La crise : une bénédiction

Posté le novembre 26, 2008, 12:00
7 mins

Les chefs de gouvernement des vingt États les plus importants du globe viennent de se réunir à Washington, grâce aux initiatives du Président Sarkozy, pour s’entendre sur les moyens d’atténuer les effets de la crise financière et économique mondiale. De bonnes résolutions ont été unanimement adoptées, mais des mesures concrètes ne pouvaient être prises avant l’entrée en fonction du Président Obama.

À la suite de mon précédent article (La véritable crise commence !) , j’ai reçu par Internet beaucoup de messages de lecteurs, les uns étant inquiets et les autres sceptiques. Mais presque tous ont ceci en commun : ils ne prendront pas la peine de lire l’ouvrage de Richard Heinberg « Pétrole : la fête est finie ! » (Éditions Demi-Lune), que je considère comme le livre le plus important pour l’avenir de l’humanité qui ait été publié depuis quarante ans.

Les Français sont étonnants : ils veulent tout savoir sans avoir rien lu. Nous sommes le peuple d’Europe occidentale qui lit le moins de livres, très loin derrière les Allemands, les Hollandais, les Anglais, les Belges, les Suisses et les Italiens.

Comme s’il était possible de comprendre l’évolution du monde seulement à travers les journaux et les télévisions ! Cette ignorance volontaire et cette paresse intellectuelle me sidèrent, de la part d’un peuple qui se place volontiers au rang des plus cultivés.

Je tiens donc à rappeler que la plupart de mes articles reposent sur la lecture des ouvrages les plus sérieux, dont je ne puis évidemment n’offrir qu’un rapide survol dans ces trois petites colonnes. Je lis en moyenne deux livres par semaine, un crayon à la main. Cela fait partie de mon métier, et je ne demande pas que chacun en fasse autant.

Mais une personne intelligente ou se croyant telle qui ne lit pas au moins un livre sérieux par mois avance dans la vie à l’aveuglette et au ras des pâquerettes, complètement dépendante des politiciens, journalistes, avocats, médecins, prêtres, professeurs et autres beaux parleurs qui font profession de penser à sa place, même si elle les critique férocement et les accuse de tous ses maux, à seule fin de nourrir l’illusion qu’elle pense par elle-même.

La vraie crise est devant nous !

Ce qui ressort du livre de Richard Heinberg, c’est que la vraie crise est devant nous. Aussi doit-on considérer la crise actuelle comme une bénédiction, un avertissement utile et je dirais même une sorte de vaccin. Car c’est exactement le rôle que remplit la crise du moment, grâce à laquelle, si nous ne nous conduisons pas trop sottement, nous allons pouvoir nous préserver, au moins partiellement, de la crise ravageuse du pic pétrolier, qui s’approche rapidement, mais dont presque personne ne parle.

Or, force est de constater que la récession dans laquelle nous entrons (la plupart des pays européens seront en 2009 à la croissance zéro), et dont l’industrie automobile est aujourd’hui la première victime, est une dernière chance qui nous est accordée, car elle va entraîner une baisse sensible de la consommation de pétrole et de gaz naturel.

Et cela peut nous offrir un sursis inespéré, en repoussant de quatre ou cinq ans la survenue du pic pétrolier, sursis que nous devons mettre à profit pour lancer sur une grande échelle l’exploitation des énergies renouvelables. Mais, si nous laissons passer cette dernière chance, se sauve qui pourra !

PS : Craignant que le livre de Richard Heinberg ne soit pas assez lu, j’ai décidé de lui consacrer en grande partie le prochain numéro de ma revue « L’Ère nouvelle » (qui sera le n° 188 de janvier-février 2009), et de lui donner une diffusion plus étendue.

Ceux des lecteurs des « 4 Vérités » qui voudraient le recevoir et le communiquer doivent adresser à
« L’Ère nouvelle » (BP 171 – 06407 Cannes cedex)
un chèque de 10 euros pour 3 exemplaires ou de 22 euros pour 9 exemplaires.

Ceci s’adresse également aux abonnés à « L’Ère nouvelle » qui le sont aussi aux « 4 Vérités », afin qu’ils n’attendent pas la parution de « L’Ère nouvelle » (aux environs du 15 janvier) pour commander des exemplaires, le tirage devant être déterminé avant le 22 décembre en fonction des commandes reçues.

20 réponses à l'article : La crise : une bénédiction

  1. sas

    11/12/2008

    A pierre lance, déjà gratuit , vos vérités et votre vision sont souvent indigestes…..alors delà à payer pour lire vos niaiseries……

    faut pas pousser grand mère dans les orties…..

    …..et si l on casque , aura t on une garantie de publication de tous nos" POSTES", afin d alimenter intelligement la discussion parfois monologesque que vous nous imposez;?,?,,

     

    SAS

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  2. Kamarad

    02/12/2008

    M. Lance se complaît à reprendre ses semblables à propos de tout et de rien, mais sa définition du pic pétrolier, symptomatique d’un esprit matérialiste qui ramène tout à la loi de l’offre et de la demande, n’apporte pas grand chose.

    Libre à vous de persister dans l’erreur en estimant que cela n’a pas de sens de suivre l’évolution de la production annuelle de pétrole, mais par bonheur des cerveaux avisés en ont perçu l’intérêt.

    Que vous le vouliez ou non et indépendamment de la demande, le pic sera dépassé lorsque la courbe de production commencera à décroître de manière persistante.

    Et les rapports du capital et du travail, c’est tout de même un peu plus élaboré que les fumeuses théories libérales de "la main invisible du Marché" ou de la fameuse richesse d’une minorité qui va dégouliner vers le bas afin d’éradiquer la misère.

    Je vous rassure malgré tout, car les faits sont plus têtus que vous : rien de ce qu’avaient annoncé les économistes libéraux ne s’est réalisé.

    C’est même tout le contraire qui s’est produit.

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  3. Anonyme

    02/12/2008

    @ Pierre Lance

    Merci pour vos judicieux conseils quant à l’emploi de notre langue. J’en ferai mon profit, bien que s’agissant je crois, davantage des conséquences de mon étourderie que d’ignorance pure et simple, je doute de m’améliorer autant que je le souhaiterais. Pourtant, je lis beaucoup et cela depuis ma plus tendre enfance.

    Je considère que vous me donnez plutôt raison en écrivant : Le nombre de livres publiés est si énorme (l’emploi de "grand" aurait été, selon moi plus approprié que "énorme", qualificatif qui, en bon français, s’applique plutôt à une masse, à un corps, qu’à un nombre) que chacun peut choisir ceux qui valent la peine d’être lus, à condition évidemment qu’on les fasse connaître. En effet qui fait connaître les livres – à commencer par les leurs – sinon les journalistes ?

    Enfin, je ne doute pas que vous fassiez votre possible pour signaler et même promouvoir les ouvrages que vous considérez comme valables. Mais d’une part vos efforts peuvent n’avoir qu’une portée bien limitée, voire insignifiante, comparée à ce qui se publie, et d’autre part, si votre influence était assez grande, je ne devrais pas être le seul à vous trouver généralement trop intransigeant, voire dogmatique, pour suivre vos recommandations.

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  4. Pierre LANCE

    02/12/2008

    Avant tout, je tiens à remercier les nombreux lecteurs des « 4 Vérités » qui, dès réception du journal, se sont précipités sur leur carnet de chèques pour commander 3 exemplaires (10 euros) ou 9 exemplaires (22 euros) du N° 188 à paraître de « L’Ere nouvelle », qui sera consacré en grande partie au livre de Richard Heinberg. J’ai été agréablement surpris de cet empressement, qui se poursuit chaque jour actuellement. Je dois tout de même rappeler à quelques étourdis que ce n’est pas 3 exemplaires du livre qu’ils recevront pour 10 euros (ce serait de la magie) mais 3 exemplaires de « L’Ere nouvelle ». Je rappelle aussi à ceux qui nous demandent un « envoi rapide » (cette impatience me réjouit), que la revue ne paraîtra que vers le 15 janvier. (Mais les chèques ne seront encaissés que vers le 20 décembre). (L’Ere nouvelle, BP 171, 06407 Cannes cedex) À Guillermo : Vous avez raison : il n’y a aucune utilité à lire la Bible ou Le Capital, aussi indigestes l’un que l’autre. Et si je me suis astreint moi-même à lire la première complètement et le second en grande partie, c’est seulement par conscience professionnelle, car il ne serait pas honnête de ma part d’attaquer certaines idéologies sans avoir connaissance de leurs sources écrites. Accessoirement, permettez-moi de vous dire (avec un clin d’oeil) que si vous lisiez davantage, vous ne mettriez pas d’apostrophe à ce mot, qui signifie « plus » et n’a rien à voir avec « avantage », qui signifie « profit ». Cette erreur très commune découle du fait que le mot « avantage » est parfois précédé d’une apostrophe, comme dans ce genre de phrase : « Il ne cherchait pas à en tirer d’avantage » (à en tirer un avantage). Mais pardonnez-moi, je suis un incorrigible correcteur. À Tucroy : Les professionnels de l’information dont vous parlez ne sont pas des écrivains, même lorsqu’ils publient des livres. Mais je ne peux pas vous laisser dire « … et sont de plus les auteurs de bon nombre de ces livres dont vous recommandez la lecture », car c’est une contre-vérité absolue. Les livres que je recommande sont tous sans exception des ouvrages de grande qualité, écrits par des auteurs sérieux et talentueux et qui se moquent royalement du « politiquement correct ». Jamais je n’ai recommandé un livre écrit par ceux que vous dénoncez. Et lorsque vous dites :  » La désaffection comparée des français pour la lecture et l’inculture qui en résulte vient de là. », c’est malheureusement inexact. Cette désaffection résulte uniquement de leur indifférence et de leur paresse, ou bien du fait que personne ne leur a donné le goût de la lecture dans leur jeunesse. D’ailleurs cela ne tient pas debout. Le nombre de livres publiés est si énorme que chacun peut choisir ceux qui valent la peine d’être lus, à condition évidemment qu’on les fasse connaître. C’est pourquoi je me fais un devoir de signaler à mes lecteurs les ouvrages valables dont j’ai connaissance. Accessoirement (et avec un autre clin d’oeil), je vous dirai comme à Guillermo que si vous lisiez davantage, vous mettriez une majuscule à Français (tous les noms de nationalité prennent obligatoirement une majuscule sauf lorsqu’ils sont employés comme adjectifs (ex : un agriculteur français mais un Français agriculteur), et vous n’écririez pas « … qui en résulte vient de là », car vous répétez deux fois la même chose et c’est un pléonasme. Mille pardons, mais j’ai la passion de notre belle langue et je souffre quand on la maltraite. Mais il n’y a qu’une manière de maîtriser une langue, c’est de lire, lire, lire et lire encore, les grands auteurs d’abord, évidemment. À Jean-Claude Thialet : Vous écrivez :  » je ne vois pas pourquoi nous devrions continuer à nous faire traiter comme des gamins qui lisent « le moins de livres, très loin derrière les Allemands, les Hollandais, les Anglais, les Belges, les Suisses et les Italiens »(Soc). Et même pourquoi pas ? les Papous… » Faites attention : celui qui prend pour lui-même une critique d’ordre général prouve qu’il est de ceux qui la justifient. Je n’ai fait qu’énoncer un fait de statistique qui concerne l’ensemble des Français. Etes-vous personnellement concerné ? Vous seul pouvez le dire. J’espère que vous lisez des livres. Mais vous réagissez comme si ce n’était pas le cas… Cordialement à tous.

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  5. IOSA

    01/12/2008

    La crise pétrolière n’est pas une bénédiction, mais plutot l’extrème onction pour ceux qui durant des années ont bâtis leur puissance militaire sur le pétrole.

    Alors, au lieu de chercher une énergie renouvelable sur le thème de la fraternité illusoire des peuples ( donc une énergie civile et industrielle) penchons davantage sur une énergie qui remplacera vraiment le pétrole sur un long terme (civile et militaire), pour que demain ne soit pas le dernier jour de la civilisation.

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  6. IOSA

    01/12/2008

    Au vu de la censure qui persite dans certains articles, il y a tout lieu de penser que d’autres veulent imposer leur vue sous ce couvert…..Donc, orientation des posts au bon vouloir des zappeurs d’une droite pas si libérale.

    4eme post…

    La fin de l’épopée glorieuse du pétrole signera l’arrêt de mort d’une civilisation au profit d’une autre qui aura  mis de côté le seul carburant qui soit capable de mouvoir toute une armée.

    En d’autres termes… le jus de betterave ne permettra pas aux avions, navires, chars et camions de se déplacer aussi rapidement que maintenant.

    Reste bien le nucléaire comme arme, mais devant tout un peuple ( voir des peuples) fanatisé et qui par ailleurs sont déjà ici et là, c’est comme vouloir éteindre un incendie avec de l’essence.

    Alors l’ere nouvelle ressemble davantage à celle d’après la bombe car trouver un nouveau carburant aussi polyvalent que le pétrole est sans aucun doute la priorité des priorités de toute nation voulant perdurée et celà bien avant les panneaux solaires ou éoliennes.

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  7. VITRUVE

    01/12/2008

    AVE

    merci Pierre Lance pour votre précision , mais il me semble que votre coup d’éponge espéré par le plus grand nombre ( les pauvres types pour faire court… ) soit bel et bien reporté aux calendes grecques, si on a pas déja dérobé l’éponge… car , il y a 3 semaines, on parlait du bout des lèvres de supprimer les paradis fiscaux, aujourd’hui plus rien, on cache la crotte du chat sous le tapis et on ne va sûrement pas imaginer de supprimer l’épine dorsale du système, à savoir la coterie des traders, brookers et autres magouilleurs qui jouent pour les nantis sur internet avec de l’argent virtuel…On aurait déclenché des guerres mondiales pour moins que cela, vous ne pensez pas?

    VALETE

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  8. Jean-Claude THIALET

    01/12/2008

    "Les 4-Véfrités"  01 12 08

    Remarque préliminaire : après avoir lu les derniers propos de Pierre LANCE (ceux de son article au titre d’ailleurs parfaitement justifié : "La crise : un bénédiction !), celui de Nicolas BONNAL "Sarközy : naissance d’un homme d’Etat", et sans parler de ceux de Guy MILLIERE, j’en finis par me demander s’il ne faut pas être masochiste (1) pour continuer à prendre du plaisir à lire "Les 4-Vérités".

    Si l’on peut en effet souscrire à l’ensemble de l’article de Pierre LANCE, aussi bien au sujet du livre de Richard HEINBERG (2) qu’à sa conclusion, et même qu’aux conclusions qu’il en tire, je ne vois pas pourquoi nous devrions continuer à nous faire traiter comme des gamins qui lisent "le moins de livres, très loin derrière les Allemands, les Hollandais, les Anglais, les Berles, les Suisses et les Italiens"(Soc). Et même pourquoi pas ? les Papous…

     En admettant que Pierre LANCE (et les statitistiques, j’imagine !) ait raison de considérer que nous ne lisons pas assez, que nous soyons très en retard de lecture par rapport à nos "compatriotes" européens, et même – comme on nous le fait savoir avec mépris, nous voulions "tout savoir sans avoir rien appris" (comme nos policitiens, eux, n’ont rien oublié ni rien appris depuis qu’ils nous gouvernent), ou que nous nous contentions de ce que nous lisons dans les journaux, entendons à la Radio ou voyons à la TV, il faudrait être sourd et aveugle, pour ne pas savoir que la crise pétrolère, pardon le "pic du pétrole" nous attend. Dans dix ans, dans vingt ans…

    Mais selon moi, la menace du "pic du pétrole" –  tout comme celle  du "réchauffement de la Planète" – n’est que l’arbre qui cache – comme à plaisir – la forêt. La "forêt "de tous les problèmes qui assaillent les Français et qui sont beaucoup plus présents, beaucoup plus tangibles, que ceux engendrés à plus ou moins long terme par le "pic" et le "réchauffement". Quels problèmes ? Ceux de la dette de plus en plus insupportable, des déficits du Commerce extérieur et de la Sécurité Sociale, de l’immigration (2). Ceux des importations sauvages(3) auxquelles nos gouvernants, liés par des traités intrenationaux qu’ils ont signés sans réflexion dans l’enthousiasme de la "mondialisation", et qu’ils ont peur de dénoncer (4) . Sans parler de l’insécurité !

    Alors, la crise économico-financière, le "pîc du pétrole", le "réchauffement de la Planète" et tous les livres présents ou à venir sur ces sujets "réccurrents", que liront ou non ces ignares de Français (et même de Françaises !), je veux bien. Mais s’ils sont incapables de comprendre (ou même seulement de voir) les problèmes qui sont non pas à leur porte, non pas dans leur avenir plus ou moins lointain, mais à l’intérieur même de leurs frontières, et dans leur quotidien, je crains bien que les admonestations de Pierre LANCE, pas plus que les leçons de sagesse qu’il tire de la prochaine rupture des approvisionnements en pétrole, comme d’ailleurs en autres biens dont les consuméristes forcenés que la grande majorité d’entre nous sont devenus, n’y changera rien.

    Pas plus, d’ailleurs, que nous ne pouvons compter sur les gouvernements que nous (5) nous sommes donnés –  aussi bien le français que le ou les européens  –  et qui continuent à essayer de colmater les fuites, sans oser prendre les mesures draconiennes qui s’imposent pour le présent comme pour l’avenir. Ils ont sans doute trop peur de la Révolution qui les attend. Une Révolution qui risquerait d’arriver avant même le "pic du pétrole". Et je ne crois pas que, même si 100% des Français se mettaient à lire "Pétroe : la fête est finie !", nos compatriotes y verraient une "bénédiction" (comme veut bien nous le dire Pierre LANCE), ou même comprendraient que "la fête est finie". La preuve ? ils continuent à réclamer aide et assistance, augmentation de leur "pouvoir d’achat", etc. pour continuer à consommer de plus belle, alors que la crise "économico-financière", et son cortège de licencîments, de fermetures temporaires ou définitives d’usines, les frappe de plein fouet.

    Cet aveuglement ?  La faute à qui ? A l’Education (prétendue) Nationale qui les a formatés et décervelés  – pas seulement en leur faisant croire que tout le monde il est "égal", tout le monde il est pareil, pour leur faire oublier que chaque être humain est UNIQUE – en les réduisant à l’état de "bêtes". A la Presse qui n’a cessé de les "bobardiser" en occultant les véritables problèmes. Et, bien entendu, aux Gouvernements qu’ils n’ont cessé de se donner.

    Pour moi, le véritable problème, ce n’est pas de manquer un jour de "pétrole", c’est de voir la France, mais aussi chaque pays de l’Europe, et par voie de conséquence, l’Europe elle-même, perdre sa culture gréco-romano-chrétienne, ses Arts, ses traditions et même ses moeurs (à tous les sens du mot) sous le poids d’une invasion étrangère – celle des produits et celle des individus – voulue par la mondialisation, que dis-je, le mondialisme, et, bien sûr l’altermondialisme; Et je ne crois pas qu’il faudra compter sur un Richard HEINBERG piur nous mettre en garde ! Oui, la fête est bien finie, mais pas pour les raisons que lui ou Pierre LANCE croient …

      Bonne semaine, cordialement, Jean-Claude THIALET

    P.S. Même si cela n’a rien à voir avec ce forum, ceux qui ont entendu hier soir sur RTL José BARROSSO, doivent être sans illusion : DEMAIN, la TURQUIE ENTRERA DANS L’EUROPE. Elle y a TOUTE SA PLACE. C’est une question de temps et de patience si l’on en croit le président de la Commission européenne. On le sait, l’islam est patient ! Et si nous serons tous morts lorsque la Turquie entrera triomphante dans l’U-E., nos enfants et/ou nos petits-enfants ne le seront pas. Ils pourront toujours nous bénir de leur avoir laissé, outre "nos" dettes à payer, le poids d’une immigration islamiste multupliée….

    (1) hélas : ce "chiste"-là ne contient pas les hydrocarbures des schistes de l’Alberta ! Car le nombre des masochistes se multipliant en France, le pétrole y coulerait à flot !

    (2) une immigration que la France est de moins en moins capable d’accueillir en lui offrant le logement, le travail, l’instruction et la formation qu’elle réclame. Une immigfation que la France est aujourd’hui incapable d’assimiler. D »autant moins que les immigrés, n’ont plus envie d’être assimilés. Sachant qu’à terme, sous le poids de leur multiplication (elle ne connaît, elle, ni les barrières de la contraception, ni, bien sûr, celle de l’IVG !), ils sont bien décidés aujourd’hui décidés à nous assimiler. Le temps travaille pour eux. N’en déplaise à tous les bien pensants (de tous sexes) qui trouvent qu’on n’en fait pas assez pour "nos" immigrés. Même si, dans une "vidéo", l’écrivain GRUMBERG commenve à regretter que certaine communauté à laquelle il appartient ait joué en quelque sorte à l’apprentie… sorcière !

    (3) "sauvages" parce qu’elles concernent des produits fagriqués à bon marché par une main d’oeuvre largement sous-payéee et maltraitées (maltraitées au sens où les syndicats occidenttaux pointilleux l’entendent !)

    (4) même si la Chine, avec tous les scandales et malfaçons et de contrefaçons qui frappent ses produits en donnent largement le prétexte. Sans parler du mépris que viennent d’afficher les dirigeants chinois à l’encontre de leurs homologues européens en boycottant sine die – sous prétexte d’une rencontre avec le Dalaï Lama – une réunion prévue de longue date

    (5) pour ce qui me concerne ce "nous" est de pure forme dans la mesure où je m’honore de n’avoir jamais voté pour un seul des partis (les "grands" comme les "petits") ayant paricipés ayx différents Gouvernements, ceux de "droite", comme de gauche. A commencer, bien sûr, par l’UMP et ses avatars, et le P.S..

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  9. Pierre LANCE

    01/12/2008

    À VITRUVE : Il est bien évident que le système bourses/banques (qui est moins un système qu’une absence de système, c’est-à-dire plutôt un ensemble d’habitudes adoptées empiriquement) a besoin d’une réforme et de règles plus strictes. Il ne s’agit donc pas de repartir comme avant, mais sur des bases plus saines et tout le monde est d’accord sur ce point. Ce qui est en cause, c’est la financiarisation excessive et anarchique de l’économie, mais non pas le libéralisme, qui s’appuie, lui, sur l’économie concrète. Par exemple, quand vous pouvez acheter des actions « sur ordinateur » sans en avoir le premier sou, pour les revendre à la hausse toujours « sur ordinateur » et réaliser un bénéfice sans avoir jamais été réellement actionnaire, il y a là des abus manifestes qui n’ont rien à voir avec le capitalisme réel. Il est donc nécessaire de donner un grand coup d’éponge, mais il faut se garder de jeter le bébé avec l’eau du bain. Cordialement.

    Répondre
  10. sas

    30/11/2008

    Le propre du con, c’est d être con et donc de ne jamais savir tirer les enseignements des erreurs passés, au contraire…….le con de base s’entête à les reproduire , voulant au passage prouver absolument que la premmière fois il avait raison…..

    …..c’est comme cela qu’ils sont formés à l enan, science po, ecole des finances et autres fonderies à crétins nationnaux…..

     

     

    sas qui ne cite aucun noms…

    Répondre
  11. Anonyme

    30/11/2008

    Vous nous dites, Pierre Lance : "Comme s’il était possible de comprendre l’évolution du monde seulement à travers les journaux et les télévisions ! Cette ignorance volontaire et cette paresse intellectuelle me sidèrent, de la part d’un peuple qui se place volontiers au rang des plus cultivés."

    Merci de le reconnaître ! Mais rien d’étonnant dans un pays dont les professionnels de l’information, politiquement corrects pour la plupart, sont soumis à plus de 80% à une idéologie qui ne parvient pourtant pas à rallier la majorité de l’opinion (cf. l’attention qu’ils ont unanimement et inlassablement portée aux récents avatars et crêpage de chignons du PS, comme si rien d’autre au monde ne s’était passé pendant ce temps là), et sont de plus les auteurs de bon nombre de ces livres dont vous recommandez la lecture. La désaffection comparée des français pour la lecture et l’inculture qui en résulte vient de là. Ce qui reste de curiosité aux français irréductibles amateurs de lecture va à Harry Potter plutôt qu’à des auteurs qui les gavent de leurs idées pseudo politico-économico-compassionnelles.

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  12. Guillermo

    30/11/2008

    @Kamarad,

    Pierre Lance a sûrement raison : on devrait lire d’avantage.  Mais on doit lire pour s’instruire et non pour s’abêtir. 

    Donc je laisse à leur ignorance crade les moutons qui me conseillent de lire Karl Max tout comme ceux qui me conseillent de lire la Bible.

     

    Répondre
  13. Pierre LANCE

    30/11/2008

    À VITRUVE : Il est bien évident que le système bourses/banques (qui est moins un système qu’une absence de système, c’est-à-dire plutôt un ensemble d’habitudes adoptées empiriquement) a besoin d’une réforme et de règles plus strictes. Il ne s’agit donc pas de repartir comme avant, mais sur des bases plus saines et tout le monde est d’accord sur ce point. Ce qui est en cause, c’est la financiarisation excessive et anarchique de l’économie, mais non pas le libéralisme, qui s’appuie, lui, sur l’économie concrète. Par exemple, quand vous pouvez acheter des actions « sur ordinateur » sans en avoir le premier sou, pour les revendre à la hausse toujours « sur ordinateur » et réaliser un bénéfice sans avoir jamais été réellement actionnaire, il y a là des abus manifestes qui n’ont rien à voir avec le capitalisme réel. Il est donc nécessaire de donner un grand coup d’éponge, mais il faut se garder de jeter le bébé avec l’eau du bain. Cordialement.

    Répondre
  14. VITRUVE

    29/11/2008

    AVE

    bonjour Pierre Lance

    si j’ai bien compris votre post ci-dessus, la crise actuelle n’est due qu’à la bêtise de certains "instruits" et vous redonnez donc le feu vert pour que le système bourses/ banques et consorts reparte, avec une surveillance accrue des zozos, certes, mais dans le même schéma qu’ avant?

    VALE

    Répondre
  15. Pierre LANCE

    29/11/2008

    À Kamarad : Si vous croyez que Marx avait tout compris, c’est que vous n’avez rien compris. On se souvient de la plaisanterie qui circulait jadis : « Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme et le communisme, c’est exactement le contraire. » Or, sous l’apparence d’une boutade, c’était la stricte vérité, à une différence près toutefois, qui est d’importance : l’exploitation par le capitalisme n’est que l’exploitation de l’homme par lui-même, alors que l’exploitation par le communisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’Etat. Il n’est vraiment pas utile de relire les oeuvres de Marx (outre que c’est un vrai pensum), car il a pris soin de définir lui-même le communisme en une courte phrase qui en dit plus long que vingt volumes : « Le communisme, c’est l’appropriation collective des moyens de production ». Il avait seulement oublié que le seul et unique moyen de production, c’est l’individu. Et comme le disait le philosophe Alain : « L’avion est tiré à bras ». Il en résulte que la vraie définition du communisme est celle-ci : « Le communisme, c’est l’appropriation collective des individus. » Et c’est exactement ce que le communisme a réalisé partout où il s’est implanté. Staline n’a nullement trahi le communisme, comme certains idéalistes le prétendent. Il n’a fait que le conduire jusqu’à ses extrêmes conséquences. Si c’est votre tasse de thé, cher Kamarad, ce n’est pas la mienne. Quant aux sottises des banquiers américains, elles ne découlent en aucune façon du système capitaliste, mais seulement de l’oubli de ses règles élémentaires et de l’incapacité de prétendus « instruits » de prévoir les conséquences de leurs décisions. Mais cela est d’une grande banalité. Soit dit en passant, votre définition du pic pétrolier est dépourvue de sens. Mais ce n’est pas grave, puisque j’ai donné la bonne définition dans mon article, que vous commentez sans l’avoir lu, me semble-t-il. Cordialement.

    Répondre
  16. Kamarad

    27/11/2008

     

    Lavez vos yeux de toute chassie idéologique et lisez Karl Marx, qui avait tout compris avant tout le monde.

    En effet, c’est bien le capitalisme qui concentre tous les vices de l’Humanité : il est le fruit véreux de la cupidité, de l’égoïsme, de l’arrogance, du machiavélisme et de la barbarie de l’être humain.

    C’est lui qui est à l’origine des deux premières guerres mondiales, c’est donc lui qui a permis par ricochet la révolution bolchevique, c’est lui encore qui a fomenté la contre-révolution des Russes Blancs, aboutissant à la prise du pouvoir par Staline.

    C’est toujours cette idéologie pernicieuse qui a répandu et enrichi le terreau du nazisme, puis celui de l’islamisme, tout simplement pour asseoir la suprématie militaire et économique de son berceau, les Etats-Unis d’Amérique, aux dépens de l’immense majorité des peuples de la planète.

    Avec son outrecuidante vanité, le jour où le mur de Berlin est tombé, il a pensé qu’il n’avait plus d’adversaire, s’est pavané, s’est dit que tout lui était permis et n’a pas imaginé un seul instant que son inextinguible avidité était en réalité son plus grand ennemi.

    Aujourd’hui, la partie visible de l’iceberg a commencé à fondre, conséquence de la crise financière dont l’explication tient en quelques lignes :

    1. Les banques ont prêté une masse d’argent dont elles ne possédaient qu’une petite partie, en comptant sur la capacité de remboursement des emprunteurs, afin de réaliser des profits gigantesques.

    2. Nos avaricieux bailleurs de fonds, aveuglés par l’éclat de l’or, ont sautillé comme la Perrette de la fable en oubliant l’essentiel : la solvabilité des emprunteurs.

    3. Il s’ensuit à présent des faillites en chaîne qui, vu l’ampleur du fiasco, ne vont pas tarder à révéler aux plus bornés l’ignorance et l’impuissance des économistes de Cour. (Autrement dit, libéraux)

    Pourtant, tout cela n’est rien, car demain, c’est l’iceberg tout entier qui va se diluer.

    La deuxième bombe à retardement se nomme la crise énergétique : nous vivons les dernières heures d’une énergie fossile abondante et bon marché, dont l’universalité et la souplesse sont à ce jour sans équivalent.

    Or, c’est uniquement la pérennité de cette situation exceptionnelle qui rend l’économie capitaliste viable et, outre le fait que l’épuisement du pétrole est inéluctable, nous savons que le pic de production est en voie d’être atteint.

    (Pour les pseudo scientifiques fâchés avec les bonnes définitions, le pic de production sera atteint lorsque la courbe de production aura franchi sa valeur maximale)

    Bien sûr, les esprits égarés qui soutiennent mordicus le capitalisme argueront que toutes les difficultés actuelles ne sont que passagères et largement exagérées par la propagande gauchiste, que tous nos ennuis sont l’oeuvre de méchants islamistes et que l’Occident obtiendra son salut en déclarant la guerre aux terroristes de l’Axe du Mal.

    (Courage, la cavalerie, John Wayne et Rambo arrivent !)

    Que ceux-là se dépêchent de brûler la chandelle par les deux bouts, car leurs descendants connaîtront bientôt les ténèbres.

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  17. Pierre LANCE

    27/11/2008

    À Magny : Je vous félicite sincèrement de ne pas m’avoir attendu. Ah ! comme je serais content que personne ne m’attende pour essayer de comprendre avant qu’il soit trop tard ce qui se passe dans le monde. Hélas, ce n’est pas le cas, et la plupart de nos contemporains se promènent sur le pont du Titanic en feuilletant des magazines, ou en écoutant la radio qui leur annoncera l’approche d’un iceberg quand ils seront déjà en train de patauger dans l’eau glacée. Tenez, un exemple : Les grands médias nous annoncent aujourd’hui à grands sons de trompe que la production de spermatozoïdes des humains a baissé de 50 %. Vous parlez d’un scoop ! Je l’ai annoncé moi-même dans un article intitulé « L’humanité menacée de stérilité » dans « L’Ere nouvelle » N° 121 de juillet-août 1997. Nos grands professionnels ont donc 11 années de retard. Onze années perdues pour la suppression progressives des pesticides qui attaquent les racines même de la vie. Toutefois, si vous croyez qu’avec la collection de « Science et Vie », vous en savez assez, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Mais si, comme la plupart des Français, vous pensez que lire un livre important est superflu, je n’y peux rien. À richa83 : En effet, il ne faut rien attendre des hommes politiques si on ne leur secoue pas le paletot. Mais l’opinion publique peut et doit faire pression sur eux, car ils sont obligés d’en tenir compte quelque peu s’ils tiennent à leur réélection. C’est pourquoi, à defaut de lire le livre, j’espère que nos lecteurs vont m’aider à diffuser le numéro de « L’Ere nouvelle » qui va consacrer plusieurs pages à cette mise en alerte. Car chacun de nous peut faire quelque chose pour remuer l’opinion, et au minimum pour se préserver, lui et sa famille, des dangers qui s’annoncent.

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  18. Emeric

    26/11/2008

    100% d’accord

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  19. richa83

    26/11/2008

    Qu’attendre des hommes politiques???

    RIEN

    Cela fait plus d’un an que la crise s’installe doucement avant de se manifester franchement… des hommes responsables se seraient pour le moins inquiétés et envisagé ujne aggravation de la situation… mais pas EUX!! Les yeux fixés sur les sondages et les pseudos réformettes ils n’ont rien vu venir!!
    Compter sur eux pour améliorer les choses relève de la méthode Coué!!

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  20. Magny

    26/11/2008

    Je vous admire beaucoup monsieur Lance , mais je ne vous ai pas attendu pour lire des articles ou des livres qui traitent de la production d’énergie et de la fin du pétrole . J’ai une jolie collection de "Science et vie" , entr’autre , que je n’ai jamais jetée : très instructive , et qui surtout à la relecture m’en apprend beaucoup sur l’évolution des connaissances ( et des mentalités ) de notre société . 

    Et non je ne pense pas acheter le livre dont vous nous vantez les mérites , même si je veux bien croire qu’il est bourré de qualités et extraordinairement époustouflant .

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