Répondre
  3. Jean-Claude THIALET

    11 octobre 2007

    11/10/07    – "Les 4-Vérités"

    Indécrottable Guy MILLIERE. Est-ce parce qu’il est un intellectuel, doublé d’un fonctionnaire, mais ses propos, sur tous les sujets, quel qu’en soit l’intérêt, me paraissent toujours déconnectés des réalités.

    Que ce soit sur l’IRAK où, manifestement, il se refuse de voir à la fois les fausses (bonnes) raisons invoquées par George W. BUSH et ses "néoconss" pour s’attaquer à l’IRAK et l’occuper, tout comme à constater que les ETATS-UNIS se sont mis dans un bourbier sanglant dont ils ne savent comment, et par qui, de sortir.

    Ou que ce soit dans le domaine du libéralisme pour lequel, soit directement, soit en s’appuyant sur des hommes de la valeur de Jacques GARELLO, il professe une admiration malheureusement dépassée par les évènements.

    Nous ne sommes plus au XX° siècle, et encore moins au XIX° où les hommes croyaient trouver le bonheur grâce au machinisme, et aux inventions qui étaient censées épargner de la peine aux hommes, les aider à vivre mieux, bref à connaître le bonheur sur terre. C’était l’âge d’or, illustré par notre Jules Verne national …

    Loin de moi, certes, l’idée de nier l’intérêt des découvertes récentes ou moins récentes "d’inventeurs et entrepreneurs géniaux". Il y en aura d’autres tant que l’homme vivra et qu’il n’aura pas par je ne sais quel cataclysme atomique ou autre déclenché le chaos sur la Terre. Mais les idées "libérales" prônées tant par un Jacques GARELLO, un Pierre BARRICAND (dans son article "LE LIBERALISME : ANTIDOTE DU CORPORATISME"), ou Guy MILLIERE lui-même et bien d’autres est, malheureusement, dépassé par la "GLOBALISATION". Non pas celle qu’ils appellent "mondialisation", mais bien celle définie (comme je le rappelle par ailleurs dans mon "post" sur le forum de Bernard TREMEAU), par le BILDERBERG;

    Il y a un groupe de financiers, alliés à des politiciens et des hommes de presse, qui ont élaboré un plan qui répartirait la fabrication de biens de consommation produits à bas prix dans des "pays-usines" (la CHINE en est l’exemple parfait) où la main d’oeuvre, rendue docile par des siècles de servage et des lustres de communisme (1), l’exploitation – sous leur contrôle direct – des ressources minières (pétrole, gaz naturel, métaux nécessaires aux industries, notamment) et la production des produits agricoles de base (maïs, soja, blé …) sous le contrôle de trusts internationaux  grâce à la main mise sur les semences (notamment OGM exclusivité de MONSANTO). Les habitants de la planètes étant transformés en "consommateurs prolétaires" …

    J’entends, bien sûr les ricanements. Mais qu’on y réfléchisse bien : cette "globalisation", telle que je la schématise, telle qu’elle a été définiie par Percy BARNEVIK, un des membres éminents du BILDERBERG, est en marche. Ainsi :

       – progressivement les biens de consommation fabriqués dans les pays à main d’oeuvre largement  sous-payée ont envahi les pays à main d’oeuvre coirrectement payée (les ETATS-UNIS et l’UNION EUROPEENNE en sont un exemple parfait), condamnant les manufactures à la fermeture, les ouvriers au chômage, et faisant perdre de surcroît aux pays atteints leur "culture industrielle", les condamnant au nivellement par le bas (en matière de salaire), à la paupérisation.(2)

       – partout dans le monde, les exploitations agricoles seront devenues des usines où la productivité -au détriment de la qualité (comme à celui de la santé des hommes !) – sera le mot d’ordre…

    Vision apocalyptique ? C’est à voir ! Mais je voudrais bien que "le LIBERALISME" prôné par Guy, Jacques, Pierre et tant d’autres soit "L’ANTIDOTE" non du "corporatisme" (dont on sait, depuis l’avènement du machinisme, que ses combats sont toujours perdus d’avance!)(3) mais de la  "GLOBALISATION", celle que les idiots utiles du libéralisme ne voient pas davantage que les consommateurs-autruches qui ne voient pas qu’ils ouvrent les portes de l’asservissement en achetant chinois parce que c’est moins cher !

           Dormez-en paix, braves gens, Big Brother veille sur vous en pense à votre avenir pour vous !

         Cordialement, Jean-Claude THIALET

    (1) un communisme d’ETAT qui perdure en CHINE sous une forme très dure qu’efface l’image du sourire d’ouvriers qui croient découvrir béatement les avantages du capitalisme parce qu’on leur donne un semblant de liberté. A propos de la CHINE : ne trouvez-vous pas étonnant qu’il ne se trouve aucun GEORGE, aucun NICOLAS pour dénoncer la terreur (mais oui !) qui continue à régner dans ce pays. Une terreur pire que dans l’IRAK d’hier (celui de SADDAM HUSSEIN) oui la BIRMANIE d’aujourd’hui. Cherchez l’erreur. La CHINE manque de prétrole, de gaz; etc.  L’IRAK, et la BIRMANIE en ont. Ainsi que l’IRAN ! Et qui voudrait pouvoir mettre la main sur ces ressources énergétiques pour permettre aux usines chinoises de continuer à tourner ? Nuit et jour, sans se soucier des "35-heures"

    (2) et que l’on ne me parle pas de vendre à des pays comme la CHINE des fabrications de tehnologie "avancée". On le voit avec l’AIRBUS. Fabriqué bientôt en CHINE, à des coûts bien inférieurs à ceux de l’EUROPE, il permettra demain à des Agences de Voyages chinoises  – sin l’on n’y prend pas garde – de vendre des places à tarifs discount à des ouvriers européens ou américains pour venir chercher du travail en CHINE lorsque ce pays, débordé par les commandes, aura besoin d’importer de la main d’oeuvre. "Nos" ouvriers pourrons ainsi combiner le TOURISME et le TRAVAIL. ‘TOURISME & TRAVAIL" ? c’était jadis le nom d’une agence de voyages dépendant du PC"F" ou de la CGT !

    (3) je ne parle pas du "corporatisme" des Syndicats ou des Assoces altermondialistes qui sont soit les complices, soit les victimes consentantes, et sans doute les deux, de la GLOBALISATION ! Eux ne défendent pas des intérêts prétendûment "corporatistes" mais leur pouvoir de nuisance et leurs fromages, ce qui n’est pas à confondre avec de quelconques  "canuts" !

     

    Répondre

Laisser un commentaire

  • (ne sera pas visible)