La BCE et les Etats européens

Posté le septembre 08, 2010, 12:00
5 mins

Actuellement 15 états européens ont une monnaie commune, l’euro. La Banque centrale européenne (la BCE) a pour mission de maintenir l’inflation de l’euro en dessous de 2 % par an. Mais ces 15 états européens avancent à des vitesses très différentes.

La banque centrale allemande vient de nous donner ses prévisions sur la progression du Produit intérieur brut (le PIB) pour 2010. Les responsables de la banque allemande sont des gens très sérieux et crédibles.
La taille du gâteau que les Allemands pourront se partager va augmenter de 3 %. Le PIB français n’augmentera que de 1,4 %. Les PIB de l’Espagne ou du Portugal resteront pratiquement stables. Enfin, le PIB de la Grèce va diminuer de 4 %.

Cette progression différente des richesses dans chaque pays rend difficile le travail de Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE.
Ces vitesses variables ont en effet un très grand rapport avec l’augmentation des coûts de production. Et ceux-ci augmentent bien plus rapidement en Grèce ou en Espagne, qu’en France ou qu’en Allemagne. Une augmentation des coûts de production oblige les entreprises à vendre plus cher leurs produits. Elle rend les entreprises du pays qui la subissent non compétitives. Chaque année, le déficit de la balance commerciale de la France avec l’Allemagne augmente. Le chômage envahit ces pays. Et alors que les coûts de production augmentent, la demande, elle, diminue. Une baisse des prix peut apparaître. C’est la récession. Les pays qui ont une forte augmentation des coûts de productions peuvent très bien avoir des prix qui baissent… La BCE n’a donc pas trop de souci à se faire pour maintenir l’inflation en dessous de 2 %. Mais un chômage qui progresse et un pouvoir d’achat qui diminue posent de très sérieux problèmes.

La BCE peut alors avoir la tentation d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs grecs. En prêtant à faible taux d’intérêt ou même en donnant des euros à leur gouvernement. Qui les distribuera à ses citoyens. Mais au lieu d’acheter des produits grecs, les citoyens grecs achètent des produits allemands. La demande augmente alors en Allemagne, ce qui va entraîner de l’inflation. La BCE devra s’opposer à cette inflation en rendant le crédit plus coûteux. La progression du PIB va diminuer encore un peu plus. Le chômage va monter en Europe. La boucle est bouclée.
La banque centrale ne doit donc pas procurer d’euros aux pays en difficulté. Agir ainsi expose l’Europe à plus d’inflation et à plus de chômage. Les pays où les coûts de production augmentent moins rapidement qu’ailleurs ne doivent pas faire augmenter leurs coûts de production pour se mettre au niveau de la Grèce. Ce serait une seconde erreur. L’inflation envahirait alors l’Europe et, pour s’opposer à cette inflation, la BCE devrait mettre en place des mesures augmentant le chômage.
Par contre, les pays où les coûts de production augmentent le plus rapidement doivent cesser d’imposer des contraintes économiques à leurs entreprises. Les prix baisseront au lieu d’augmenter. La BCE pourra alors rendre le crédit moins coûteux et relancer l’écono­mie.

4 réponses à l'article : La BCE et les Etats européens

  1. ozone

    11/09/2010

    Du grand n’importe quoi
    L’EURO EST UN NON SENS ECONOMIQUE

    c’est comme ça et pas autrement
    Cela a été annoncé,sinon lisez "le piege" de James Goldsmith (1994)

    Les économies des pays européens son diverses,et la principal augmentation des couts de production viennent du change,a ce jeu,l’Allemagne est la grande gagnante,ses exportations sont favorisées par ceci.
    De l’autre coté,les importations son profitables,moins chers que la production nationale,cas Argentin,le désastre est au bout,alors les appels a l’égoisme pour eviter l’inflation dans les pays en difficultés est totalment ridicule,pour rester poli,parce que sinon j’en ai une liste longue comme ça.

    Leur seul salut est de sortir de l’euro…..Point barre…

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  2. Anonyme

    10/09/2010

    Pour tout vous dire, je n’ai jamais vu mon trou du cul…..il est trop loin de ma tête.

    Je suis d’accord pour les vieux ! ils faut les euthanasier….à partir de 40 ans !!!

    Sept milliards de pipes sur la terre..et alors ? supprimez les chinois et les indiens et vous verrez que la croissance des sub sahariens y suffira……ou bien mettez vous au taf….c’est mieux que de dire des conneries sur ce blog.

    Non….il faut régler la vitesse des Etats Européens……en maintenant une inflation égale à 0.

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  3. R. Ed.

    09/09/2010

    Faites plus d’enfants, nous dit-on, sur une planète surpeuplée

    En à peine un siècle, la population mondiale d’être humains (la population des animaux de boucherie suit bien sûr) a sextuplé.On est passé d’un millard à près de sept.

    On en prévoit (ce n’est qu’une prévision, la réalité est parfois toute autre) trois millards de plus en cinquante ans

    Déjà qu’une bonne partie de la population crève de faim, n’a pas accès à l’eau potable, il faudrait encore être plus nombreux ?

    Terrae n’est pas extensible.

    Quelles seront donc les solutions ? Guerres (atomiques de préférence)

    Elimination des vieux ? (en douceur s’il vous plaît, pas d’abattage rituel)

    Quelques " maladies " bien mortelles ?

    Emmigrer vers la Lune, ou ailleurs ?

    Les financiers et les hommes politiques (c’est kif-kif bourricot) nous envoyent tous dans le mur.

    Ils ne voyent pas plus loin que leur trou du cul !

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  4. jopechacabri

    08/09/2010

    C’est tout de même surprenant cette certitude éffrontée avec laquelle on peut décrire ainsi les rouages de l’économie comme si c’était des tuyaux de poêle…?

    Jacques a dit ceci donc cela et par conséquent tralala…

    N’importe quoi, comme si ces enchaînement logiques avaient, ne serais-ce qu’une seule fois, été vérifiés dans l’histoire !

    Quand la moitié du monde ne pourra plus nourrir ses enfants, et que l’autre moitié ne pourra plus nourrir ses ptits vieux, les poules n’auront d’ailleurs toujours pas de dents, mais les prévisionnistes économistes scabreux seront tout juste bons à faire l’aumône sur le trottoir.

    Aucune de toutes ces prévisions idéalistes, bonnes ou mauvaises, ne tient compte du paramètre démographique accablant, qui conditionnera par la faim, les fins probables de l’anarchie souterraine grandissante…

    Moi je ne sais pas, mais je crois que ceux qui prétendent savoir, en réalité ne savent rien…

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